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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 15:11

Quatre_ContesDAUDETrec

Présentation de l'Editeur


 

      Quatre contes exquis sont groupé dans ce volume : La Belle Nivernaise, d'Alphonse Daudet, histoire d'un petit orphelin quélève avec amour un pittoresque ménage de mariniers; Les Braves Gens, de Paul Arène, où l'on voit s'épanouir au beau soleil de Provence la délicatesse d'un vieux couple tendrement uni; L'Aventure de Walter Schnaffs, de Guy de Maupassant, épisode plein d'humour de la guerre de 1870; enfin, La Légende de Saint-Julien l'Hospitalier, l'une des plus belles pages de Gustave Flaubert.




FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE





Titre :   Quatre contes prestigieux
Auteurs :   Alphonse   DAUDET   Paul   ARÈRE   Guy de   MAUPASSANT   Gustave   FLAUBERT
Edition :   Socièté Nouvelle des Editions G.P. Paris

NUMÉRO DE RÉ.FÉRENCEMENT   413 **

est le cent treizième de la
SÉRIE SPIRALE

Illustrations de Jean Retailleau
Couleurs pleine page hors-texte et,
couleurs et noir & blanc in texte.



Dépôt légal n° 1476, - 2e trimestre 1966.       Septembre 1966

Il a été mprimé
par la S. C. I. P.
à Paris

© 1966 - Socièté Nouvelle des Editions G.P. Paris
© Flammarion
© CaisseNationale des lettres
© Albin Michel



Reliure :   Relié sur cartonnage , illustrée couleurs in recto à dos rond.
Nombre de pages : 187       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   212 grammes       Format :   150 x 205 mm
I.S.B.N :   NON                  Code Barre = EAN :   NON

Printed in France

Livre épuisé chez l'Editeur






EXTRAIT   La Belle-Nivernaise , by Alphonse DAUDET   page 101


Quatre Contes prestigieux -La Belle-Nivernaise , by Alphonse DAUDET -image-50-150




  Justement, le père Maugendre revient de voyage à cette époque.
  Il trouve tout le monde réuni à la maison. Et quand le pauvre Louveau, tout inquiet, lui demande : « Eh bien! veut-on de moi, là-bas?... » Maugendre ne peut se tenir de rire.
  - Si l'on veut de toi, mon vieux!...
  Ils avaient besoin d'un patron pour un nouveau navire, et ils m'ont remercié du cadeau que je leur faisais.
  Qui ça « ils » ?
  Le père Louveau est si enchanté qu'il n'en demande pas davantage.
  Et tout le monde se met en route pour Clamecy, sans en savoir plus long.
  Quelle joie, en arrivant au bord du canal!
Là, à quai, pavoisé du haut en bas, un magnifique bateau, flambant neuf, dresse son mât verni au milieu des verdures.
  On lui donne le dernier coup d'astic, et l'étambot, où le nom de l'embarccation est écrit, demeure couvert d'une toile grise.
  Un cri sort de toutes les bouches :
  - Ah! le beau navire!
  Louveau n'en croit pas ses yeux.
  Il a une émotion de tous les diables qui lui picote les paupières, lui fend la bouche d'un pied, et secoue ses boucles d'oreilles comme des paniers à salade.
  - C'est trop beau!
  Je n'oserai jamais conduire un bateau comme ça. C'est pas fait pour naviguer.
  On devrait mettre ça sous globe.
  Il faut que Maugendre le pousse de force sur la passerelle, d'où l'Équipage leur fait des signes.


Reproduction interdite





EXTRAIT   L'aventure de Walter SCHNAFFS, by Guy de MAUPASSANT   page 126


Quatre Contes prestigieux - La légende de Saint Julien L'Hospitalier, by Gustave FLAUBERT -image-50-150




  L'aurore se leva de nouveau sur sa tête. Il se remit en observation. Mais la campagne restait vide comme la veille; et une peur nouvelle entrait dans l'esprit de Walter Schnaffs, la peur de mourir de faim! il se voyait étendu au fond de son trou, sur le dos, les deux yeux fermés. Puis les bêtes, des petites bêtes de toute sorte s'approchaient de son cadavre et se mettaient à le manger, l'attaquant partout à la fois, se glissant sous ses vêtements pour mordre sa peau froide. Et un grand corbeau lui piquait les yeux de son bec effilé.
  Alors, il devint fou, s'imaginant qu'il allait s'évanouir de faiblesse et ne plus pouvoir marcher. Et déjà il s'apprêtait à s'élancer vers le village, résolu à tout oser, à tout braver, quand il aperçut trois paysans qui s'en allaient aux champs avec leurs fourches sur l'épaule, et il se replongea dans sa cachette.
  Mais, dès que le soir obscurcit la plaine, il sortit lentement du fossé, et se mit en route, courbé, craintif, le cœur battant, vers le château lointain, préférant entrer là-dedans plutôt qu'au village, qui lui semblait redoutable comme une tanière pleine de tigres.
  Les fenêtres d'en bas brillaient. Une d'elles était même ouverte et une forte odeur de viande cuite s'en échappait, une odeur qui pénétra brusquement dans le nez et jusqu'au fond du ventre de Walter Schnaffs, qui le crispa, le fit haleter, l'attirant irrésistiblement, lui jetant au cœur une audace désespérée.
  Et brusquement, sans réfléchir, il apparut, casqué, dans le cadre de la fenêtre.
  Huit domestiques dînaient autour d'une grande table. Mais soudain une bonne demeura béante, laissant tomber son verre, les yeux fixes. Tous les regards suivirent le sien!
  On aperçut l'ennemi!
  Seigneur! Les Prussiens attaquaient le château!...
  Ce fut d'abord un cri, un seul cri, fait de huit cris poussés sur huit tons différents, un cri d'épouvante horrible, puis une levée tumultueuse, une bousculade, mêlée, une fuite éperdue vers la porte du fond. Les chaises tombaient, les hommes renversaient les femmes et passaient dessus. En deux secondes la pièce fut vide, abandonnée, avec la table couverte de mangeailles en face de Walter Schnaffs stupéfait, toujours debout dans sa fenêtre.


Reproduction interdite





EXTRAIT   La légende de Saint Julien L'Hospitalier, by Gustave FLAUBERT   page 169


Quatre Contes prestigieux - La légende de Saint Julien L'Hospitalier, by Gustave FLAUBERT -image-50-150




  Une heure après, il rencontra dans un ravin un taureau furieux, les cornes en avant, et qui grattait le sable avec son pied. Julien lui pointa sa lance sous les fanons. Elle éclata, comme si l'animal eût été de bronze; il ferma les yeux, attendant sa mort. Quand il les rouvrit, le taureau avait disparu.
  Alors son âme s'affaissa de honte. Un pouvoir supérieur détruisit sa force; et, pour s'en retourner chez lui, il rentra dans la forêt.
  Elle était embarrassée de lianes; et il les coupait avec son sabre quand une fouine glissa brusquement entre ses jambes, une panthère fit un bond par-dessus son épaule, un serpent monta en spirale autour d'un frêne.
  Il y avait dans son feuillage un choucas monstrueux, qui regardait Julien; et, çà et là, parurent entre les branches quantité de larges étincelles, comme si le firmament eût fait pleuvoir dans la forêt toutes ses étoiles. C'était des yeux d'animaux, des chats sauvages, des écureuils, des hiboux, des perroquets, des singes.
  Julien darda contre eux ses flèches; les flèches, avec leurs plumes, se posaient sur les feuilles comme des papillons blancs. Il leur jeta des pierres; les pierres, sans rien toucher, retombaient. Il se maudit, aurait voulu se battre, hurla des imprécations, étouffait de rage.
  Et tous les animaux qu'il avait poursuivis se représentèrent, faisant autour de lui un cercle étroit. Les uns étaient assis sur la croupe, les autres dressés de toute leur taille. Il restait au milieu, glacé de terreur, incapable du moindre mouvement. Par un effort suprême de sa volonté, il fit un pas; ceux qui perchaient sur les arbres ouvrirent lleurs ailes, ceux qui foulaient le sol déplacèrent leurs membres; et tous l'accompagnaient.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Quatre Contes prestigieux       Quatre Contes prestigieux




ANNEXE



Quatre contes prestigieux, by Alphonse DAUDET, Flaubert, Maupassant, Paul ARÈNE
Editeur :   Editions G.P. Paris Collection Spirale (1966)
A.S.I.N :   B00352VJ5K
www.amazon.fr


LIENS



Wikipédia
Alphonse DAUDET

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