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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 13:20

La  soeur de Gribouille, by Comtesse de SEGUR


 

Présentation de l'Editeur


IL faut beaucoup de courage à la douce et méritante Caroline pour assumer la charge d'un frère simple d'esprit.
  Gribouille se met involontairement dans les situations les plus cocasses... dont il lui est bien difficile de sortir sans dommage. M. et Mme Delmis, qui l'emploient à leur service, lui pardonnent ses premières sottises en raison de sa bonne volonté et de son imperturbable franchise.
  Mais Gribouille est incorrigible, les choses finissent par se gâter, le frère et la sœur perdent leur place et sont volés par un couple de gredins. Quelle destinée les attends alors?...

 

      A MA PETITE-FILLE
VALENTINE DE SÉGUR-LAMOIGNON


  Chère enfant, je t'offre à toi, charmante, aimée et entourée, l'histoire d'un pauvre garçon un peu imbécile, peu aimé, pauvre et dénué de tout. Compare sa vie à la tienne, et remercie Dieu de la différence.

      COMTESSE DE SÉGUR,
          née Rostopchine.

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   La sœur de Gribouille
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE

numéro de référence : 11

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE   20/1559/2

ILLUSTRATIONS DE F.   LORIOUX    
Couleurs pleine page hors-texte annotées,et
noir & blanc in texte annotées.

GRIBOUILLE COLLAIT LES PAGES DE SON CATÉCHISME.   p. 11
« Si fait, madame; mais j'en suis content pour elle. »   p 32
ROSE REÇUT SUR LA TÊTE UN SCEAU D'EAU GRASSE.   p 47
Tout était à terre, brisé en mille morceaux.   p 64
M. ET Mme DELMIS SE RENDIRENT CHEZ CAROLINE.   p 75
GRIBOUILLE TOMBA A GENOUX DEVANT LE BRIGADIER.   p. 95
« De grâce! brigadier, n'entrez pas! »   p. 96
GRIBOUILLE FICELA LE BEC DU PEROQUET.   p. 117
NANON, LA BONNE DU CURÉ   p. 163
MICHEL SUIVAIT GRIBOUILLE.   p. 185
« Coquine, cria-t-il, tu veux me faire prendre. »   p. 192
GRIBOUILLE EMBRASSA SA SŒUR.   p. 197

Dép. lég. 996 - 2e tr. 63.

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Imprimeur-Relieur
Paris-Coulommiers.
03.011-XXV-4-7748

© Librairie Hachette, 1930.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Cartonnage pelliculé en Thermo-Collage; illustrée couleurs in recto.
Imprimé en France
par Lienhart & Cie - Clamart

BRODARD ET TAUPIN RELIURE

Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIÈRES :   NON

Poids :   211 grammes          Format :   125 x 175 x 18 mm
I.S.B.N :   NON                       Code Barre = EAN :   NON

Livres épuisés chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   La sœur de Gribouille, by Comtesse de SÉGUR   page 31


La soeur de Gribouille, by Comtesse de SEGUR -image-50-150


    MADAME DELMIS
  Que me veux-tu, mon pauvre garçon? dit-elle avec intérêt.
    GRIBOUILLE
  Je viens demander à madame pourquoi ma sœur ne se tirerait pas d'affaire avec son travail?
    MADAME DELMIS
  Comment? Que veux-tu dire, Gribouille? De quelle affaire ta sur doit-elle se tirer? Et pourquoi me le demandes-tu à moi qui n'en sais rien?
    GRIBOUILLE
  C'est Mlle Rose qui m'a dit de le demander à madame, sans quoi je ne me serais pas permis de déranger madame.
  MADAME DELMIS
  Mlle Rose! c'est une plaisanterie fort ridicule; où est Rose? où l'as-tu vue?
    GRIBOUILLE
  Chez nous, madame, avec toutes les commères du quartier.
    MADAME DELMIS
  Par quel hasard avez-vous une réunion de commères?
    GRIBOUILLE
  Elles viennent voir ce que fait et dit Caroline près du corps de maman.
    MADAME DELMIS   avec surprise
  Du corps! Est-ce que ta mère serait... morte?
    GRIBOUILLE
  Morte cette nuit, madame.
    MADAME DELMIS   de même
  Et tu n'éprouves aucun chagrin de la mort de ta mère?
    GRIBOUILLE
  Si fait, madame, mais j'en suis content pour elle.
    MADAME DELMIS   avec indignation
  Mais c'est abominable, cela! Comment! ta mère qui était si bonne pour toi, tu ne l'aimais pas, toi!

    MADAME DELMIS, avec indignation
  Mais c'est abominable, cela! Comment! ta mère qui était si bonne pour toi, tu ne l'aimais pas, toi!
    GRIBOUILLE
  Pardon, madame; c'est parce que je l'aime beaucoup que je suis content de ne plus la voir souffrir et de la savoir heureuse.
    MADAME DELMIS
  Mais tu ne la verras plus jamais!
    GRIBOUILLE
  Pardon, madame; je la verrai dans l'autre monde. M. le curé m'a dit qu'on se retrouvait après avoir été mort et qu'on ne se quittait plus jamais, et qu'on était heureux, si heureux qu'on ne souffrait plus du tout. Madame voit bien que ce serait bien méchant et ingrat à moi de m'affliger de ce que maman est heureuse; je voudrais bien aller la rejoindre, allez!
    MADAME DELMIS, d'un air pensif
  Pauvre garçon!... Tu as peut-être raison... Et que fait Caroline?
    GRIBOUILLE, avec embarras
  Je suis fâché de dire à madame que Caroline pleure... Il ne faut pas lui en vouloir; elle n'est peut-être pas bien sûre que maman soit heureuse... Madame pense bien que Caroline, qui travaille toujours, n'a pas, comme moi, le temps de réfléchir. Et puis, ces bonnes femmes qui lui cornent je ne sais quoi aux oreilles. Et M. le curé qui est absent! et Mlle Rose qui doit lui en dire de toutes les couleurs... Car, j'y pense, je cours bien vite au secours de Caroline; Mlle Rose a peur de moi, tout de même : elle sait que je ne me gênerais pas pour lui donner une claque si elle tourmentait ma sœur.
    MADAME DELMIS
  Attends, Gribouille; je vais t'accompagner. Je ne savais pas que ta pauvre mère fût morte. »
  Mme Delmis se dirigea avec Gribouille vers la maison de Caroline; elle y trouva Mlle Rose caquetant au milieu d'un groupe de femmes; s'approchant d'elle, elle lui demanda pourquoi elle se trouvait là, au lieu d'être au marché pour ses provisions.
    MADEMOISELLE ROSE
  J'étais venue, madame, pour donner quelques consolations à Caroline, la sachant dans le chagrin.
  - Jolies consolations! s'écria la vieille Nanon indignée, vous lui disiez des sottises sans fin et vous la menaciez de lui faire perdre ses pratiques!
    MADEMOISELLE ROSE
  Moi! peut-on dire! C'est-y possible! Seigneur Jésus!
    NANON
  C'est possible, puisque cela est. Depuis une demi-heure que vous en dites, vous devriez avoir la langue desséchée par la méchanceté. Mais ce n'est pas vous, mauvais cœur, qui ferez du tort à une pieuse et honnête fille comme Caroline.
    MADEMOISELLE ROSE
  J'espère que madame n'ajoute pas foi aux ragots de cette vieille.
    NANON
  Vieille vous-même! Voyez-vous l'insolente qui jette son venin aux autres. Vous en avez donc à revendre, la belle! Ce n'est pas moi qui vous en débarrasserai, toujours. Il n'aura pas de débit dans le pays.
    MADAME DELMIS
  De grâce, taisez-vous, ma bonne Nanon. Se quereller dans la chambre d'une morte! c'est cruel pour la pauvre Caroline. Et vous, Rose, sortez d'ici et n'y remettez pas les pieds.
    MADEMOISELLE ROSE
  J'ai trop de respect pour madame pour résister à ses ordres. Je n'ai nulle envie de venir chauffer la bouillie de l'idiot et d'essauyer les larmes de sa sœur.
  « Mon frère, mon pauvre frère! s'écria douloureusement Caroline en retenant Gribouille prêt à s'élancer sur Mlle Rose.
  - Sortez », dit avec autorité Mme Delmis à Rose, en la saisissant par le bras et la poussant vers la porte.
  Rose n'osa pas résister à sa maîtresse et sortit.
  « Je regrette bien ce qui vient de se passer, ma pauvre Caroline, dit Mme Delmis en lui prenant les mains; je gronderai sévèrement Rose en rentrant chez moi. Si elle recommence à vous injurier, je la chasserai.
    CAROLINE
  Je prie madame de vouloir bien lui pardonner; la pauvre fille était irritée d'une querelle qu'elle avait eue hier avec Gribouille; mais au fond elle n'a pas de méchanceté; c'est une petite vivacité qui passera... Je prierai aussi madame de me continuer ses bontés et de vouloir bien me faire travailler pour elle et ses enfants.
    MADAME DELMIS
  Certainement, ma bonne Caroline; je viens d'acheter des robes d'été et je compte sur vous pour les faire le plus promptement possible.
  - Je les commencerai aussitôt que la triste cérémonie de l'enterrement sera terminée, madame, dit Caroline en essuyant ses larmes qu'elle ne pouvait retenir, et j'y mettrai tous mes soins : madame peut bien y compter. »
  Le curé venait d'entrer; après s'être agenouillé près du corps de la femme Thibaut, il s'approcha de Mme Delmis et la pria de continuer sa protection à Caroline et à Gribouille. Ils causèrent quelques instants; Mme Delmis voulut emmener Caroline, qui s'y refusa positivement, pour rester près de sa mère jusqu'au moment où elle lui serait enlevée pour toujours.


Reproduction interdite

 

 

 

 

COUVERTURES   année 1971


 

La soeur de Gribouille, by Comtesse de SEGUR     La soeur de Gribouille, by Comtesse de SEGUR

 


6379-5 - Dépôt légal n° 2916, 1er trimestre 1971.

IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
6, place d'Alleray - Paris.
Usine de La Flèche, le 05-12-1970.
20 - 05 - 1559 - 14     Quatorzième tirage dans la collection   NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE

 

 

COMMENTAIRE en ligne


La sœur de Gribouille, by Comtesse de SÉGUR
www.amazon.fr

 

ANNEXE



La sœur de Gribouille by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette, Nouvelle Bibliothèque Rose Nouvelle (1 janvier 1971)
A.S.I.N :   B003X7FF8O

 

 

 

LIENS UTILES



Wikipédia  
La sour de Gribouille

Wikipédia  
Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

Forum Livres Enfants
Comtesse de Ségur et ses œuvres

 

 

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