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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 19:06

Week-End à ZUYDCOOTE, by robert MERLE

 

 

Présentation de l'Editeur


 


Néant




à la mémoire de
JACQUES DES ESSARTS

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE




Titre :   Week-End à ZUYDCOOTE
Auteur :   Robert   MERLE
Edition :   GALLIMARD     nrf

roman

241è édition

ACHEVÉ D'IMPRIMER SUR LES PRESSES
DE L'IMPRIMERIE MODERNE, 177, AVENUE
PIERRE-BROSSOLETTE, A MONTROUGE
(SEINE), LE VINGT-TROIS DÉCEMBRE MIL
NEUF CENT QUARANTE-NEUF.


Dépôt légal : 2è trimestre 1949

N° d'édition : 1959 - N° d'impression : 1220

Imprimé en France.

Deux cent quatrième édition

ACHEVÉ D'IMPRIMER
EN DÉCEMBRE 1949 PAR
EMMANUEL GREVIN et FILS
A LAGNY-SUR-MARNE


Dépôt légal : 2è trimestre 1949

N° d'Éd. 1959 - N° d'Imp. 2252.

Imprimé en France.

Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
réservés pour tous les pays, y compris la Russie.

Copyright by Librairie Gallimard 1949.

Reliure :   Broché sur carton souple.
Nombre de pages : 340         TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   195 grammes             Format :   120 x 185 x 15 mm
I.S.B.N :   NON       Code Barre = EAN :   NON

 

 

 

EDITION ORIGINALE


Il a été tiré de cet ouvrage treize exemplaires sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, dont dix numérotés de I à X et trois, hors commerce, marqués de A à C.

Lors d'une recomposition, en décembre 1949, il a été tiré dix exemplaire, hors commerce, sur vélin de Hollande crème. Ces exemplaires nominatifs, et marqués de a à j, sont réservés aux membres de l'Académie Goncourt et à l'auteur.

Il a été tiré, en outre, deux mille exemplaires sur alfama Marais, reliés d'après la maquette de Mario Prassinos, et numérotés de 1 à 2.000, le numéro étant précédé de la mention EXEMPLAIRE SUR ALFAMA.

 

 

 

EXTRAIT   Week-End à ZUYDCOOTE, by Robert MERLE   page 82


  -Imaginez! Un sergent citant Shakespeare!
  Il parut sur le point de recommencer à rire, mais se domina.
  - Cela n'a rien d'extraordinaire. Je ne suis pas sergent dans le civil.
  - Oui, dit Gabet, la conscription. Et maintenant que j'y pense, même chez nous, il doit arriver des choses de ce genre.
  - Anglais à droite! Français à gauche! reprit-il aussitôt.
  - Je sais, dit-il en remontant sur son socle, la conscription... Mais même avec cette damnée conscription vous avez été battus, finalement.
  Il y eu un silence. L'Anglais avait l'air surpris et paraissait réfléchir.
  - En effet, finit-il par dire d'un ton poli, nous aussi, nous avons été battus.
  Mais Maillat eut l'impression que c'était bien la première fois que cette idée se présentait à lui, et que même maintenant, il ne l'accueillait pas sans réserves.
  - Anglais à droite! Français à gauche! reprit-il aussitôt.
  - Je sais, dit-il en remontant sur son socle, la conscription... Mais même avec cette damnée conscription vous avez été battus, finalement.
  - Dites-donc, dit Maillat vivement, il me semble que vous aussi, vous avez été battus.
  Il y eut un silence. L'Anglais avait l'air surpris et paraissait réfléchir.
  - En effet, finit-il par dire d'un ton poli, nous aussi, nous avons été battus.
  Mais Maillat eut l'impression que c'était bien la première fois que cette idée se présentait à lui, et que même maintenant, il ne l'accueillait pas sans réserves.
  - Anglais à droite! Français à gauche!
  Il criait maintenant à une cadence plus rapide, comme s'il eût voulu rattraper le temps perdu. Maillat jeta un coup d'œil sur la foule. Les ordres de Gabet ne produisaient pas plus d'effet qu'auparavant. Comment faisait-il pour ne pas s'en apercevoir?
  - Il y a une heure que je suis ici, dit Gabet, et tous les officiers français qui sont passés devant moi m'ont insulté. Tous, sans exception. Je n'ai jamais été tant insulté de ma vie.
  - Je regrette, dit Maillat.
  C'était encore un « maître-mot », apparemment. Le visage de Gabet se détendit comme par enchantement. Il regarda Maillat avec une sympathie juvénile.
  Fendant la foule, un tommy s'approcha, fit trembler son avant-bras à la hauteur de ses sourcils, posa une question à Gabet. Il parlait avec un accent si particulier que Maillat ne saisit pas ses paroles.
  - Certainement, dit Gabet d'un ton paternel, vous pouvez être tranquilles, vous embarquerez tous jusqu'au dernier.
  Le tommy s'éloigna. Maillat leva la tête.
  - J'aimerais que vous puissiez m'en dire autant. C'est précisément cela que j'étais venu vous demander.
  Gabet sourit, hésita, puis prononça comme à regret :
  - J'ai bien peur que non. Ici, on n'embarque que des Anglais.
  Enfin! pensa Maillat, enfin, une réponse! Et il n'avait pas fallu moins d'un quart d'heure de conversation pour l'obtenir. un quart d'heure de conversation, et une citation de Shakespeare.
  - Au revoir, dit-il.
  Il pivota sur ses talons. il n'avait pas fait deux mètres qu'il s'entendit appeler.
  - Mr. Maillat! Mr. Maillat!
  Il se retourna, revint sur ses pas.
  - Ecoutez, dit Gabet, je peux faire quelque chose pour vous.
  - Je pense, reprit-il, que je peux faire quelque chose pour vous. allez au bureau d'embarquement et demandez le capitaine Feery. Je suppose qu'il pourra peut-être s'occuper de vous.
  - Le bureau d'embarquement?
  - Suivez tout droit jusqu'à la plage, tournez à gauche, c'est à 60 yards environ, une villa rose.
  - Vous dites le capitaine?...
  - Feery, Gerald Feery. Il est facile à reconnaître, c'est l'officier le plus petit de son bataillon.
  - Il est vraiment si petit?
  - Oh non, dit Gabet, il n'est même pas petit du tout, mais les officiers de son bataillon sont tous très grands.
  Maillat se mit à rire. Gabet le regarda avec surprise, puis se mit à rire à son tour. Il rit comme il avait fait précédemment, en pouffant et en gloussant comme un écolier.
  - Well, dit-il en reprenant d'un coup toute sa dignité, il est à peu près aussi grand que vous, et il porte une petite moustache, genre brosse à dents.
  - Au revoir.
  - Au revoir, Mister Maillat.
  Maillat replongea dans la foule. Derrière lui, il entendii Gabet reprendre inlassablement :
  - Anglais à droite! Français à gauche!
 

 

 


 

 

COMMENTAIRE en ligne



Week-End à ZUYDCOOTE, by Robert MERLE
www.amazon.fr

 

 

 

ANNEXE



Week-End à ZUYDCOOTE, by Robert MERLE
Editeur :   Gallimard (1949)
A.S.I.N :   B0000DMVFS

 

 

 

DU MÊME AUTEUR


OSCAR WILDE   (Hachette).

    Théâtre inédit :

FLAMINEO   (d'après The White Deuil de John Webster), drame en sept tableaux crée à Rennes, le 27 avril 1949, par la Compagnie des Jeunes Comédiens.

LES SONDERLING,   comédie en 3 actes.

 

 

 

 

LIENS



Wikipédia
Robert MERLE

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