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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 13:05

Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE

Présentation de l'Editeur


      « ... Maintenant que tout est fini, que l'ombre d'Ingvild ne s'attarde plus ici que sous la forme d'une mouffle de cuir fauve oubliée par elle, je pense à ce domaine heureux d'avant son arrivée. Mais qu'était-ce auprès de l'angoisse merveilleuse qui allait soulever nos cœurs tout au long de cet hiver! Pourquoi est-elle venue, cette fille du Nord, troubler la paix simple qui suffisait à notre bonheur?... J'ai retrouvé mes jeudis solitaires, ma chambre silencieuse, la chaude présence de Guillaume... Rien n'a changé! Et cependant, Ingvild a emporté dans son lointain pays - en même temps que notre ami, Yann, l'étrange garçon - une partie de notre jeunesse ardente... »
  Toutes les jeunes lectrices voudront vivre avec Fanny, l'auteur de ces lignes passionnées, ce beau et pur roman, au charme envoûtant.


A mon père,
qui m'inspira le capitaine Le Marroy,

A mon frère,
qui partagea ma jeunesse.

Claude CAMPAGNE








FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE







TITRE :   Adieu, mes quinze ans...
AUTEUR :   Claude   CAMPAGNE
Grand Prix de Littérature 1960 de la Fédération
des Parents d'élèves des lycées et collèges français

Edition :   Editions G. P. Paris

numéro de référence :   330

est le trentième
de la
COLLECTION
SPIRALE

Dépôt légal n° 1245   3e trimestre 1964     Juin 1964.

il a été imprimé
par l'Imprimerie Maillet et Cie
à Saint-Ouen

Illustrations de Daniel Dupuy
couleurs pleine page hors-texte, et in texte, et
noir & blanc in texte.

© 1960 - Société Nouvelle des Éditions G.P., Paris

Reliure : cartonnée pelliculée couleurs illustrée in recto par Daniel Dupuy.
Nombre de pages : 251       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   263 grammes   Format :   130 x 180 mm
I.S.B.N :   NON             Code Barre = EAN :   NON

Printed in France


Livre épuisé chez l'Editeur




EXTRAIT   Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE   page 18


Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE




  La maison était asise sur une pente du terrain, une cassure presque brutale qui faisait, de notre rez-de-chaussée côté cour, un étage côté jardin. Des petits pavés durs de la cour on passait à la cuisine, puis, tout à droite, à la chambre du Capitaine, et de là à une terrasse jetée au-desssus du jardin comme une passerelle de navire. De même la salle, devenue l'atelier de Guillaume, ouvrait par une porte sur la cour et par deux portes-fenêtres sur la terrasse et le jardin. Ma chambre et celle de mon frère se trouvaient juste en dessous, comme nichées sous la maison, dans le creux formé par la pente du domaine. Pour y atteindre, il nous fallait sortir dans la cour, descendre une dizaine de marches et nous engager dans un couloir voûté qui traversait de part en part les fondations. Le soir, nous devions aller à tâtons ou prendre une torche électrique, car l'électricité défailllait souvent dans ce couloir où la fraîcheur du jardin et les brumes de la rivière entretenaient un peu d'humidité. Quand notre Norvégienne s'était annoncée, il avait été convenu que mon frère transporterait ses pénates dans l'atelier et dormirait sur le divan qui s'y trouvait déjà. Sa chambre passerait à Ingvild
  Ce fut là, m'occupant des derniers détails, donnant le dernier coup de balai, que j'entendis au loin le roulement de la carriole. Je sortis et vis la voiture s'engager dans l'allée d'orneaux, puis s'arrêter. Ingvild m'aperçut-elle allors? Cachée dans l'obscurité de la capote, m'observa-t-elle avec angoisse, appréhension ou simplement curiosité?... Déjà Guillaume sautait du marchepied de fer.
  - Voilà, Ingvild! Vous êtes arrivée.
  Il me sembla que sa voix s'adressait autant à moi qu'à la voyageuse. Et tandis qu'il allait vers l'arrière du cabriolet pour descendre les valises, je cherchai intensément à déchiffrer le sens de cette voix, qu'il avait rendue allègre et gaie comme pour me rassurer.
  Mais déjà Ingvild était devant moi. Ala fois différente, à la fois semblable à ce que j'avais imaginé. Semblable, parce qu'elle était blonde et grande... Différente, parce que c'était Ingvild et non plus « la Norvégienne ». Avec tout le propre d'Ingvild que nous apprendrons peu à peu à connaître : sa longue silhouette claire, dans un manteau de loden gris bien serré à la taille; ses jambes fines à peine protégées du froid par des socquettes rouges soigneusement tirées sur des chaussures de cuir naturel; son air de fraîcheur et de santé; son regard amical...
  - Bonjour! dit-elle en me tendant la main.
  Et, dans l'ombre, ses cheveux pâles éclairaient son sourire.
  - Bonjour, Ingvild, dis-je. J'espère que vous n'êtes pas trop fatiguée?
  - Un peu. J'étais très fort le mal de mer sur le bateau. Mais je me suis reposée dans le train.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE       Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE







ANNEXE


Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE
Editeur :   Éditions G. P. Impr. S.G.I.C.; Édition : Super 1000 (1963)
A.S.I.N :   B0014XYSSM
www.amazon.fr


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