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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 14:39

Une petite fille de Brooklyn,
 by Betty SMITH

 

 

Présentation de l'Editeur


FRANCIE NOLAN est une petite fille qui croît comme une fleur délicate dans un faubourg de New York.
  L'existence est bien rude pour la famille Nolan! La mère de Francie ploie sous le travail. Son père, pourtant si bon, a bien du mal à faire vivre les siens avec son maigre salaire. Et son petit frère Neeley, que deviendra-t-il plus tard?
  Pourtant Francie goûte une sorte de bonheur. Un bonheur durement conquis. Lorsqu'elle veut, par exemple, s'acheter quelques bonbons, n'est-elle pas obligée, pour se procurer un peu d'argent, d'aller vendre des bouts de ferraille au chiffonnier du coin?
  Mais la petite Francie cache, sous une frêle apparence, beaucoup d'optimisme et d'énergie. Et, parce qu'elle sait aimer et lutter, elle s'arrache et arrache les siens aux griffes du malheur.

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Une petite fille de Brooklyn
LE LYS DE BROOKLIN
Auteur :   Betty   SMITH
Edition :   HACHETTE

TRADUIT PAR MAURICE BEERBLOCK

Ce roman a paru
dans sa version orignale anglaise
sous le titre :


A TREE GROWS IN BROOKLIN

Il a été publié dans la collection
des Grands Romans Etrangers,
Librairie Hachette,
sous le titre :

LE LYS DE BROOKLIN

  La présente version en est un condensé
spécialement établi pour la Bibliothèque Verte.


ILLUSTRATIONS DE JACQUES PECNARD
noir & blanc pleine page hos-texte annotées.

DÈS QU'IL APERÇUT FRANCIE ET SON FRÈRE, IL SE PRÉCIPITA.   p. 11
« EST-CE QU'ON EST DANS UN PAYS LIBRE? » DIT FRANCIE.   p. 19
LA LEÇON COMMENÇAIT.   p. 45
« PAS DE TICKETS, PETITE FILLE? »   p. 67
ELLE VIT SON PÈRE DEBOUT SUR LE PALIER.   p. 101
« LÈVE-TOI, MAMAN. LAISSE-MOI FINIR CE COULOIR.   p. 141
ILS DÉBOUCHÈRENT SUR LE TOIT.   p. 191
LEE DANSAIT A RAVIR.   p. 221


Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
- 2344-I-8-6426 -

Dép. lég. 5938 - 3e tr. 57

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous les pays.
© Librairie Hachette,1957.

Reliure :   Relié sur cartonnage éditeur

Nombre de pages : 251         TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   216 grammes             Format :   125 x 210 mm
I.S.B.N :   NON       Code Barre = EAN :   NON 

Livre épuisé chez l'éditeur

 

 

EXTRAIT   Une petite fille de Brooklyn, by Betty SMITH   page 44


Une petite fille de Brooklyn, by Betty SMITH -image-50-150


  - Mlle Tynmore arriva sur le coup de cinq heures. Bien qu'elle vînt de l'étage au-dessus, elle était coiffée avec cérémonie, comme pour aller loin : une voilette raide, semée de pois, tendue sur le nez, et un chapeau fait du corps et des ailes d'un oiseau rouge, que transperçaient, impitoyables, deux grandes épingles. Elle avait apporté tout ce qu'il fallait : un réveille-matin nickelé et un métronome. Après avoir dénoué et rejeté en arrière sa voilette raide, elle fit jouer ses doigts dans le vide, régla la sonnerie du réveil à six heures, mit en marche le métronome et s'assit. La leçon commençait.
  Francie était tellement fascinée par le métronome qu'elle avait peine à prêter atttention à ce que disait Mlle Tynmore et à observer la façon dont elle plaçait les doigts de maman sur le clavier. A la cadence monotone du tic-tac, elle tissait des rêves. Quant à Neeley, ses yeux bleus tout ronds allaient et venaient, suivant si ardemment le va-et-vient du petit balancier qu'il finit par être tout à fait hypnotisé, et presque par s'endormir.
  Le métronome battait sa mesure; le réveil faisait son tic-tac grognon. Comme si elle ne se fiait pas entièrement au métronome, Mlle Tynmore comptait : « Un, deux, trois! Un, deux, trois ! » Les doigts de Katie, déformés par les travaux du ménage, s'efforçaient de surmonter toutes les difficultés. L'heure tournait; le jour baissait. Tout à coup, la sonnerie éclata, fracassant la paix crépusculaire. Francie en eut un battement de cœur, Neeley faillit tomber de sa chaise. La première leçon était finie. Katie remercia, bégayant de gratitude.
  « Même si je ne prenais jamais plus de leçons, dit-elle, je pourrais aller de l'avant avec ce que vous m'avez appris aujourd'hui. Vous êtes un excellent professeur. »
  Quoique flattée, Mlle Tynmore se hâta de mettre les choses au point :
  « Je ne vous compte rien en plus pour les enfants, dit-elle. Je dis cela pour que vous sachiez que je ne suis pas dupe!... »
  Katie rougit. Les enfants baissèrent les yeux, tout honteux d'être démasqués.
  « ... A l'avenir, ils pourront rester dans la pièce... »
  Katie remercia encore. Mlle Tynmore se leva, mais resta debout, comme si elle attendait quelque chose. Soudain, très rouge, elle dit avec une impressionnante fierté :
  « Les dames... à qui je donne des leçons... euh... m'offrent généralement une tasse de thé quand l'heure es finie... »
  Elle mit la main sur son cœur et ajouta :
  « Ce sont ces escaliers qui me tuent!...
  - Vous ne préférez pas du café? demanda Katie. Nous n'avons pas de thé.
  - Volontiers. »
  Elle se rassit, visiblement soulagée. Katie courut à la cuisine, réchauffa le café et mit un gâteau sucré et une cuiller sur un plateau rond en étain. Sur le sofa de peluche verte, Neeley s'était rendormi; Mlle Tynmore et Francie se dévisageaient en silence. Enfin la maîtresse parla :
  « A quoi pensez-vous, petite fille?
- A rien, dit Francie. Je pense...
  - Je vous vois parfois assise sur le trottoir pendant des heures. A quoi pensez-vous, au bord du trottoir?
  - A rien. Je me raconte des histoires. »
  Mlle Tynmore tendit vers elle un doigt prophétique :
  « Petite fille, quand vous serez grande, vous écrirez peut-être des histoires! »
  Le propos avait plutôt l'air d'un ordre que d'une prédiction.
  « Oui, madame! » fit poliment Francie.
  Katie reparaissait avec le plateau.
  « Ce n'est peut-être pas aussi raffiné que ce à quoi vous êtes habituée, dit-elle, mais c'est tout ce que nous avons.
  - Mais... c'est très bien! » dit gentiment le professeur.
  Elle mordit dans le gâteau, paraissant s'appliquer à ne pas manger trop gloutonnement. A vrai dire, les sœurs Tynmore vivaient des « thés » qu'elles prenaient chez les élèves, car quelques leçons par jour, à vingt-cinq sous, ne leur faisaient pas une situation bien prospère.
  Par la suite, après chaque leçon, Katie enseigna à ses deux enfants ce qu'on venait de lui apprendre et, chaque jour, elle les fit travailler pendant une heure entière.
  Ce fut ainsi qu'avec le temps les trois Nolan apprirent le piano.


Reproduction interdite

 

 


 

ANNEXE



Une petite fille de Brooklin by, Betty SMITH
Editeur :   Hachette Bibliothèque verte (1 janvier 1957)
I.S.B.N-10 :   B003X7C4CO

 

 

 

LIENS



Wikipédia
Betty SMITH

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