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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 06:26

 LES DESMICHELS : Tome 04 La Demoiselle, by Thyde MONNIER




Présentation de l'Editeur




Néant





à ma sœur Janou
en souvenir de Mane



FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


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Titre :   LES DESMICHELS : Tome 04 La Demoiselle
Auteur :   Thyde   MONNIER
Edition :   RENÉ JULLIARD     roman
sequana
33   RUE DE NAPLES, 33

Copyright by René Julliard, Paris 1945.

Reliure :   Relié sur carton souple
Feuilles coupées main.
Nombre de pages : 405       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   300 grammes     Format :   120 x 185 mm
I.S.B.N :   NON              Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT   LES DESMICHELS : Tome 04 La Demoiselle, by Thyde MONNIER   page 11


 

LES DESMICHELS : Tome 04 La Demoiselle, by Thyde MONNIER
LES DESMICHELS : Tome 04 La Demoiselle, by Thyde MONNIER -image-60-150




E château, c'est la première chose qu'Aubette Vernay distingue du village. Il fait une masse grise au-dessus de la colline. Elle demande au voiturier :
  - Il est à l'abandon?
  - Non, dit-il, il en a l'air, mais il ne l'est pas.
  - Il en a l'air, dit Aubette.
  - quand on arrive par la route de l'ouest, on voit bien son côté de maison bonne, mais d'ici tout semble mort.
  - Il est habité? demande encore Aubette.
  - Oui, dit le voiturier.
  Il crache un jet de salive et ajoute :
  - C'est pas des gens à fréquenter.
  Aubette le regarde en dessous. C'est un homme robuste vêtu de velours côtelé, avec un visage taillé grossièrement et qui a l'air honnête. Quand elle est descendue du train, elle l'a trouvé sur le quai de la gare, où il était presque seul. Il paraissait chercher. alors elle a dit : « Pardon monsieur, quelqu'un m'attend de la part du maire de Roncières? Je suis l'institutrice. - Ah, c'est vous? a-t-il dit. C'est moi que le maire a envoyé à votre rencontre. »
  Elle a répondu merci et il a chargé son bagage. Depuis, ils n'ont guère parlé que du temps et de cette guerre qui dure toujours. A présent, un paquet de toits serréss les uns contre les autres, vient se placer au bout de la route. Aubette Vernay comprend qu'enfin elle est arrivée. « C'est ici, pense-t-elle, Roncières-le-haut ».
  Elle connaît déjà Roncières-sur-Rabiou : Le gros bourg de la plaine pose ses maisons bien à plat, séparées par des jardins, au long de la route qui traverse le torrent sur un pont. En arrivant, on en voit une, puis une et ainsi jusqu'à la fin des façades où la campagne reprend. Ici ce n'est pas pareil. Depuis douze kilomètres, on monte entre du taillis de chênes, des morceaux de champs, des écroulements de rochers. On aurait pu croire qu'on était au bout du monde et qu'il n'y aurait plus jamais de maisons. Et puis tout d'un coup, à ce tournant, on a vu toutes celles-ci à la fois, jetées en faisceau devant les yeux. Et au-dessus d'elle, leur faisant comme une couronne au sommet de la colline, surgit cette masse grise qu'on appelle le château. » Roncières-le-Haut, c'est donc là que je vais vivre? » pense encore Aubette.
  - Nous y voilà, dit l'homme.
  La route poussiéreuse devient rue, s'étranglant à droite par un garage fermé, à gauche par la Coopérative vinicole où en ce moment, des hommes s'agitent dans une buée rougeâtre, dand une odeur forte de grappes pressées. Ils sont nus jusqu'à la ceinture, la sueur trempe leur torse, ils se retournent au passage et lancent un bonjour.
  - Y font le vin, dit le voiturier. Y a une bonne récolte. Si nous avons pas de quoi manger, nous aurons de quoi boire!
  Après quelques jardins, voici la première maison. Le cheval s'arrête de lui-même devant une porte ouverte. Une grosse femme jeune en tient tout le milieu, une ronde petite fille est devant elle. Aubette descend et lit : « Café Saretti ».
  - Ah, c'est vous! dit la femme.
  - C'est nous autres, dit l'homme. Avec les bêtes, tu marches pas comme avec l'auto. Voilà l'institutrice, ajoute-t-il.
  - Dis bonjour à la Demoiselle, commande la femme.
  Mais la petite fille se rencogne contre sa mère.
  - Alors Julia, dit le père Saretti, tu sais plus dire bonjour?
  - Faites pas attention, dit la mère, elle a honte. C'est une bécasse.




COUVERTURES


 

 LES DESMICHELS : Tome 04 La Demoiselle, by Thyde MONNIER       LES DESMICHELS : Tome 04 La Demoiselle, by Thyde MONNIER




NOTES SUR LA FAMILLE DESMICHELS


 

  Il y a deux particularités dans l'arbre généalogique des Desmichels. La première, c'est que le nom en a été changé depuis la prospérité du domaine et que les sept enfants de Firmin Michel : Antoine, Sébastien, Pierre, Louise, Marguerite, Rosine, Florestan, s'appelleront Desmichels en un seul mot au lieu de MicheL.
  La seconde remarque sur laquelle doit se porter l'attention du lecteur, c'est qu'avec Laurent, fils du couple Vincent Michel dit Bellequique, et Fleurie Guirand qui lui apporte le domaine, l'illégalité entre dans la famille par l'amour de Laurent Michel pour Pascaline Arvin-Bérod et la naissance adultérine de Pascal Nans. Cependant, Laurent, d'autre part, fait souche légitime avec Thérèse Aiguier, sa femme, de qui le fils, Firmin Michel, restera héritier de la Guirande.
  La naissance illégitime de Pascal Nans, ignorée de chacun et longtemps de lui-même, n'aurait intéressée en rien la famille Desmichels si le destin n'avait voulu que Firmin et Pascal, devenus hommes, aiment la même femme : Félicie Venel, et en soient aimés, le premier comme mari, le second comme amant d'une seule nuit. Antoine, le premier fils de Firmin, est ainsi engendré par Pascal, mais sans que l'affirmation en soit jamais faite par les intéressés. Il faut au berger Nans, le hasard qui lui découvre, chez Antoine, le goût savoyard de la sculpture sur bois, pour qu'il comprenne qu'il est le père. Cependant, il meurt sans trahir le secret. (Nans le berger.)
  Antoine, révolté contre Michel, son père légal, abandonne le domaine et fait souche avec Arnaude Coumiane. (Grand-Cap.) Leurs fils sont Joseph et Félicien, tués à la guerre et enfin Ollivier, seul garçon continuant la lignée Desmichels. C'est lui que le lecteur suivra avec sa femme Sylvaine Resplandin, dans Le Pain des Pauvres, puis dans Les Forces vives, où se terminera l'étude de cette famille. La vie de ses frères, tantes, oncles, cousins, se poursuivra à travers Grand-Cap, La Demoiselle, Travaux, Le Figuier stérile.
  Une observation, extrêmement importante, a sa place ici : En enfantant avec Pascal Nans, de pur sang savoyard, son premier fils Antoine, Félice Venel a évité involontairement à cette branche, les atteintes de la grave maladie ignorée de ceux même qui en semaient le germe, sauf de celui qui l'a apportée dans la famille et l'a transmise à sa fille Thérèse qui en est touchée jusqu'à la mort, le père Aiguier. A leur tour, paieront leur tribut au mal sournois la syphilis : Firmin Michel, par son caractère intraitable et son orgueil démesuré, son fils Pierre par la folie, sa fille Louise par la neurasthénie, sa fille Marguerite par le désaxement, sa fille Rosine par ses colères. Jusque chez Vincente et Faustin (fille et fils de Marguerite), chez Aubette (fille de Rosine), le sang chariera des impuretés. Seul, par l'amour illégal de sa grand'mère, Ollivier est sauvé du virus avec sa descendance : Arnaud, Sylve et Fleurie Desmichels.

(Les Forces vives.)
Thyde MONNIER.
7 décembre 1943.
N.-B.   Tous les personnages de ce livre sont imaginaires.






CITATION



    « La vie est un drôle d'instrument
on voudrait en jouer
et l'on ne sait comment. »



EDITION ORIGINALE


 

IL A ÉTÉ TIRÉ DE CET OUVRAGE MILLE EXEMPLAIRES SUR VÉLIN BLANC ET CINQUANTE EXEMPLAIRES SUR VÉLIN LAFUMA NUMÉROTÉS DE 1 A L, PLUS DIX EXEMPLAIRES SUR VÉLIN, HORS COMMERCE, NUMÉROTÉS DE 51 A 60 (H.   C.), LE TOUT CONSTITUANT L'ÉDITION ORIGINALE




ANNEXE



LES DESMICHELS : Tome 04 La Demoiselle, by Thyde MONNIER
Editeur :   Julliard (1 janvier 1945)
A.S.I.N:   B003BQ1Z7C
www.amazon.fr


OUVRAGES DU MÊME AUTEUR


 

  • CETTE VIEILLE ROMANCE   (Poèmes).
    TABLETTES SAINT-RAPHAËL,1923)   Epuisé..
  • MON BEL ÉTÉ   (Proses).   Editions Parisiennes, Paris.
  • OR MOI, BATEAU PERDU   (Poèmes).
    (MESSEIN, Paris.   Prix de la Proue, 1936.


  • LES PETITES DESTINÉES :

      I.   La Rue Courte (GRASSET,   Prix Cazes,   1937.)
      II.   Annonciata (GRASSET,   Paris,   1939.)



  • LES DESMICHELS :

      I. Grand-Cap   (GRASSET,   Paris,   1937.)
      II. Le Pain des Pauvres   (GRASSET,   Prix Victor-Margueritte,   1938.)
      III. Nans-le-Berger   (Prix de la Guilde   1942.   René JULLIARD,   SEQUANA,   1943.)
      V. Travaux.   ( à paraître chez René JULLIARD, SÉQUANA, Paris.)




  • PIERRE PACAUD :

      I. Fleuve   (Edit. MILIEU DU MONDE, Genève,   1942.)
      II. Barrage d'Arvillard   (à paraître aux Edit. MILIEU DU MONDE, Genève.)




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