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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 13:44

Les gens de Mogador, by Elisabeth BARBIER

Présentation de l'Editeur


  Julia Vernet est, au début de ce siècle, une vieille dame à la santé chancelante mais à l'esprit toujours caustique. Elle vit à Mogador entourée de ses enfants : Frédéric, devenu le maître du domaine, Adrienne et Hubert.
  Frédéric épouse la ravissante et capricieuse Ludivine Peyrissac, la petite-fille de Félicité, une ancienne amie de Julia. Hubert devient amoureux de la jeune femme. Sous l'œil lucide mais juste de Julia, qui soutient souvent sa belle-fille contre ses propres fils, se déroulent les amours orageuses de Ludivine, les aventures des enfants qu'elle a de Frédéric. Ceux-ci grandissent à leur tour. Tout un monde de parents, d'amis, de voisins, grouille autour du grand domaine et de ses habitants. C'est une fresque colorée, débordante de vie et de sentiment dont le succès ininterrompu depuis des années donne la mesure de l'intérêt humain qu'il suscite.



A Georges et Jane Roux, en mémoire de R.B.   E.B.


TRISTAN ET ISEUT   (Chant VI).


  « ... N'est-ce pas ici le verger merveilleux dont parlent les lais de harpe : une muraille d'air l'enclôt de toutes parts; des arbres fleuris, un sol embaumé; le héros y vit sans vieillir entre les bras de son amie, et nulle force ennemie ne peut briser la muraille d'air?
  « Déjà, sur les tours de Tintagel, retentissent les trompes des guetteurs qui annoncent l'aube.
  « Non, dit Tristan, la muraille d'air est déjà brisée, et ce n'est pas ici le verger merveilleux. Mais, un jour, Amie, nous irons ensemble au pays fortuné dont nul ne retourne.Là s'élève un château de marbre blanc; à chacune de ses mille fenêtres, brille un cierge allumé; à chacune, un jongleur joue et chante une mélodie sans fin; le soleil n'y brille pas; et pourtant nul ne regrette sa lumière : c'est l'heureux pays des vivants. »

 

FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE





Titre :   Les gens de Mogador
Auteur :   Elisabeth   BARBIER
Edition :   RENÉ JULLIARD     roman
sequana
22bis passage Dauphine
PARIS

Dépôt légal 3° trimestre 1947, N° 387.
Numéro d'impression : 78

ACHEVÉ D'IMPRIMER SUR
LES PRESSES DE L'IMPRIMERIE LE
MOIL ET PASCALY, A PARIS, POUR
RENÉ JULLIARD, ÉDITEUR, LE
20 JUIN 1948.


Copyright by René Julliard, Paris 1947.
(Tous droits réservés pour tous pays.)
IMPRIME EN FRANCE

Livre épuisé chez l'Editeur

Dépôt légal 3° trimestre 1947, N° 387.
Numéro d'impression : 471

ACHEVÉ D'IMPRIMER SUR LES PRESSES DE
L'IMPRIMERIE A. TESSIER A ROMAINVILLE
POUR RENÉ JULLIARD, ÉDITEUR A PARIS
- - LE 20 DÉCEMBRE 1949.


Copyright 1947 by René Julliard, Paris
Tous droits réservés pour tous pays
IMPRIME EN FRANCE

Livre épuisé chez l'Editeur

Offset Jean Grou-Radenez
27, Rue de la Sablière-Paris


Dépôt légal : 3° trimestre 1954
N° d'édition 1059
N° d'imprimeur : 1978

Copyright 1947 by René Julliard, Paris
Tous droits réservés pour tous pays
IMPRIMÉ EN FRANCE

Livre épuisé chez l'Editeur

Reliure :   Relié sur papier fort
Nombre de pages : 498       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   531 grammes      Format :   140 x 185 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN:   NON


EXTRAIT   Les gens de Mogador, by Elisabeth BARBIER   page 168


 


  Après le départ de ses hôtes, Frédéric se sentit plein de regret et de soulagement à la fois, devant l'occasion perdue, et la tentation écartée. Décidé à redevenir l'époux que pouvait désirer sa femme, il apportait dans ce retour à la vertu, le naturel d'une rivière qui reprend son cours régulier après une inondation.
  ... En somme, rien ne s'était passé. Un attrait passager, un flirt léger, irritant, qui l'avait tenu en haleine... Bah! un homme n'est pas un enfant de chœur, que diable!... Un peu de piment parmi les douceurs conjugales en soulignait le charme. N'importe qui eût admis cela. - Il se sentait tout prêt à une nouvelle lune de miel. Aussi fut-il mortifié du peu d'accueil fait à ses avances.
  Ludivine, le choc passé, avait vu s'enfuir toute sa force de résistance, comme le sang d'une blessure d'où l'on retire le couteau. Et c'était bien une blessure qu'elle portait, à y regarder de près.
  Oui, elle avait arraché la victoire, et jusqu'à l'instant des adieux devant la voiture, Frédéric et Laure s'étaient évités, depuis la scène gênante, où Ludivine avait pris l'avantage. Avec adresse, elle avait ensuite enfermé son mari dans le réseau d'une attention continuelle, si lâche d'aspect, cependant, qu'il n'eût pu trouver prétexte à en exprimer son agacement. Précaution d'ailleurs inutile. De toute évidence, Laure acceptait dédaigneusement la certitude de sa défaite, et ne se fût pas risquée à la voir se renouveler. De son côté, Frédéric ne semblait pas disposé à la poursuivre. Une histoire terminée...
  Mais à présent, le péril écarté, la jeune femme demeurait lasse et sombre, incapable de se surmonter encore. Tant de choses s'étaient effritées en elle... Pierre à pierre, depuis des années, âprement, elle avait bâti sa ville, sans rien ménager, sans plus vouloir détourner les yeux pour regarder alentour, et, pendant tout ce temps, le mal était là, il existait déjà, installé à l'intérieur des murailles. et un beau matin... Des ruines... Des ruines, qu'il fallait déblayer, reconnaître, pour reconstruire. « Comme si... Eh bien, non, » Elle n'en pouvait plus.

ANNEXE


Les gens de Mogador
Editeur :   René JULLIARD (1947)
A.S.I.N :   B0014YABCS
www.amazon.fr

EDITION ORIGINALE


IL A ÉTÉ TIRÉ DE CETTE ÉDITION MILLE NEUF CENT QUATRE-VINGT-DIX EXEMPLAIRES SUR VELIN D'ALFA NAVARRE, NUMÉROTÉ DE 1 A 1990, AVEC LES LITHOGRAPHIES D'ANDRÉE VILAR, SOUS COUVERTURE ORIGINALE DE ROBERT MASSIN ET ANDRÉE VILAR.




DU MÊME AUTEUR :


(chez le même éditeur)

Le Jour ni l'Heure,   roman.
Serres Paradis,   roman.


LIENS


WIKIPÉDIA
Elisabeth BARBIER

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