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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 10:07

 Contes, by ANDERSEN




Présentation de l'Editeur





Néant








FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 

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Titre :   Contes
Auteur :     ANDERSEN
Edition :   HACHETTE

Idéal-Bibliothèque

ILLUSTRATIONS DE M   DUVERGIER
Couleurs pleine page hors-texte et,
noir & blanc in texte.

- Dépôt légal n° 788
  1er trimestre 1952.

IMPRIMÉ EN BELGIQUE
PAR LA S.I.R.E.C - LIEGE


Livre épuisé chez l' Editeur



LES CONTES D'ANDERSEN
PRÉSENTÉS DANS CETTE ÉDITION
ONT ÉTÉ TRADUITS DU DANOIS
PAR D.   SOLDI


Copyright 1952 by Librairie Hachette.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.


Reliure :   cartonnée
Nombre de pages : 188       TABLE  DES  MATIERES :   OUI



Poids :   385 grammes       Format :   12 x 18 cm
I.S.B.N :   NON                 Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT   Contes, by ANDERSEN   page 64


Contes, by ANDERSEN -image-50-150




  Le soleil descendait à l'horizon et le ciel prenait une teinte d'or rougeâtre qui donnait aux lis l'éclat des roses.
  Les jeunes filles présentèrent au pince un vin mousseux qu'il but avec délices. Le fond du salon s'ouvrit et l'arbre de la science se montra au jeune homme dans un tel éclat que ses yeux en furent éblouis.
  Un chant doux et harmonieux comme la voix de sa mère se fit entendre, et il semblait dire : « Mon enfant, mon cher enfant! »
  Alors la fée l'appela; et le prince vola vers elle oubliant sa promesse dès le premier soir. Cependant, en approchant de l'arbre, il eut un moment d'hésitation : mais il en triompha bien vite.
  « Il n'y a pas de péché, se dit-il, à suivre la beauté pour l'admirer. J'ai encore assez d'empire sur moi pour ne pas enfreindre sa défense »
&nsp La fée tira à elle quelques branches de l'arbre et, un moment après, elle se trouva cachée entièrement.
  « Je n'ai pas encore péché, dit le prince, et je n'ai pas l'intention de le faire. »
  A ces mots, il écarta les branches. La fée dormait déjà, elle souriait en rêvant; mais, comme il se penchait vers elle, il vit des larmes dans ses yeux.
  « Ne pleure pas à cause de moi, être admirable! souffla-t-il; ce n'est que maintenant que je comprends la félicité du Paradis! Elle coule dans mon sang, elle envahit ma pensée; je sens dans mon corps terrestre la force du chérubin et sa vie éternelle! Que la nuit pour moi soit éternelle désormais! Une minute comme celle-ci, c'est assez de bonheur. »
  Et il essuya de ses baisers les larmes qui coulaient.
  En ce moment, un coup de tonnerre effroyable éclata; tout s'écroula avec fracas; le prince vit la belle fée et le Paradis merveilleux s'enfoncer peu à peu dans une nuit épaisse, jusqu'à ce qu'enfin ils ne parurent plus que comme une petite étoile dans le lointain. Un froid mortel pénétra tous ses membres, il ferma les yeux et tomba par terre comme inanimé.
  Une pluie froide qui mouillait son visage et un vent piquant qui sifflait autour de sa tête le rappelèrent à lui. « Qu'ai-je fait? s'écria-t-il en gémissant; j'ai péché comme Adam; pour moi comme pour lui le Paradis est perdu. »
  Et, ouvrant les yeux, il vit au loin une étoile qui brillait comme la dernière lueur du Paradis englouti. C'était l'étoile du matin qui apparaissait dans le ciel. Puis, jetant ses regards autour de lui, il se trouva dans la grande forêt, près de la caverne des Vents, et vit leur vieille mère assise à son côté. Elle paraissait en colère et lui dit d'un ton menaçant :
  « Quoi! déjà le premier soir! Je m'en doutais, si tu étais mon fils, je te mettrais dans le sac.


Reproduction interdite


ANNEXE



Contes, by ANDERSEN
Editeur :   HACHETTE ( 1 janvier 1939)
A.S.I.N :   B0039BA7JM
www.amazon.fr


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