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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 16:49

Le Colonel CHABERT, by Honoré de BALZAC



Présentation de l'Editeur




A MADAME LA COMTESSE IDA DE BOCARMÉ
    NÉE DU
CHASTELER








FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 



Titre :   Le Colonel CHABERT   suivi de L'Empereur
Auteur :   Honoré de   BALZAC
Edition :   ÉDITIONS G. P., 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS

est le deuxième de la collection   “ ROUGE & OR ”

C. O. L. 11.0282     Dépôt légal n° 115          

Il a été achevé d' imprimer
pour les ÉDITIONS G. P. à Paris
en Septembre 1947
sur les presses de l'imprimerie M. DECHAUX



ILLUSTRATIONS DE QUÉMÉRÉ
couleurs & noir et blanc pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

Cinq clercs bien endentés, aux têtes crépues. p. 13
Je me précipitai sur ces entêtés-là. p. 17
La bête ou le cavalier s'étaient donc abattus. p. 37
J'entrai à Paris en même temps que les cosaques. p. 57
Cette maison semblait près de tomber en ruine. p. 65
Il avait à la bouche une de ces pipes notablement cullotées. p. 69
Dans la vallée de Montmorency... p. 89
Il fut reçu dans une jolie salle à manger d'hiver p. 97
La comtesse possédait là une délicieuse maison. p. 101
La comtesse se jeta aux pieds du Colonel. p. 121
... ainsi que les curieux mendiants parmi lesquels il se trouvait. p. 133
... un de ces vieux pauvres chenus et cassés... p. 143

Le fantassin se leva de dessus sa botte de foin. p. 153
Une coquille de noix, un petit navire de rien du tout. p. 165
Pour lors ce fut le règne de la misère et de la faim. p. 185



© COPYRIGHT 1947 by ÉDITIONS G.P. PARIS


Reliure :   Reliée sur cartonnage, dos orné
Présentation sous Jaquette couleurs à double volets avec texte
Nombre de pages : 188       TABLE DES CHAPITRES : OUI

Poids :   489 grammes     Format :   150 x 200 mm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON

PRINTED IN FRANCE

Livre épuisé chez l'Editeur



EXTRAIT   Le Colonel CHABERT, by Honoré de BALZAC   page 36


Le Colonel CHABERT, by Honoré de BALZAC -image-50-150




  Donc, monsieur, les blessures que j'ai reçues auront probablement produit un tétanos, ou m'auront mis dans une crise analogue à une maladie nommée, je crois, catalepsie. Autrement, comment concevoir que j'aie été, suivant l'usage de la guerre, dépouillé de mes vêtements, et jeté dans la fosse aux soldats par les gens chargés d'enterrer les morts? Ici, permettez-moi de placer un détail que je n'ai pu connaître que postérieurement à l'événement qu'il faut bien appeler ma mort. J'ai rencontré, en 1814, à Stuttgart, un ancien maréchal des logis de mon régiment. Ce cher homme, le seul qui avait voulu me reconnaître, et de qui je vous parlerai tout à l'heure, m'expliqua le phénomène de ma conversation en me disant que mon cheval avait reçu un boulet dans lle flanc au moment où je fus blessé moi-même. La bête rt le cavalier s'étaient donc abattus comme des capucins de carte. En me renversant, soit à droite, soit à gauche, j'avais été sans doute couvert par le corps de mon cheval qui m'empêcha d'être écrasé par les chevaux, ou atteint par des boulets. Lorsque je revins à moi, monsieur, j'étais dans une position et une atmosphère dont je ne vous donnerais pas une idée en vous en entretenant jusqu'à demain. Le peu d'air que je respirais était méphitique. Je voulus me mouvoir et ne trouvai point d'espace. En ouvrant les yeux, je ne vis rien. La rareté de l'air fut l'accident le plus menaçant et qui m'éclaira le plus vivement sur ma position. Je compris que là où j'étais l'air ne se renouvelait point et que j'allais mourir. Cette pensée m'ôta le sentiment de la douleur inexprimable par laquelle j'avais été réveillé. Mes oreilles tintèrent violemment. J'entendis, ou je crus entendre, je ne veux rien affirmer, des gémissements poussés par le monde de cadavres au milieu duquel je gisais. Quoique la mémoire de ces moments soit bien ténébreuse, quoique mes souvenirs soient bien confus malgré les impressions de souffrances encore plus profondes que je devais éprouver et qui ont brouillé mes idées, il y a des nuits où je crois encore entendre des soupirs étouffés! Mais il y a eu quelque chose de plus terrible que les cris, un silence que je n'ai jamais retrouvé nulle part, le vrai silence du tombeau.


Reproduction interdite





EXTRAIT   L'Empereur, by Honoré de BALZAC   page 163


L' Empereur, by Honoré de BALZAC -image-50-150




  Il se dit, voyant tout perdu là-bas : « Je suis le sauveur de la France, je le sais, faut que j'y aille. » Mais comprenez bien que l'armée n'a pas su son départ, sans quoi on l'aurait gardé de force, pour le faire empereur d'Orient. Aussi nous voilà tous tristes, quand nous sommes sans lui, parce qu'il était notre joie. Lui, laisse son commandement à Kléber, un grand mâtin qu'a descendu la garde, assassiné par un Égyptien qu'on a fait mourir en lui mettant une baïonnette dans le derrière, qui est la manière de guillotiner dans ce pays-là; mais ça fait tant souffrir, qu'un soldat a eu pitié de ce criminel, il lui a tendu sa gourde, et aussitôt a eu bu de l'eau, il a tortillé de l'œil avec un plaisir infini. Mais nous ne nous amusons pas à cette bagatelle. Napoléon met le pied sur une coquille de noix, un petit navire de rien du tout qui s'appelait la Fortune, et, en un clin d'œil, à la barbe de l'angleterre qui le bloquait avec des vaisseaux de ligne, frégates et tout ce qui faisait voile, il débarque en France, car il a toujours eu le don de passer les mers en une enjambée. Était-ce naturel!Bah! aussitôt qu'il est à Fréjus, autant dire qu'il a les pieds dans Paris. Là, tout le monde l'adore; mais lui, convoque le Gouvernement. « Qu'avez-vous fait de mes enfants les soldats? qu'il dit aux avocats; vous êtes un tas de galapiats qui vous fichez du monde, et faites vos choux gras de la France. Ça n'est pas juste, et je parle pour tout le monde qu'est pas content! » Pour lors, ils veulent habiller et le tuer; mais minute! Il les enferme dans leur caserne à paroles, les fait sauter par les fenêtres, et vous les enrégimente à sa suite, où ils deviennent muets comme des poissons, souples comme des blagues à tabac. De ce coup passe consul; et, comme ce n'était pas lui qui pouvait douter de l'Être Suprême, il remplit alors sa promesse envers le bon Dieu, qui lui tenait sérieusement parole; lui rend ses églises, rétablit sa religion; les cloches sonnent pour Dieu et pour lui. Voilà tout le monde content : primo, les prêtres qu'il empêche d'être tracassés; segondo, le bourgeois qui fait son commerce, sans avoir à craindre le rapiamus de la loi qu'était devenue injuste; tertio, les nobles qu'il défend d'être fait mourir, comme on en avait malheureusement contracté l'habitude. ..............................


Reproduction interdite








ANNEXE




Le Colonel CHABERT, by Honoré de BALZAC
Editeur :   Éditions G. P. Paris   Bibliothèque Rouge et Or souveraine (1947)
A.S.I.N :  B0000DS7TB
www.amazon.fr


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Wikipédia
Honoré de BALZAC

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