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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 15:37

 

 

 Jacquou le croquant, by Eugène LE ROY



Présentation de l'Editeur


«Hardi! criai-je, cognez ferme! la porte va tomber, cette fois! »
Alors d'un élan vigoureux, s'animant par leurs cris, nos hommes coururent sur la porte qui céda, la serrure arrachée, les barres brisées, les gonds tordus. Comme elle tenait encore quelque peu, le fauve acheva de la faire tomber avec son lourd marteau.
« En avant! »
Et, empoignant la hache d'un homme, je m'élançai dans l'escalier, suivi de tous ceux qui étaient là, quelques-uns avec des lanternes, et enjambant les degrés quatre à quatre. Je fus bientôt au palier du premier étage, où étaient le comte et ses filles, ainsi que Mascret, tous à demi vêtus et se dépêchant de recharger leurs armes. « Ah! brigand! » m'écriai-je en me précipitant sur le comte, la hache levée.



A mon ami Alcide Dusolier

FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   Jacquou le croquant
Auteur :   Eugène   LE ROY
Edition :   GALLIMARD     nrf

roman

TEXTE INTÉGRAL

Illustrations
de Jean Olivier Héron


COLLECTION 1000 SOLEILS
Collection dirigée par Pierre Marchand
et Jean Olivier Héron


Achevé d'imprimer
le 27 Janvier 1982
sur les presses de
l'Imprimerie Hérissey
à Évreux (Eure).


Dépôt légal : février 1982
1er dépôt légal : mars 1977

N°d'éditeur : 25331
N° d'imprimeur : 29332

Imprimé en france

Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
réservés pour tous les pays.


© Éditions Gallimard 1977.

Imprimé en France

Reliure :   cartonnage avec simili-cuir
Livre possèdant une jaquette à double volets
ILLUSTRATION DE CLAUDE LAPOINTE

Nombre de pages : 257         TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   415 grammes             Format :   125 x 210 mm
I.S.B.N :   NON                      Code Barre = EAN :   NON


COUVERTURES


 

 Jacquou le croquant, by Eugène LE ROY       Jacquou le croquant, by Eugène LE ROY




GLOSSAIRE



DES EXPRESSIONS ET MOTS PÉRIGOURDINS CONTENUS DANS LE TEXTE
établi par M. Jean-Louis Galet,
secrétaire général du Bournat du Périgord


  • AFFANER : travailler durement mais honnêtement dans sa besogne quotidienne.
  • BADANT : bouche bée.
  • BAILLARGE : orge d'hiver.
  • BARBOTTE : insecte, bestiole.
  • BOÛT (lorqu'il eut pris le) : lorsqu'il eut commencé à bouillir, aux premiers bouillons.
  • ÇA ME FAISAIT CRÈME : cette idée ne me plaisai guère.
  • CAMPANER : les cloches sonnaient dans leur clocher (du bas latin campnile).
  • CASSÉ (il n'est pas) : il n'est pas rompu aux usages du pays.
  • CHALEL : populaire lampe à huile de l'ancien Périgord, en fer ou en cuivre.
  • CHENAILLE : des gens de peu de valeur, presque comme des bêtes.
  • CHENASSIER : paillard, libertin de bas étage.
  • CHOINES : petits pains de fantaisie.
  • CIME DES TERMES (la) : sommet d'une butte, d'un ressaut de terrain.
  • CLAMPASSES : commères, grandes bavardes.
  • CLEF-TORTE : crochet à usage de clef servant à manœuvrer un verrou.
  • CONTRE-HATIERS : grands chenets de cuisine pourvus de crochets.
  • DAIL : la faux.
  • DESTOURBIER (sans point de) : sans changer en quoi que ce soit.
  • DOULAIT (se) : souffrait prfondémnt.
  • DROLE (sans ccent circonflexe sur le o) : enfant déjà grandet, garçon ou fille.
  • ENLAUDÉ : au sens propre, englué; ici, trompé, dupé à la manière de l'oiseau pris au moyen de la glu.
  • ERENÉS : littéralement : qui ont les reins brisés; ici, au dos perclus par les rhumatismes.
  • FLATRAIENT (se) : se cachaient en rampant.
  • GAZINERIES : au sens commun, hors-d'œuvre, amusements de bouche, ici, petits travaux pour tuer le temps.
  • GINGLEMENTS : grincements ou petites plaintes.
  • GROLLIER : rabougri, affaibli par l'âge.
  • HATELETS : petites broches servant à fixer les grosses pièces à rôtir sur les grandes broches.
  • LABRI (un chien) : un chien de berger (déformé probablement à partir de « un chien de la Brie »).
  • MÉTIVES : moissons.
  • MILLAS : millas ou millassous, gâteaux de maïs.
  • NAUVES : bas-fonds humides, marais.
  • OULE : marmite ventrue à cuire les châtaignes.
  • PAILLADE : litière de paille.
  • PORTAGE : la manière de se porter, des nouvelles de la santé.
  • PORTE-FAIGNANT : endroit de la charett où s'assoit à l'occasion le charretier lorsqu'il est fatigué.
  • RAMENTEVAIS (je me ) : je retrouvais en mon esprit.
  • ROSIÈRES : buissons d'églantines.
  • SANTEUSE pleine de santé, vigoureuse.
  • TAILLANT : fort instrument à lame large pour couper le pain, taille-oupe.
  • TAILLONS (couper le pain à) : tranches, couper le pain en tranches. On dit « tailler la soupe » pour « couper
    des tranches de pain qui entreront dans la soupe ».
  • TUQUET : tertre.
  • VÎME (brin de) : brin d'osier.




CITATION


 

"Mon Dieu pourquoi faut-il que le pai ait tant de prix quand la chair et le sang en ont si peu?"
Thomas HOOD




ANNEXE



Jacquou le croquant by, Eugène LE ROY
Editeur :   Gallimard
I.S.B.N-10 :   2070500721
www.amazon.fr


Eugène Gabriel Victor LE ROY


Né à Hautefort en 1836, Eugène Le Roy sert tout d'abord en Afrique, puis prend part à la campagne d'Italie. Il fait paraître quelques ouvrages sur l'histoire du Périgord avant de se révéler très bon romancier en publiant, "Le moulin du Frau", en 1895. C'est en 1899 que paraît son chef-d'œuvre "Jacquou le croquant". Toute son œuvre reflète avant tout la saveur du terroir périgourdin, et une observation très sensible de la vie paysanne. Il meurt à Martignac le 5 mai 1907.




LIENS



Wikipédia
Eugène LE ROY


Top-Séries TV
Jacquou le Croquant (1969) saison 1

Collection 1 000 Soleils Gallimard
Voir la liste




UNE JACQUERIE

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  L'an 1675 une révolte éclate en Bretagne, une jacquerie dirigée contre la fiscalité royale : c'est la révolte du papier timbré.
  Le dimanche 9 juin, à l'appel du Tocsin, plus de 2000 paysans se rassemblent par bandes, armés de fusils, de mousquets, de fourches et de bâtons et brûlent le château de la Bouëxière où ils pensaient trouver le grand “gabelleur”. Au début de Juillet ils sont 20 000 et, rédigent en commun le “Code paysan” en 12 points, préfiguration des cahiers de doléances de 1789.
  Les prises de châteaux se multiplient : Concarneau est assiégé, Morlaix menacé. Un chef surgit qui organise la révolte : c'est Sébastien Ar Balp, fils de meunier. Bientôt il met sur pied une force de 30 000 paysans mobilisables au Tocsin et une armée régulière.
  Le 3 Septembre, jour de l'offensive générale, il est assassiné, ... alors... commence l'impitoyable répression : 16 Octobre 1675
“ Monsieur de Chaulnes est à Rennes avec 4 000 hommes; on croit qu'il y aura bien de la penderie...”
  30 Octobre 1675
“ Voulez-vous savoir des nouvelles de Rennes? Il y a toujours 5 000 hommes car il en est venu encore de Nantes. ...On roua hier un violon qui avait commencé la danse et la pillerie du papier Timbré, il a été écartelé après sa mort et ses quatre quartiers exposés aux quatre coins de la ville. On a pris 60 bourgeois, on commence demain à pendre.”
  “ 20 décembre 1675 Il y a dix à douze mille hommes de guerre qui vivent (en Bretagne) comme s'ils étaient encore au-delà du Rhin.”
  5 Janvier 1676
“Pour nos soldats, ils s'amusent à voler, ils mirent l'autre jour un petit enfant à la broche...”

Madame de Sévigné

 

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