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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 09:07

Lettres de mon moulin, by Alphonse DAUDET


Présentation de l'Editeur


 

CES admirables récits sont tous devenus célèbres : “ La Chèvre de Monsieur Seguin ”, “ L'Arlésienne ”, “ La Mule du Pape ”, “ Le Curé de Cucugnan ”, “ Le Sous-Préfet aux Champs ”...
  Fidèles reflets de la poèsie et de la bonne humeur de notre Midi, ils sont un incomparable mélange de malice, d'émotion et de verve. Daudet sympathise avec les humbles, avec les bêtes, avec les plantes. Chaque phrase n'est pas seulement merveilleusement ouvrée, elle est “ vécue ” et profondément sentie. Chaque récit est un petit chef-d'œuvre.


F.G. tous les âges.





A

MA FEMME


FICHE TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Lettres de mon moulin
Auteur :   Alphonse DAUDET
Edition :   HACHETTE

IDÉAL - BIBLIOTHÈQUE

numéro de référence : 24

ILLUSTRATIONS DE Albert CHAZELLE
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
noir & blanc in texte

C'est du blé!... Seigneur Dieu!... Du bon blé!...   p. 19
Mes yeux ne pouvaient se lasser de la regarder...   p. 33
Soudain, un choc formidable...   p. 65
Un grand bel ange avec une robe resplendissante...   p. 77
Le vieux avait tenu à aller chercher ses cerises lui-même...   p. 85
On les voit agiter leurs longues manches...   p. 93
Monsieur le sous-préfet faisait des vers...   p. 97
Le vieux portefeuille s'était crevé en tombant.   p. 105
Sid'Omar donne audience et rend justice.   p. 131
Le tambour mordait l'orange à pleines dents.   p. 143
Elle écoutait son José chanter pour l'Arlésienne.   p. 152 & 153
Le père Gaucher retourna à ses alambics...   p. 161
De vieilles paysannes qui vont au marché...   p. 173


IMPRIMERIE NATIONALE DE MONACO S. A.
20-09-1186-18 - Dépôt légal n° 6960 - 2e trimestre 1968

Poids :   grammes     Nombre de pages : 186

CHOIX POUR LA JEUNESSE
© LIBRAIRIE HACHETTE,   1952
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   cartonnée éditeur titre doré au dos
Présentation sous jaquette à double volets avec texte, illustrée couleurs in recto
Imprimé en France
par BOUCHY - Paris
TABLE DES MATIÈRES :  OUI

Format :   120 x 170 mm
I.S.B.N :   2 - 01 - 001591- 6     Code Barre = EAN :   NON


Livre épuisé chez l' Editeur




COUVERTURES


 

Lettres de mon moulin, by Alphonse DAUDET       Lettres de mon moulin, by Alphonse DAUDET







EXTRAIT   La chèvre de Monsieur Seguin, by Alphonse DAUDET   page 23


 

Lettres de mon moulin, by Alphonse DAUDET -image-50-150




    A M. Pierre Gringoire, poète lyrique à Paris.

  TU SERAS toujours le même, mon pauvre Gringoire!
  Comment! on t'offre une place de chroniqueur dans un bon journal de Paris, et tu as l'aplomb de refuser... Mais regarde-toi, malheureux garçon! Regarde ce pourpoint troué, ces chausses en déroute, cette face maigre qui crie la faim. Voilà pourtant où t'a conduit la passion des belles rimes! Voilà ce que t'ont valu dix ans de loyaux services dans les pages du sire Apollo... Est-ce que tu n'as pas honte, à la fin?
  Fais-toi donc chroniqueur, imbécile! fais-toi chroniqueur! Tu gagneras de beaux écus à la rose, tu auras ton couvert chez Brébant, et tu pourras te montrer les jours de première avec une plume neuve à ta barette...
  Non? Tu ne veux pas? Tu prétends rester libre à ta guise jusqu'au bout... Eh bien, écoute un peu l'histoire de La Chèvre de M. Seguin. Tu verras ce que l'on gagne à vouloir vivre libre.
.........................
  ... Ah! Gringoire qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin! Qu'elle était jolie avec yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande! C'était presque aussi charmant que le cabri d'Esméralda, tu te rappelles, Gringoire? - et puis docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un amour de petite chèvre...
  M. Seguin avait derrière sa maison un clos entouré d'aubépines. C'est là qu'il mit sa nouvelle pensionnaire. Il l'attacha à un pieu, au plus bel endroit du pré, en ayant soin de lui laisser beaucoup de corde, et de temps en temps, il venait voir si elle était bien. La chèvre se trouvait très heureuse, et broutait l'herbe de si bon cœur que M. seguin était ravi.
-  Enfin, pensait le pauvre homme, en voilà une qui ne s'ennuiera pas chez moi! .
  M. Seguin se trompait, sa chèvre s'ennuya.

  Un jour, elle se dit en regardant la montagne :
  « Comme on doit être bien là-haut! Quel plaisir de gambader dans la bruyère, sans cette maudite longe qui vous écorche le cou!... C'est bon pour l'âne ou pour le bœuf de brouter dans un clos!... Les chèvres, il leur faut du large. »
  A partir de ce moment, l'herbe du clos lui parut fade. L'ennui lui vint. Elle maigrit, son lait se fit rare. C'était pitié de la voir tirer tout le jour sur sa longe, la tête tournée du côté de la montagne, la narine ouverte, en faisant Mé... tristement.
  M. Seguin s'apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne savait pas ce que c'était... Un matin, comme il achevait de la traire, la chèvre se retourna et lui dit dans son patois:
  « Ecoutez, monsieur Seguin, je me languis chez vous, laissez-moi aller dans la montagne.


Reproduction interdite





EXTRAIT   Les étoiles, by Alphonse DAUDET   page 30


 

Les étoiles, by Alphonse DAUDET-image-50-150




  Or, un dimanche que j'attendais les vivres de quinzaine, il se trouva qu'ils n'arrivèrent que très tard. Le matin je me disais : « C'est la faute de la grand-messe »; puis, vers midi, il vint un gros orage, et je pensai que la mule n'avait pas pu se mettre en route à cause du mauvais état des chemins. Enfin, sur les trois heures, le ciel étant lavé, la montagne luisante d'eau et de soleil, j'entendis parmi l'égouttement des feuilles et le débordement des ruisseaux gonflés, les sonnailles de la mule, aussi gaies, aussi alertes qu'un grand carillon de cloches un jour de Pâques. Mais ce n'était pas le petit miarro ni la vieille Norade qui la conduisait. C'était... devinez qui!... notre demoiselle, mes enfants! notre demoiselle en personne, assise droite entre les sacs d'osier, toute rose de l'air des montagnes et du rafraîchissement de l'orage.
  Le petit était malade, tante Norade en vacances chez ses enfants. La belle Stéphanette m'apprit tout ça, en descendant de sa mule, et aussi qu'elle arrivait tard parce qu'elle s'était perdue en route; mais à la voir si bien endimanchée, avec son ruban à fleurs, sa jupe brillante et ses dentelles, elle avait plutôt l'air de s'être attardée à quelque danse que d'avoir cherché son chemin dans les buissons. O la mignonne créature! Mes yeux ne pouvaient se lasser de la regarder. Il est vrai que je ne l'avais jamais vue de si près. Quelquefois l'hiver, quand les troupeaux étaient descendus dans la plaine et que je rentrais le soir à la ferme pour souper, elle traversait la salle vivement, sans guère parler aux serviteurs, toujours parée et un peu fière... Et maintenant, je l'avais là devant moi, rien que pour moi; n'etait-ce pas à en perdre la tête?
  Quand elle eut tiré les provisions du panier, Stéphanette se mit à regarder curieusement autour d'elle. Relevant un peu sa belle jupe du dimanche qui aurait pu s'abîmer, elle entra dans le parc, voulut voir le coin où je couchais, la crèche de paille avec la peau de mouton, ma grande cape accrochée au mur, ma crosse, mon fusil à pierre. Tout cela l'amusait.


Reproduction interdite


ANNEXE



Lettres de mon moulin, by Alphonse DAUDET
Editeur :   Hachette Idéal-Bibliothèque (1960)
I.S.B.N-10 :   B0031JP2VO
www.amazon.fr


LIENS



Wikipédia
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