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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 10:54

Aphrodite, by Pierre Louÿs




Présentation de l'Editeur




Néant




A   ALBERT   BESNARD

Hommage d'admiration profonde et de respectueuse amitié.

Pierre LOUYS

FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   Aphrodite
Auteur :   Pierre   LOUYS
Edition :   Calmann - Lévy  

Collection pourpre

MŒURS ANTIQUES

- Dépôt légal 58

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
- 5842 - 12 - 1945 -

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.



Reliure :   Reliure élégante et solide en simili-cuir pourpre avec titre doré au dos.
Nombre de pages : 254   TABLE DES MATIÈRES : NON

Livre épuisé chez l'Editeur


Poids :   195 grammes     Format :   115 x 170 mm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT   Aphrodite, by Pierre LOUYS   page : 13


Aphrodite, by Pierre Louÿs -image-70-150

 




  Couchée sur la poitrine, les coudes en avant, les pieds écartés et la joue dans la main, elle piquait de petits trous symétriques dans un oreiller de lin vert, avec une longue épingle d'or.
  Depuis qu'elle s'était éveillée, deux heures après le milieu du jour, et toute lasse d'avoir trop dormi, elle était restée sur le lit en désordre, couverte seulement d'un côté par un vaste flot de cheveux.
  Cette chevelure était éclatante et profonde, douce comme une fourrure, plus longue qu'une aile, souple, innombrable, animée, pleine de chaleur. Elle couvrait la moitié du dos, s'étendait sous le ventre nu, brillait encore auprès des genoux, en boucle épaisse et arrondie. La jeune femme était enroulée dans cette toison précieuse, dont les reflets mordorés étaient presque métalliques et l'avaient fait nommer Chrysis par les courtisanes d'Alexandrie.
  Ce n'étaient pas les cheveux lisses des Syriaques de la cour, ni les cheveux teints des Asiatiques, ni les cheveux bruns et noirs des filles d'Égypte. C'étaient ceux d'une race aryenne, des Galiléennes d'au-delà des sables.
  Chrysis. Elle aimait ce nom-là. Les jeunes gens qui venaient la voir l'appelaient Chrysé comme Aphrodite, dans les vers qu'ils mettaient à sa porte, avec des guirlandes de roses, le matin. Elle ne croyait pas à Aphrodite, mais elle aimait qu'on lui comparât la déesse, et elle allait quelquefois au temple, pour lui donner, comme à une amie, des boîtes de parfums et des voiles bleus.


Reproduction interdite





CITATION



  Les ruines elles-mêmes du monde grec nous enseignent de quelle façon la vie, dans notre monde moderne, pourrait nous être rendue supportable.

RICHARD WAGNER


ANNEXE



Aphrodite, by Pierre LOUYS
Editeur :   Calmann-Lévy (1945)
A.S.I.N :   B0000DR0NY
www.amazon.fr


LIENS



Wikipédia
Pierre LOUYS

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