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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 10:28
La guerre du feu, by J. H. ROSNY AINÉ



Présentation de l'Editeur





Néant







FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   La guerre du feu    
Auteur :   J. H.   ROSNY AÎNÉ
DE L'ACADÉMIE GONCOURT
Edition :   ÉDITIONS G. P.,
80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS  

ROMAN DES AGES FAROUCHES

est le soixante-cinquième de la
BIBLIOTHÈQUE ROUGE & OR

Dépôt légal n° 363  

il a été achevé d' imprimer en Janvier 1959
pour les ÉDITIONS G.P. à Paris
sur les presses de G. Maillet et Cie
à Saint-Ouen

ILLUSTRATIONS DE JEAN CHIÈZE
couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

C'était de lourd visages, des crânes bas... (p. 11.)
... les crocs qui coupent, des mangeurs de chair (p. 21.)
Les énormes bêtes se retrouvèrent face à face (p. 29.)
Il tâta la muraille, il la poussa : elle vibrait aux pesées (p. 35.)
La présence du feu diminue la cruauté des nuits froides (p. 47.)
Naoh bandissant la torche, bondissait devant eux (p. 75.)
Il bondissait emporté par la peanteur (p. 101.)
Le troupeau rrivait. Son flux monta sur la broussaille (p. 109.)
Soudain il saisit un harpon et l darda sur une feuille (p. 129.)
Les hommes sans épaules cachent le feu dans les pierres (p. 141.)
Sous un ciel bas et jaune, les nues remplissaient l'espace... (p. 161.)
Toujours la faim ronge son ventre (p. 169.)
Et Aghoo attendit la mort (p. 177.)


© Copyright 1951 by Editions G. P. Paris and Borel-Rosny

Reliure :   Reliée sur cartonnage
Nombre de pages : 191       TABLE DES CHAPITRES : OUI

Poids :   350 grammes   Format :   150 x 210 mm
I.S.B.N :   NON             Code Barre = EAN :   NON

PRINTED IN FRANCE

Livre épuisé chez l'Editeur


EXTRAIT   page 15


La guerre du feu, by J. H. ROSNY AINE -image-50-150



  Nam et Gaw, dans la pénombre, tenaient leurs haches prêtes; le fils du Léopard élevait sa massue : on s'attendait à ce que la bête avançat les pattes, ce qui permettrait de les entailler. Ce fut l'énorme crâne qui se projeta, le front feutré, les lèvres baveuses et les dents en pointes de harpon. Les haches s'abattirent, la massue tournya, impuissant à cause des saillies de l'ouverture; l'ours mugit et recula. Il n'était pas blessé : aucune trace de sang ne rougissait sa gueule; l'agitation de ses mâchoires, la phosphorescence de ses prunelles annonçaient l'indignation de la force offensée.
  Toutefois, il ne dédaigna pas la leçon il changea de tactique. Animal fouisseur, doué d'un sens affiné des obstacles, il savait qu'il vaut parfois mieux les abattre que d'affronter une asse dangereuse. Il tâta la muraille, il la poussa : elle vibrait aux pesées.
  La bête, augmentant son effort, travaillant des pattes, de l'épaule, du crâne, tantôt se précipitait contre la barrière, tantôt l'attirait de ses griffes brillantes. Elle l'entama et, découvrant un point faible, elle la fit osciller. Dès lors, elle s'acharna au même endroit, d'autant plus favorable que les bras des hommes se trouvèrent trop courts pour y atteindre. D'ailleurs, ils ne s'atardèrent pas à des efforts inutiles : Naoh et Gaw, arc-boutés en face de l'ours, parvinrent à arrêter l'oscillation, tandi que Nam se penchait par l'ouverture et surveillait l'œil de la bête où il projetait de lancer une flèche.
  Bientôt l'assaillant perçut que le poin faible était devenu inébranlable. Ce changement, incompréhensible, qui niait sa longue expérience, le stupéfia et l'exaspra. Il s'arrêta, assis sur son derrière, il observa la muraille, il la flaira; et il secouait la tête vec un air d'incrédulité. A la fin il crut s'être abusé, il retourna vers l'obstacle, donna un coup de patte, un coup d'épaule, et, constatant que la résistance persistait, il perdit toute prudence, il s'abandonna à la brutalité de sa nature.
  L'ouverture libre l'hypnotisa; elle parut la seule voie franchissable; il s'y jeta éperdument. Un trait siffla et le frappa près de la paupière, sans ralentir l'attaque qui fut irrésistible. Toute la machine impétueuse, la masse de chair où le sang roulait en torrent, coerça ses énergies : la muraille croula.
  Naoh et Ga avait bondi vers le fond de la caverne Nam se trouva dans les pattes monstrueuses. Il ne songeait guère à se défendre; il fut semblable à l'antilope atteinte par la grande panthère, au cheval terrassé par le lion : les bras étendus, la bouche béante, il attendait la mort, dans une crise d'engourdissement. Mais Naoh, d'abord surpris, reconquit l'ardeur combative qui crée les chefs et soutient l'espèce. De même que Nam s'oubliait dans la résignation, lui s'oublia dans la lutte. Il rejeta sa hache, qu'il jugeait inutile, il prit à deux mains la massue de chêne, pleine de nœuds.
 


Reproduction interdite






ANNEXE



La guerre du feu, by J. H. ROSNY AÎNÉ
Editeur :   Editions G. P. Paris, Rouge et Or
A.S.I.N :   B0034YEHRQ
www.amazon.fr

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ROSNY AINÉ

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