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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 17:17

Simples contes des collines by, Rudyard KIPLING



 

Présentation de l'Editeur



Néant





Le Converti


  Voyez, vous avez rejeté l'Amour! Quels sont ces dieux auxquels vous me commandez de plaire? Les Trois en Un, l'Un en Trois? Non pas! Je retourne aux dieux de mon peuple. Il se peut qu'ils me donnent plus de bien-être que votre Christ glacé et vos Trinités emmêlées.




 

FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE




Titre :   Simples contes des collines
Auteur :   Rudyard   KIPLING
Edition :   Calmann-Lévy

Collection pourpre

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
28773 - 10 - 39
398 - 5 - 1491

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
- 9587 - 5 - 1954
Dép.lég.358-2etr.1954

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Cartonnée de couleur bordeaux
Présentation sous jaquette illustrée couleurs in recto.
Nombre de pages : 192       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   220 grammes     Format :   120 x 170 x 18 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'Editeur
Valeur selon état : Avril 2007 de 03€50 à 04€80
Valeur selon état : Février 2009 de 01€70 à 02€00

EXTRAIT   Simples contes des collines by, Rudyard KIPLING


Simples contes des collines by, KIPLING Rudyard -image-70-150




  Et par-dessus tout cela, il y avait cette accablante pièce à conviction, la montre Waterbury flanquée de sa courroie, qui continuait à faire tic-tac de plus belle dans la paume de sa main tremblante et sèche. A cette minute, je crois, la femme du colonnel connut pour son propre compte quelques-uns des soupçons qu'elle avait fait entrer dans l'esprit du vieux Laplace, un peu de la misère de la pauvre mademoiselle Haughtrey, et quelques-unes des tortures qui rongèrent le œur de Buxton, lorsqu'il vit sa femme mourir peu à peu sous ses yeux. Le colonel bégaya et essaya d'expliquer. Puis il se rappela que sa montre avait disparu; et le mystère ne fit que s'épaisir. La femme du colonel parla et pria tour à tour jusqu'à ce que la fatigue la prit, et elle s'en alla rêver aux moyens de éduire le cœur obstiné de son mari. Entendez qu'il s'agissait de lui rendre la vie dure.
  Toute pénétrée de la doctrine du péché originel, elle ne pouvait s'en rapporter de prime face aux apparences. Elle en savait trop long et d'emblée tirait les pires conclusions.
  Mais cela lui fit du bien. Sa vie en fut empoisonnée, comme elle avait empoisonné la vie des Laplace. Elle avait perdu toute confiance dans le colonel, et livrée désormais aux suggestions de sa soupçonneuse piété, elle en vint à se demander s'il n'était pas possible que son mari eût erré bien des fois, avant qu'une providence secourable se fût servi d'un instrument aussi indigne que l'était madame Larkyn pour faire éclater sa faute. Oui, le colonel n'était qu'un impie, un vilain débauché grisonnant. Cette volte-face peut sembler bien rapide chez une femme mariée depuis si longtemps; mais il ne faut pas oublier une rêgle vénérable par son ancienneté : quand on s'habitue à croire tout le mal possible des gens qui vous sont indifférents, quand on prend plaisir à colporter les bruits qui leur sont défavorables, on finit un jour ou l'autre par croire le mal quand il s'agit des gens qui nous touchent de plus près.

 

Reproduction interdite

 



 

ANNEXE


Simples contes des collines, by Rudyard KIPLING
Editeur :   Calmann-Lévy (1947)
A.S.I.N :   B0000DP90E



LIENS


Wikipédia
Rudyard KIPLING


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