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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 11:02

LES TROIS MOUSQUETAIRES, première partie by, Alexandre DUMAS

 

Présentation de l'Editeur


 

 


Néant

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 

 


Titre :   Les trois mousquetaires
Auteur :   Alexandre   DUMAS
Edition :   LIBRAIRIE HACHETTE

PREMIÈRE PARTIE

ILLUSTRATIONS DE H. FAIVRE
Noir & blanc pleines pages et in texte.

- Dépôt légal n° 7881.
41144-9-1948.
Imprimé en France, chez BRODARD et TAUPIN , Coulommier-Paris.

Copyright by Librairie HACHETTE, Paris
1930.
  Tous droits de reproduction de traduc-
tion et d'adaptation réservés pour tous pays.


Reliure :   cartonnée
Nombre de pages : 260       TABLE  DES  MATIERES :   OUI

Poids :   305 grammes       Format :   120 x 180 x 22 mm
I.S.B.N :   NON                    Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

 

 

 

EXTRAIT   Les trois Mousquetaires, by Alexandre DUMAS,Première partie page 45


Les trois Mousquetaires, by Alexandre DUMAS




  L'AFFAIRE fit grand bruit. M. de Tréville gronda beaucoup tout haut contre ses mousquetaires et les félicita tout bas; mais comme il n'y avait pas de temps à perdre pour prévenir le roi, M. de Tréville s'empressa de se rendre au Louvre. Il était déjà trop tard, le roi était enfermé avec le cardinal, et l'on dit à M. de Tréville que le roi travaillait et ne pouvait le recevoir en ce moment. Le soir, M. de Tréville vint au jeu du roi. Le roi gagnait, et, comme Sa Majesté était fort avare, elle était d'excellente humeur; aussi, du plus loin que le roi aperçut Tréville :
  - Venez ici, monsieur le capitaine dit-il, venez, que je vous gronde; savez-vous que Son Eminence est venue me faire des plaintes sur vos mousquetaires, et cela avec une telle émotion, que ce soir Son Eminence en est malade. Ah çà! mais ce sont des diables-à-quatre, des gens à pendre, que vos mousquetaires!
  - Non, sire, répondit Tréville, qui vit du premier coup d'œil comment la chose allait tourner; non, tout au contraire, ce sont de bonnes créatures, douces comme des agneaux, et qui n'ont qu'un désir, je m'en ferai garant : c'est que leur épée ne sorte du fourreu que pour le service de Votre Majesté. Mais, que voulez-vous, les gardes de M. le cardinal sont sans cesse à leur chercher querelle, et, pour l'honneur même du corps, les pauvres jeunes gens sont obligés de se défendre.
  - Ecoutez, monsieur de Tréville! dit le roi, écoutez! ne dirait-on pas qu'il parle d'une communauté religieuse! En vérité, mon cher capitaine, j'ai envie de vous ôter votre brevet et de le donner à mademoiselle de Chemerault à laquelle j'ai promis une abbaye. Mais ne pensez pas que je vous croirai ainsi sur parole. On m'appelle Louis le Juste, monsieur de Tréville, et tout à l'heure, tout à l'heure nous verrons.
  - Ah! c'est parce que je me fie à cette justice, sire, que j'attendrai patiemment et tranquillement le bon plaisir de Votre Majesté.
  - Attendez donc, monsieur, attendez donc, dit le roi, je ne vous ferai pas longtemps attendre.
  En effet la chance tournait, et, comme le roi commençait à perdre ce qu'il avait gagné, il n'était pas fâché de trouver un prétexte pour faire, - qu'on nous passe cette expression de joueur, dont, nous l'avouons, nous ne connaissons pas l'origine, - pour faire charlemagne. Le roi se leva donc au bout d'un instant, et mettant dans sa poche l'argent qui était devant lui et dont la majeure partie venait de son gain :
  - La Vieuville, dit-il, prenez ma place, il faut que je parle à M. de Tréville pour affaire d'importance. Ah!... j'avais quatre-vingts louis devant moi; mettez la même somme, afin que ceux qui ont perdu n'aient point à se plaindre. La justice avant tout.
  Puis, se retournant vers M. de Tréville et marchant avec lui vers l'embrasure d'une fenêtre :
  - Eh bien! monsieur, continua-t-il, vous dites que ce sont les gardes de l'Eminentissime qui ont été chercher querelle à vos mousquetaires?
  - Oui, sire, comme toujours.
  - Et comment la chose est-elle venue, voyons? car, vous le savez, mon cher capitaine, il faut qu'un juge écoute les deux parties.
  - Ah! mon Dieu! de la façon la plus simple et la plus naturelle. Trois de mes meilleurs soldats, que Votre Majesté connaît de nom, et dont elle a plus d'une fois apprécié le dévouement, et qui ont, je puis l'affirmer au roi, son service fort à cœur; trois de mes meilleurs soldats, dis-je, MM. Athos, Porthos et Aramis, avaient fait une partie de plaisir avec un jeune cadet de Gascogne que je leur avais recommandé le matin même. La partie allait avoir lieu à Saint-Germain, je crois, et ils s'étaient donné rendez-vous aux Carmes-Deschaux, lorsqu'elle fut troublée par M. de Jussac et MM. Cahusac, Bicarat, et deux autres gardes qui me venaient certes pas là en si nombreuse compagnie sans mauvaise intention contre les édits.
  - Ah! ah! vous m'y faites penser, dit le roi : sans doute ils venaient pour se battre eux-mêmes.
  - Je ne les accuse pas, sire, mais je laisse Votre Majesté apprécier ce que peuvent aller faire cinq hommes armés dans un lieu aussi désert que le sont les environs du couvent des Carmes.
  - Oui, vous avez raison, Tréville, vous avez raison.
  - Alors quand ils ont vu mes mousquetaires, ils ont changé d'idée et ils ont oublié leur haine particulière pour la haine de corps; car Votre Majesté n'ignore pas que les mousquetaires, qui sont au roi, et rien qu'au roi, sont les ennemis naturels des gardes, qui sont à M. le cardinal.
  - Oui, Tréville, oui, dit le roi mélancoliquement, et c'est bien triste, croyez-moi, de voir ainsi deux partis en France, deux têtes à la royauté; mais tout cela finira, Tréville, tout cela finira. Vous dites donc que les gardes ont cherché querelle aux mousquetaires?
  - Je dis qu'il est probable que les choses se sont passées ainsi, mais je n'en jure pas, sire. Vous savez combien la vérité est difficile à connaître, et à moins d'être doué de cet instinct admirable qui a fait nommer Louis XIII le Juste...
  - Et vous avez raison, Tréville; mais ils n'étaient pas seuls, vos mousquetaires, il y avait avec eux un enfant?
  - Oui, sire, et un homme blessé, de sorte que trois mousquetaires du roi, dont un blessé, et un enfant, non seulement ont tenu tête à cinq des plus terribles gardes de M. le cardinal, mais encore en ont porté quatre à terre.
  - Mais c'est une victoire, cela! s'écria le roi tout rayonnant; une victoire complète!
  - Oui, sire, aussi complète que celle du pont de Cé.
  - Quatre hommes, dont un blessé, et un enfant, dites-vous?
  - Un jeune homme à peine; lequel s'est même si parfaitement conduit en cette occasion, que je prendrai la liberté de le recommander à Votre Majesté.
  - Comment s'appelle-t-il?
  - D'Artagnan, sire. C'est le fils de mes plus anciensamis; le fils d'un homme qui fait avec le roi votre père, de glorieuse mémoire, la guerre de partisan.
  - Et vous dites qu'il s'est bien conduit, ce jeune homme? Racontez-moi cela, Trévisse; vous savez que j'aime les récits de guerre et de combat.

Reproduction interdite

 

 

 

 

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Les trois Mousquetaires, by Alexandre DUMAS Première partie
Editeur :   Hachette
Collection :  
A.S.I.N :  

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Alexandre DUMAS

Alexandre DUMAS
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