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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 19:16

 

 

Au pied du mur, by Bernard PRIVAT



Présentation de l'Editeur


 

    Libéré après cinq ans de captivité en Bohême, l'auteur se dirige vers un village de la Drôme. Au coucher du soleil, il demande sa route à une jeune fille. « Le bras qu'elle éleva dans la direction des collines me parut extrêmement vivant », écrit-il. Et tout à la fin du livre : « Lorsque la jeune fille eut laissé retomber son bras le long de sa hanche... » Entre les deux temps de ce geste, d'une simplicité antique, Bernard Privat nous raconte une « carrière de prisonnier », à laquelle ses dispositions « naïves », avoue-t-il, furent « préjudiciables ».

    Heureuse naïveté, grâce à laquelle le récit qu'il nous donne aujourd'hui ne ressemble à aucun autre. Composé avec un apparent désordre où se révèle un art profond, on s'y laisse prendre au charme d'une sorte de contre-point entre le souvenir du temps des barbelés et la redécouverte de la vie civile, la réalité et le rêve, la poésie et l'observation moraliste, l'humour le plus discret et soudain le plus cruel. Une série de personnages, attendrissants et cocasses, réduits à leurs dimensions intérieures - c'est-à-dire mis Au pied du mur d'eux-mêmes - y défilent sous nos yeux comme des marionnettes exemplaires. « Mais je ne peux me résoudre à croire qu'une différence essentielles sépare le petit monde où nous vivions alors, de celui qui m'impose aujourd'hui ses règles et ses apparences », écrit Bernard Privat, qui nous tend ici l'une des clés de son ouvrage. Y défilent aussi des paysages dauphinois et parisiens, avec le menu peuple de la grande ville et du village.

    Le style, d'une sensibilité contenue et persuasive, est peut-être ce qui crée entre l'auteur et nous la connivence la plus heureuse, devant ce « ressassement d'un passé au fil de l'eau grise qui n'a cessé de s'écouler le long des berges, dans le frémissement des petites feuilles, de haut en bas du tronc funèbre des trembles ».



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 

Agrandir


Titre :   Au pied du mur
Auteur :   Bernard   PRIVAT
Edition :   GALLIMARD     nrf
5, rue Sébastien-Bottin, Paris VIIe

récit

Dépôt légal : 4è trimestre 1959.    
N° d'éd. 7221. - N° d'Imp. 6004.

Imprimé en France


ACHEVÉ D'IMPRIMER
EN NOVEMBRE 1959 PAR
EMMANUEL GREVIN et FILS
A LAGNY-SUR-MARNE


Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
résevés pour tous les pays, y compris la Russie

© 1959, Librairie Gallimard.

Reliure :   Relié sur carton souple
Nombre de pages : 213         TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   215 grammes             Format :   140 x 205 mm
I.S.B.N :   NON                      Code Barre = EAN :   NON


CITATION


 

De quoi s'agit-il?



LE MARÉCHAL FOCH


COUVERTURES


 

Au pied du mur, by Bernard PRIVAT       Au pied du mur, by Bernard PRIVAT




EDITION ORIGINALE



Il a été tiré de l'édition originale de cet ouvrage quarante exemplaires sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, savoir trente-cinq exemplaires numérotés de 1 à 35 et cinq, hors commerce, marqués de A à E.


ANNEXE



Au pied du mur, by Bernard PRIVAT
Editeur :   Gallimard   nrf, (1959)
A.S.I.N :   B003RNAMY6
www.amazon.fr


EXTRAIT   Au pied du mur, by Bernard PRIVAT   page 90


 



  notre héros dirigeait une grande usine de textiles dans les environs de Roubaix. Parmi ses camarades, on l'appelait le Président. Consciencieusement donc, le Président releva dans son Annuaire tous les noms des membres du Jockey qui étaient prisonniers avec nous. Puis, il commença sa tournée.
  Malheureusement, chaque fois qu'un de ces messieurs du Jockey venait lui rendre sa visite, il était accueilli par un des membres du groupe du Président qui, bien que fort obligeamment, s'excusait toujours en ces termes auprès du visiteur :
  - Vous demandez le Président? Il n'est pas visible, monsieur, et je le regrette. En ce moment, on ne peut le déranger; le Président se lave le cul.
  A la longue, cela fit mauvaise impression. j'ai demandé récemment si le Président, finalement, avait été élu au Jockey. On me répondit que non. Je me mets à la place de ces messieurs. Je comprends que tous ces contretemps aient eu sur eux une influence irritante. Mais je trouve néanmoins qu'il y a quelque chose d'injuste, et je dirais même de blâmable, dans cet échec définitif. A mon avis, ces messieurs auraient dû passer l'éponge, si j'ose dire, sur cette histoire de cul et se laisser convaincre. Ils eussent agi sagement.




LIENS



Wikipédia
Bernard PRIVAT

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