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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 14:44

L'affaire Caïus by, Henry WINTERFELD




Présentation de l'Editeur


  «Caïus!» cria Xanthos, le maître d'école.
  Caïus sursauta, brutalement tiré d'une douce somnolence.
«Caïus! répète ce que je viens de dire!
  - Le Rhin... euh! le Rhin est un fleuve qui... qui a deux rives...»
  La classe fut secouée par un énorme éclat de rire, qui redoubla lorsque Rufus, se glissant subrepticement derrière le maître, leva bien haut sa tablette où on pouvait lire : «Caïus est un âne».(¹)
  Cependant, le lendemain, lorsque les élèves virent la même inscription en lettres rouges sur la façade du temple de Minerve, ils n'eurent plus du tout envie de rire. Dans la Rome antique, à l'époque des Empereurs, c'était un sacrilège.




FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


Titre :   L'affaire Caïus
Auteur :   Henry WINTERFELD
Edition :   HACHETTE

BIBLIOTHÈQUE VERTE

L' ÉDITION ORIGINALE DE CE ROMAN
A PARU AUX ÉDITIONS LOTHAR BLANVALET DE BERLIN
SOUS LE TITRE


CAIUS IST EIN DUMMKOPF

TEXTE FRANÇAIS D' OLIVIER SÉCHAN

ILLUSTRATIONS DE PAUL DURAND
noir & blanc pleine page in texte annotées en bas de page.

CAIUS FIT LA CULBUTE.
XANTIPPE ÉTAIT ASSIS DANS LE FOND.
PUBLIUS S'ARRÈTA NET.
« CROYEZ-VOUS QUE LE PRÉFET PUNIRA RUFUS? »
« APPROCHEZ! » DIT-IL D'UNE VOIX RAUQUE.
« ESPÈCE DE GALOPIN! » GRONDAIT-IL.
« DONNEZ-MOI UN POINT D'APPUI, ET JE SOULÈVERAI LE MONDE. »
LUKOS S'ÉCROULA.


Principaux thèmes :
Combattants élèves culbute sol maître banc, armoire le maître visage masqué gamins, élèves arbre, devin manteau noir étoiles d'argent boule de cristal poli écoliers table corbeille serpents, robuste arabe mucius, le maître, lukos élèves combat.

Dép. lég. 4233-2e tr. 55

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
- 1182 - I - 6 -3957 -

Poids :   175  grammes     Nombre de pages : 192

Livre épuisé chez l' Editeur

Copyright 1955, by Librairie Hachette.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Cartonnée en percaline verte
Titre en lettres dorées à chaud
TABLE DES MATIÈRES :  NON

Format :   125 x 170 mm     in - 16
I.S.B.N :   NON                                    Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT   L'affaire Caïus by Henry WINTERFELD


L'affaire Caius by, Henry WINTERFELD




  Lukos était installé à une grande table, tournant le dos à la cheminée, et il observait silencieusement ses jeunes visiteurs. Le devin était horrible à voir. La partie supérieure de son visage était fardée en blanc, la partie inférieure en noir; et cela donnait l'impression qu'il n'avait ni menton, ni cou. Il portait un grand manteau noir parsemé d'étoiles d'argent, et il tenait à la main gauche une boule de métal poli dans laquelle se reflétait le feu de la cheminée.
  « Approchez! » dit-il d'une voix rauque.
  Les écoliers avancèrent lentement jusqu'à sa table, et ils furent glacés d'effroi en y apercevant une corbeille où grouillaient des serpents.
  De ses petits yeux rusés, Lukos examina les jeunes garçons.
  « Eh bien, que me voulez-vous? » demanda-t-il.
  Mucius glissa la chaîne dans la main de Jules et lui souffla précipitamment :
  « Tu sais mieux parler que moi. Explique-lui ce que nous voulons... »
  Pris de court, Jules posa sa chaîne sur la table, à distance respectueuse des serpents.
  « Nous venons pour une consultation, dit-il enfin d'une voix mal assurée. Pourrais-tu nous révéler à qui appartient cette chaîne?»


Reproduction interdite





PERSONNAGES


Antoine :   élève; le rêveur de fantômes et d'assassins, à l'imagination débordante, qui raconte des histoires stupides,et absurdes. Il est celui qui fait des farces, parle pour ne rien dire. Il redoute toujours le pire, il possède une excellente mémoire. Curieux de nature. Fier de ses déclarations.


Caïus :   élève; le gros benêt, c'est lui qui piqua le dos à Rufus avec son stylet, c'est lui qui fait des blagues et raconte des histoires stupides, le rebel contre l'autorité de Mucius. Fils d'un sénateur extrêment riche, se juge supérieur aux autres, prétends n'en faire qu'à sa tête, mais c'est le cancre de la classe, lent d'esprit parfois brutal dans les jeux, adorant taquiner ses camarades ou leur faire des farces, également d'un caractère plutôt emporté. Sa brutalité est plus aisément reconnue que son intelligence. C'est un cafard. Il met les autres garçons en fureur par une réponse vraiment trop bête.


Claudia :   sœur cadette de Caïus, douce aimable, pas maniérée, onze ans, très peinée par l'attitude de son frère, elle aime beaucoup Rufus; elle est inquiète.


Flavien :   élève; est le peureux de la classe. Il a des idées absurdes selon Mucius. Obéissant, timide, mais guère courageux, inquiet; celui qui hurle comme un possédé. Il forme par habitude l'arrière-garde. Indigné par les paroles de Tellus.


Hérode :   précepteur; de Caïus.


Jules :   élève; son père est un juge réputé; air médiatif et absent, mais méfiant, impatient. Il a réponse à tout. Celui qui éclairci l'énigme. Celui qui est offensé.


Préfet de la Ville :   Généralement, c'était lui-même qui jugeait les affaires, et ses sentences étaient impitoyables. Homme très redouté, la terreur des malfaiteurs.
Publius   délare : Il lui est même arrivé de condamner des gens à mort, rien que parce qu'ils avaient ri en regardant passer l'empereur!
Antoine   déclare : On m'a raconté qu'on avait jeté une fois dans le Tibre trois enfants, pour les punir de je ne sais trop quoi. »
Claudia   réplique : en le ragardant avec épouvante, puis elle cria : « Sale menteur! » :   Chapitre V   page 46.


Publius :   élève; il est l'esprit critique de la bande, le contradicteur-né, méfiant de nature, très flatté d'assumer une importante mission. Le vrai coureur de marathon!... Toujours le premier en écriture. Vexé par une réflexion de son maître. Il a l'esprit et le rire moqueur.


Xanthos :   maître d'école; surnommé Xantippe, ( à cause de son caractère acariâtre, en souvenir de feu Xantippe, l'épouse du philosophe Socrate; femme renommée par son humeur acariâtre et impérieuse, dont elle donnait souvent des preuves à son époux en mettant sa patience à l'épreuve.), fort sévère, parfois tyranique, toujours de mauvaise humeur. Qui ne plaisante pas sur les questions de discipline. Il est grec comme la plupart des précepteurs, un savoir immense, enseigne : latin, grec, histoire, géoraphie, et il est mathématicien de grande réputation, ayant publié de nombreux ouvrages. Doué d'une prodigieuse mémoire. Extrêment ordonné. Il n'est pas un citoyen romain. Il ne croit pas que Rufus ait profané le temple, et déclare à ses élèves d'essayer ensemble de le sauver. Il confirme que Caïus est bien un âne.


PROVERBES CITÉS


Proverbe 1 : «L'arme la plus dangereuse d'un esclave, c'est sa langue! »   - Non, répondit Xantippe en secouant la tête. C'est pratiquement impossible. Vous connaissez le proverbe : p. 138
Jamais un homme riche ne confiera un secret à un esclave, car il aurait trop peur que celui-ci ne bavarde ou ne lui extorque de l'argent pour prix de son silence. Non! Un homme riche doit commettre ses crimes lui-même, s'il veut dormir tranquille. p. 138

Proverbe 2 : « Aide-toi, le Ciel t'aidera! »  - Allons! allons! fit Xantippe. Ne nous lançons pas tout de suite dans des dépenses inutiles! Comme dit le proverbe : p. 138


Explication : Proverbe 2 : « Aide-toi, le Ciel t'aidera! »
Au contraire je crois qu'il seroit de mesme sentiment que moy, & je confirmerois aussi ce qu'il a dit en suite, par la continuation de l'Histoire du mesme lob : car quand nous sommes batus des orages de l'aversité, abattus de calamités, ces sortes de miseres, il faut avoir recours à sa miséricorde, implorer sa grace, & reclamer son assistance avec laquelle nous devons agir, & côoperer de toutes nos forces, & autant que sa bonté nous donne de puissance : car nous ne nous devons pas figurer, que Dieu s'oblige à somenter nostre negligence, & que nous devions attendre les bras croisez le secours de sa grace, comme cet imprudent Charretier de la fable, qui a donné commencement à cet apophtegme, ou qui en a esté inventée sur qui voyant son Charriot embourbé, & que ses beufs aprés quelques efforts ne le pouvoient tirer du bourbier, se jettoit par terre, faisoit le desespéré, & crioit à gorge deployée, Jupiter mes beufs, Jupiter mon Charriot, à l'ayde, au secours, periray-je sans assistance : mais au fort de ses cris, & au milieu de son desespoir, vn voix du Ciel bruyant à ses oreilles, & redarguaue la paresse, il luy dit d'un tonassés rude : léve toyt fainéat, pique tes beufs, mets la main à l'œuvre, preste l'espaule, pousse la rouë, Ayde toy, & je t'ayderay. Si lob, l'affliction, & patience du quel ne sont inconnuës à aucun Chrestien, ne se fut pas evertué, & si abusant de la santé que Dieu luy rendit, & des biens dont il luy fait present par les mains de ses Parens & de ses amis, se fut endormy sur l'oreiller de loiseveté sans prendre le soin, ny la peine de les faire valoir, il fut demeuré dessus son fumier, & mort dans sa misère. Ayons la mesme pensée de nous, & disons que si dans l'affliction, & abaissement nous demeurions les bras croisez & croupissions paresseusement dans loisiveté, que nous peririons dans l'angoisse. Dieu ne veut pas que nous enfouyssions le talent de sa grace, il nous ordonne de le faire valoir, & nous dit pour cela, Aide toy, & ie t'ayderay.

souce = L'ETYMOLOGIE OU EXPLICATION DES PROVERBES FRANCOIS
par FLEURY DE BELLIGEN
A LA HAYE Chez ADRIAN VLACQ
M, DC.LVI.


ANNEXE



(¹) Lors de récentes fouilles à Pompéi, on a mis au jour le mur d'un temple sur lequel une main enfantine avait tracé ces mots : Caïus asinus est. Comme on le voit, les petits Romains de l'Antiquité ne différaient guère des écoliers d'aujourd'hui. C'est cette inscription qui a donné à l'auteur l'idée de ce roman.




L'affaire Caïus by Henry WINTERFELD
Editeur :  Hachette (1955)
A.S.I.N :  B0019RYB2G
www.amazon.fr


MOTS - CLÉ




Un âne, Archimède, Le batiment des Archives, Un Atrium, Un Bélier, La Bibliothèque d'Appollon, Brutus a tué César, Le Cadran solaire, Le Capitole, Le Bureau du Censeur, César, Œuvres de Jules César. Le Champ de Mars, Le Grand Cirque, Un Consul, Les Copistes (esclaves des riches patriciens ), Des Cothurnes, Des Cuirasses, Discours de Cicéron, Eschyle, Ecole Xanthos : la meilleure école de Rome, Des Esclaves, Des Esclaves affranchis, Le mont Esquilin, Euclide, Euripide, Des Fers, Le Forum, Un Fusain, Les Galères, Un Glaive, Hercule, Homère, Un Intendant, Une Litière, Les jardins de Lucullus, Lukos, Un Messager, Ostie, Le Palais impérial, Le mont Palatin, Un Parchemin, Des Patriciens (riches), le Pensum, Le Péristyle de bâtiments publics, La Piscine, les bains de Diane, La place de Minerve, Un Pochoir, Pompée, Des Porteurs, Un Précepteur, Le Préfet de la Ville, Des Prétoriens (soldats), La Prison municipale, Pythagore, en Quarantaine, Les Rédacteurs du journal, Rome compte un demi-million d'habitants, La Rue Large, Salluste, Des Sandales, Un Scribe, Un Sénateur, Sénèque, Des Sesterces, Sophocle, Un Stylet, Une Supplique, Une Tablette de cire, Tellus, Le temple de Minerve consacré à l'Empereur monument simple, Un Théorème, Les Thermes du Champs de Mars, Le Grand pont sur le Tibre, Tite-Live, Une Toge, Un Tribun, Quartier de Villas aristocratiques, Le Quirinal, Le Viminal.




    DÉVELOPPEMENT des mots-clé


Archimède   célèbre géomètre, né à Syracuse vers l'an 287 avant Jésus-Christ., d'une famille alliée à celle du roi Hiéron. Jeune encore, il se rendit à Alexandrie pour y entendre Euclide, et commença dès lors à se signaler par ses découvertes. Il trouva le moyen de dessécher les marais de l'Égypte et raffermit les terres voisines du Nil par des digues inébranlables. De retour à Syracuse, il consacra ses talents à la défense de sa patrie assiégée par Marcellus, et prolongea trois ans sa résistance. Tantôt il élevait les vaisseaux ennemis dans les airs à l'aide de ses constructions mécaniques, et les laissait ensuite retomber dans la mer où ils se brisaient; tantôt il les incendiait, dit-on, avec des miroirs ardents. Enfin pourtant, les romains pénétrèrent par surprise dans la ville. Archimède, tout occupé de la solution d'un problème, tarda trop à suivre un soldat qui venait pour le prendre; celui-ci, sans vouloir attendre, le tua aussitôt, 212 avant Jésus-Christ.

Archimède a fait avancer également la partie spéculative et la partie pratique de la science. Dans la théorie, on lui doit d'excellents traités : De la sphère et du cylindre, Des sphéroïdes et des conoïdes, De la mesure du cercle, Des spirales, Sur les centres de gravités des lignes et des plans, Sur l'équilibre des corps plongés dans un fluide; dans la pratique, on lui attribue l'invention des moufles, de la vis sans fin et de la vis creuse qui porte encore le nom de vis d'Archimède; il avait aussi fabriqué une sphère qui représentait les mouvements célestes. Il avait une telle foi dans la puissance du levier, qu'il disait : « Donnez-moi un point d'appui, et je soulèverai le monde » Il était enthousiaste de la science : on raconte qu'ayant trouvé, pendant qu'il était au bain, la solution d'un problème d'aréométrie, il sortit du bain tout nu et courut par la ville en criant : « Je l'ai trouvé! »

Extrait :

... Qui de vous connaît Archimède? »
.................................
« Moi, je connais Archimède! annonça-t-il fièrement. Je le connais ...
  - L'Archimède dont je parle est mort il y a plus de trois cents ans, dit simplement Xantippe. p. 120
  - Archimède était un célèbre physicien et mathématicien, déclara ... C'est lui qui a dit ces mots : « Donnez-moi un point d'appui, et je soulèverai le monde. » ...   p. 122


Atrium   mot latin qui signifie exposé à l'air. substantif masculin. Cour intérieure entourée de portiques des anciennes maisons romaines.

Extrait :

  Les jeunes garçons ôtèrent rapidement leurs sandales, puis, .... ils pénétrèrent avec la fillette dans un vaste atrium ...
  Flavien s'approcha du jet d'eau qui dansait dans une vasque au milieu de l'atrium, il mouilla ses mains et ...
  Ils se retournèrent et aperçurent entre deux colonnes .... p. 66

  Les grandes conquêtes eurent pour effet presque immédiat une transformation des mœurs. La manière de vivre changea rapidement et complètement, à partir de la fin de la seconde guerre punique. Les richesses affluant à Rome, on y prit le goût du luxe, à la mode de l'Orient. Les Romains les plus riches se firent construire des maisons particulières en ville et des villas dans la banlieue ou au bord de la mer. On conserva, par tradition, l'ancienne pièce de la maison d'autrefois, l'atrium, qui devint la salle publique, précédée d'ailleurs de boutiques et de vestibules et suivie d'une salle de réception.


Bains de Diane   : soit une partie des thermes.   voir le mot Thermes. Diane étant le nom donné à ces bains.
Edifice situé juste derrière la maison de Lukos. Il s'agit de bains publics à entrée payante, réservés aux riches patriciens.
L'entrée coûte dix serterces, et moitié prix pour les enfants. Un maître baigneur, robuste Arabe, y est employé.
L'auteur ne nous communique aucun détail concernant ces bains. Nous pouvons donc supposer que ceux-ci étaient composé : par ces différents bains :
le laconicum ou le sudatorium pour activer la transpiration, le caldarium: salle aux bains chauds, le tepidarium : salle de repos à température tiède et transitoire, avant de se rendre au frigidarium : bains froids. Dans cette dernière catégorie, l'eau, mise en contact avec le corps est généralement à la température de 10 à 20 degrés au plus.
On peut en faire avec avantage lorsqu'on est en sueur, pourvu qu'on n'y reste qu'un temps très court. Ils ont pour effet d'aviver toutes les fonctions qui entretiennent la chaleur humaine et de procurer momentanément un vif sentiment de bien-être. Il est indispensable qu'ils soient suivis de frictions, de massages ou d'énergiques exercices du corps.
La grande la piscine est un composant des bains de Diane.

Extrait : 

  ... : il était tombé dans la grande piscine des bains de Diane. p. 99


Les bains publics au temps de Néron.

  Senéca philosóphus, in epistúlã ad Lucilíum amícum scriptã, narrat omnía quae audit in domo suã, prope balneum sitã. Ibi, inquit, turba frequens strepit; multi in balnéo cantant; multi in piscinam cum ingénti aquae sono saliunt. Sunt etíam qui furem deprehendérunt eíque manum cum magno clamore injicíunt.
  Omnes homines non sunt philosophi; plurími enim Romãni quotidie in balnéo vestígia ponebant. Ibi videbãntur cives, tempóris immemóres uxorúmque, usque ad noctem manentes. Salúbris aqua, tam celebri multitudíni necessaría, novem ductíbus in Urbem adducebãtur.


Cothurne   subtantif masculin, mot d'origine grec, en latin : cothurnus .
Sorte de chaussure à semelle de liége très-haute, dont se servaient, chez les anciens, les acteurs tragiques sur la scène, pour paraître de plus belle taille, et pour mieux figurer les héros dont ils jouaient le rôle.
Cette sorte de chaussure, était quadrangulaire par le bas, et tenait à une espèce de bottine qui s'attachait plus ou moins haut sur la jambe, à l'instar des brodequins.
Le cothurne était aussi la chaussure des rois, des grands, des gens opulents.

Citation :   Ils se tiennent sur des cothurnes; c'est une chaussure haute quelquefois de 4 à 5 pouces. (Barthélemy.)


Cothurne   au sens figuré : (premier sens)   Le genre tragique.

Citation :   On dirait que je suis le savetier qui raccommode toujours les vieux cothurnes de Crébillon. (Voltaire.)

Expression :   Chausser le cothurne, : Jouer la tragédie, composer des tragédies.


Cothurne   au sens figuré: (deuxième sens)   Prendre un ton trop élevé; enfler son style.

Citation :   Quitte ce langage tragique, et mets bas le cothurne. (Ablancourt.)

Citation :   Mais quoi! je chausse ici le cothurne tragique. (Boileau.)

Citation :   Je ne vois que des gens qui chaussent le cothurne et éblouissent les sots. (Saint-Simon.)


Octave d'après une gravure

Empereur   (15 mars 44 avant Jésus-Christ) Mort de Jules César. Octave à Rome 43. Le seul personnage qui se présenta aux suffrages, était le jeune Octave, (il avait alors 19 ans), parent de César par sa mère, et fils adoptif du dictateur. Octave n'avait alors à Rome aucune notoriété. Il se trouvait à Apollonie. Il se rend seul à Rome et, malgré les prières d'une partie de sa famille, se déclare hardiment l'héritier du dictateur, en prenant le nom de (Caïus Julius Cæsar Octavianus).
Son véritable surnom patronymique était Octavius; mais en entrant par adoption dans la famille Julia, il le changea en Octavianus. Par une corruption consacrée, on dit toujours Octave et jamais Octavien.
A défaut de tout autre, et pour faire pièce à Antoine, on se rallia cependant à lui. Cicéron, trompé par l'air candide du jeune homme, crut véritablement avoir trouvé son homme. Il le fit nommer général du sénat, avec la charge de disperser les forces d'Antoine.
Caïus Julius Cæsar Octavianus, connu jusqu'à son avénement au trône sous le nom d'Octave, premier empereur romain, était fils du sénateur C. Octavius et neveu de César.
Il naquit à Rome l'an 63 avant Jésus-Christ, perdit son père de bonne heure, et fut adopté par son oncle. Il n'avait que 18 ans quand César fut assassiné; il étudiait en Grèce.
En 43 avant Jésus-Christ, il se réconcilia avec Antoine, et tous deux formèrent avec Lépidus un célèbre triumvirat. Ils commencèrent par proscrire impitoyablement tous leurs ennemis; puis ils marchèrent contre les restes du parti républicain, et défirent à Philippes Brutus et Cassius qui étaient à la tête de ce parti, en 42 avant Jésus-Christ.
Maîtres de l'empire après cette victoire, Octave et Antoine éloignèrent le faible Lépidus, et se partagèrent les provinces. Octave se réserva tout l'Occident
Après plusieurs ruptures et plusieurs raccommodements passagers, les deux rivaux se firent enfin la guerre ouvertement, et Octave remporta sur Antoine une victoire décisive près d'Actium. (31 avant Jésus-Christ).
Il fit ensuite voile vers l'Egypte, où Antoine s'était réfugié avec Cléopâtre, prit Alexandrie, força son ennemi à se donner la mort, et réduit le pays en province romaine.
De retour à Rome en 28 avant Jésus-Christ, il reçut les titres d'empereur (imperator) et d'auguste, et rétablit sous un autre nom, (César) le gouvernement monarchique.
Auguste, en grec Sébaste, titre honorifique qui fut décerné pour la première fois à Octave par le sénat l'an 28 avant Jésus-Christ, et que prirent depuis tous les empereurs romains.
Octave mourut à Nole, l'an 14 de Jésus-Christ, âgé de 77 ans. Ce prince fut cruel tant qu'il eut besoin de l'être, et il donna l'exemple de la douceur et de la clémence dès qu'il fut sur le trône. Il favorisa les lettres, attira à sa cour Virgile, Horace, et même admit dans son intimité Ovide, Tite-Live, etc.
Outre sa cruauté, on lui reproche aussi d'avoir été peu brave de sa personne; il ne dut ses succès qu'aux talents de ses généraux, et surtout d'Aggrippa.
Tibère fut désigné par Auguste pour son successeur et lui succéda en effet après sa mort.


AUGUSTE NOMMÉ « PÈRE DE LA PATRIE »

  1. Patris pátriae cognómen univérsi repentino maximóque consénsu detulérunt ei : prima plebs, legatióne Ántium missa, dein - quia non recipiébat - ineúnti Romae spectácula frequens et laureáta, mox in curiã senátus, neque decréto neque acclamatióne, sed per Valérium Messálam. 2. Is, mandántibus cunctis : « Quod bonum, inquit, faustúmque sit tibi domuíque tuae, Caesar Augúste, senátus conséntiens cum pópulo Románo te consalutat pátriae patrem. » 3. Cui lácrimans respondit Augústus his verbis : « Compos factus votórum meórum, Patres Conscrípti, quid hábeo áliud deos immortáles precári, quam ut hunc consensum vestrum ad últimum finem vitae mihi perférre liceat? »

Signé : SUÉTONE   C. Suetonius Tranquillus.


Empereur   (An 14 de Jésus-Christ) Mort d'Auguste. Tibère à Rome 14. Tiberius Claudius Nero, 2° empereur romain, né en 42 avant Jésus-Christ., eut pour père Tiberius Nero, et pour mère Livie, qui ayant divorcé en 38 avant Jésus-Christ épousa Octave.
Encore jeune, il se distingua dans les guerres contre les Cantabres et contre les Germains, battit les Pannoniens révoltés en l'an 12 avant Jésus-Christ, et après la mort de son frère Drussus en l'an 9 avant Jésus-Christ, acheva la défaite des Germains en l'an 8 avant Jésus-Christ; il reçut à son retour le consulat et la puissance tribunilienne pour cinq ans en l'an 6 avant Jésus-Christ. Son ambition et l'antipathie qu'il montrait pour les deux fils aînés d'Aggrippa et de Julie (Caïus et Lucius), dans lesquels il voyait des rivaux dangereux, le firent exiler à Rhodes, où il passa six ans. Rappelé à Rome en l'an 2 de Jésus-Christ, il y tint le rang de simple particulier; mais après la mort de Lucius et de Caïus (2 et 3), Auguste, qui déjà lui avait fait épouser Julie, sa fille le décora de nouveau de la puissance tribunilienne; enfin il le désigna pour son héritier l'an 13. A la mort d'Auguste l'an 14, Tibère s'empara du pouvoir, mais il feignit de résister aux instances du sénat, qui lui déférait le titre d'empereur, et voulut paraître ne prendre ce titre que malgré lui et pour un temps. S'abandonnant de plus en plus librement à son caractère défiant et sanguinaire, Tibère encouragea les délations, multiplia les crimes de lèse-majesté, et fit tomber les têtes les plus illustres. Séjan, préfet des cohortes prétoriennes et son favori, le secondait dans ses cruautés: un fils aîné de Germanicus périt; Aggrippine, femme de ce héros, fut exilée; sa mère Livie elle-même, à qui il devait tout, lui devint insupportable.
Devenu vieux, Tibère, soit pour échapper à la haine des Romains, soit pour se livrer plus facilement à ses vices, quitta Rome pour fixer son séjour dans l'île de Caprée en l'an 26.
C'est de là qu'il gouvernait l'empire, et qu'il envoyait à Rome ses ordres homicides.
Tibère mourut l'an 37 de Jésus-Christ.


Empereur   Caligula 37 - 41 de Jésus-Christ. fils de Germanicus, un demi-fou, se livra aux pires extravagances jusqu'à ce qu'enfin le tribun Chéréas de la garde l'assassinât.
On dit que le Sénat hésita alors à reconnaître un nouveau prince, mais qu'il eut peur des cohortes prétoriennes. Ce sont elles, en effet, qui allèrent chercher Claude, le dernier neveu de Tibère, le frère de Germanicus, et le firent proclamer.


Empereur   Claude 41 - 54 de Jésus-Christ


Empereur   Néron 54 - 68 de Jésus-Christ


Empereur   Vesparien 69 - 79 de Jésus-Christ


Empereur   Titus 79 - 81 de Jésus-Christ


Empereur   Domitien 81 - 96 de Jésus-Christ


Empereur   Nerva 96 - 98 de Jésus-Christ


Empereur   Trajan 98 - 117 de Jésus-Christ ( Marcus Ulpius Nerva Trajanus)


Empereur   Hadrien 117 - 138 de Jésus-Christ ( Publius Ælius Trajanus Hadrianus)


Forum   Substantif masculin, (se prononce forome). Place ornementée, (monument antique, qui garde encore de la noblesse sous ses ruines. Le Forum, avec ses colonnes brisées, est austère et imposant.), où le peuple s'assemblait, à Rome, pour les affaires publiques.
La principale place publique de Rome, celle où se réunissaient les assemblées par tribus, elle était située à peu près au centre de la ville.
C'était un vaste terrain situé entre le mont Capitolin et le mont Palatin.
Dans le forum s'élevait la tribune aux harangues ou rostres.
Tout autour régnaient des portiques et des basiliques où l'on rendait la justice.
Le Forum est aujourd'hui désert et il se nomme le Campo-Vaccino. (ou Champ aux Vachers). Il s'agit du Forum romain.

On créa à Rome d'autres forums dits impériaux : de Jules-César, d'Auguste, de Nerva et de Trajan. Ce dernier était le plus beau.

On distinguait encore d'autres places moins belles : Places où se tenaient les foires dans les villes dépendantes de l'empire romain.
Forum boarium ( marché aux bœufs), Forum piscarium ( marché aux poissons), etc.

Forum  

Citation :   Tout s'achète : au Forum on trafique des voix. (Lafossse.)

Citation :   Je m'ennuie au Forum, je m'ennuie aux arènes. (V. Hugo.)


Reproduction interdite


litière   Substantif féminin   (du latin lectica, litière; du latin lectus, lit, parce qu'on y était couché).  
Sorte de véhicule, ordinairement couvert, porté sur deux branches flexibles par deux bêtes de somme, l'une en avant et l'autre en arrière, ou même à bras d'hommes.
La litière, selon qu'on doit y être couché ou assis, est une imitation du palanquin de l'Inde, ou une chaise à porteurs.
Les Romains se servaient de litière pour voyager, pour se faire transporter d'un quartier à un autre. Il y avait des litières découvertes, des litières fermées, des litières à portières.
litière   Expressions : Aller en litière. Se faire porter en litière. Voyager en litière.
litière   Citations : Vous y allez donc en litière? quelle fantaisie! (Mme de Sévigné.)
La duchesse était assise en une litière à six chevaux blancs. (Marchangy)
........ Lucile, le premier,
Vengea l'humble vertu de la richesse altière,
Et l'honnête homme à pied, du faquin en litière. (Boileau.)


Palatin (mont)   (En latin : Palatinus mons,), une des sept collines principales de Rome.
Elle était très près du Tibre, à l'Est de ce fleuve, et à l'Ouest des monts Aventin, Esquillin, Viminal, Quirinal.
C'est sur le Palatin que fut bâti la Pallantée d'Evandre, et que fut construite la ville naissante de Romulus.
Le mot Palatin semble venir de palès. Ce mot, à son tour, à formé palatium.


Patricien, Patricienne   adjectif ( du latin patricius, ayant la même signification; des radicaux patres, pères; cieo, je nomme).
Qui était issu des premiers sénateurs institués par Romulus.
Dans les premiers temps de la République, il fallait être patricien pour être nommé consul.
Nom du premier ordre des citoyens romains, qui s'appliquait à un certain nombre de familles nobles dont les chefs, nommés Patres, furent choisis dans les premiers temps de Rome par Romulus et ses successeurs pour former le sénat; on l'opposait à celui de Plébéiens, en effet la loi des douze tables avait défendu aux patriciens de contracter mariage avec des plébéiennes.
Les Patriciens jouissaient de nombreux priviléges : longtemps ils furent seuls admissibles aux premières magistratures.
Malgré l'hostilité des deux ordres, il existait entre eux certains liens : les Patriciens accordaient leur protection à ceux des Plébéiens qui la réclamaient : on désignait alors ceux-ci sous le nom de cliens, qui devaient à leur tour être toujours prêts à se dévouer pour leurs patrons.
Il y eut à Rome trois créations de Patriciens : la première, lors de la fondation de Rome; la deuxième, lors de l'admission des Sabins de Tatius; la troisième, sous Tullus Hostilius, qui transporta les Albains à Rome.
Les Patriciens de première et deuxième création étaient dits majorum gentium; ceux de la troisième minorum gentium.
- Les familles patriciennes s'éteignirent peu à peu, malgré les adoptions; il paraît qu'au IIIè siècle de l'Empire, il n'en existait plus une seule.

Patricien, Patricienne   Expression : Ordre patricien. Famille patricienne. Maison patricienne. Origine patricienne. Une femme patricienne. Orgueil patricien. Mœurs patriciennes.

Patricien, Patricienne   Citation : Le sang patricien est sous nos étendards. (Brébœuf.)


porteur, porteuse   Substantif masculin, féminin   (du verbe porter)  
Celui, celle dont le métier est de porter quelque fardeau.
Se disait absolument autrefois de ceux qui portaient les chaises dites chaises à porteur.
porteur, porteuse   Expressions : Avoir un excellent porteur . Le porteur s'est abattu.


quarantaine   Substantif féminin ( prononciation : karantène; de quarante), mot pris au sens figuré dans le livre : Mettre en quarantaine, tenir en quarantaine, Mettre, tenir en suspicion, tenir à l'écart, refuser de voir, ne pas fréquenter.
quarantaine   Citation : Les nouvelles écoles, les nouvelles sectes, etc., ont besoin de l'épreuve du temps; c'est une sorte de quarantaine à laquelle il est bon, il est raisonnable de soumettre tous les nouveaux produits des sciences, de la littérature et des arts. (Duclos)



scribe   Substantif masculin ( du latin scriba, fait du verbe scribere, écrire).
Copiste, homme qui gagne sa vie à écrire.
Chez les Romains, Officier subalterne de justice. Les scribes exerçaient à peu près le même office que les greffiers chez nous.
scribe  Expression : C'est un mauvais scribe.



sesterce   Substantif masculin ( du latin sestercius, contraction de semis tertius, sous-entendu as, deux as et demi)
Monnaie d'argent chez les Romains, qui faisait originairement le quart d'un denier, et qui valait deux as et demi : c'est ce qu'on appelle petit sesterce pour le distinguer du grand sesterce, monnaie fictive qui valait 1.000 petits sesterces.


supplique   (en italien : supplica)   Substantif féminin. Demande d'une grâce sous forme de requête. Présenter une supplique.
supplique   Citation : Les souverains ne sauraient prendre connaissance de toutes les suppliques qui leur sont adressées.


Thermes   du Champs de Mars ( Le premier grand établissement de bains publics construits par Agrippa)   substantif masculin toujours au pluriel ( du latin thermæ et dérivé du grec thermos , chaud, c'est-à-dire bains chauds).
Nom que les Romains donnaient des bâtiments destinés pour des bains complets. (Exemple : Bains de Diane)
Les thermes étaient à Rome des édifices somptueux. Sous les empereurs, les thermes furent de magnifiques palais présentant un assemblage de toutes sortes d'établissements d'utilité et de plaisir, comme bains, palestres, gymnases, bibliothèque, jardins, etc.
Les édiles avaient inspection sur les thermes, de sorte qu'il régnait beaucoup d'ordre dans ces établissements.
Les endroits où les hommes se baignaient étaient presque toujours séparés des lieux destinés aux bains des femmes.
En règle générale, ces édifices comprenaient : une galerie, l'apodyterium (les vestiaires), une palestre, un atrium, des salles à baignoires, une étuve sèche : le laconium, (bains de vapeur sèche, pris dans une salle remplie d'un air qui peut être chauffé presque jusqu'à 100° centigrades. Ils sont généralement stimulants, surexcitent les exhalasions de la peau et des poumons; ils doivent être d'une très courte durée et suivis de frictions, de massages, d'un exercice suffisant.), une étuve humide : le sudatorium, (bains de vapeur humide, dont la température est supérieure à celle du corps. Ils ont pour effet de provoquer des sueurs abondantes et sont efficaces contre les rhumatismes), un caldarium, un tepidarium, un frigodarium, un hypocauste, une piscine, des jardins.
Nom d'un grand nombre de monuments qui pour la plupart portent le nom des empereurs romains qui les avaient fait construire .
Thermes de Néron, de Titus, d'Antonin, de Dioclétien, de Dominicien, de Caracalla, etc., qui tous étaient à Rome.

Les Thermes Romains     Les thermes antiques


Tite-Live   (en latin Titus-Livius). Célèbre historien latin, né à Padone en 59 avant Jésus-Christ., mort l'an 19 de Jésus-Christ. Il fut appelé à Rome par Auguste. On a de lui une Histoire romaine qui commence à la fondation de Rome et qui finissait à la mort de Drussus, sous Tibère. Cet ouvrage renfermait cent quarante livres; il ne nous en reste que trente-cinq. Le style de Tite-Live est élégant, simple et harmonieux; il affectionne les périodes.


 

source partielle = Le latin de cinquième
Fernand Nathan-Éditeur
Adrien CART, Pierre GRIMAL, Jacques LAMAISON Roger NOIVILLE



LIENS


L'affaire Caïus    
Edition   Le Livre de Poche Jeunesse

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