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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 11:42

Mémoires d'espoir : Tome 01 Le renouveau by, Charles De GAULLE

 

 

Présentation de l'Editeur


 

 


    Néant

 

 

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE



TITRE :   Mémoires d'espoir :
Tome 01   Le renouveau 1958 - 1962
AUTEUR :   Charles de   GAULLE
EDITION :   Le Livre de Poche   numéro : 3478 * *

© Librairie Plon, 1970.
Droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris l' U. R. S. S.

Reliure :   Brochée
Faucheux art graphique / Photo Gamma
Nombre de pages : 378       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Depôt légal n° 2012, 4° trimestre 1972.     Texte intégral
IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
Usine de La Flèche, le 02 - 03 - 1973.
30 - 21 - 3478 - 01   1er Tirage dans le Livre de Poche

Depôt légal n° 2420, 1er trimestre 1973.     Texte intégral
IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
6, place d'Alleray - Paris
Usine de La Flèche, le 02 - 03 - 1973.

LE LIVRE DE POCHE - 22, avenue Pierre 1er de Serbie Paris
30 - 21 - 3478 - 02   2ème Tirage dans le Livre de Poche

Poids :   220 grammes     Format :   110 x 165 x 20 mm
I.S.B.N :   NON     Code Barre = EAN :   NON

Livres épuisés chez l'Editeur
Valeur selon état : Mai 2009 de 02€50 à 03€80

 

 

 

EXTRAIT   Mémoires d'espoir :
Tome 01   Le renouveau by Charles de Gaulle   page 112



  Le 14 juin, parlant à la nation de son évolution générale, je déclare : « Le génie du siècle change aussi les condions de notre action outre-mer et nous conduit à mettre un terme à la colonisation... Il est tout à fait naturel que l'on ressente la nostalgie de ce qui était l'Empire, tout comme on peut regretter la douceur des lampes à huile, la splendeur de la marine à voile, le charme du temps des équipages. Mais quoi? Il n'y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités. ». Puis , j'en viens au sujet brûlant : « Et l'Algérie? Ah! je n'ai jamais cru que je pourrais, d'un instant à l'autre, trancher ce problème posé depuis cent trente ans... Mais, le 16 septembre, a été ouverte la route droite et claire qui doit mener vers la paix... L'autodétermination des Algériens quant à leur destin est la seule issue possible d'un drame complexe et douloureux. » Et, pour terminer : « Une fois de plus, je me tourne, au nom de la France, vers les dirigeants de l'insurrection. Nous les attendons ici pour trouver avec eux une fin honorable aux combats qui se traînent encore... Après quoi, tout sera fait pour que le peuple algérien ait la parole dans l'apaisement. La décision ne sera que la sienne. Mais je suis sûr qu'il prendra celle du bon sens : accomplir, en union avec la France et dans la coopération des Communautés, la transformation de l'Algérie algérienne en un pays prospère et fraternel. »
  Le 20 juin, arrivent à Melun, dont nous leur avons ouvert la préfecture, Ali Boumendjel et Mohammed Ben Yahia. Je sais trop ce que ceux qui les envoient doivent d'apparente intransigeance aux passions de leurs militants, à la cohésion de leur propre comité et à la curiosité de la galerie mondiale pour attendre qu'un accord sorte de ce premier contact. D'ailleurs, l'organisme dirigeant du F.L.N. a publiquement spécifié que ses deux émissaires ne venaient que pour régler les conditions dans lesquelles une délégation, conduite par Ferhat Abbas, « Président du Gouvernement provisoire de la République algérienne », rencontrerait ensuite le Gouvernement français. Ces conditions, telles que Boumendjel et Ben Yahia les indiquent à leurs interlocuteurs, Roger Moris secrétaire général des Affaires algériennes et le général de Gastines, devraient impérativement comporter : des entretiens directs entre Ferhat Abbas et le général de Gaulle et la faculté assurée aux négociateurs qui s'installeraient dans notre pays, même, pourquoi pas? dans la capitale, de recevoir et d'aller voir qui bon leur semblerait, de faire toutes déclarations et conférences publiques qu'ils voudraient, de s'associer Ben Bella et ses compagnons de l'île d'Aix qui seraient mis en liberté. Il leur est, naturellement, répondu que tout cela ne serait concevable que si, d'abord, avaient cessé les combats et les attentats, et qu'en particulier le général de Gaulle, pendant qu'on tire sur ses soldats en Algérie et qu'on assassine jusque dans les rues de Paris des civils ses compatriotes, ne va pas conférer avec le chef des rebelles. Mais, précisément, nous sommes prêts à régler les modalités d'un « cessez-le-feu » et, ensuite, celles de l'autodétermination, en supposant et en attendant que celle-ci soit votée par les Français et les Algériens. Si les délégués du F.L.N. sont, de leur côté, disposés à de tels pourparlers, toutes facilités de communications avec Tunis leur seront constamment assurées. Huit jours durant, les entretiens se prolongent sans résultat autre que celui-ci, à mon sens d'ailleurs considérable : des mandataires de l'insurrection ont ouvertement sollicité et obtenu d'être reçus dans la métropole et longuement conversé avec ceux du Gouvernement. On s'est séparé courtoisement, en marquant de part et d'autre l'intention de se retrouver.
  Le 5 septembre, devant la presse, j'explique nettement où nous allons, dans quel esprit, avec quel espoir. Ayant fourni des précisions sur ce qui se réalise au point de vue de la gestion des affaires : communales par les conseils municipaux dont les maires sont, maintenant, en grande majorité des musulmans, départementales par les treize conseils généraux dont les présidents le sont tous, régionales par les commissions d'élus dont les trois quarts des membres vont l'être, je parle de l'avenir tel qu'il résultera prochainement des suffrages des Algériens : « En tout cas, je crois qu'ils voudront que l'Algérie soit algérienne. A mon sens, la seule question qui se pose est de savoir si cette Algérie sera algérienne contre la France... ou en association avec elle. ». Quant aux modalités de la consultation par laquelle les Algériens en décideront, j'affirme qu'elles devront être délibérées « avec toutes les tendances », ce qui veut dire évidemment que le Gouvernement négociera avec le F.L.N. Alors, j'élève le ton de la chanson : « Je ne suis pas assez aveugle, ni assez injuste, pour méconnaître l'importance du mouvement des âmes blessées, des espérances éveillées, qui a conduit en Algérie à l'insurrection... Tout en condamnant les attentats commis contre les civils, tout en jugeant que les épisodiques embuscades, à quoi se réduisent maintenant les combats, ne sont que du temps, des douleurs et du sang perdus, ... je n'en reconnais pas moins le courage déployé par les combattants... Même, je suis convaincu, qu'une fois finis les derniers accrochages, le souffle qui se lèvera sur l'Algérie déchirée sera celui de la fraternité pour la coopération et pour la paix... » J'achève ainsi ma conférence : « De divers côtés, j'entends dire : « C'est de Gaulle qui peut résoudre le problème. S'il ne le fait pas, personne ne le fera. » - Eh bien! alors, qu'on me laisse le faire! »
  Deux mois après, nouvelle intervention. Je suis, en effet, sur le point de fixer la date du référendum et cette approche soulève des agitations multiples. Ainsi, à Tunis, où ils se sont fixés, les dirigeants de l'insurrection récusent-ils d'avance le résultat en déclarant qu'aucun vote ne sera valable en Algérie tant que l'armée française sera présente sur le territoire. Ainsi, dans la métropole, relève-t-on un accroissement spectaculaire des attentats du F.L.N. contre des Français ou contre des musulmans favorables à Messali Hadj. Ainsi, à Alger, les activistes « pieds-noirs » organisent-ils des manifestations anti-de Gaulle à l'occasion du prochain 11 novembre. Ainsi, en France, l'âpreté qui, pour la première fois depuis 1958, marque la discussion du budget étale-t-elle la vivacité des impatiences et des inquiétudes. Mais, le 4 novembre, dans une allocution à la nation, j'apparais, à dessein, en pleine résolution et en complète assurance. « Ayant repris la tête de la France » , dis-je, « j'ai décidé, en son nom, de suivre le chemin qui conduit, non plus à l'Algérie gouvernée par la métropole française, mais à l'Algérie algérienne. Cela veut dire une Algérie émancipée... une Algérie qui, si les Algériens le veulent - et j'estime que c'est le cas - aura son gouvernement, ses institutions et ses lois. » Je répète que « l'Algérie de demain, telle qu'en décidera l'audodétermination, pourra être bâtie, ou bien avec la France, ou bien contre la France », et que celle-ci « ne s'opposera pas à la solution, quelle qu'elle soit, qui sortira des urnes ».


Reproduction interdite

 

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Mémoires d'espoir : Tome 01   Le renouveau 1958 - 1962
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ANNEXE



TITRE :   Mémoires d'espoir : Tome 01   Le renouveau 1958 - 1962
EDITEUR :   Le Livre de Poche
A.S.I.N :   B0000DOQ1A

 

 

 

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Wikipédia   Charles De GAULLE

 

 

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