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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 11:27
Lettres de Mme de SEVIGNE



Présentation de l'Editeur



Plusieurs groupes se forment d'eux-mêmes parmi les Lettres de la marquise de Sévigné, selon qu'elles se rattachent à quelque événement important de l'époque ou à quelque incident de cour qui fit beaucoup parler. Tels, le procès du surintendant Fouquet, le mariage de Lauzun, le passage du Rhin, la mort de Turenne. Mais, la plupart du temps, c'est une causerie sautillante où fourmillent mile petits faits, mille racontars du jour et du moment. Et ce n'est pas là que Mme de Sévigné déploie le moins de verve spirituelle et primesautière.


FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   Lettres de Madame de Sévigné   1655=1696
Auteur :   Madame de SÉVIGNÉ
Edition :   BIBLIOTHÈQUE HACHETTE  
79, Boulevard St GERMAIN
PARIS



HACHETTE ET Cie
LIBRAIRES-ÉDITEURS

79, Bd St-Germain,   Paris

Poids :   185   grammes     Nombre de pages : 306

Reliure :   relié sur cartonnage pleine toile
TABLE DES MATIÈRES :  OUI

Format :   110 x 170 mm    
I.S.B.N :   NON                     Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur


ANNEXE



Biographie Madame de SÉVIGNÉ

MADAME DE SÉVIGNÉ, de son nom de jeune fille Marie de Rabutin-Chantal, naquit à Paris, place Royale, le 5 février 1626. Elle n'avait pas encore dix-hit mois lorsque son père, le baron de Chantal, se fit tuer à l'île de Ré, dans un combat contre les Anglais. A sept ans, elle perdit sa mère. Elle n'avait pas à compter sur sa grand'mère paternelle, l'amie de saint François de Sales, qui, veuve, était entrée en religion, et qui fut canonisée sous le nom de sainte Chantal; elle ne la vit jamais. Elle fut receuillie par ses ancêtres maternels, Philippe et Marie de Coulanges. Marie de Coulanges mourut l'année d'après, et Philippe, deux ans plus tard, à la fin de 1636. Un conseil de famille fut alors réuni et confia la tutelle de l'enfant à l'un de ses oncles, Christophe de Coulanges, abbé de Livry.
  L'abbé de Coulanges s'acquitta de sa mission avec un dévouement entier et infatigable. Il n'était guère attiré personnellement par les côtés brillants de l'existence et ne sacrifiait que fort peu aux grâces. Il comprit néanmoins la nécessité de donner à la jeune fille une éducation digne d'elle et de l'heureux naturel qu'elle montrait déjà, une instruction plus solide que cela ne se faisait alors communément. Marie de Rabutin sut assez de latin pour pouvoir lire Virgile dans toute la majesté du texte, cette expression est d'elle, et pour pouvoir comprendre et goûter Tacite. Elle fit une étude spéciale de l'espanol et de l'italien; elle parlait et écrivait couramment ces langues et possédait aussi pleinement que possible les chefs-d'œuvre et les œuvres récentes de ces littératures, dont l'influence sur la culture française était, dans ce temps-là, prédominante. Et, quant au reste, elle se fit d'elle-même.
  Elle épousa, le 4 août 1644, un gentilhomme breton, cousin du cardinal de Retz. Le marquis de Sévigné était le plus charmant et le plus séduisant homme, et se montra vite le plus mauvais mari du monde. Marie de Rabutin fut promptement délaissée, d'abord pour Ninon de Lenclos, puis pour une Mme de Gondran, qui faisait fort parler d'elle. Cette dernière intrigue se dénoua par un duel, où Sévigné reçut un coup d'épée dont il trépassa, le 6 févrir 1651.
  La jeune veuve devait attirer beaucoup de gens que la jeune femme n'avait peut-être pas toujours repoussés avec une stricte rigueur. Elle n'était ni d'une beauté parfaite, ni même parfaitement jolie, au témoignage des portraits que nous gardent d'elle divers écrits. « Quand on vous écoute, dit Mme de La Fayette, on ne voit plus qu'il manque quelque chose à la régularité de vos traits. » Il y en eut qui regardaient plus qu'ils n'écoutaient : « ...les yeux petits et brillants, la bouche plate, mais de belle couleur, le front avancé, le nez ni long ni petit, carré par le bout, la mâchoire comme le bout du nez, et tout cela, qui en détail n'est pas beau, est, à tout prendre, assez agréable. » Mais, en somme, tout le monde est sous le charme de cette vivacité spirituelle, de cet inaltérable enjouement, de cette grâce séductrice qui la transfiguraient. Elle était ce que nous appellerions une mondaine accomplie. Elle avait fréquenté l'Hôtel de Rambouillet, s'était mêlée à la plus fine socièté du temps. Elle apportait partout un entrain qui ne se démentait jamais, joint à un besoin irrésistible de distractions. Un médisant juge « son caractère un peu trop badin pour une femme de qualité ». Plusieurs s'y tropèrent, qui durent reconnaître leur erreur. Elle entendait s'en tenir à la coquetterie de salon. Puis un dérivatif se produisit : ses enfants grandirent.
  Mme de Sévigné fut une mère incomparable, au moins, pour sa fille. Elle avait eu, en 1646, Françoise-Marguerite, qui fut Mme de Grignan, et, en 1648, Charles de Sévigné. La balance entre les deux ne fut pas tenue très égale. Pour Charles, ce fut une affection juste au niveau de la normale. Mais, dès qu'il s'agit de l'autre, c'est une passion qui excède presque l'amour maternel. Mme de Sévigné ne vit que pour cette petite et que par elle. Elle se proclame la mère de « la plus jolie fille de France » : Mlle de Sévigné était en effet d'une beauté rare. Quant à l'esprit, quant aux qualités morales, il n'y a rien au-dessus, c'est la perfection même. En réalité, comme tous les enfants trop adulés, Françoise-Marguerite se montra souvent assez dure et assez sèche de cœur.
  Mme de Sévigné consacra les plus belles années de sa jeunesse à l'éducation de sa fille. Ces années, de 1653 à 1663, sont marquées pour la plupart par une retraite dans le domaine des Rochers, en Bretagne. A partir de 1663, on rentra à Paris. Françoise-Marguerite avait dix-sept ans. C'était l'heure de sa présentation à la cour. La jeune fille y eut le succès le plus vif. Elle fut de tous les ballets du Roi. Les jours, pourtant, passèrent. Mme de Sévigné ne se lassait pas d'être la mère de « la plus jolie fille de France », et commençait cependant à se lasser « d'en faire les honneurs ». La plus jolie fille de France se targuait aussi d'en être la plus indifférente; elle repoussait des partis très honorables qui s'offraient. Dans les derniers mois de 1668, elle allait avoir vingt-trois ans, le comte de Grignan se présenta. Il dépassait la quarantaine; il était veuf pour la seconde fois et avait deux filles. Il était laid, mais d'ailleurs de bonne maison, homme d'esprit et homme de valeur. Il fut agréé.
  Le mariage se célébra le 29 janvier 1669. Mme de Sévigné s'était flattée de l'espoir que les jeunes époux resteraient auprès d'elle. Mais tout aussitôt M. de Grignan fut nommé lieutenant-général de Provence et dut se rendre dans son gouvernement. Mme de Sévigné garda sa fille encore un peu. Enfin l'heure de la séparation sonna, le 5 février 1671.
  Ce fut, pour Mme de Sévigné, un véritable déchirement. Elle n'eut plus qu'une raison d'être : écrire presque chaque jour de longues pages où elle racontait tout ce qu'elle faisait, disait, voyait ou entendait, ù, en un mot, elle causait avec sa fille comme avec quelqu'un de toujours présent. Jusqu'alors elle avait échangé correspondance avec son cousin de Bussy-Rabutin, le marquis de Pompone, Ménage, deux ou trois autres. Il nous est parvenu une centaine de lettres pour une période d'environ vingt-cinq ans. Le millier est aisément dépassé pour une période qui semble égale, de 1671 à 1696, mais qu'il faut réduire de plus de moitié, car la mère et la fille ne vécurent pas tout ce temps éloignées l'une de l'autre. Toutes les lettres asurément ne sont pas adressées à Mme de Grignan; quelques-uns des anciens correspondants subsistent, et de nouveaux apparaissent. Mais, en thèse générale, on peut bien dire que c'est à l'extrême passion de la marquise pour sa fille, et à la douleur jamais consolée de sa séparation d'elle, que la littérature française doit un des plus purs et des plus charmants chefs-d'œuvre dont elle s'enorgueillisse : les Lettres de Mme de Sévigné.
  A peine Mme de Grignan l'avait-elle quittée, qu'elle courut cacher son chagrin aux Rochers. Elle y languit toute l'année, patienta encore jusqu'au mois de juillet 1672, puis alla passer quatorze mois au Château de Grignan, et ne s'en put arracher qu'en octobre 1673. En 1674, M. et Mme de Grignan vinrent à Paris. Ils arrivèrent en février; M. de Grignan repartit au bout de quelques semaines; Mme de Grignan, seulement vers la fin de mai 1675. Cette fois la séparation dura jusqu'à novembre 1680. Mais aussi une réunion de près de quatre années, du 8 novembre 1680 au 13 septembre 1684, récompensa le long stoïcisme de Mme de Sévigné. Une autre fois encore, Mme de Grignan séjourna deux ans à Paris, de septembre 1685 à septembre 1687.
  A partir d'octobre 1690, la mère et la fille ne se quittent plus. Elles vivent ensemble, tantôt à Paris, tantôt en Provence. Le 11 mai 1694, Mme de Sévigné sortait une dernière fois de Paris, pour n'y plus rentrer. Elle devait mourir au Château de Grignan, le 17 avril 1696, à soixante-dix ans.
  Elle laissait derrière elle le trésor épars de ses Lettres, qui, rassemblées, nous donnent, sous une forme un peu apprêtée parfois, mais exquise, la vivante image du demi-siècle le plus brillant de notre histoire.



source = HACHETTE ET Cie
LIBRAIRES-ÉDITEURS

79, Bd St-Germain,   Paris




amazon   Editeur :   Hachette
A.S.I.N :   B0000DQ19Q


LIENS



WIKIPÉDIA  Marie de rabutin-Chantal, marquise de Sévigné

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