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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:26

 La terre qui meurt by, René BAZIN




Présentation de l'Editeur





Néant







FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   La terre qui meurt
Auteur :   René   BAZIN
DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE
Edition :   LIBRAIRIE HACHETTE

ILLUSTRATIONS DE A. GALAND
noir & blanc in texte.

Imprimé en
FRANCE
chez
Brodard et Taupn
Coulommiers-Paris
29798 - VI - 6 - 0491.

Copyright by Librairie HACHETTE,   Paris
Tous droits de reproduction de traduc
tion, et d'adaptationréservés pour tous pays.

Reliure :   Reliure élégante et solide avec titre doré au dos.
Nombre de pages : 249   TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   190 grammes     Format :   115 x 255 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'Editeur



EXTRAIT   La terre qui meurt, by René BAZIN   page : 38


La terre qui meurt by, René BAZIN -image-50-150

 




  - On laboure comme ici?
  - A peu près, mais plus profond. Il faut des bœufs vaillants, six, huit quelquefois.
  - Mon père en met autant à la charrue, quand il lui plaît.
  - Oui, pour l'honneur, Rousille, parce que votre père est riche. Mais là-bas, croyez-m'en, c'est plus dur à remuer, et aussi plus grenant. »
  Elle hésita un peu, cessa de sourire, et demanda :
  - G Est-ce que les femmes travaillent aux champs?
  - Oh! que non! répondit vivement le gars. On les respecte et on les choie comme on peut faire dans vos Marais. Même ma mère, qui s'en va un peu à la glane, au temps du blé et des châtaignes, pour raper ce qui reste, on ne la voit point dans les champs, comme les hommes! Non, bien sûr, nos femmes sont moins dehors qu'a filer chez elles! »
  Rappelé aux dures conditions de sa vie de journalier, l'homme devint tout sérieux, et ajouta lentement :
  « Je ne manquerai jamais de travail, soyez tranquille. On me connaît, à plus de deux lieues autour des Châtelliers, pour un gars qui n'a pas peur de la besogne. Nous aurons notre maison à nous, et je serai comme mon père et comme ma mère, qui ne sont jamais plaints de rien, Rousille, pourvu que j'aie vos amitiés. »
  Il achevait à peine cette phrase d'humble amour, quand une voix appela, dans le chemin :
  «Rousille?
  - Nous sommes vendus, dit-elle toute pâle : c'est le père!»
  Tous deux demeurèrent immobiles, le cœur battant d'émotion, ne pensant plus qu'à cette voix qui allait s'élever de nouveau.
  Et, en effet, plus près, le métayer appela encore :
  «Rousille?»
  Elle ne résista pas. Prompte, elle fit signe à Jean Nesmy de rester sous le couvert des arbres. Puis, pliée en deux, elle se faufilla, jusqu'à la petite allée qui coupait le verger. Là elle se redressa, et elle aperçut le père, droit devant elle, au milieu du chemin de la ferme. Il la considéra un moment, toute blanche, haletante, décoiffée par les branches, et demanda :
  «Que faisais-tu là?»


Reproduction interdite






ANNEXE



La terre qui meurt by, René BAZIN
Editeur :   Hachette (1940)
A.S.I.N :   B0018IXY2Y
www.amazon.fr


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Wikipédia
René BAZIN

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