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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 18:16

Voyage au centre de la terre, by Jules VERNE



Présentation de l'Editeur


 









FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE






Titre :   Voyage au centre de la terre
Auteur :   Jules   VERNE
Edition :   HACHETTE

BIBLIOTHÈQUE VERTE


- Dépôt légal n° 4812 -

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommier
- 6420-6-1947 -

Copyright by Librairie HACHETTE, Paris,
1923
Tous droits de reproduction, de traduc-
tion et d'adaptation réservés pour tous pays.


Reliure :   Relié sur cartonnage percaline verte

Nombre de pages : 247       TABLE   DES   MATIÈRES : OUI

Poids :   214 grammes           Format :   120 x 170 x 18 mm
I.S.B.N :   NON                      Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'Editeur


EXTRAIT   Voyage au centre de la terre, by Jules VERNE   page : 45


LA CAPITALE DE L'ISLANDE


  Le jour du départ arriva. La veille, un complaisant ami nous avait donné des lettres de recommandations pressantes pour le comte Trampe, gouverneur de l'Islande, M. Picturson, le coadjuteur de l'évêque, et M. Finsen, maire de Reykjawik. En retour, mon oncle lui octroya les plus chaleureuses poignées de main.
  Le 2, à six heures du matin, nos précieux bagages étaient rendus à bord de la Valkyrie. Le capitaine nous conduisit à des cabines assez étroites et disposées sous une espèce de rouf.
  « Avons-nous bon vent? demanda mon oncle.
  - Excellent, répondit le capitaine Bjarne. Un vent de sud-est. Nous allons sortir du Sund grand largue et toutes voiles dehors. »
  Quelques instants plus tard, la goélette, sous sa misaine, sa brigantine, son hunier et son perroquet, appareilla et donna à pleine toile dans le détroit. Une heure après la capitale du Danemark semblait s'enfoncer dans les flots éloignés et la Valkyrie rasait la côte d'Elseneur. Dans la disposition nerveuse où je me trouvais, je m'attendais à voir l'ombre d'Hamlet errant sur la terrasse légendaire.
  « Sublime insensé! disais-je, tu nous approuverais sans doute! tu nous suivrais peut-être pour venir au centre du globe chercher une solution à ton doute éternel! »
  Mais rien ne parut sur les antiques murailles; le château est, d'ailleurs, beaucoup plus jeune que l'héroïque prince de Danemark. Il sert maintenant de loge somptueuse au portier de ce détroit du Sund où passent chaque année quinze mille navires de toutes les nations.
  Le château de Krongborg disparut bientôt dans la brume, ainsi que la tour d'Helsinborg, élevée sur la rive suédoise, et la goélette s'inclina légèrement sous les brises du Cattégat.
  La Valkyrie était une fine voilière, mais avec un navire à voiles on ne sait jamais trop sur quoi compter. Elle transportait à Reykjawik du charbon, des ustensiles de ménage, de la poterie, des vêtements de laine et une cargaison de blé; cinq hommes d'équipage, tous Danois, suffisaient à la manœuvrer.
  « Quelle sera la durée de la traversée? demanda mon oncle au capitaine.
  - Une dizaine de jours, répondit ce dernier, si nous ne rencontrons pas trop de grains de nord-ouest par le travers des Feroë.
  - Mais, enfin, vous n'êtes pas sujet à éprouver des retards considérables?
  - Non, monsieur Lidenbrock; soyez tranquille, nous arriverons. »
  Les dix jours écoulés, en sortant d'une tempête qui força la goélette de fuir à sec de toile, on releva dans l'est la balise de la pointe de Skagen, dont les roches dangereuses se prolongent à une grande distance sous les flots. Un pilote islandais vint à bord, et, trois heures plus tard, la Valkyrie mouillait devant Reykjawik, dans la baie de Faxa.
  Le professeur sortit enfin de sa cabine, un peu pâle, un peu défait, mais toujours enthousiaste, et avec un regard de satisfaction dans les yeux.
  La population de la ville, singulièrement intéressée par l'arrivée d'un navire dans lequel chacun a quelque chose à prendre, se groupait sur le quai.
  Mon oncle avait hâte d'abandonner sa prison flottante, pour ne pas dire son hôpital. Mais avant de quitter le pont de la goélette, il m'entraîna à l'avant, et là, du doigt, il me montra, à la partie septentrionzale de la baie, une haute montagne à deux pointes, un double cône couvert de neiges éternelles.
  « Le Sneffels! s'écria-t-il, le Sneffels! »
  Puis, après m'avoir recommandé du geste un silence absolu, il descendit dans le canot qui l'attendait. Je le suivis, et bientôt nous foulions du pied le sol de l'Islande.
  Tout d'abord apparut un homme de bonne figure et revêtu d'un costume de général. Ce n'était cependant qu'un simple magistrat, le gouverneur de l'île, M. le baron Trampe en personne. Le professeur reconnut à qui il avait affaire. Il remit au gouverneur ses lettres de Copenhague, et il s'établit en danois une courte conversation à laquelle je demeurai absolument étranger, et pour cause. Mais de ce premier entretien il résulta ceci : que le baron Trampe se mettait entièrement à la disposition du professeur Lidenbrock.
  Mon oncle reçut un accueil fort aimable du maire, M. Finsen, non moins militaire par le costume que le gouverneur, mais aussi pacifique par tempérament et par état.
  Quant au coadjuteur, M. Picturson, il faisait actuellement une tournée épiscopale dans le Bailliage du nord; nous devions renoncer provisoirement à lui être présentés. Mais un charmant homme, et dont le concours nous devint fort précieux, ce fut M. Fridriksson, professeur de sciences naturelles à l'école de Reykjawik. Ce savant modeste ne parlait que l'islandais et le latin; il vint m'offrir ses services dans la langue d'Horace, et je sentis que nous étions faits pour nous comprendre. Ce fut, en effet, le seul personnage avec lequel je pus m'entretenir pendant mon séjour en Islande.
  Sur trois chambres dont se composait sa maison, cet excellent homme en mit deux à notre disposition, et bientôt nous y fûmes installés avec nos bagages, dont la quantité étonna un peu les habitants de Reykjawik.
  « Eh bien, Axel, me dit mon oncle, cela va, et le plus difficile est fait.
  - Comment, le plus difficile? m'écriai-je.
  - Sans doute, nous n'avons plus qu'à descendre!
  - Si vous le prenez ainsi, vous avez raison; mais enfin, après avoir descendu, il faudra remonter, j'imagine?
  - Oh! cela ne m'inquiète guère! Voyons! il n'y a pas de temps à perdre. Je vais me rendre à la bibliothèque. Peut-être s'y trouve-t-il quelque manuscrit de Saknussemm, et je serais bien aise de le consulter.
  - Alors, pendant ce temps, je vais visiter la ville. Est-ce que vous n'en ferez pas autant?
  - Oh! cela m'intéresse médiocrement. Ce qui est curieux dans cette terre d'Islande n'est pas dessus, mais dessous. »
  Je sortis et j'errai au hasard.
  S'égarer dans les deux rues de Reykjawik n'eût pas été chose facile. Je ne fus donc pas obligé de demander mon chemin, ce qui, dans la langue des gestes, expose à beaucoup de mécomptes.
  La ville s'allonge sur un sol assez bas et marécageux, entre deux collines. Une immense coulée de laves la couvre d'un côté et descend en rampes assez douces vers la mer. De l'autre s'étend cette vaste baie de Faxa bornée au nord par l'énorme glacier du Sneffels, et dans laquelle la Valkyrie se trouvait seule à l'ancre en ce moment. Ordinairement les gardes-pêche anglais et français s'y tiennent mouillés au large; mais ils étaient alors en service sur les côtes orientales de l'île.
  En trois heures j'eus visité non seulement la ville, mais ses environs. L'aspect général en était singulièrement triste. Pas d'arbres, pas de végétations, pour ainsi dire. Partout les arêtes vives des roches volcaniques. Les huttes des Islandais sont faites de terre et de tourbe, et leurs murs inclinés en dedans; elles ressemblent à des toits posés sur le sol. Seulement ces toits sont des prairies relativement fécondes. Grâce à la chaleur de l'habitation, l'herbe y pousse avec assez de perfection , et on la fauche soigneusement à l'époque de la fenaison, sans quoi les animaux domestiques viendraient paître sur ces demeures verdoyantes.
  Après une bonne promenade, lorsque je rentrai dans la maison de M. Fridriksson, mon oncle s'y trouvait déjà en compagnie de son hôte.


Reproduction interdite





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ANNEXE


Voyage au centre de la terre, by Jules VERNE
Editeur :   Hachette (1946)
A.S.I.N :   B00TW873D8




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Jules VERNE

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