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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:06

La Révolution Française 1 : La chute de la Royauté, by Albert MATHIEZ



 

Présentation de l' Editeur




Néant













 

FICHE TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :  La Révolution Française   tome 1 : La chute de la Royauté
Auteur :  Albert   MATHIEZ
Edition :  Le club français du livre

mil neuf cent soixante-sept

Vingt-quatre scènes peintes à la gouache
par les frères le Sueur
publiées pour la première fois ensemble

© Librairie Armand Colin, 1922.

Reliure :   Relié sur cartonnage percaline rouge
Présentation sous jaquette translucide
Nombre de pages : 309     TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :  340 grammes     Format :  105 x 210 mm
ISBN :  NON                  Code Barre = EAN :  NON

LE PRÉSENT OUVRAGE, Tome premier de la Révolution française de Mathiez en trois volumes, composé en néo-didot Corps 11 d'après les maquettes de Jacques Daniel a été achevé d'imprimer le dix novembre mil neuf cent soixante six sur les presses de l'imprimerie Silic à la Madeleine-lez-Lille et relié par Schmitt à Strasbourg.

CETTE ÉDITION, réservée aux membres du Club Français du Livre est numérotées sur le tome troisième et dernier

le club français du livre
8, rue de la Paix   Paris 2e

Livre épuisé chez l'Editeur



EXTRAIT   La Révolution Française 1 : La chute de la Royauté , by Albert MATHIEZ   p 47


Le ci-devant marquis de Castres et Charles Lameth, député à l'assemblée constituante, se battent en duel.

Gouache des Frères Le Sueur/Détail - Musée Carnavalet.

La Révolution Française 1 : La chute de la Royauté, by Albert MATHIEZ-image-50-150

  Necker, ancien commis du banquier Thelusson, qu'un heureux coup de bourse sur les consolidés anglais a enrichi à la veille du traité de 1763, n'était qu'un parvenu vaniteux et médiocre, très disposé à flatter tous les partis et en particulier les évêques, que sa qualité d'hérétique le portait à ménager. Satisfait d'avoir procuré quelques fonds au Trésor par des emprunts aux notaires de Paris et à la Caisse d'Escompte, il laissa passer le moment d'imposer sa médiation. La lutte lui faisait peur. Il avait promis les états généraux, mais il n'avait pas osé réglementer sur-le-champ le mode de leur convocation. Les privillégiés bien entendu tenait aux formes anciennes. Comme en 1614, date de la dernière tenue, chaqu bailliage, c'est-à-dire chaque circonscription électorale, n'enverrait qu'un député de chaque ordre, quelle que fût sa population et son importance. La noblesse et le clergé délibéreraient à part. Aucune résolution ne serait valable que de l'accord unanime des trois ordres. Les patriotes dénonçaient avec indignation ce système archaïque qui aboutirait dans la pratique à l'ajournement indéfini des réformes, à la faillite des états généraux, à la perpétuité des abus. Mais les magistrats s'y cramponnaient. En 1614, les villes avaient été représentées par les délégués de leurs municipalités oligarchiques, les pays d'états par les députés élus aux états mêmes, sans intervention de la population. Les paysans n'avaient pas été consultés. Si la vieille forme était maintenue, le tiers lui-même ne serait représenté que par une majorité de robins et d'anoblis. Necker perplexe se consultait.
  Mettant à profit ses hésitations, le parlement de Paris allait de l'avant. Le 25 septembre il prenait un arrêt aux termes duquel les états généraux devaient être « régulièrement convoqués et composés suivant la forme observée en 1614 ». Les patriotes dénoncèrent cet arrêt comme une trahison et ils se mirent à attaquer l'aristocratie judiciaire. « C'est le despotisme noble, disait Volney dans la Sentinelle du peuple, qui, dans la personne de ses hauts magistrats, règle à son gré le sort des citoyens, en modifiant et interprétant le contenu des lois, qui se crée de son chef des droits, s'érige en auteur des lois quand il n'en est que le ministre.» Dès lors les plumes du tiers se mirent à dénoncer la vénalité et l'hérédité des charges de justice, l'abus des épices, à dénier à un corps de fonctionnaires le droit de censurer les lois ou de les modifier. Elles lui déclarèrent rudement quu'après la réunion des états généraux, il n'aurait plus qu'à se soumettre, car la nation se ferait mieux obéir que le roi. Marie-Joseph Chénier proclama que l'inquisition judiciaire était plus redoutable que celle des évêques. Le parlement de Paris intimidé revint en arrière, le 5 décembre, par un nouvel arrêt où il se déjugeait. Il acceptait maintenant le doublement du tiers, qui était déjà la règle dans les assemblées provinciales créées par Necker et par Brienne. Capitulation inutile et d'ailleurs incomplète. ..........................




ANNEXE



La Révolution Française 1 : La chute de la Royauté, by Albert MATHIEZ
Editeur :   Le Club Français du Livre (1967)
A.S.I.N :   B006OAVG94
www.amazon.fr


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Wikipédia
Albert MATHIEZ

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