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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 12:33

 

 

David COPPERFIELD by, charles DICKENS


 

Présentation de l'Editeur



CE mélange subtil 'humour et d'émotion qui caractérise toute l'œuvre de Dickens, on le retrouve dans le célèbre "David Copperfield" qui, à lui seul, aurait suffi à assurer la gloire de son auteur.
  Faisant cortège au héros du récit, que nous suivons depuis ses années d'enfance jusqu'à l'âge d'homme, voici les personnages ui ont, avec lui, conquis l'immortalité : la tante Trotwood, Peggotty, la servant au grand cœur, M. Dick, Uriah Heep, Dora, Agnès, enfin l'inénarrable M. Micawber.
  On retrouve avec un plaisir toujours renouvelé ces personnages mêlés à tant d'épisodes fameux.
 


 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE




Titre :   David COPPERFIELD
Auteur :   Charles   DICKENS
Edition :   HACHETTE

BIBLIOTHEQUE VERTE

ILLUSTRATIONS DE HARRY ELIOTT
noir & blanc pleine page in texte annotées.

« QUELQU'UN, DIT LE CONDUCTEUR, DEMANDE-T-IL UN JEUNE GARÇON? »   p. 33
NOUS NOUS ARRÊTAMES DEVANT UNE VIEILLE MAISON.   p. 87
C'ÉTAIT M. MICAWBER AVEC SON LORGNON ET SA CANNE.   p.103
URIAH VENAIT DE RECEVOIR UN COUP DE RÈGLE.   p. 203


- Dépôt légal 5057 -

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
- 6597 - 10 - 1947 -

Poids :   190 grammes          Format :   120 x 165 x 18 mm     in - 16
I.S.B.N :   NON                     Code Barre = EAN:   NON


Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1935.

Reliure : reliée sur cartonnage en percaline verte
Titre et bandes dorés à chaud en recto

Nombre de pages : 256       TABLE  DES  MATIÈRES : NON

Livre épuisé chez l'Editeur

 

EXTRAIT   David COPPERFIELD by, charles DICKENS   page 31


David Copperfield by, Charles DICKENS-image


  Nous quittâmes Yarmouth à trois heures de l'après-midi, et nous arrivâmes à Londres le lendemain matin à huit heures. Nous descendîmes à un hôtel situé sur la paroisse de White-Chapel. J'ai oublié si c'était le Taureau bleu ou le Sanglier bleu, mais ce que je sais, c'est que c'était un animal bleu, et que cet animal était aussi représenté sur le derrière de la diligence. En descendant, le conducteur fixa les yeux sur moi, et dit, à la porte du bureau :
  « Y a-t-il ici quelqu'un qui demande un jeune garçon inscrit au registre sous le nom de Murdstone, venant de Blunderstone, Suffolk, et qui était attendu? Qu'on vienne le réclamer. » Personne ne répondit.
  « Essayez de Copperfield, monsieur, je vous prie, dis-je en baissant piteusement les yeux.
  - Y a-t-il, dit le conducteur, quelqu'un qui demande un jeune garçon inscrit sous le nom de Murstone, venant de Blunderstone, Suffolk, mais qui répond au nom de Copperfield, et qui doit attendre qu'on vienne le réclamer? Parlez, y a-t-il quelqu'un? »
  Non, il n'y avait personne.
  Plus solitaire que Robinson Crusoé, car lui du moins il n'avait personne pour venir l'observer et remarquer qu'il était solitaire, j'entrai dans le bureau de la diligence, et, sur l'invitation du commis, je passai derrière le comptoir, et je m'assis sur la balance où l'on pesait les bagages. Assis au milieu des paquets, des livres et des ballots, respirant le parfum des écuries, qui s'associera à tout jamais dans ma mémoire avec cette matinée, je fus assailli par une foule de réflexions plus lugubres les-unes que les autres. A supposer qu'on ne vînt jamais me chercher, combien de temps consentirait-on à me garder là où j'étais? Me garderait-on assez longtemps pour qu'il ne me restât rien de mes sept shillings? Est-ce que je passerais la nuit dans un de ces compartiments en bois, avec les bagages! En serais-je réduit à me laver tous les matins à la pompe de la cour? Ou bien me renverrait-on tous les soirs et serais-je obligé de revenir tous les matins jusqu'à ce qu'on vînt me chercher? Et si ce n'était pas une erreur, si M. Murdstone avait imaginé ce plan pour se débarrasser de moi, que deviendrais-je? Si l'on me permettait de rester là jusqu'à ce que j'eusse dépensé mes sept shillings, je ne pouvais pas espérer d'y rester lorsque je commencerais à mourir de faim. Cela serait à coup sûr désagréable et gênant pour les pratiques, et, de plus, cela exposerait l'animal bleu à payer les frais de mon enterrement. Si je me mettais immédiatement en route pour essayer de retourner chez ma mère, comment pourrais-je marcher jusque-là? Et d'ailleurs étais-je sûr d'être bien accueilli par d'autres que par Peggotty, lors même que je réussirais à faire le trajet? Si j'allais m'offrir aux autorités voisines, comme soldat ou comme marin, j'étais un si petit bonhomme que probablement on ne voudrait pas de moi. Ces pensées, jointes à un millier d'autres, me faisaient monter le rouge au visage, et je me sentais tout étourdi de crainte et d'émotion. J'étais dans cet état violent, lorsque je vis entrer un homme qui murmura quelques mots à l'oreille du commis. Celui-ci me tira vivement de la balance et me poussa vers le nouveau venu comme un colis pesé, acheté, payé, enlevé.
  En sortant du bureau, la main dans celle de ma nouvelle connaissance, je me hasardais à lever les yeux sur sa figure. C'était un jeune homme au teint jaune, à la démarche dégingandée, avec des joues creuses, et un menton presque aussi noir que celui de M. Murdstone. Mais là cessait la ressemblance, car ses favoris étaient rasés, et ses cheveux, au lieu d'être luisants, étaient rudes et secs. Il portait un habit et un pantalon noirs, un peu secs et râpés aussi. L'habit ne descendait pas jusqu'au poignet, ni le pantalon jusqu'à la cheville; la cravate blanche du jeune homme n'était pas d'une propreté exagérée. Je n'ai jamais cru et je ne veux pas croire encore que cette cravatte fût tout le linge qu'il avait sur lui, mais c'était au moins tout ce qu'elle en laissait entrevoir.


Reproduction interdite

 



 

ANNEXE



David COPPERFIELD by, charles DICKENS
Editeur :   Hachette   Bibliothèque verte (1946)
A.S.I.N :   B0000DMF9F



 

LIENS



Wikipédia 
David Copperfield

Wikipédia 
Charles Dickens
 

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