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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 14:07

Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE

Présentation de l'Editeur


      Jusqu'alors, Fanny vivait paisiblement entre son frère Guillaume, artisan ébéniste, et son grand-père, ancien marin que l'on appelle le Capitaine.
Mais voici que l'arrivée d'une jeune Norvégienne dans leur charmante gentilhommière de la campagne boulonnaise bouleverse sa vie.
Pourquoi le Capitaine manifeste-t-il tant d'amitié à Ingvild?
De son côté, Guillaume subit le charme de la jeune fille. Mais que dire de Yann, le grand ami de Fanny, ce garçon au type de Viking, sur lequel plane, depuis son arrivée au pays, un si curieux mystère?


A mon père,
qui m'inspira le capitaine Le Marroy,

A mon frère,
qui partagea ma jeunesse.

Claude CAMPAGNE








FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE







TITRE :   Adieu, mes quinze ans...
AUTEUR :   Claude   CAMPAGNE
Grand Prix de Littérature pour les jeunes de treize à quinze ans
de la Fédération de parents d'élèves des lycées et collèges français

Edition :   ÉDITIONS G. P., PARIS

Dépôt légal n° 3191   4e trimestre 1978     Janvier 1979.

Ce livre
ADIEU, MES QUINZE ANS...
de Claude Campagne
a été imprimé
sur les presses de la S. E.
Imprimerie Lescaret
à Paris

ILLUSTRATIONS DE DANIEL DUPUY
noir & blanc in texte.

© 1960 - Société Nouvelle des Éditions G.P., Paris
© 1979 - Éditions G.P., Paris


Reliure : relié sur cartonnage illustré couleurs in recto par Jean Reschofsky.
Nombre de pages : 251       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   322 grammes        Format :   140 x 200 mm
I.S.B.N :   2-261-00573-3   Code Barre = EAN :   NON

PRINTED IN FRANCE


Livre épuisé chez l'Editeur




EXTRAIT   Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE   page 48


Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE




  Il logeait dans une aile de la minoterie qui servait de réserve. M. Maroudeau lui avait fait aménager une chambre dans les greniers à farine, et il prenait la plupart de ses repas chez un des employés dont le logis faisait partie des mêmes bâtiments...
  Toutefois, pour un oui ou pour un nom, il accourait chez nous. Il avait compris qu'il était accueilli ici comme le quatrième enfant du Cadran Solaire. Il y prit vite des habitudes, que l'on eût crues vieilles de plusieurs saisons. Le soir, je regardais Yann pour savoir s'il me fallait mettre son couvert. Il me faisait un signe de tête, acceptait ou refusait, sans que jamais nous lui en demandions les raisons. Il ne parlait pas beaucoup. Il aimait simplement être là. Et, aujourd'hui, je peux dire avec une joie un peu mélancolique qu'il devait être bon à son cœur solitaire de se savoir chez lui au Cadran Solaire.
  Parfois Yann soulevait le couvercle du Pleyel. Il s'asseyait sur le tabouret de bois, et ses doigts caressait lentement les touches comme pour se recueillir. Puis il courbait son grand corps, rêvait un peu et commençait à jouer. Il jouait fougueusement, avec passion, ou bien avec une nostalgie un peu désemparée. Il savait mal déchiffrer les partitions, mais il avait le don d'harmoniser n'importe quel air. Le Capitaine l'écoutait souvent, les larmes aux yeux, car il retrouvait dans les vieilles mélodies qui s'envolaient sous les mains de Yann toute la jeunesse de mon père et de ma mère.
  - Mais, Yann, où as-tu appris cela? lui demandai-je un soir.
  Continuant doucement à effleurer les touches, il m'avait répondu :
  - Il y a si longtemps... C'est ma mère qui me les chantait...
  Puis, à nouveau, il penchait la tête, laissait ses mains glisser sur le clavier. Et une musique étrange, inconnue de nous, jamais la même, naissait sous ses doigts. Cela commençait lentement, puis s'amplifiait, nous envahissait comme le vent chevauchant une lande bretonne...
  Les soirs d'été, quand Yann dînait chez nous, nous sortions sur la terrasse. La ivière, au bas du jardin, nous apportait un bruit clair de cascade. Nous restions parfois jusqu'à onze heures ou minuit, accoudés à la balustrade de bois ou assis dans les fauteuils fabriqués par Guillaume. Nous ne parlions pas. Les garçons fumaient. Nous entendions le Capitaine s'affairer dans sa chambre, dont la lumière, par la porte vitrée, venait jusqu'à nous.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE       Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE







ANNEXE


Adieu, mes quinze ans..., by Claude CAMPAGNE
Editeur :   Éditions G. P. Impr. S.G.I.C.; Édition : Super 1000 (1963)
A.S.I.N :   B0014XYSSM
www.amazon.fr


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