Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 10:22

Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SEGUR
 

Présentation de l'Editeur


LES deux petits cousins Jean (qui rit) et Jeannot (qui grogne) quittent la Bretagne pour venir travailler à Paris.
  Toutes sortes d'aventures les attendent en chemin et dans la capitale.
  L'heureux caractère de Jean lui attire l'estime et la sympathie de tous tandis que Jeannot malgré les bons conseils de son cousin devient une véritable petite canaille.
  La vie est dure pour les deux enfants, mais avec des moments de détente comme le bal ou la fête foraine. Du reste ils ne sont pas isolés : Simon, M. Abel et M. Kersac font de leur mieux pour les secourir.

 

 

    A MA PETITE-FILLE
  MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR

    Chère petite, tu as longtemps attendu ton livre, c'est qu'il y avait bien des frères, des cousins, des cousines, d'un âge plus respectable que le tien. Mais enfin, voici ton tour. JEAN QUI RIT te fera rire, je l'espère; je ne crains pas que JEAN QUI GROGNE te fasse grogner.
        Ta grand'mère qui t'aime bien,


              COMTESSE DE SÉGUR,
                  née ROSTOPCHINE.

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 




Titre :   Jean qui grogne et Jean qui rit
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR     NÉE   ROSTOPCHINE
Edition :   HACHETTE

BIBLIOTHÈQUE ROSE   20/1552/7

ILLUSTRATIONS EN COULEURS DE PAUL DURAND
ILLUSTRATIONS EN NOIR ET BLANC DE JEANNE HIVES
Couleurs pleine page hors-texte annotées et noir & blanc pleine page in texte annotées.

REGARDE SA BONNE FIGURE RÉJOUIE   p. 15
«TU NE CROYAIS PAS ËTRE SI BON PROPHÈTE »,
DIT UNE GROSSE VOIX DERRIÈRE LES ENFANTS.
  p. 25
Ils continuèrent leur route...   p. 32
KERSAC ARRËTA SON CHEVAL ET SE RETOURNA VERS JEANNOT.   p. 39
UN ACCORD FORMIDABLE SE FIT ENTENDRE; UN CRI PUISSANT Y RÉPONDIT.   p. 91
« Eh bien, le grand malheur! Je régalerais le poste! »   p. 96
ILS FIRENT LEURS INVITATIONS.   p. 115

1446-5 - Dépôt légal n° 1559, 4e trimestre 1975.


IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
7, bd Romain-Rolland - Montrouge
Usine de La Flèche, le 05-10-1975
20 - 05 - 1552 - 17     Dix septième tirage dans la collection   BIBLIOTHÈQUE ROSE

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1931.

Reliure :   Cartonnée pelliculée   illustrée couleurs in recto.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE

Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   210 grammes     Format :   115 x 165 x 19 mm
I.S.B.N :   2 - 01 - 001693 - 9     Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SÉGUR   page 96


Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SEGUR -image-50-150


    LE SERGENT
  Mais, monsieur, je ne sais pas si nous pourrons.
    M.   ABEL
  On peut toujours! C'est si vite fait d'avaler une tasse et un petit verre. Je vous attends. »
  Le sergent de ville sortit fort content, et rentra plus content encore amenant son camarade.
  Pendant ce temps, Jean avait apporté d'après l'ordre de M. Abel, deux autres tasses et du kirsch.
    M. ABEL
  « Allons, messieurs, en place; je régale. »
  Le second sergent fit une exclamation de surprise.
  « Comment, monsieur, encore vous? »
  M. Abel le regarda.
  « Tiens, c'est vous, sergent! »
  Et, s'adressant au premier :
  « Votre camarade et moi, nous sommes de vieux amis; il m'avait pris au collet comme voleur chez un épicier, il y a quelque temps, et je l'ai régalé d'un café.
    PREMIER SERGENT
  Voleur! voleur! Et tu as laissé aller monsieur?
    M. ABEL
  C'est que j'étais un voleur pour rire; soyez tranquille, votre camarade est un brave des braves : il ne manquera jamais à son devoir; il arrêterait plutôt dix innocents que de relâcher un seul coupable! »
  Les sergents rirent de bon cœur.
  « Monsieur est un farceur, dit le premier sergent; mais il faut tout de même prendre garde, monsieur : il y en a parmi nous qui n'aiment pas qu'on les mystifie, et qui pourraient bien, par humeur, vous emmener au poste.
    M. ABEL
  Eh bien! le grand malheur! Je régalerais le poste! Je le griserais! Je lui ferais faire la manœuvre! Ce serait charmant!
    DEUXIÈME SERGENT
  Et la correctionnelle au bout de tout ça, monsieur?
  « Pour le soldat, c'est pis encore : le cachot et le code militaire.
    M. ABEL
  Nous n'irions pas si loin, sergent! Je connais mon code, et je sais jusqu'où on peut aller. Allons, au revoir, sergents! et au café c'est plus agréable que le poste; et c'est toujours moi qui régale. »
  Les sergents remercièrent et sortirent.
    PREMIER SERGENT
  « On voudrait avoir tous les jours affaire à des gens comme cet original!
    DUXIME SERGENT
  Oui, mais quel farceur! Cette idée de nous régaler. Il est bon garçon tout de même.
    PREMIER SERGENT
  Je crois bien que c'est lui qui a fait l'autre soir la farce du concert chez l'épicier. D'après ce qu'en disait l'épicier, ce devait être lui.
    DEUXIÈME SERGENT
  Et quand ce serait lui, il n'y a pas eu grand mal.
    PREMIER SERGENT
  Ma foi! il les a tous mis sens dessus dessous. L'épicière s'est trouvée mal; les femmes criaient. C'était une vraie comédie.
    DEUXIÈ SERGENT
  Et assez drôle, tout de même. L'épicier était-il en colère! Et le petit épicier qui pleurait comme un imbécile!
    PREMIER SERGENT
  Ah oui! cette espèce de Jocrisse qu'on appelle Jeannot. »
  Pendant que les sergents causaient dehors, M. Abel faisait boire à Jean une tasse de café, dans laquelle il avait versé du kirsch. Jean avait chaud. Le café et le kirsch lui firent grand bien et surtout grand plaisir. Le café commençait à se remplir; les habitués arrivaient.
    M. ABEL
  « Dis donc, Jean, tu ne m'as pas dit chez qui nous aurions un bal?
    JEAN
  Monsieur, c'est chez des gens très comme il faut; des marchands de meubles d'occasion, amis de M. Pontois, qui ont un grand appartement dans la rue Saint-Roch.
    M. ABEL
  Beau quartier! Belle rue!
    JEAN
  Le quartier est beau, c'est vrai; mais je demande pardon à monsieur si je ne suis pas de son avis quant à la rue. Je ne la trouve pas belle, moi.
    M. ABEL
  C'est que tu n'as pas de goût, mon ami; vois donc quels avantages on y trouve. D'un côté à l'autre de la rue on peut se donner des poignées de main sans se déranger; le soleil ne vous y gêne jamais; dans l'été, on y a frais comme dans une cave; il fait tellement sombre dans les appartements que les yeux s'y conservent jusqu'à cent ans. Ce sont des avantages, de grands avantages, qu'on trouve de moins en moins dans Paris. »
  Jean le regardait, moitié étonné, moitié souriant.
  « Vous vous moquez de moi, monsieur, dit-il enfin.
    M. ABEL souriant
  De toi, mon garçon? jamais. De la rue je ne dis pas; c'est une sale rue que je ne voudrais pas habiter pour un empire. Et comment s'appelle notre richard qui nous fera danser dimanche?
    JEAN
  M. Amédée, monsieur. Un gros marchand! Du haut commerce, celui-là! Qui a une dame et deux jolies de moiselles; l'aînée surtout est bien bonne, bien aimable.
    M. ABEL
  Comment les connais-tu?
    JEAN
  Parce que Simon y va quelquefois le dimanche après vêpres, ou bien quand le café est fermé, et que les Amédée ont du monde chez eux. Il m'y a mené; c'est bien beau, monsieur!


Reproduction interdite

 

 

 

 

COUVERTURES   année 1975


 

Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SEGUR     Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SEGUR

 

 

 

 

COMMENTAIRE en ligne


Jean qui grogne  et Jean qui rit, by Comtesse de SÉGUR
www.amazon.fr
 

ANNEXE



Jean qui grogne et Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette, Bibliothèque Rose (1975)
A.S.I.N :   B0000DXJ8D

 

 

 

LIENS



Wikipédia
Jean qui grogne et Jean qui rit

Wikipédia  
Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

Forum Livres Enfants
Comtesse de Ségur et ses œuvres

 

 

Retour accueil

 

 

Haut de page

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : CONSUS - FRANCE
  • CONSUS - FRANCE
  • : TROYAT BLYTON DUMAS QUINE, extraits, illustrations
  • Contact

Profil

  • CONSUS - FRANCE

Recherche

Hébergé par Overblog