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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 15:52
Aventures de Robinson CRUSOE by, Daniel DE FOE



Présentation de l'Editeur




Néant







FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :  Aventures de Robinson Crusoé
Auteur :  Daniel  DE FOÉ
Edition :  PARIS
LIBRAIRIE GARNIER FRÈRES
6,   RUE DES SAINTS-PÈRES,   6

TRADUCTION NOUVELLE


Illustrations de GRANVILLE

NOUVELLE ÉDITION

Turnhout (Belgique).   -   Imprimé par les Etablissements Brepols, S. A.   2-28.

Reliure :  relié sur cartonnage;  illustrée couleurs en recto

Nombre de pages : 392       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :  355 grammes     Format :  115 x 180 mm
I.S.B.N :  NON                Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT


Aventures de Robinson CRUSOE by, Daniel DE FOE



  Il y avait alors treize jours que j'avais pris terre, et j'étais allé onze fois à bord du navire, d'où j'avais sucessivement tiré tout ce qu'il était possible d'en tirer avec une seule paire de bras. Je crois que si la mer fût restée calme j'aurais fini par apporter pièce à pièce le bâtiment tout entier; mais comme je me préparais à faire mon douzième voyage, il me sembla que le vent s'élevai. A la marée basse, j'allai pourtant au vaisseau, et, bien que j'eusse fouillé déjà dans la cabine assez soigneusement, j'y trouvai encore un petit meuble à tiroirs, dans l'un desquels étaient des rasoirs, des ciseaux, une ou deux douzaines de couteaux et des fourchettes, et, dans un autre, environ trente-six livres sterling en monnaie d'Europe et du Brésil et quelques pièces de huit, les unes en or, les autres en argent.
  Je souris en voyant cette monnaie. « O misérable drogue, m'écriai-je tout haut, à quoi es-tu bonne? Tu ne vaux pas la peine d'être ramassée de terre; un seul de ces couteaux est plus précieux que ta masse entière! Je n'ai pas besoin de toi, reste où tu es, ou plutôt va au fond de l'eau; tu ne mérites pas d'être sauvée. » Cependant par réflexion je me décidai à prendre cet argent; je l'enveloppai dans un morceau de toile, puis je m'occupai de former un radeau. Tandis que je le préparais, le ciel s'obscurcit, le vent s'éleva, et une forte rafale souffla de terre. Je sentis l'impossibilité de gagner la côte avec un radeau, ayant le vent contraire, et je crus devoir m'en aller avant que le flux rendit mon retour trop difficile. Je me laissai donc glisser dans l'eau, et je traversai à la nage non sans quelques dangers, l'espace qui séparait le navire de la grève; je portais une charge assez lourde, la mer était houleuse, et le vent augmentait de violence si rapidement qu'il devint une tempête avant l'heure de la plus haut marée.


Rproduction interdite






ANNEXE



Aventures de Robinson Crusoé, by Daniel De Foë
Editeur :  Garnier Frères (1870)
Langue   Français
A.S.I.N :  B001CBJP98
www.amazon.fr


EXTRAIT   VISITE DE ROBINSON A SON VAISSEAU ÉCHOUÉ



  Un peu après midi, je vis que la mer était fort calme, et la marée si basse que je pouvais avancer jusqu'à un quart de mille du vaisseau : et ce fut pour moi un renouvellement de douleur; car je voyais clairement que si nous fussions restés à bord, nous aurions été sains et saufs, je veux dire que du moins nous serions tous venus hereusement à terre, et que je n'aurais pas été si misérable que de me voir, comme j'étais alors, dénué de toute consolation et de toute compagnie. Ces réflexions m'arrachèrent des larmes; mais comme elles n'apportaient qu'un faible remède à mes maux, je résolus d'aller au vaisseau, si pourtant je le pouvais. Il faisait une chaleur excessive; je me dépouillai de mes habits, et me jetai dans l'eau. Mais quand je fus arrivé au pied du bâtiment, je touvai qu'il me serait extrêmement difficile de monter dessus; car, comme il reposait sur terre et qu'il était hors de l'eau d'une grande hauteur, il n'y avait rien à ma portée que je pusse saisir. J'en fis deux fois le tour à la nage; à la seconde j'aperçus ce que je m'étonnais de n'avoir pas vu à la première; c'étai un bout de corde qui pendait à l'avant, de telle façon, qu'après beaucoup de peine je m'en saisis, et par ce moyen je grimpai sur le gaillard. Quand j'y fus, je vis que le vaisseau était entr'ouvert, et qu'il avait beaucoup d'eau à fond de cale; mais qu'étant posé sur le flanc d'un banc dont le sable était ferme, il portait sa poupe extrêmement haut, et la proue si bas, qu'elle en était presque dans l'eau. De cette manière le pont se trouvait tout à fait exempt d'eau, et tout ce qu'il renfermait était sec; car on peut bien compter que la première chose que je me mis à faire, fut de chercher partout, et de voir ce qui était gâté, ou ce qui était bon. D'abord je trouvai toutes les provisions du vaisseau sèches, et ne se sentant pas de l'eau : comme j'avais grand appétit, je m'en alai à la soute, où je remplis mes pohes de biscuit, et je me mis à en manger tout en m'occupant à d'autres choses, car je n'avais pas de temps à perdre. Je trouvai aussi du rhum dans la chambre du capitaine, et j'en bus un bon coup; j'en avais grand besoin pour m'encourager à soutenir la vue des souffrances qui me restaient à essuyer.
  Il ne m'aurait servi de rien de demeurer les bras croisés, et de perdre le temps à souhaiter ce que je ne pouvais aucunement obtenir. La nécessité stimula mes efforts. Nous avions à bord plusieurs vergues, un ou deux mâts de perroquet qui étaient de réserve, et deux ou trois grandes barres de bois; je pris la résolution d'en tirer parti immédiatement, et je lançai hors du bord toutes celles de cs pièces de bois qui n'étaient pas trop pesantes, après les avoir attachées séparément à une corde, afin qu'elles ne dérivassent point. Cela fait, je descendis le long du bâtiment, et les tirant à moi, j'en attachai quatre ensemble par les deux bouts, le mieux qu'il me fut possible, donnant à mon ouvrage la forme d'un radeau; et après y avoir posé en travers deux ou trois planches fort courtes, je trouvai que je pouvais bien marcher dessus, mais qu'il ne pourrait pas porter une grosse charge, à raison de sa trop grande légèreté. C'est pourquoi je remontai sur le vaisseau et retournai au travail; avec la scie du charpentier je partageai une des vergues en trois pièces en longueur, et les ajoutai à mon radeau avec beaucoup de peine et de fatigue. Mais l'espérance de me fournir des choses nécessaires me servait d'aiguillon pour faire bien au delà de ce dont j'aurais été capable en toute autre occasion.

Chapitre. VII.   HACHETTE



LIENS



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Daniel DE FOE

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Robinson Crusoé

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