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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 19:46

Le rire de Sarah, by Renée MASSIP



Présentation de l'Editeur


 

    «Pourquoi vas-tu à Lourdes? » « As-tu vu des miracles? » Telles sont les questions que pose à l'auteur une amie fraternelle, témoin de sa jeunesse, et restée sereine sur les rives de l'incroyance.

    Cette amie représente le destin que l'auteur a, plus ou moins volontairement, esquivé.

    L'auteur répond. Elle va à Lourdes chaque année au service des malades. Elle ne tentera ni le reportage de cette « petite semaine » passée au service de ceux qui souffrent, ni le dialogue de sourds qu'est le plus souvent, même lorsque beaucoup d'affection s'en mêle, celui du croyant et de l'incroyant.

    Renée Massip n'a pas vu de miracles. Elle le dit sans confusion car elle a découvert celui dont on ne lui avait jamais parlé, et qui est permanent à Lourdes, bien que pour beaucoup il passe inaperçu : le miracle de la charité.

    Éblouie par cette humble découverte elle connaît la joie qui est promise à chacun, à n'importe quel moment de sa vie, et qui est celle d'aimer. Elle-même rit de cette promesse. Elle rit comme Sara, la femme d'Abraham, qui a quatre-vingt-dix ans, et à qui Dieu promet qu'elle enfantera. Mais comment Sara a-telle ri le jour où elle a tenu dans ses bras l'enfant de la promesse?



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 

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Titre :   Le rire de Sara
Auteur :   Renée   MASSIP
Edition :   GALLIMARD     nrf   

Dépôt légal : 4è trimestre 1967.    
N° d'éd. 12881. - N° d'Imp. 9074.

Imprimé en France


ACHEVÉ D'IMPRIMER
EN SEPTEMBRE 1967 PAR
EMMANUEL GREVIN et FILS
A LAGNY-SUR-MARNE


Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
résevés pour tous les pays, y compris l'U. R. S. S.

© Éditions Gallimard 1966.

Reliure :   Relié sur carton souple à double volets.
Nombre de pages : 237         TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   205 grammes             Format :   140 x 205 mm
I.S.B.N :   NON       Code Barre = EAN :   NON


CITATION


 

... Yahvé dit à Abraham : « Pourquoi Sara a-t-elle ri, se disant : "Vraiment, vais-je encore enfanter, alors que je suis devenue vieille?"
Y a-t-il rien de trop merveilleux pour Yahvé? A la même saison, l'an prochain, je reviendrai chez toi et Sara aura un fils.» Sara démentit :
« Je n'ai pas ri », dit-elle, car elle eut peur, mais il répondit : « Si, tu as ri. »



Genèse,   XVIII,   9.


COMMENTAIRE en ligne



Le rire de Sara, by Renée MASSIP


ANNEXE



Le rire de Sara, by Renée MASSIP
Editeur :   Gallimard nrf, (1967)
A.S.I.N :   B0000DQD0E
www.amazon.fr


DU MÊME AUTEUR



  • LA RÉGENTE
  • LA PETITE ANGLAISE
  • LES DÉESSES
  • LA MAIN PATERNELLE.
  • LA BÊTE QUATERNAIRE.

  (Prix Interallié.)


EXTRAIT   Le rire de Sara, by Renée MASSIP   page 41


 



  Une dame m'a confié un jour la crainte parfois panique qu'elle eut, dans son enfance, d'être choisie par Dieu pour une vision. Et je l'écoutais, l'orgueilleuse qui prenait ses crises de sentiment de culpabilité pour la preuve que son cœur était humble; je l'écoutais avec un certain amusement, me disant qu'elle aurait pu s'épargner cette crainte... mais j'ai réfléchi à la fois à ma réaction de censeur de Dieu et à cette crainte qui était celle d'un cœur mystique à sa manière. Elle croyait enfantinement que Dieu choisit pour se révéler, comme choisit un professeur dans une classe : « Répondez, élève... UN tel », et elle cachait son visage dans son pupitre, effrayée comme celui qui a le sentiment de ne pas savoir sa leçon. Elle était le nom comme Bernadette était le oui total, acceptant la volonté de Dieu comme elle se manifesterait, joies et misères.
  Elevée en dehors de tout catéchisme, je n'ai jamais eu de crainte semblable. Parfois la solitude d'un midi d'été m'a paru peuplée de choses invisibles. Elles m'entouraient, me pressaient de comprendre, et mon cœur battait comme certains soirs, quand, passant près du cimetière, je redoutais d'être poursuivie par ces feux follets qui, paraît-il, s'animaient à votre course, très scientifiquement explicables, mais effrayants, surtout en un tel lieu. La dame avait peur d'une autre manière, elle savait que lorsqu'on entre dans l'ordre de la vision, transcendant celui de la foi, qui est le nôtre, ce n'est pas dans une vie de confort terrestre que l'on entre, avec des succès et des satisfactions, mais dans une vie ouverte à tous les courants d'air, et que Bernadette a fini à Nevers, malade et moquée de presque tous... Ah! on est libre de choisir, comme au clavier des orgues, le registre « terrestre » ou « céleste »... et je comprends que tu aies choisi le registre « terrestre » résolument. Ce qui n'est pas possible, c'est de trouver un clavier intermédiaire; et c'est ce que la dame cherchait, c'est ce que nous cherchons plus ou moins habilement tous, le clavier terrestro-céleste, un chant qui donnerait le change à Dieu et nous ménagerait le bonheur sur terre.




LIENS



Wikipédia
Renée MASSIP

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