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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 16:23

LES TROIS MOUSQUETAIRES Deuxième partie by, Alexandre DUMAS

 

 

Présentation de l'Editeur


 


Néant

 

 

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 




Titre :   Les trois mousquetaires
Auteur :   Alexandre   DUMAS
Edition :   LIBRAIRIE HACHETTE

DEUXIÈME PARTIE

ILLUSTRATIONS DE H. FAIVRE
Noir & blanc pleines pages et in texte.

Dépôt légal n° 7882
    41145-11-1948.

Imprimé en France
        chez
BRODARD et TAUPIN
Coulommier-Paris

Copyright by Librairie HACHETTE, Paris.
1930.
  Tous droits de reproduction de traduc-
tion et d'adaptation réservés pour tous pays


Reliure :   cartonnée
Nombre de pages : 268       TABLE  DES  MATIERES :   OUI

Poids :   310 grammes       Format :   120 x 180 x 22 mm
I.S.B.N :   NON           Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   Les trois Mousquetaires, by Alexandre DUMAS,Deuxième partie page 50


Les trois Mousquetaires, by Alexandre DUMAS-image-70-150




  - J'irai au second en sortant du premier, dit d'Artagnan : l'un est pour sept heures, l'autre pour huit; il y aura temps pour tout.
  - Hum! je n'irais pas, dit Aramis : un galant chevalier ne peut manquer un rendez-vous donné par une dame; mais un gentilhomme prudent peut s'excuser de ne pas se rendre chez Son Eminence, surtout lorsqu'il a quelque raison de croire que ce n'est pas pour lui faire des compliments.
  - Je suis de l'avis d'Aramis, dit Porthos.
  - Messieurs, répondit d'Artagnan, j'ai déjà reçu par M. de Cavois pareille invitation de Son Eminence, je l'ai négligée, et le lendemain il m'est arrivé un grand malheur! Constance a disparu; quelque chose qui puisse advenir, j'irai.
  - Si c'est un parti pris, dit Athos, faites.
  - Mais la Bastille? dit Aramis.
  - Bah! vous m'en tirerez, reprit d'Artagnan.
  - Sans doute, reprirent Aramis et Porthos avec un aplomb admirable et comme si c'était la chose la plus simple, sans doute nous vous en tirerons; mais, en attendant, comme nous devons partir après-demain, vous feriez mieux de ne pas risquer cette Bastille.
  - Faisons mieux, dit Athos, ne le quittons pas de la soirée, attendons-le chacun à une porte du palais avec trois mousquetaires derrière nous; si nous voyons sortir quelque voiture à portière fermée et à demi suspecte, nous tomberons dessus. Il y a longtemps que nous n'avons eu maille à partir avec les gardes de monsieur le cardinal, et M. de Tréville doit nous croire morts.
  - Décidément, Athos, dit Aramis, vous étiez fait pour être général d'armée; que dites-vous du plan, messieurs?
  - Admirable! répétèrent en chœur les jeunes gens.
  - Eh bien! dit Porthos, je cours à l'hôtel, je préviens mes camarades de se tenir prêts pour huit heures, le rendez-vous sera sur la place du Palais Cardinal; vous, pendant ce temps, faites seller les chevaux par les laquais.
  - Mais moi, je n'ai pas de cheval, dit d'Artagnan; mais je vais en faire prendre un chez M. de Tréville.
  - C'est inutile, dit Aramis, vous prendrez un des miens.
  - Combien en avez-vous donc? demanda d'Artagnan.
  - Trois, répondit en souriant Aramis.
  - Mon cher! dit Athos, vous êtes très certainement le poète le mieux monté de france et de Navarre.
  - Ecoutez, mon cher Aramis, vous ne saurez que faire de trois chevaux, n'est-ce pas? Je ne comprends pas même que vous ayez acheté trois chevaux.
- Non, le troisième m'a été amené ce matin même par un domestique sans livrée qui n'a pas voulu me dire à qui il appartenait et qui m'a affirmé avoir reçu l'ordre de son maître...
  - Il n'y a qu'aux poètes que ces choses-là arrivent, reprit gravement Athos.
  - Eh bien! en ce cas, faisons mieux, dit d'Artagnan; lequel des deux chevaux monterez-vous : celui que vous avez acheté, ou celui qu'on vous a donné?
  - Celui que l'on m'a donné sans contredit; vous comprenez d'Artagnan, que je ne puis faire cette injure...
  - Au donateur inconnu, reprit d'Artagnan. Celui que vous avez cheté vous devient donc inutile?
  - A peu près.
  - Eh bien! cédez-le moi pour le prix qu'il vous a coûté!
  - J'allais vous l'offrir, mon cher d'Artagnan, en vous donnant tout le temps qui vous sera nécessaire pour me rendre cette bagatelle.
  - Et combien vous coûte-t-il?
  - Huit cents livres.
  - Voici quarante doubles pistoles, mon cher ami, dit d'Artagnan en tirant la somme de sa poche; je sais que c'est la monnaie avec laquelle on vous paye vos poèmes
  - Envoyez votre selle à l'Hôtel des Mousquetaires, et l'on vous amènera votre cheva ici avec les nôtres.
  - Très bien; mais il est bientôt cinq heures, hâtons-nous.
  Un quart d'heure après, Porthos apparut à un bout de la rue Férou sur un genêt fort beau; Mousqueton le suivait sur un cheval d'Auvergne, petit, mais très beau. Porthos resplendissait de joie et d'orgeuil.
  En même temps Aramis apparut à l'autre bout de la rue monté sur un superbe coursier anglais; Bazin le suivait sur un cheval rouan, tenant en laisse un vigoureux mecklembourgeois : c'était la monture de d'Artagnan.
  Les deux mousquetaires se rencontrèrent à la porte : Athos et d'Artagnan les regardaient par la fenêtre.
  Planchet et Grimaud parurent alors à leur tour, tenant en main les montures de leurs maîtres; d'Artagnan et Athos descendirent, se mirent en selle près de leurs compagnons, et tous quatre se mirent en marche.
  Les valets suivirent.
  Près du Louvre les quatre amis rencontrèrent M. de Tréville qui revenait de Saint-Germain; il les arrêta pour leur faire compliment sur leur équipage, ce qui en un instant amena autour d'eux quelques centaines de badauds.
  D'Artagnan profita de la circonstance pour parler à M. de Tréville de la lettre au grand cachet rouge et aux armes ducales; il est bien entendu que de l'autre il n'en souffla point mot.
  M. de Tréville approuva la résolution qu'il avait prise, et l'assura que, si le lendemain il n'avait pas reparu, il saurait bien le retrouver, lui, partout où il serait.
  En ce moment, l'horloge de la Samaritaine sonna six heures; les quatre amis s'excusèrent sur un rendez-vous, et prirent congé de M. de Tréville.
  Un temps de galop les conduisit sur la route de Chaillot; le jour commençait à baisser, les voitures passaient et repassaient; d'Artagnan, gardé à quelques pas par ses amis, plongeait ses regards jusqu'au fond des carosses, et n'y apercevait aucune figure de connaissance.
  Enfin, après un quart d'heure d'attente et comme le crépuscule tombait tout à fait, une voiture apparut, arrivant au grand galop par la route de Sèvres; un pressentiment dit d'avance à d'Artagnan que cette voiture renfermait la personne qui lui avait donné rendez-vous : le jeune homme fut tout étonné lui-même de sentir son cœur battre si violemment. Presque aussitôt une tête de femme sortit par la portière, deux doigts sur sa bouche, comme pour recommander le silence, ou comme pour envoyer un baiser; d'Artagnan poussa un léger cri de joie, cette femme, ou plutôt cette apparition, car la voiture était passée avec la rapidité d'une vision, était madame Bonacieux.
  Par un mouvement involontaire, et malgré la recommandation faite, d'Artagnan lança son cheval au galop et en quelques bonds rejoignit la voiture; mais la glace de la portière était hermétiquement fermée : la vision avait disparu.
  D'Artagnan se rappela alors cette recommandation : « Si vous tenez à votre vie et à celle des personnes qui vous aiment, demeurez immobile et comme si vous n'aviez rien vu. »

Reproduction interdite

 

 

 

 

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Les trois Mousquetaires, by Alexandre DUMAS Deuxième partie
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ANNEXE



Les trois Mousquetaires, by Alexandre DUMAS Deuxième partie
Editeur :   Librairie Hachette
Collection :  
A.S.I.N :  

 

 

 

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Alexandre DUMAS

Alexandre DUMAS
Forum Livres Enfants

 

 

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