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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 18:55

 

 

SpiralePHILIPErecJac



Présentation de l'Editeur


 

    D'une saison à l'autre, l'auteur éprouve la permanence et l'éphémère de la nature et de la vie humaine. Ces deux sentiments qui occupent ses pensées, se croisent sans cesse, s'éloignent et même parfois coïncident.
    Les thèmes de cette rêverie sont à la fois universels et ressentis avec beaucoup d'intensité personnelle. C'est la vie, la mort, l'injustice qui règne sur la terre, la misère, la faim, l'amour, la maternité, la séparation. On y sent souvent un accord presque panthéiste avec la nature et le monde.
    Tout le livre est un effort pour se mettre en accord avec la vie, telle qu'elle est, et jusque dans sa contre-partie qui est la mort :
    "Arriverai-je un jour, sans effort et sans mensonge, à accepter que la plénitude d'aujourd'hui, le raisin mûrissant, les figues éclatées, l'arbre superbe, les enfants, moi-même, ne soyons qu'un moment?

    Aucune femme, aucun homme, ne pourra rester insensible au ton d'Anne Philipe posant des questions qui concernent chacun.

    Anne Philipe a déjà publié aux éditions Gallimard un Gérard Philipe en collaboration avec Claude Roy.




FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 

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Titre :   Spirale
Auteur :   Anne   PHILIPE
Edition :   GALLIMARD     nrf

roman

Dépôt légal : 2e trimestre 1972.    
N° d'édition : 17037.

Cet ouvrage
a été achevé d'imprimer
sur les presses de l' imprimerie Floch
à Mayenne le 26 juin 1972.

Imprimé en France


Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
résevés pour tous les pays, y compris l'U. R. S. S.

© Éditions Gallimard 1977.

Reliure :   Relié sur carton souple.
Nombre de pages : 120         TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   140 grammes             Format :   120 x 185 mm
I.S.B.N :   NON                       Code Barre = EAN :   NON


CITATION



  Sans l'espérance vous ne
rencontrerez jamais l'inespéré.


  Héraclite d'Éphèse.


  Nous sommes si habitués à voir dans la sagesse un résidu des passions éteintes qu'il nous est difficile de reconnaître en elle la forme la plus dure et la plus condensée de l'ardeur, la parcelle d'or née du feu non de la cendre.

  Marguerite Yourcenar.

ANNEXE



Spirale, Anne PHILIPE
Editeur :   Gallimard nrf, (1972)
A.S.I.N :   B0038CH55A
www.amazon.fr


DU MÊME AUTEUR


 

  • nrf

  • GÉRARD PHILIPE   (en collaboration avec Claude Roy)
  • ICI, LÀ-BAS, AILLEURS




  • Éditions Julliard :

  • CARAVANES D'ASIE
  • LE TEMPS D'UN SOUPIR
  • LES RENDEZ-VOUS DE LA COLLINE




  • Éditions Harlin Quist :

  • ATOME, LE PETIT SINGE DE LA LUNE.




EXTRAIT   Spirale by, Anne PHILIPE   page 18


 



  Une girelle royale ruisselante de couleurs trace des spirales dansantes autour du fil tandis que je la sors de l'ombre marine pour la tuer. Je la saisis, elle est froide, ferme et trop lisse. Jamais je n'ai oublié le malaise, le remords imprécis lorsqu'en retirant l'hameçon de la chair déchirée le sang s'est mis à couler. J'avais dépassé l'âge de la cruauté.
  Dans la chambre, près du lit, la mouette se ramassa dans le coin le plus sombre, la tête tournée vers le mur, puis s'habitua à ma présence et un soir acepta le poisson offert et la main posée sur l'aile.
  J'aurais voulu qu'elle m'aimât ou tout au moins permît une certaine connivence, mais nous n'en arrivâmes jamais là. Quand elle fut guérie il fallut envisager de lui rendre la liberté. Un matin, je laissai la fenêtre et les volets ouverts, le soir je la retrouvai. Le lendemain elle s'envola.
  Les mouettes se rassemblaient au large d'un petit cap qui prolongeait la plage. Elles restaient à flotter, épousant la houle ou le calme de la mer. L'une d'elles parfois, volait un instant, sans s'éloigner jamais d'un cercle précis. J'aurais pu observer leurs jeux de la plage mais j'avais préféré m'installer dans le creux d'un rocher au plus près d'elles. Je revins plusieurs jours de suite avec l'espoir de revoir la mouette blessée et d'en être reconnue. Le dernier matin, poussée par l'absence de signe, j'entrai dans la mer et nageai silencieusement vers les oiseaux. A mon approche, ils s'enfuirent d'un seul coup et tournoyèrent au-dessus de moi; il me sembla être rejetée par le monde entier. L'eau de la mer et mes larmes avaient le même goût. C'était il y a très longtemps.




LIENS



Wikipédia
Anne PHILIPE

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