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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 14:45

Madeleine, by Jules SANDEAU



Présentation de l'Editeur





Néant






FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 



Titre :   Madeleine
Auteur :   Jules SANDEAU
Edition :   HACHETTE  

BIBLIOTHEQUE VERTE  

ILLUSTRATIONS DE A. PÉCOUD
noir & blanc pleine page hors-texte annotées.

LA JEUNE FILLE S'ASSIT SUR UN TAS DE PIERRES. p 9
LES DEUX VIEILLARDS ÉVOQUAIENT LES JOURS PASSÉS. p 27
MADELEINE LISAIT LES LETTRES DE SON COUSIN. p. 43
MADELEINE REGARDAIT MAURICE AFFAIRÉ SUR LE DIVAN. p. 75
MAURICE ATTAQUA RÉSOLUMENT LE BLOC DE CHËNE. p. 117
MADELEINE POSA LA MAIN SUR L4ÉPAULE DE SON COUSIN. p. 133
MADELEINE PEIGNAIT DE CHARMANTES MINIATURES. p. 155
MAURICE ET MADELEINE PARTAIENT EN¨PROMENADE. p. 163
MADELEINE JOUA L' « ADIEU DE SCHUBERT. » p 177



Impr. Hachette. - 5 -1935.

Poids :   185 grammes     Nombre de pages : 189

Copyright Librairie Hachette, 1935.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage éditeur percaline verte.
TABLE DES MATIÈRES :  NON

Format :   110 x 160 mm   in-16
I.S.B.N :   NON                          Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'éditeur


EXTRAIT   Madeleine, by Jules SANDEAU   page 25


 

Madeleine, by Jules SANDEAU -image-50-150




  Un soir donc, assis l'un près de l'autre, ces vieux compagnons se plaisaient à remonter le courant des jours qu'ils avaient descendus ensemble, quand ils aperçurent, débouchant par une allée du parc, les deux jeunes gens que nous avons laissés à la grille. Arrivés au bas du perron, la jeune fille en monta les degrés lentement, d'un air grave, quoique visiblement émue. La marquise et le chevalier s'étaient levés pour la recevoir. Elle tira de son sein une lettre qu'elle porta d'abord pieusement à ses lèvres; puis elle la remit à M. de Valtravers, qui examinait avec un sentiment de curiosité bienveillante cette enfant qu'il voyait pour la première fois. Le vieux gentilhomme brisa le cachet et lut. Debout, ses deux bras amaigris posés sur sa poitrine, calme dans sa douleur, digne dans son humilité, l'étrangère se tenait, les yeux baissés, sous le regard de Mme de Fresnes, qui l'observait avec intérêt, tandis qu'à quelques pas de là le jeune homme qui l'avait amenée assistait en témoin discret à cette scène silencieuse.
  « Munich, 13 juillet 18..

  « Près de quitter ce monde, en face de l'éternité qui va bientôt commencer pour moi, ce n'est pas vers le ciel, c'est vers la France que mes yeux se tournent avant de se fermer; ce n'est pas vers Dieu, c'est vers vous que je crie, mon frère, et que je tends mes bras suppliants, au nom de celle qui fut ma sœur et la femme de votre choix. Hélas! qu'elle a été cruellement éprouvée, cette maison que vous avez connue si prospère! Où sont allées les joies de ce foyer où vous vîntes un jour vous asseoir? La tombe m'a pris tous les miens. Mon mari n'a pu survivren à sa fortune, et moi, malheureuse, à mon tour voici que je meurs. Je meurs, et je suis mère; c'est mourir deux fois, ô mon Dieu! Quand vous lirez ces lignes, seul trésor, unique héritage que j'aurai pu lui laisser en partant, ma fille n'aura plus que vous sur la terre; quand vous tiendrez entre vos mains ce papier trempé de mes larmes, mon enfant sera devant vous, seule, arrivant de loin, brisée par la douleur et par la fatigue, sans autre refuge que votre toit, sans autre appui que votre cœur. Oh! par le doux lien qui nous fut cher et que la mort n'a point rompu sans doute, par cette Allemagne, qui se montra pour vous hospitalière et qui vous fut longtemps une patrie, par ma famille devenue la vôtre, par l'adorable créature trop tôt ravie à votre amour et qui vous adjure ici par ma voix, oh! ne repoussez pas ma chère abandonnée! Recueillez, réchauffez dans votre sein la colombe tombée de son nid. Et toi que je ne connais pas, mais que j'aimais à confondre si souvent avec ma fille dans un même sentiment de tendresse et de sollicitude, fils de ma sœur, si ta mère t'a donné son âme, tu seras bon aussi et fraternel pour ma bien-aimée Madeleine. Protège-la, veille sur elle quand ton père ne sera plus, et n'oublie jamais, jeune ami, que l'orpheline que le ciel nous envoie devient parfois l'ange tutélaire de la maison qui s'est ouverte devant elle. »


REPRODUCTION INTERDITE





ANNEXE



Madeleine, by Jules SANDEAU
Editeur :   Hachette (1935)
A.S.I.N :   B001BS1V0S
www.amazon.fr


LIENS



Wikipédia
Jules SANDEAU



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