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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 16:23

Memoires d'un naïf, by Paul GUTH



Présentation de l'Editeur



Néant





A tous les naïfs...
amicalement





Interview de l'auteur   extrait


 

  Le Prix Courteline, qui vous a été décerné en 1953, précisément pour ces MÉMOIRES D4UN NAIF, vous a placé d'autorité dans le camp des « écrivains d'humour ». Cependant, vous avez publié récemment un ouvrage où l'humour a fait place à une ferveur presque mystique : SAINT-LOUIS ROI DE FRANCE. Pourquoi ce livre d'histoire? Mais, s'agit-il bien, en fait, d'un livre d'histoire?

Je suis profondément reconnaissant à mon jury d'antan d'avoir bien voulu me décerner le Prix Courteline. J'admire Courteline, qui n'est pas d'ailleurs un écrivain d'humour, car l'humour est anglais et Courteline avait de l'esprit, qui est un produit français.
D'ailleurs, aucun mot ne m'agace plus dans notre langue que ce mot « humour » que nos contemporains manient à tort et à travers.
Je suis ravi d'avoir obtenu en 1953, pour MÉMOIRES D'UN NAIF, le prix Courteline. Mais je serais navré si ce prix m'avait fait ranger d'autorité, jusqu'au tombeau, « dans le camp des écrivains d'humour ».
J'admire les écrivains d'humour, mais moi je ne crois pas avoir de l'humour. Je n'ai jamais cherché à en avoir et je serais désolé que l'on voulût m'en attribuer, à toute force, malgré moi.
Je suis heureux de pouvoir l'affirmer ici, car certains esprits paresseux s'empressent de coller une étiquette, une fois pour toutes, sur le dos des écrivains au début de leur carrière. Ils se dispensent ensuite de lire ensuite les autres livres, pour éviter la peine de la changer.
J'ai écrit SAINT-LOUIS ROI DE FRANCE pour témoigner mon admiration à ce grand saint. C'est pour moi un hommage et un acte de foi. Mes lecteurs qui comprennent mes livres de la série du NAIF ne se sont jamais étonnés de me voir écrire un SAINT-LOUIS. Dans mes NAIFS il y a beaucoup plus de tendresse que de comique. Du NAIF à SAINT-LOUIS il n'y a qu'un pas à franchir, celui qui permet à un écrivain toutes les modulations de la sensibilité, au lieu de le barricader dans un morne monolithisme, fût-il celui du rire.




Fiche Technique du livre


Agrandir

Titre :   Mémoire d'un naïf
Auteur :   Paul GUTH
Edition :  Rombaldi

CERCLE DU
BIBLIOPHILE                      roman.



CET OUVRAGE RELIÉ PLEINE TOILE A ETE ACHEVÉ D' IMPRIMER
LE 5 JUIN 1963
SUR LES PRESSES DE L' IMPRIMERIE
BRODARD ET TAUPIN

IL EST COMPOSÉ EN GARAMOND CORPS 12
ET TIRÉ SUR PAPIER SPÉCIAL OFFSET "MOULIN DE PRADELLE"


N°  Dépôt  légal  2632370.
N°  Imprimeur  52 - 279 - 02.

©   by Éditions Albin Michel.

Reliure :  cartonnée pleine toile
LE DÉCOR DE LA RELIURE EST UNE CRÉATION
DE NOS SERVICES ARTISTIQUES

Nombre de pages  :  251                                       TABLE DES MATIÈRES :   NON

LA PHOTOGRAPHIE ILLUSTRANT LES PAGES 2/3,
APPARTIENT A LA COLLECTION ROGER-VIOLLET

LES PHOTOS DES PAGES 19 ET 20 SONT SIGNÉES PARIMAGE.


Poids :  320  grammes                            Format :   135  x  185  mm
I.S.B.N : NON                                         Code Barre = EAN: NON

Livre épuisé chez l' editeur

 

 

Extrait   Mémoires d'un naïf, by Paul GUTH   page 65


 

  Les gens qui habitaient les chartreuses n'avaient pas d'ambition. Ils se contentaient de ce qu'ils gagnaient. Ils ne recevaient personne parce que les amis qu'on reçoit se moquent de vous ensuite dans votre dos. Les gens qui habitaient des chartreuses étaient mécontents de tout ce qui va mal et ils le disaient en grognant, parce qu'ils étaient des sages. Il faisait froid dans les chartreuses mais on y était honnête. On ne fumait pas, on ne buvait pas d'alcool. On n'allait jamais au café. On restait avec sa femme et ses enfants, à lire le journal ou à jouer aux dominos.
  Un soir nous mangions de l'anguille. Une occasion que ma mère avait trouvée au marché.
  - C'est un poisson très fin, disait mon père.
  - Peut-être un peu lourd, disait ma mère.
  Je me souviens, dans mon assiette, d'une espèce de morceau de serpent. Et si ce n'était pas une anguille, mais une vipère?... Je n'osais rien dire. Je mastiquais lentement. S'il y avait du venin, peut-être qu'en mâchant bien je le mélangerais au pain et à ma salive et q'il ne me tuerait pas. J'aurais simplement un poids dans l'estomac. Au bout de quelques jours ça passerait.




ANNEXE



Mémoires d'un naïf, by Paul GUTH
Editeur :   Rombaldi Club de la Femme (1963)
A.S.I.N :   B0000DT9OF
www.amazon.fr


LIENS



Wikipédia
Paul GUTH

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