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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 15:20

Jack by, Alphonse DAUDET

Présentation de l'Editeur


Un garçonnet de sept huit ans, poussé trop vite, un peu ridicule dans le costume à l'anglaise dont il est affublé, mais séduisant par sa grâce et son air de douceur, voilà Jack. Pourquoi le supérieur du collège de Vaugirard murmure-t-il avec tant de compassion « Pauvre enfant... » quand Mme Ida de Barancy, furieuse, sort avec son fils dont il n'a pas voulu comme élève? Pourquoi Mme Moronval a-t-elle la même réaction quand il devient pensionnaire au Gymnase Moronval? Jack y pensera souvent par la suite. Au Gymnase, sa mère, tête folle, rencontre le professeur de littérature dont elle s'éprend - et c'est pour Jack la fin d'un monde. La jalousie de ce Raté et la sottise de ses amis lance le petit garçon intelligent et tendre dans une cruelle odyssée qui a inspiré à Daudet ce « livre de pitié, de colère et d'ironie » - chef-d'œuvre d'observation et de compréhension humaine comme Alphonse Daudet sait si bien les réussir.

 

FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE





Titre :   Jack
Auteur :   Alphonse   DAUDET
Edition :   Le Livre de Poche

numéro : 1552 1553 1554
Volume triple

roman

Dépôt légal n° 4993,   4° trimestre 1965.   texte intégral

BRODARD ET TAUPIN - IMPRIMEUR - RELIEUR
Paris - Coulommiers.
06.571-I- 11-1094

Tous droits de traduction et d'adaptation
réservés pour tous pays.

Reliure :   Brochée, illustrée
Nombre de pages : 690       TABLE DES MATIÈRES : OUI


Poids :   190 grammes   Format :   110 x 165 mm
I.S.B.N :   NON             Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'Editeur




COUVERTURES


 

Jack by, Alphonse DAUDET       Jack by, Alphonse DAUDET




COMMENTAIRE en ligne



Jack, by Alphonse DAUDET
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EXTRAIT   Jack, by Alphonse DAUDET


 


  Ce n'était plus la banlieue parisienne aux champs entrecoupés d'usines. Il longeait des fermes, des étables, d'où sortaient des froissements de paille, une odeur chaude de laine et de fumier. Ensuite la route s'élargissait, retrouvait ses fossés interminables, ses tas de pierres symétriquement alignés et ses bornes basses qui mesurent les distances aux pas fatigués des voyageurs.

  Ce silence glissant dans l'espace, cette mort de tout mouvement fait à l'enfant l'illusion d'un immense sommeil épandu. Même le bruit léger de sa marche le trouble; parfois il se retourne vivement... La lueur de paris éclaire toujours l'horizon. Au loin, on entend un grincement de roues, un tintement de grelots. L'enfant se dit : « Attendons! » mais rien ne passe, et cette charette invisible dont les roues semblent marcher péniblement, s'enfonce en un endroit lointin de l'horizon, revient, se tait, se réveille dans les caprices tournants de quelque route difficile, et ne se décide jamais à paraître.

Jack continue sa course... quel est cet homme qui l'attend debout au détour du chemin?... Un homme, deux, trois... Ce sont des arbres, de longs peupliers, qui frémissent de toutes leurs feuilles sans courber seulement leur faîte; puis des ormes, de vieux ormes de France, aux troncs capricieux, feuillus, immenses, tourmentés; et Jack marche entouré de nature, pris dans ce grand mystère des nuits de printemps où l'on croit entendre l'herbe pousser, les bourgeons s'entr'ouvrir, la terre se fendre pour les éclosions. Tous ces bruits confus l'épouvantent.

  - Si je chantais pour me donner du cœur!

  Au milieu de l'ombre, ce fut une chanson de nuit qui lui revint, un air de Touraine avec lequel sa mère l'endormait autrefois dans sa petite chambre, quand la lumière était éteinte :
Mes souliers sont rouges,
Ma mie, ma mignonne...


  Cela grelottait dans l'air froid et faisait pitié à entendre, cette peur d'enfant fredonnant au milieu de la grande route noire et se servant de sa chanson pour se guider comme d'un fil tremblant et sonore... Tout à coup la chanson s'arrêta net.

  Quelque chose de terrible approchait, un moutonnement plus noir que l'espace, comme si les ténèbres des fonds s'avançaient sur l'enfant pour l'engloutir.

Avant de voir, de distinguer, il entendit.

C'étaient d'abord des cris, des cris humains mal articulés qui ressemblaient à des sanglots ou à des hurlements; puis des coups sourds, mêlés au tumulte d'une grosse averse, d'une pluie d'orage en train de venir vers lui, portée par cette nuée lugubre. Soudain un beuglement horrible retendit. Des bœufs, ce sont des bœufs, tout un troupeau serré entre les deux fossés, et qui enveloppe le petit Jack, le frôle, le bouscule. Il sent le souffle humide des naseaux, le coup de fouet des queues vigoureuses, la chaleur des larges croupes, toute une odeur d'étable tumultueusement remuée. Le troupeau passe comme une trombe, sous la garde de deux chiens trapus et de deux énormes garçons, moitié pâtres, moité bouchers, qui courent à la suite du bétail indisciplinés et farouche en le poussant de leurs coups de trique et de leurs hurlements.




ANNEXE



Jack, by Alphonse DAUDET
Editeur :   Le Livre de Poche impr. Brodard et Taupin (1965)
A.S.I.N :   B0014XEWGA
www.amazon.fr


LIENS



Wikipédia
Alphonse Daudet

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