Partager l'article ! Les mémoires d'un âne, by Comtesse de Ségur: Présentation de l'Editeur Néant ...
Néant
Titre : Les mémoires d'un âne
Auteur : Comtesse de SÉGUR
Edition : ÉDITIONS G.P., 80, RUE SAINT-LAZARRE, PARIS
est le vingt-troisième de la BIBLIOTHÈQUE ROUGE & OR
Il a été achevé d'imprimer
pour les ÉDITIONS G. P., à Paris
en Février 1949
sur les presses de Gaston Maillet et Cie, à St-Ouen
Photogravure S. T. O.
ILLUSTATIONS DE GUY SABRAN
Couleurs et noir & blanc pleine page et in textes et,
noir & blanc in texte.
Cette méchante femme s'asseyait au-dessus des paniers (p. 6).
Je m'élançai sur les palissades qui entouraient la prairie (p. 13).
Ernest reparut, suivi de toute la bande. (p. 24).
Je me suis mis à braire de toutes mes forces (p. 31).
« Cadichon, tu es bon, tu ne me grondes jamais » (p. 40).
Un bâtiment en face de mon écurie s'était écroulé (p. 44).
J'étais haletant, mais heureux et triomphant (p. 57).
Les ruines d'un vieux couvent et d'une ancienne chapelle (p. 70).
« S'ils n'était pas un âne, il mériterait la croix » (p. 81).
Ils s'élancèrent avec fureur sur les gendarmes (p. 82).
Il fallait suivre les chasseurs qui s'amusaient (p. 102).
Et voilà Médor poursuivi par ces méchants vauriens (p. 116).
Je profitai de sa chute pour enfoncer le bonnet (p. 135).
Le poney ne tarda pas à me devancer : je le suivis de près (p. 148).
J'avais fini par ne plus être aimé de personne (p. 166).
Je reconnus avec surprise le pauvre maître de Mirliflore (p. 172).
Je me décidai à coucher dans un bois de sapins (p. 180).
Deux gros chiens, attirés par l'odeur du repas (p. 207).
« Moi j'ai plus de courage que toi : tu vas voir » (p. 216).
C. O. L. 11.082 ÉDITION 1950 Dépôt légal n° 169
Il a été imprimé par M. Déchaux à Paris
© COPYRIGHT 1949 BY EDITIONS G.P., PARIS
Printed in France
Reliure : Cartonnée;
Nombre de pages : 222 TABLE DES MATIÈRES : NON
Poids : 222 grammes Format : 145 x 200 mm
I.S.B.N : NON Code Barre = EAN : NON
Livre épuisé chez l' Editeur
LA MAMAN
Comment, au contraire! Ecoute, Pauline, tu m'impatientes; je veux que tu me dises ce que tu as fait, et pourquoi tu m'as quittée depuis près d'une heure. »
En effet, l'arrangement de mes poils avait été très long; il avait fallu enlever le papier collé derrière le médaillon, ôter le verre, placer les polis et recoller le tout.
Pauline hésita encore un instant; puis elle dit bien bas et en hésitant bien fort :
« J'ai coupé des polis de Cadichon pour...
LA MAMAN, avec impatience.
Pour? Eh bien! achève donc! Pour quoi faire?
PAULINE, très bas.
Pour mettre dans le médaillon.
LA MAMAN, avec colère.
Dans quel médaillon?
PAULINE
Dans celui que vous m'avez donné.
LA MAMAN, de même.
Celui que je t'ai donné avec mes cheveux! Et qu'as-tu fait de mes cheveux?
- Ils y sont toujours; les voilà, répondit la pauvre Pauline en présentant le médaillon.
- Mes cheveux mêlés avec les polis de l'âne! s'écria la maman avec emportement. Ah! c'est trop fort! Vous ne méritez pas, mademoiselle, le présent que je vous ai fait. Me mettre au rang
d'un âne! Témoigner à un âne la même tendresse qu'à moi! »
Et, arrachant le médaillon des mains de la malheureuse Pauline stupéfaite, elle le lança à terre, piétina dessus et le brisa en mille morceaux. Puis, sans regarder sa fille, elle sortit de
l'écurie en fermant la porte avec violence.
Pauline, surprise, effrayée de cette colère subite, resta un moment immobile. Elle ne tarda pas à éclater en sanglots, et, se jetant à mon cou, elle me dit :
« Cadichon, Cadichon, tu vois comme on me traite! On ne veut pas que je t'aime, mais je t'aimerai malgré eux et plus qu'eux, parce que toi tu es bon, tu ne me grondes jamais; tu ne me
causes jamais aucun chagrin, et tu cherches à m'amuser dans nos promenades. Hélas! Cadichon, quel malheur que tu ne puisses ni me comprendre ni me parler! Que de choses je te dirais! »
Pauline se tut : et elle se jeta par terre et continua à pleurer doucement. J'étais touché et attristé de son chagrin, mais je ne pouvais la consoler ni même lui faire savoir que je la
comprenais. J'éprouvais une colère furieuse contre cette mère qui, par bêtisse ou par excès de tendresse pour sa fille, la rendait malheureuse. Si j'avais pu, je lui aurais fait comprendre le
chagrin qu'elle causait à Pauline, le mal qu'elle faisait à cette santé si délicate, mais je ne pouvais parler, et je regardais avec tristesse couler les larmes de Pauline. Un quart d'heure à
peine s'était écoulé depuis le départ de la maman, lorsqu'une femme de chambre ouvrit la porte, appela Pauline, et lui dit :
Reproduction interdite
Le mémoires d' âne, by Comtesse de SÉGUR
Editeur : Editions G.P. Paris ( 1949)
Collection : Souveraine
I.S.B.N-10 : B00387YSCS
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