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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 08:24

Cosette, by Victor HUGO


Présentation de l'Editeur


COSETTE contrainte en pleine nuit, d'aller chercher de l'eau pour les chevaux, à la source hors du village, dans les bois sombres... Cosette, privée de joujoux, privée même du droit de jouer, osant à peine s'arrêter devant la merveilleuse poupée exposée à la vitrine... Cosette, sans parent et sans espoir, se risquant contre toute raison, le soir de Noël, à glisser son misérable sabot au coin de la cheminée sans feu...

  Ces images célèbres sont celles d'une enfance malheureuse où cependant va poindre la joie. En ce soir de Noël surgira un inconnu en redingote jaune apportant à la petite fille délaissée plus de bonheur que n'en peut contenir son humble petit sabot.

  Les pages des Misérables qui retracent la petite enfance de Cosette sont inoubliables. Elles forment un tout qui se dégage aisément de la grande œuvre de Victor Hugo. Idéal-Bibliothèque les présente richement illustrées pour le plus grand plaisir des jeunes lecteurs.



F. G.   jusqu'à 14 ans

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE








Titre :   Cosette
Auteur :   Victor   HUGO
Edition :   HACHETTE

Collection : Idéal-Bibliothèque

ILLUSTRATIONS DE PHILIPPE DAURE
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

Les deux femmes causèrent.   p. 17
C'était une chose navrante de voir ce pauvre enfant.   p. 33
Cette salle ressemblait toutes les salles de cabaret.   p. 41
Elle plongea le seau dans l'eau.   p. 65
Elle rassembla toutes ses forces et se remit à marcher courageusement.   p. 72 & 73
Il se cacha précipitamment dans un fossé.   p. 85
Cosette le suivait sans peine.   p. 93
Cosete chantait pour endormir le sabre.   p. 115
« Mère, dit l'enfant, regarde donc! »   p. 123
Cosete se hasarda à sortir de son trou.   p. 131
« C'est notre propre chambre de noce. »
Cosette y avait trouvé l pièce d'or.   p. 161
Le gargotier apparut brusquement aux regards de ceux qu'il cherchait.   p. 168 & 169
Thénardier rebroussa chemin.   p. 181


Dépôt légal n° 424,   1er trimestre 1959.
Imprimé en France par Brodard-Taupin,   Imprimeur-Relieur   Coulommier-Paris.
54199-III-679.

© LIBRAIRIE HACHETTE,   1956
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.
Présentation sous jaquette à double volets illustrée couleurs recto & verso
Nombre de pages : 180       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   345 grammes       Format :   150 x 205 mm
I.S.B.N :   NON                  Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT   Cosette, by Victor HUGO page 35



Cosette by, Victor HUGO -image




  Tant que Cosette fut toute petite, elle fut le souffre-douleur des deux autres enfants; dès qu'elle se mit à se développer un peu, c'est-à-dire avant même qu'elle eût cinq ans, elle devint la servante de la maison.
  On fit faire à Cosette les commissions, balayer les chambres, la cour, la rue, laver la vaiselle, porter des fardeaux. Les Thénardier se crurent d'autant pus autorisés à agir ainsi que la mère qui était toujours à Montreuil-sur-Mer commença à mal payer. Quelques mois restèrent en souffrance.
  Si cette mère fût revenue à Montfermeil au bout de ces trois années, elle n'eût point reconnu son enfant. Cosette, si jolie et si fraîche à son arrivée dans cette maison, était maintenant maigre et blême. Elle avait je ne sais quelle allure inquiète. « Sournoise! » disaient les Thénardier.
  L'injustice l'avait faite hargneuse et la misère l'avait rendue laide. Il ne lui restait plus que ses beaux yeux qui faisaient peine, parce que, grands comme ils étaient, il semblait qu'on y vît une plus grande quantité de tristesse.
  C'était une chose navrante de voir, l'hiver, ce pauvre enfant, qui n'avait pas encore six ans, grelottant sous de vieilles loques de toile trouées, balayer la rue avant le jour avec un énorme balai dans ses petites mains rouges et une larme dans ses grands yeux.
  Dans le pays on l'appelait l'Alouette. Le peuple, qui aime les figures, s'était plu à nommer de ce nom ce petit être pas plus gros qu'un oiseau, tremblant, effarouché et frissonnant, éveillé le premier chaque matin dans la maison et dans le village, toujours dans la rue ou dans les champs avant l'aube.
  Seulement la pauvre Alouette ne chantait jamais.


Reproduction interdite





COUVERTURES   Jaquette   année 1959


Cosette, by Victor HUGO       Cosette, by Victor HUGO



ANNEXE



Cosette, by Victor HUGO
Editeur :   Hachette, Idéal-Bibliothèque
A.S.I.N :   B000DSY9V
www.amazon.fr


DU MÊME AUTEUR



dans la même collection

GAVROCHE
LES TROIS ENFANTS



dans la Bibliothèque Verte

LES MISÈRABLES
NOTRE-DAME-DAME DE PARIS
LES TRAVAILLEURS DE LA MER
QUATRE-VINGT-TREIZE



EXTRAIT   Cosette, by Victor HUGO   La poupée de Cosette



  Abandonnée par ses parents, Cosette avait été recueillie dans l'auberge des Thénardier. Là, quoiqu'elle n'eût pas encore huit ans, elle était employé aux plus rudes besognes, et, quoique bien chétive, elle faisait l'office de servante. Les petites Thénardier, Eponine et Azelma, lui parlaient à peine : c'était pour elles comme un chien.
  Un jour que les deux sœurs avaient laissé leur poupée à terre, à quelques pas de la table de cuisine, Cosette l'aperçut et la ramassa avec bonheur. Cette poupée était très fanée et toute cassée; mais elle n'en paraissait pas moins admirable à Cosette, qui de sa vie n'avait eu une poupée, une véritable poupée, pour me servir d'une expression que tous les enfants comprendront.
  Mais sa joie fut de courte durée. Azelma, à qui le manège de Cosette n'avait pas échappé, alla se plaindre à sa mère. La mère entra dans une violente colère, et reprocha durement à la petite servante d'avoir touché avec ses mains sales, avec ses affreuses mains, à la poupée de ces demoiselles. Cosette éclata en sanglots. «Te tairas-tu?» lui dit sa maîtresse. Et elle frappa l'enfant, qui jeta les hauts cris.

  Un voyageur, qui soupait dans l'auberge, avait vu cette scène : il alla droit à la porte, l'ouvrit et sortit. Quelques instants après, il reparut : il portait dans ses deux mains une poupée magnifique, une poupée merveilleuse, et il la posa debout devant Cosette, en disant : «Tiens, c'est pour toi.»
  Cette poupée, que tous les enfants du village avaient pu contempler depuis le matin dans une boutique établie en plein vent sur la place de l'église, était haute de près de deux pieds, avait une robe de crêpe rose avec des épis d'or sur la tête, de vrais cheveux et des yeux en émail.
  Cosette avait vu venir l'homme à elle avec cette poupée, comme elle eût vu venir le soleil; elle entendit ces paroles inouïes, c'est pour toi; elle le regarda, elle regarda la poupée; puis elle recula lentement, et s'alla cacher tout au fond sous la table, dans le coin du mur. Elle ne pleurait plus, elle ne criait plus, elle avait l'air de ne plus oser respirer.
  Les Thénardier, Eponine, Azelma étaient autant de statues. Cependant la pauvre servante finit par s'approcher, et murmura timidement, en se tournant vers sa maîtresse : « Est-ce que je peux, madame? » Puis s'adressant à l'étranger : « Vrai, monsieur? c'est à moi, la dame? »
  L'étranger paraissait avoir les yeux pleins de larmes. Il fit un signe de tête. Alors Cosette saisit la poupée avec emportement. « Je l'appellerai Catherine, » dit-elle. Elle posa Catherine sur une chaise, s'assit à terre devant elle, et demeura immobile, sans dire un mot, dans l'attitude de la contemplation. Maintenant c'étaient Eponine et Azelma qui regardaient Cosette avec envie.





COMMENTAIRE   La poupée de Cosette



  Cette histoire, mes enfants, ressemble un peu à un conte de fées, à l'aventure de Cendrillon et de ses sœurs. Et pourtant, elle n'a rien de féerique, rien de surnaturel. Dans la vie réelle, on verra longtemps encore des maîtres durs et injustes qui abusent de la faiblesse de leurs serviteurs, on verra des petits garçons et des petites filles sans pitié pour les enfants que le sort a placés au-dessous d'eux; mais heureusement il se rencontrera aussi des êtres généreux et compatissants que révolte l'injustice et que touche l'infortune. Et toujours les déshérités trouveront en eux un appui et une consolation. Grâce à l'étranger que la Providence a conduit dans l'auberge des Thénardier, Cosette aura vu luire au moins un jour le bonheur dans sa triste enfance. Ce bonheur, vous le comprenez bien, n'est-ce pas? Un écrivain l'a dit : « Une petite fille sans poupée est à peu près aussi malheureuse et tout à fait aussi impossible qu'une mère sans enfant. »


source = POUR NOS FILLES
par CH.   LEBAIGUE
ANCIEN MEMBRE DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE
AUTEUR DU «LIVRE DE L'ÉCOLE»

LIBRAIRIE CLASSIQUE EUGÈNE BELIN
1914





LIENS



Wikipédia
Victor HUGO

Wikipédia
Les misérables

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