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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 17:12

 La guerre du feu, by J. H. ROSNY aîné




Présentation de l'Editeur


 

  Une aventure passionnante et terrible : le combat sans merci des tribus, la rivalité des chefs, l'amour d'une fille à la belle chevelure...
  Le monde était sauvage, les mammouths gigantesques, et pour les hommes nus, il n'était pas de trésor plus précieux que le feu.
  Remontons ensemble le temps... Cela se passait il y a des milliers et des milliers d'années...



A partir de 12 ans


A Théodore Duret


 

  ce voyage dans la très lointaine préhistoire, aux temps où l'homme ne traçait encore aucune figure sur la pierre ni sur la corne,il y peut-être cent mille ans.


Son admirateur et ami, J.-H.   Rosny aîné.

 

FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   La guerre du feu    
Auteur :   J. H.   ROSNY aîné
DE L'ACADÉMIE GONCOURT
Edition :   Le Livre de Poche
                Jeunesse numéro : 40 ****  

Introduction par le professeur
Louis-René Nougier,

directeur de l'Institut d'Art préhistorique
de l'Université de Toulouse


Dépôt légal - Impr.   2936-5   Edit. 4934   2/1985

Dépôt légal - Impr.   4975-5   Edit. 3087   12/1986

Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse

IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
Usine de La Flèche
LIBRAIRIE GÉNÉRALE FRANÇAISE

Couverture et illustrations
de Françoise Boudignon

noir & blanc pleine page annotées

Un héron s'éleva sur un arbre de cendre. (p. 23)
Ils se regardaient...
Le discours de Faouhm avait créé la haine. (p. 31)
Elle apaisait la soif des frêles saïgas. (p. 43)
Les mammouths barrirent. (p. 49)
Il prit à deux mains la massue de chêne. (p. 59)
Le mégacéros avait fait une trentaine de bonds. (p. 67)
L'espace d'un bond le séparait du tigre. Il le franchit, sans pourtant atteindre au but. (p. 73)
Vers le crépuscule, le lion géant se dressa. (p. 90)
Le lion géant est au bord de la rivière. (p. 103)
Enfin, du sommet d'un mamelon... ils aperçurent le Feu. (p. 115)
Naoh tendit la main et saisit un tison. (p. 122)
Il se trouva devant ces pieds colosses, sous cette trompe. (p. 134)
Et Aghoo attendit la mort (p. 177.)



© Robert Borel-Rosny, 1977.

© Librairie Générale Française, 1980,

pour les illustrations.

Reliure :   Broché sur cartonnage souple
Pierre Faucheux/A. P. F./ Dessin Françoise Boudignon
Nombre de pages : 287       TABLE : OUI

Poids :   220 grammes       Format :   150 x 210 mm
I.S.B.N :   2-253-02568-2   Code Barre = EAN :   9  782253   025689

PRINTED IN FRANCE



EXTRAIT   La guerre du feu, by J. H. ROSNY aîné   page : 58


La guerre du feu, by J. H. ROSNY aîné -image-60-150

 




  Nam et Gaw, dans la pénombre, tenaient leurs haches prêtes; le fils du Léopard élevait sa massue : on s'attendait à ce que la bête avançat les pattes, ce qui permettrait de les entailler. Ce fut l'énorme crâne qui se projeta, le front feutré, les lèvres baveuses et les dents en pointes de harpon. Les haches s'abattirent, la massue tournya, impuissant à cause des saillies de l'ouverture; l'ours mugit et recula. Il n'était pas blessé : aucune trace de sang ne rougissait sa gueule; l'agitation de ses mâchoires, la phosphorescence de ses prunelles annonçaient l'indignation de la force offensée.
  Toutefois, il ne dédaigna pas la leçon il changea de tactique. Animal fouisseur, doué d'un sens affiné des obstacles, il savait qu'il vaut parfois mieux les abattre que d'affronter une asse dangereuse. Il tâta la muraille, il la poussa : elle vibrait aux pesées.
  La bête, augmentant son effort, travaillant des pattes, de l'épaule, du crâne, tantôt se précipitait contre la barrière, tantôt l'attirait de ses griffes brillantes. Elle l'entama et, découvrant un point faible, elle la fit osciller. Dès lors, elle s'acharna au même endroit, d'autant plus favorable que les bras des hommes se trouvèrent trop courts pour y atteindre. D'ailleurs, ils ne s'atardèrent pas à des efforts inutiles : Naoh et Gaw, arc-boutés en face de l'ours, parvinrent à arrêter l'oscillation, tandi que Nam se penchait par l'ouverture et surveillait l'œil de la bête où il projetait de lancer une flèche. Bientôt l'assaillant perçut que le poin faible était devenu inébranlable. Ce changement, incompréhensible, qui niait sa longue expérience, le stupéfia et l'exaspra. Il s'arrêta, assis sur son derrière, il observa la muraille, il la flaira; et il secouait la tête vec un air d'incrédulité. A la fin il crut s'être abusé, il retourna vers l'obstacle, donna un coup de patte, un coup d'épaule, et, constatant que la résistance persistait, il perdit toute prudence, il s'abandonna à la brutalité de sa nature.
  L'ouverture libre l'hypnotisa; elle parut la seule voie franchissable; il s'y jeta éperdument. Un trait siffla et le frappa près de la paupière, sans ralentir l'attaque qui fut irrésistible. Toute la machine impétueuse, la masse de chair où le sang roulait en torrent, rassembla ses énergies : la muraille croula.
  Naoh et Ga avait bondi vers le fond de la caverne Nam se trouva dans les pattes monstrueuses. Il ne songeait guère à se défendre; il fut semblable à l'antilope atteinte par la grande panthère, au cheval terrassé par le lion : les bras étendus, la bouche béante, il attendait la mort, dans une crise d'engourdissement. Mais Naoh, d'abord surpris, reconquit l'ardeur combative qui crée les chefs et soutient l'espèce. De même que Nam s'oubliait dans la résignation, lui s'oublia dans la lutte. Il rejeta sa hache, qu'il jugeait inutile, il prit à deux mains la massue de chêne, pleine de nœuds.
  La bête le vit venir. Elle différa d'anéantir la faible proie qui palpitait sous elle; elle éleva sa force contre l'adversaire, pattes et crocs projetés en foudre, tandis que l'Oulhamr abaissait sa massue. L'arme arriva la première. Elle roula sur la mâchoire de l'ours; l'une des pointes toucha les narines. Le coup, frappé de biais et peu efficace, fut si douloureux que la brute ploya. Le deuxième coup du nomade rebondit sur un crâne indestructible. Déjà l'immense bête revenait à elle et fonçait frénétiquement, mais l'Oulamr s'était réfugié dans l'ombre, devant une saillie de la roche : au moment suprême, il s'effaça; l'ours cogna violemment le basalte. Tandis qu'il trébuchait, Naoh revenait en oblique et, avec un cri de guerre, abattit la massue sur les longues vertèbres. Elles craquèrent; le fauve, affaibli par le choc contre la saillie, oscilla sur sa base et Naoh, ivre d'énergie, écrasa sucessivement les narines, les pattes, les mâchoires, tandis que Nam et Gaw ouvraient le ventre à coups de hache.


Reproduction interdite






COUVERTURES


 La guerre du feu, by J. H. ROSNY aîné       La guerre du feu, by J. H. ROSNY aîné




ANNEXE



La guerre du feu, by J. H. ROSNY aîné
Editeur :   Le Livre de Poche Jeunesse (2 janvier 1989)
I.S.B.N-10 :   2253025682
www.amazon.fr


LIENS



Wikipédia  
ROSNY aîné




ŒUVRES de Louis-René NOUGIER


 

  • L'Aventure humaine de la préhistoire,
    Hachette,   1978.



  • L'Économie préhistorique,
    Presses Universitaires de France,   1977.



  • Guide de la péhistoire,
    Hachette,   1977.

  • Les Temps préhistoriques,
    Collection La Vie privée des hommes", Hachette,   1979.

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