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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 19:34

 

 

Noces, by Albert CAMUS



Présentation de l'Editeur





Néant





FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 

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Titre :   Noces
Auteur :   Albert   CAMUS
Edition :   GALLIMARD     nrf    


LES ESSAIS   XXXIX

Dépôt légal : 1e trimestre 1950     N° d'édition : 10050
Imprimé en France - N° d'Impression : 5698

Achevé d'imprimer
sur les presses de l'Imprimerie Moderne
177, avenue Pierre-Brossolette à Montrouge
le six janvier mil neuf cent soixante-quatre


Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
résevés pour tous les pays, y compris l'U.R.S.S.
© 1950, by Éditions Gallimard.

Reliure :   Relié sur carton souple
Nombre de pages : 101         TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   115 grammes             Format :   120 x 185 mm
I.S.B.N :   NON                       Code Barre = EAN :   NON


CITATION


 

  Le bourreau étrangla le Cardinal Carrafa avec un cordon de soie qui se rompit : il fallut y revenir deux fois. Le Cardinal regarda le bourreau sans daigner prononcer un mot.

STENDHAL
(La duchesse de Palliano.)




COUVERTURES


 

Noces, by Albert CAMUS       Noces, by Albert CAMUS




ANNEXE



Noces, by Albert CAMUS
Editeur :   Gallimard   nrf, (1950)
A.S.I.N :   B0000DMSIK
www.amazon.fr


EXTRAIT   Noces, by Albert CAMUS   page 24


 



  Jamais je ne restais plus d'une journée à Tipasa. Il vient toujours un moment où l'on a trop vu un paysage, de même qu'il faut longtemps avant qu'on l'ait assez vu. Les montagnes, le ciel, la mer sont comme des visages dont on découvre l'aridité ou la splendeur, à force de regarder au lieu de voir. Mais tout visage, pour être éloquent, doit subir un certain renouvellement. Et l'on se plaint d'être trop rapidement lassé quand il faudrait admirer que le monde nous paraisse nouveau pour avoir été seulement oublié.
  Vers le soir, je regagnais une partie du parc plus ordonnée, arrangée en jardin, au bord de la route nationale. Au sortir du tumulte des parfums et du soleil, dans l'air maintenant rafraîchi par le soir, l'esprit s'y calmait, le corps détendu goûtait le silence intérieur qui naît de l'amour satisfait. Je m"étais assis sur un banc. Je regardais la campagne s'arrondir avec le jour. J'étais repu. Au-dessus de moi, un grenadier laissait pendre les boutons de ses fleurs, clos et côtelés comme de petits poings fermés qui contiendraient tout l'espoir du printemps. Il y avait du romarin derrière moi et j'en percevais seulement le parfum d'alcool. Des collines s'encadraient entre les arbres et, plus loin encore, un liséré de mer au-dessus duquel le ciel, comme une voile en panne, reposait de toute sa tendresse. J'avais au cœur une joie étrange, celle-là même qui naît d'une conscience tranquille. Il y a un sentiment que connaissent les acteurs lorsqu'ils ont conscience d'avoir bien rempli leur rôle, c'est-à-dire, au sens le plus précis, d'avoir fait coïncider leurs gestes et ceux du personnage idéal qu'ils incarnent, d'être entrés en quelque sorte dans un dessin fait à l'avance et qu'ils ont d'un coup fait vivre et battre avec leur propre cœur. C'était précisément cela que je ressentais : j'avais bien joué mon rôle.
..................................




LIENS



Wikipédia
Albert CAMUS

Bibliographie
Albert CAMUS

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