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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:52

Les mémoires d'un âne, by Comtesse de SEGUR

 

 

Présentation de l'Editeur


DÉLAISSANT pour une fois les héros enfantins qu'elle a su nous rendre familiers, la Comtesse de Ségur, dans ce petit livre divertissant, se fait la mémorialiste du brave Cadichon. Elle nous y enseigne avec infiniment d'esprit que les animaux peuvent porter sur l'homme des jugements pleins de logique, et que l'âne en particulier n'est pas si bête qu'on le croit communément. Il est vrai, on le verra, que Cadichon est un âne exceptionnel.
  Têtu comme ceux de son espèce, indépendant, fantasque, espiègle même, à ses heures, capable toutefois de dévouement et d'affection, Cadichon souffre beaucoup de l'incompréhension, du mépris ou de l'indifférence de ses maîtres successifs, et toutes ses mésaventures ne sont que le résultat de leur propre aveuglement. Mais si les coups de trique et les humiliations ne lui sont pas mesurées par les gens du village et les enfants du château, il trouvera en revanche, beaucoup de douceur et de compassion chez la gentille Pauline, qu'il sauvera d'un incendie, chez ses petits amis Jacques et Jeanne, à qui il prouvera sa gratitude en dépistant les dangereux bandits qui menacent leur foyer. Ainsi, en forçant l'estime de ceux qu'il sert, il arrivera peu à peu à trouver les bons maîtres qui lui assureront une heureuse vieillesse.
  Garçons et filles apprécieront également cette évocation tour à tour souriante et mélancolique d'une existence de bête. Ils aimeront le pauvre Cadichon, et la lecture attachante de ses Mémoires leur démontrera qu'il faut toujours se montrer doux et compatissant pour les plus humbles serviteurs de l'homme.

 


23   G. F. 8 à 12

 

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Les mémoires d'un âne
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   ÉDITIONS G.P., 80, RUE SAINT-LAZARRE, PARIS

est le vingt-troisième de la BIBLIOTHÈQUE ROUGE & OR

Il a été achevé d'imprimer
pour les ÉDITIONS G. P., à Paris
en Février 1949
sur les presses de Gaston Maillet et Cie, à St-Ouen
Photogravure S. T. O.


ILLUSTATIONS DE GUY SABRAN
Couleurs et noir & blanc pleine page et in texte et,
noir & blanc in texte.

Cette méchante femme s'asseyait au-dessus des paniers   (p. 6).
Je m'élançai sur les palissades qui entouraient la prairie   (p. 13).
Ernest reparut, suivi de toute la bande.   (p. 24).
Je me suis mis à braire de toutes mes forces   (p. 31).
« Cadichon, tu es bon, tu ne me grondes jamais »   (p. 40).
Un bâtiment en face de mon écurie s'était écroulé   (p. 44).
J'étais haletant, mais heureux et triomphant   (p. 57).
Les ruines d'un vieux couvent et d'une ancienne chapelle   (p. 70).
« S'ils n'était pas un âne, il mériterait la croix »   (p. 81).
Ils s'élancèrent avec fureur sur les gendarmes   (p. 82).
Il fallait suivre les chasseurs qui s'amusaient   (p. 102).
Et voilà Médor poursuivi par ces méchants vauriens (p. 116).
Je profitai de sa chute pour enfoncer le bonnet   (p. 135).
Le poney ne tarda pas à me devancer : je le suivis de près   (p. 148).
J'avais fini par ne plus être aimé de personne   (p. 166).
Je reconnus avec surprise le pauvre maître de Mirliflore   (p. 172).
Je me décidai à coucher dans un bois de sapins   (p. 180).
Deux gros chiens, attirés par l'odeur du repas   (p. 207).
« Moi j'ai plus de courage que toi : tu vas voir »   (p. 216).


C. O. L. 11.082     ÉDITION 1950     Dépôt légal n° 169

© COPYRIGHT 1949 BY EDITIONS G.P., PARIS

Printed in France

Reliure :   Cartonnée;
Nombre de pages : 222       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   222 grammes     Format :   145 x 200 mm
I.S.B.N :   NON                 Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

EXTRAIT   Les mémoires d'un âne, by Comtesse de SÉGUR   page : 39


Les mémoires d'un âne, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




    LA MAMAN
  Comment, au contraire! Ecoute, Pauline, tu m'impatientes; je veux que tu me dises ce que tu as fait, et pourquoi tu m'as quittée depuis près d'une heure. »
  En effet, l'arrangement de mes poils avait été très long; il avait fallu enlever le papier collé derrière le médaillon, ôter le verre, placer les polis et recoller le tout.
  Pauline hésita encore un instant; puis elle dit bien bas et en hésitant bien fort :
  « J'ai coupé des polis de Cadichon pour...

    LA MAMAN, avec impatience.
  Pour? Eh bien! achève donc! Pour quoi faire?

    PAULINE, très bas.
  Pour mettre dans le médaillon.

    LA MAMAN, avec colère.
  Dans quel médaillon?

    PAULINE
  Dans celui que vous m'avez donné.

    LA MAMAN, de même.
  Celui que je t'ai donné avec mes cheveux! Et qu'as-tu fait de mes cheveux?
  - Ils y sont toujours; les voilà, répondit la pauvre Pauline en présentant le médaillon.
  - Mes cheveux mêlés avec les polis de l'âne! s'écria la maman avec emportement. Ah! c'est trop fort! Vous ne méritez pas, mademoiselle, le présent que je vous ai fait. Me mettre au rang d'un âne! Témoigner à un âne la même tendresse qu'à moi! »
  Et, arrachant le médaillon des mains de la malheureuse Pauline stupéfaite, elle le lança à terre, piétina dessus et le brisa en mille morceaux. Puis, sans regarder sa fille, elle sortit de l'écurie en fermant la porte avec violence.
  Pauline, surprise, effrayée de cette colère subite, resta un moment immobile. Elle ne tarda pas à éclater en sanglots, et, se jetant à mon cou, elle me dit :
  « Cadichon, Cadichon, tu vois comme on me traite! On ne veut pas que je t'aime, mais je t'aimerai malgré eux et plus qu'eux, parce que toi tu es bon, tu ne me grondes jamais; tu ne me causes jamais aucun chagrin, et tu cherches à m'amuser dans nos promenades. Hélas! Cadichon, quel malheur que tu ne puisses ni me comprendre ni me parler! Que de choses je te dirais! »
  Pauline se tut : et elle se jeta par terre et continua à pleurer doucement. J'étais touché et attristé de son chagrin, mais je ne pouvais la consoler ni même lui faire savoir que je la comprenais. J'éprouvais une colère furieuse contre cette mère qui, par bêtisse ou par excès de tendresse pour sa fille, la rendait malheureuse. Si j'avais pu, je lui aurais fait comprendre le chagrin qu'elle causait à Pauline, le mal qu'elle faisait à cette santé si délicate, mais je ne pouvais parler, et je regardais avec tristesse couler les larmes de Pauline. Un quart d'heure à peine s'était écoulé depuis le départ de la maman, lorsqu'une femme de chambre ouvrit la porte, appela Pauline, et lui dit :


Reproduction interdite

 

 

 


 

 

ANNEXE


Le mémoires d' âne, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Editions G.P. Paris ( 1949)
Collection :   Bibliothèque Rouge & Or
I.S.B.N-10 :   B00387YSCS
www.amazon.fr

 

LIENS



Wikipédia
Comtesse de SÉGUR

Bibliographie de
Comtesse de SÉGUR
 

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