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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:30

Le Chapelier et son château, by A.-J. CRONIN

Présentation de l'Editeur





Néant















FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE







Titre :   Le Chapelier et son château
Auteur :   A.-J.   CRONIN
Edition :   Le Livre de Poche
6, avenue Pierre 1er de Serbie - Paris

numéros de référence : 549/550/551

(ATTER'S CASTLE)

TRADUIT DE L'ANGLAIS PAR MAURICE RÉMON

ROMAN

VOLUME TRIPLE


Dépôt légal n° 7695,   4è trimestre 1968.     Texte intégral

IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
6, place d'Alleray
Usine de La Flèche, le 20-12-1968.
30 - 31 - 0549 - 09

Poids :   360 grammes     Nombre de pages : 692

Livre épuisé chez l'Editeur

1er Dépôt : 3è trimestre 1940.

© Albin Michel, 1940.
Tous droits de traduction, de reproduction,
représentation théâtrale et adaptation cinématographique réservés pour tous pays.

Reliure :   Brochée illustrée couleurs recto & verso
TABLE DES MATIÈRES :  OUI

Format :   110 x 165 mm
I.S.B.N :   NON     Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT   Le Chapelier et son château, by A.-J. CRONIN   page: 208


  Le refuge qu'elle avait atteint était une misérable cabane, l'étable de la petite ferme. Construite en grosses pierres dont les interstices étaient bourrés de mousse, il y faisait chaud, et elle était si basse que la bourrasque glacée n'avait guère eu de prise sur elle et qu'elle avait échappé à sa fureur. L'air était imprégné d'une odeur mélangé de paille, de fumier et d'animaux. Les trois vaches, debout dans leurs stalles, remuaient doucement, avec résignation, leurs corps à peine visibles, mais dans l'ombre leurs pis blanchâtres étaient presque lumineux. De leurs grands yeux tristes, habitués à l'obscurité, elles regardaient avec timidité la bizarre créature humaine qui reposait, respirant à peine, sur le sol de l'étable. Puis, l'ayant reconnue inoffensive, elles s'en désintéressèrent et, tournant la tête, se remirent à ruminer tranquillement.
  Mary ne demeura qu'un moment dans une heureuse insensibilité : elle reprit connaissance sous le puissant aiguillon de la douleur. Des élancements pénibles la traversaient. cela commençait dans le dos, se répandait dans tout le corps, puis à l'intérieur des cuisses, avec une pression lente, puis foudroyante, qui aboutissait peu à peu à une crise intolérable. Alors, soudain, cela cessait, la laissant épuisée, anéantie.
  « Parlez bas, dit-elle.
  Pendant toute sa course tragique elle avait enduré ces accès. Ils devenaient insupportables, et, gisant dans l'ordure de l'étable, elle souffrait, les yeux clos. Les bras et les jambes étendus mollement, son corps, que Denis avait appelé son sanctuaire, était couché sur du fumier chaud et souillé de boue sèche. Ses dents serrées laissaient échapper des gémissements de douleur; des gouttes de sueur perlaient sur un front et coulaient lentement sur ses paupières baissées; ses traits déformés par la saleté et par ses épouvantables épreuves étaient impassibles, mais autour de sa tête l'émanation de ses souffrances semblait s'être condensée en un faible rayonnement translucide, qui entourait son visage mourant d'une sorte de nimbe.
  Les douleurs étaient maintenant moins espacées et la période aiguë durait davantage. Quand elle se calmait, l'attente passive de la prochaine était une torture, puis elle commençait, l'enveloppait avidement, la pénétrait de ses angoisses, se répandait dans tous ses nerfs. Les cris de Mary se mêlaient aux hurlements du vent qui ne cessait pas. Tout ce qu'elle avait souffert n'était rien auprès de son agonie actuelle. Son corps se tordait faiblement sur le sol de pierre et le sang se mêlait autour d'elle à la sueur et à la saleté. Elle implorait la mort, s'adressant dans son affolement à Dieu, à Denis, à sa mère, suppliant le Sauveur d'être clément, avec des soupirs qui s'échappaient par saccades de ses dents serrées. Le vent seul répondait à ses cris; s'élevant, hurlant, il se moquait d'elle en se ruant sur l'étable. Elle resta abandonnée là jusqu'à la minute où, alors qu'elle n'aurait pu survivre à une douleur exacerbée, l'ouragan atteignit le comble de sa violence et où, dans ce paroxysme de la tempête, elle mit au monde un fils. Elle resta consciente jusqu'à ce que la suprême torture se calmât, et quand elle n'en eut plus à endurer, elle sombra dans le profond abîme de l'oubli.




COUVERTURES



Le Chapelier et son château, by A.-J. CRONIN       Le Chapelier et son château, by A.-J. CRONIN



COMMENTAIRE en ligne



Le Chapelier et son château, by A.-J. CRONIN
www.amazon.fr


ANNEXE



Le Chapelier et son château, by A.-J. CRONIN
Editeur :   Le Livre de Poche (1967)
A.S.I.N :   B00FGQQB60
www.amazon.fr


ŒUVRES DE A.-J.   CRONIN




    Aux Éditions Albin Michel

  • LES CLÉS DU ROYAUME,   roman
  • LA DAME AUX ŒILLETS,   roman
  • SOUS LE REGARD DES ÉTOILES,   roman
  • AUX CANARIES,   roman
  • LA CITADELLE
  • TROIS AMOURS,   roman
  • LE DESTIN DE ROBERT SHANNON,   roman
  • LE JARDINIER ESPAGNOL,   roman
  • LE CHAPELIER ET SON CHATEAU,   roman
  • LES HOMMES PROPOSENT...,   pièce en trois actes
  • LES ANNÉES D'ILLUSION,   roman
  • SUR LES CHEMINS DE MA VIE,   autobiographie.
  • L'ÉPÉE DE JUSTICE,   roman
  • LA TOMBE DU CROISÉ,   roman
  • LES VERTES ANNÉES,   roman
  • ÉTRANGERS AU PARADIS,   roman
  • LA LUMIÈRE DU NORD,   roman
  • DEUX SŒURS,   roman
  • KALÉIDOSCOPE.
  • L'ARBRE DE JUDAS,   roman.
  • CONFIDENCES D'UNE TROUSSE NOIRE.
  • NOUVELLES CONFIDENCES D'UNE TROUSSE NOIRE.
  • LE SIGNE DU CADUCÉE,   roman.


  • Dans Le Livre de Poche :

  • LES CLÉS DU ROYAUME
  • LES ANNÉES D'ILLUSION.
  • L'ÉPÉE DE JUSTICE.
  • LA DAME AUX ŒILLETS
  • LE JARDINIER ESPAGNOL
  • LES VERTES ANNÉES.
  • LE DESTIN DE ROBERT SHANNON.
  • SOUS LE REGARD DES ETOILES.
  • LA CITADELLE.



LIENS



Wikipédia
A.-J. CRONIN



Bibliographie
Archibald-Joseph CRONIN

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