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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:10

Le rescapé de Pompéi, by Robert FISKER

 

 

Présentation de l'Editeur


Frappé d'amnésie à la suite de l'éruption du Vésuve, en 79, Antonius Balbus fuit Pompéi enseveli sous les cendres. En compagnie de Gaelius, marchand d'amulettes et colporteur, il mène pendant plusieurs mois une vie paisible, jusqu'au jour où il est reconnu dans les rues de Rome par Saburra, esclave de son oncle Petronius. Celui-ci, qui se croyait seul héritier de la fortune des Balbus, voit s'écrouler tous ses rêves et conçoit un affreux complot pour se débarrasser de son neveu.

 


G. F. de 12 à 15 ans

 

 

 

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE



 

TITRE :   Le rescapé de Pompéi
AUTEUR :   Robert   FISKER
Edition :   SOCIÉTÉ NOUVELLE DES ÉDITIONS G. P.
80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS - 9è   numéro 659

Traduit du danois par Marguerite Gay et Gerd de Mautort

est le deux cent dixième
de la
BIBLIOTHÈQUE
ROUGE ET OR

série "Souveraine"


Cet ouvrage a été publié, dans la langue originale,
sous le titre ARVINGEN FRA POMPEJI,
par NIKOLAJ NIELSENS FORLAG à Copenhague.

Dépôt légal n° 1256   -   3° trimestre 1964

il a été imprimé
sur les presses de
l'Imprimerie G. Maillet et Cie
à Saint-Ouen
Photogravure S.T.O.

ILLUSTRATIONS DE JACQUES PECNARD
couleurs pleine page hors-texte et,
couleurs et noir & blanc in texte.

© 1965 - Société Nouvelle des Éditions G. P., Paris

Reliure :   Reliée sur cartonnage
Nombre de pages : 187       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   205 grammes   Format :   130 x 180 x 15 mm
I.S.B.N :   NON   Code Barre = EAN :   NON

PRINTED IN FRANCE

Livre épuisé chez l'Editeur

 

 

 

EXTRAIT   Le rescapé de Pompéi, by Robert FISKER   page 52


Le rescapé de Pompei, by FISKER-image

 



  C'était une cohue générale, aux gradins comme sur la piste, où les esclaves du cirque terminaient les derniers préparatifs.
  Des fanfares de trompettes retentirent soudain au milieu de ce tapage, qui cessa aussitôt, et dans le silence impatient on perçut un susurrement très net quand les spectateurs se levèrent.
  Le cortège du Capitole entra par la porte principale. Les musiciens marchaient en tête. Derrière eux venait dans une voiture de triomphe ornée d'or le maître de l'empire mondial, l'empereur Titus en personne, enveloppé d'une toge pourpre, portant sur la tête une couronne de feuilles de chêne et tenant à la main le sceptre d'ivoire surmonté de l'aigle romaine. Un bruissement de voix le salua, tandis qu'il traversait la piste; l'expression austère de son visage était adoucie par un sourire bienveillant. Derrière lui suivaient les gouverneurs de la ville dans de hauts chars; puis, pour finir, des voitures ou des chaises à porteurs chargées d'images de dieux et de statues d'empereurs défunts et de leurs familles.
  Etincelant de couleurs et d'ornements précieux, le cortège avançait sur le sable jaune de la piste, sous les applaudissements et les acclamations des spectateurs.
  A chaque bout de la piste se dressaient trois colonnes en forme de quilles, les colonnes du but, entre lesquelles le cortège fit un lent et solennel aller et retour, annonçant ainsi l'ouverture des jeux.
  La matinée entière fut consacrée à des compétitions diverses. On vit des écuyers capables de changer de monture au galop ou de se livrer aux acrobaties les plus risquées sur le dos de leurs chevaux, des boxeurs faisant couler le sang, des jeunes gens se disputant des courses à pied et des cavaliers franchissant des obstacles difficiles.
  A midi il y eut un entracte. Chacun mangea les provisions qu'il avait apportées ou quitta sa place pour aller acheter des vivres dans les boutiques du cirque. Les conversations marchaient bon train. La tension nerveuse était presque palpable dans l'air, et des paris s'établissaient d'homme à homme. On approcha enfin du moment pour lequel on était vraiment venu..., celui des courses de chars.
  Des fanfares de trompettes en annoncèrent le début. Les gens retournèrent à leurs places. Toute l'attention se porta sur la piste, où avaient lieu les derniers préparatifs.
  Des voiles cachaient les quatre portes latérales de l'entrée principale. Derrière les voiles on devinait les quadriges de chevaux piétinant et haletant. Sur le mur, près de la ligne de départ, furent placés sept grands dauphins de bois sculpté et à l'autre bout sept boules de bois en forme d'œufs. A chaque tour de piste on enlevait un dauphin et une boule ce qui permettait à tout le monde de tenir le compte exact du nombre de tours qui avait été fait.
  - Ca ne va plus tarder! s'écria Pontus, en désigant un balcon au-dessus de l'entrée principale.
  Antonius y vit un homme qui tenait un grand morceau d'étoffe blanc à la main.
  - Paulus participera-t-il à la première course? demanda-t-il.
  Pontus fit oui de la tête, sans lâcher des yeux ce balcon. Tous les regards étaient dirigés vers l'homme au morceau d'étoffe blanc, et le silence s'étendit sur tout le cirque.
  On vit soudain l'étoffe blanche descendre en zigzaguant vers le sol. Un instant plus tard les voiles devant les portes furent écartés, et dans un fracas de tonnerre quatre chars entrèrent sur la piste.
  A la seconde même le silence oppressant fut déchiré par le mugissement des multiples voix d'un public déchaîné; plusieurs milliers de personnes s'étaient levées en agitant les bras. On criait, on hurlait, on sifflait dans ses doigts.
  - Le voici! (Pontus saisit le bras d'Antonius.) Là, en tunique verte. Tout au bout!
  Antonius eut à peine le temps de voir où était Paulus, que déjà un nuage de sable enveloppait les quatre chars qui, à une allure folle, se dirigeaient vers le bout opposé de la piste. Après le virage, ils revinrent par l'autre côté du mur. On enleva le premier dauphin. Paulus était en queue. Antonius serrait les poings et écarquillait les yeux. Si seulement Paulus pouvait gagner! Le conducteur bleu le plus proche s'efforçait de lui barrer la route. Au troisième tour, Paulus réussit par une manœuvre adroite à le dépasser. Antonius et Pontus bondirent et crièrent de joie. Gaelius applaudit avec enthousiasme. Ailleurs résonnaient des injures. Le bruit de ces innombrales voix semblait un roulement de tonnerre au-dessus du cirque et plus loin au-dessus des toits de Rome.


Reproduction interdite

 

 

 

 

ANNEXE



Le rescapé de Pompéi, by Robert FISKER
Editeur :   Editions G. P. Paris
Collection :   Bibliothèque Rouge et Or Souveraine
A.S.I.N :   B0000DMGM7

 

 

 

LIENS



Wikipédia
Robert FISKER

 

 

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