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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 16:03

L'Ile au trésor, by Robert Lewis STEVENSON

 

 

 

Présentation de l'Editeur


A uteur de poèmes, d'essais et de romans, Robert Lewis Stevenson, né en Ecosse en 1850, est mort en 1894. Atteint de tuberculose, il poursuivit courageusement son œuvre en même temps qu'il voyageait à la recherche d'un climat bénéfique. Son premier livre fut le récit d'un voyage en France et le second, le fameux

Voyage avec un Ane à travers les Cévennes.

Après un séjour aux Etats-Unis, il publia la célèbre

Ile au Trésor

d'abord dans un journal, puis en volume en 1882. Ce fut aussitôt un grand succès. Le cinéma allait ensuite multiplier le nombre des admirateurs du jeune et sympathique héros.
 

 

 

A LLOYD OSBOURNE



Citoyen américain dont on a voulu satisfaire le goût classique en écrivant le récit qui va suivre.
Il est dédié, en remerciement de toutes les heures délicieuses passées ensemble, et avec ses meilleurs vœux, par son très cher ami
 

 


Signé : L'AUTEUR

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 




Titre :   L'Ile au trésor
Auteur :   Robert Lewis   STEVENSON
Edition :   Bibliothèque LATTÈS


Illustrations par George Roux
Noir & blanc pleine page hors-texte annotées

La fureur du vieux fut terrible. p. 25
Je vis alors l'aveugle passer quelque chose. p. 53
Il n'était que six heures. p. 63
Pew s'abattit en poussant un cri terrible. p. 75
« Je n'y comprends rien », dit le docteur. p. 91
PLAN DE L'ILE. p. 95
« Holà, moussaillon, n'as-tu rien à faire?... » p. 137
Leurs yeux restèrent fixés sur mon visage. p. 173
Un serpent souleva sa tête au-dessus du rocher. p. 191
Tendant vers moi ses mains suppliantes. p. 205
« Si l'un de vous a l'air de faire un signal... » p. 223
Le squire épaula son fusil. p. 235
Les deux plénipotentiaires fumèrent en silence. p. 269
Je roulai la tête la première sur la pente. p. 285
J'appuyai de toutes mes forces sur la barre. p. 335
« Un pas de plus et je vous brûle la cervelle. » p. 341
« Te voilà donc, mon pauvre Jim. » p. 395
Le compas, placé dans cette ligne, donna E. - S. - E. p. 409


Dépôt légal : avril 1995
Imprimé en Italie

© Éditions Jean-Claude Lattès, Paris, 1995
pour la présente édition
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.


Reliure :   Broché sur carton souple

Nombre de pages : 444       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   195 grammes     Format :   100 x 150 x 27 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   9 782015 135229

Livre épuisé chez l'Editeur

 

 

 

EXTRAIT   L'Ile au trésor, by Robert Lewis STEVENSON page 60


L'Ile au trésor, by Robert Lewis STEVENSON -image-70-150


  Mon premier soin fut de pousser le verrou. Un instant, nous reprîmes haleine dans les ténèbres, seuls dans la maison avec le cadavre du Capitaine. Puis ma mère alluma une chandelle, et, nous tenant par la main, nous avançâmes dans la salle. Le mort était comme nous l'avions laissé, sur le dos, les yeux grands ouverts et un bras étendu.
  « Tire le store, Jim, me dit tout bas ma mère; on pourrait nous voir du dehors... Et maintenant, reprit-elle quand je lui eus obéi, il s'agit de lui prendre la clef du coffre, ce qui est impossible sans le toucher », ajouta-t-elle avec un fémissement d'horreur.
  A l'instant, je m'agenouilai auprès du corps. Par terre, à côté de sa main ouverte, se trouvait un petit morceau de papier coupé en rond, noirci d'un côté. C'était évidemment la marque noire. Je ramassai le papier et je vis qu'au revers, resté blanc, il portait ce message laconique d'une grosse écriture très lisible :

    « A CE SOIR, DIX HEURES. »

  « Mère, il avait jusqu'à dix heures! » m'écriai-je.
  Et comme je parlais encore, l'horloge se prépara à sonner. Ce bruit inattendu nous fit grand-peur. Mais, après tout, la nouvelle était bonne car il n'était que six heures.
  « Allons, Jin, dit maman, cette clef!... »
  J'explorai les poches l'une après l'autre : quelque petite monnaie, du fil et des aiguilles, un dé à coudre, un couteau, un bout de tabac à chiquer, une boîte à amadou, un briquet, une boussole, voilà tout ce que je trouvai. Je commençais à désespérer de découvrir la clef.
  « Peut-être est-elle suspendue à son cou », suggéra ma mère.
  Surmontant ma répugnance, j'ouvris vivement le col de sa chemise, et là, en effet suspndue à un cordon goudronné, que je coupai avec son propre couteau, je trouvai la clef.
  Cette victoire nous remplit d'espoir. Nous nous hâtâmes de monter chez lui, dans la petite chambre qu'il avait occupée si longtemps et d'où le fameux coffre n'avait pas bougé depuis le jour de son arrivée.
  Ce coffre était semblable à toutes les malles de matelot, fait en bois dur, usé aux coins comme s'il avait longtemps servi, et marqué sur le couvercle, au fer rouge, d'un grand B.
  « Donne-moi la clef », me dit ma mère.
  Et malgré la dureté de la serrure, elle eut en un clin d'œil fait jouer le pêne et rejeté le lourd couvercle en arrière.
  Une forte odeur de tabac et de goudron s'exhala aussitôt. Nous ne vîmes rien sur le dessus qu'un costume complet en fort bon état, proprement plié. Comme le fit remarquer ma mère, ces vêtements ne devaient jamais avoir été portés. Ils recouvraient un assortiment d'objets divers : sextant, gamelle d'étain, rouleaux à tabac, deux paires de beaux pistolets, une barre d'argent fin, une vieille montre espagnole, quelques bijoux de peu de valeur et d'apparence exotique, un compas monté en cuivre, cinq ou six coquillages des mers chaudes. Depuis combien de temps traînait-il ces coquillages avec lui, dans sa carrière errante, périlleuse et coupable?... Tout cela n'avait pas grand intérêt pour nous, sauf les bijoux et la barre d'argent. Et encore, comment en tirer parti?... Aussi poursuivions-nous activement nos recherches. Le fond du coffre était occupé par un vieux caban de matelot, blanchi par le sel de plus d'une plage lointaine. Ma mère le tira avec impatience, et nous découvrîmes alors les derniers object que recelait la caisse, un paquet nveloppé de toile cirée et qui nous parut rempli de papiers, puis un sac de toile d'où sortit, quand je le touchai, un tintement d'or.
  « Nous allons montrer à ces coquins que nous sommes d'honnêtes gens! dit ma mère. Je prendrai mon dû, et pas un penny de plus... Tiens-moi le sac de Mme Crowley!... »
  Et elle se mit à compter les pièces d'or, qu'elle jetait au fur et à mesure dans le sac que je tenais ouvert. Son projet était d'arriver au total exact de la note du Capitaine. Mais ce n'était pas une opération aussi simple qu'on pourrait le croire : car les pièces étaient de tout modèle et de tous pays, des doublons, des louis, des guinées, des pièces de huit, des onces, que sais-je encore. Le tout pêle-mêle. Encore les guinées étaient-elles les plus rares, et les seules que ma mère sût compter.
  Nous n'étions pas à la moitié de ce travail, quand je l'arrêtai soudain en posant ma main sur son bras. Dans le silence de la nuit, je venais de percevoir un son qui me glaçait le sang dans les veines, le tap-tap-tap du bâton de l'aveugle sur le sol durci par la gelée... Le son se rapprochait... Nous écoutions, retenant notre souffle... Le bâton frappa le seuil de la porte, et nous entendîmes le loquet qu'on tournait, puis le verrou secoué par le misérable... Il y eut un long silence... Enfin le tap-tap-tap recommença, s'éloigna lentement, à notre joie inexprimable, et finit par se perdre au loin.
  « Mère, m'écriai-je, prenons tout et partons! »
  J'étais sûr que cette porte verouillée devait avoir paru suspecte et que toute la bande n'allait pas manquer de nous tomber sur le dos. Et pourtant, que j'étais aise d'avoir pensé à pousser ce verrou! Pour s'en faire une idée, il faut avoir vu ce terrible aveugle.
  Si effrayée que fût ma mère, elle ne voulut à aucun prix entendre parler de prendre un penny de plus que son dû. Quant à prendre un sou de moins, elle s'y refusait tout aussi obstinément.
  « Il est à peine sept heures, disait-elle. Je veux être sûre de prendre exactement ce qui me revient... »
  Elle parlait encore, quand un coup de sifflet très prolongé se fit entendre à une assez grande distance sur la hauteur. Cette fois, il ne fut plus question de rester.
  « J'emporterai ce que j'ai là! dit ma mère en se relevant précipitamment.
  - Et moi, je prends ceci pour arrondir le compte! », m'écriai-je en ramassant le paquet de toile cirée.
  L'instant d'après, nous dévalions l'escalier dans les ténèbres, laissant notre chandelle auprès du coffre vide; nous prenions la porte et nous gagnions au pied. Le brouillard commençait à se dissiper et la lune éclairait déjà en plein les hauteurs qui nous entouraient; heureusement pour nous, le chemin creux et les environs de l'auberge se trouvaient encore plongés dans la brume et une obscurité relative favorisait notre fuite, au moins au début. Mais nous avions à franchir un espace éclairé, à peu près à mi-chemin du village. Et le pis, c'est qu'un bruit de pas nombreux se faisait déjà entendre derière nous.
  Bientôt nous eûmes la certitude que ces pas étaient ceux d'une troupe d'hommes se dirigeant vers l'auberge et dont l'un portait une lanterne.
  « Mon enfant, dit tout à coup ma mère, prends l'argent et sauve-toi!... Je crois que je vais défaillir. »
  C'était fini : nous allions être pris!... Ah! que j'en voulais à nos voisins de leur indigne lâcheté!... Par bonheur, nous touchions presque au petit pont. Tant bien que mal, j'aidai ma mère à marcher jusqu'au bord du fossé.
  En y arrivant, elle poussa un soupir, et tomba évanouie sur mon épaule. Je ne sais où je trouvai la force nécessaire pour la porter ou plutôt pour la traîner jusqu'au fond du fossé, tout contre l'arche du pont. Je ne pouvais faire plus : le pont était trop bas pour me permettre autre chose que de me cacher dessous, mince comme j'étais, en rampant sur les genoux et les mains. Il fallut donc rester là, ma mère presque en pleine vue de la route, et tous deux à portée de voix de l'auberge.


Reproduction interdite

Voir ce texte dans sa traduction par André BAY,
Edition: Le Livre de Poche

 

 

 

COUVERTURES   année 1985


 

L'Ile au trésor, by Robert Lewis STEVENSON       L'Ile au trésor, by Robert Lewis STEVENSON

 

 

 

 

COMMENTAIRES   en ligne


L'Ile au trésor, by Robert Lewis STEVENSON
www.amazon.fr

 

ANNEXE



L'Ile au trésor, by Robert Lewis STEVENSON
Editeur :   Bibliothèque LATTÈS (1987)
A.S.I.N :   B0014JNYPY

 

 

 

LIENS



Wikipédia
Robert Lewis   STEVENSON

FLICKR : Le pool
Robert Louis STEVENSON

 

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