G. et F. de 6 à 9 ans
ÉDITIONS G. P.,
par M. Déchaux
Mme Monbazon embrassa tendrement Isabelle, puis la quitta pour aller répondre à l'oncle Robert qu'il pouvait venir chercher sa nièce.
Voilà pourquoi Isabelle et Martine étaient assises sur une marche devant la maison, en haut de la colline. Et voilà pourquoi Isabelle trépignait d'impatience en attendant l'arrivée de son
oncle. Enfin, au moment où la petite fille pensait : « Il n'arrivera jamais », elle entendit ronfler le moteur d'une auto qui montait la côte, puis elle aperçut l'auto elle-même.
Mme Monbazon avait elle aussi entendu le bruit du moteur, et elle sortit de la maison. A peine la voiture était-elle arrêtée que les deux portières s'ouvrirent à la fois.
- Monte à côté de moi, Isabelle! crièrent des voix joyeuses.
Chacun des grands cousins voulait avoir Isabelle près de lui.
- Que personne ne descende! dit l'oncle Robert. Monte vite, petite Belle. Nous sommes en retard.
Une quantité de bras sortirent alors de l'auto et se tendirent vers Isabelle. Celle-ci, après un baiser hatif à sa maman, se demandait par quelle porte entrer, quand Francis, le plus grand
des grands cousins, descendit pour lui venir en aide.
Il fourra sans façons Martine sous son bras et prit Isabelle par la main.
- Et ma valise! dit Isabelle, n'oublie pas ma valise, je t'en prie, Francis. Je l'ai laissée sur le perron.
- Monte vite de ce côté, dit Francis, je vais la chercher pendant que ta maman embrasse l'oncle Robert.
Isabelle se jeta bravement au milieu de ses cousins, qui s'étaient tous levés pour lui donner leur place.
- Bonjour, mon oncle, dit-elle. Bonjour, cousine Mathilde.
Elle les embrassa, puis elle ajouta, parce qu'il y avait réellement beaucoup de monde à l'intérieur de l'auto :
- Crois-tu, oncle Robert, qu'il y a de la place pour tous mes kilos?
- Serrez-vous, mes enfants, commanda cousine Mathilde de sa voix sévère, et laissez Isabelle s'asseoir.
Isabelle s'assit sur un strapontin près de Nadou, qui était son préféré Le vrai nom du petit garçon était « Jean-Noël ». Il était très doux et très gentil, et ses cheveux courts étaient
aussi blonds que ceux d'Isabelle étaient bruns.
A peine Isabelle avait-elle réussi à se caser que la voiture se mit en route au milieu des exclamations, des rires et des taquineries.
- Au revoir! Au revoir, maman! cria Isabelle.
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Éditions G. P. Paris impr. M. Déchaux (1960)