Bienvenue Chez Consus - France
................ Le PRINTEMPS arrive !!! ................
Le printemps commence vers le 21 mars, époque où le jour croissant est devenu égal à la nuit. C'est alors que la nature présente le plus agréable
aspect. Les arbres développent leurs feuilles, sous lesquelles les petits oiseaux construisent leurs nids; les prairies verdoyantes s'émaillent de fleurs, dont le parfum embaume l'air;
les abeilles butinent sur les plantes odorantes; la
fauvette chante dans le buisson d'aubépine et le pinson sur la branche d'un frêne; les hirondelles, qui dès l'automne avaient fui en de lointains pays, reviennent dans le nôtre et voltigent
autour du clocher; les bestiaux, ramenés aux pâturages, broutent avec plaisir l'herbe fraîche et savoureuse.
Le convalescent sort pour jouir des beautés de la nature; l'ouvrier des villes est heureux d'aller, le dimanche, se promener dans la campagne. Tout renaît ou prend de nouvelles forces.
Les enfants goûtent les charmes de cette riante saison. Avec quelle bruyante gaieté ils jouent sur la pelouse reverdie! avec quel entrain ils lancent la balle ou font tourner le
cerceau!
Le printemps est l'image de la jeunesse, appelée, en effet, « le printemps de la vie. » Heureux ceux qui goûtent alors les pures joies de l'innocence et évident tout ce qui peut la ternir!
Ils sont sur le chemin du vrai bonheur, car l'homme ne peut être heureux qu'en pratiquant la vertu.
La religion chrétienne célèbre au printemps la grande fête de Pâques; et c'est là une harmonie digne de remarque. Aux jours où, après l'hiver, la nature prend une nouvelle vie, l'Eglise
nous montre Jésus-Christ ressuscitant glorieux, et nous donnant ainsi l'assurance de notre résurrection future.
O doux printemps, saison des fleurs,
Joyeux réveil de la nature,
Tes frais parfums et ta verdure
Épanouissent tous les cœurs.
A ta voix, l'errante hirondelle,
Hôte paisible du foyer,
Revient bien vite, à tire-d'aile,
Sous le vieux toit hospitalier.
Le rossignol, dans le feuillage,
Redit ses chants harmonieux,
Et l'alouette au gai ramage
Déjà babille sous les cieux.
Le beau printemps, c'est l'espérance :
Ce qu'il nous promet pour l'été,
C'est la main de la Providence
Qui nous le donne en sa bonté.
source = ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
LECTURES COURANTES
COURS MOYEN
ÉDITEURS : ALFRED MAME ET FILS POUSSIELGUE FRÈRES
REPRODUCTION INTERDITE
Petite fleur sur ma fenêtre,
Dans ce champ long d'un demi-pas,
Fleuris pour consoler ton maître
Du grand jardin que je n'ai pas.
Lorsque accoudé sur mon pupitre,
Tout à coup je vois en rêvant
Le soleil qui dore ma vitre,
Et ta tige qui tremble au vent;
Quand je t'arrose feuille à feuille,
Quand, pour t'admirer de plus près,
Soir et matin je me recueille,
Penché sur ton berceau de grès :
Adieu, ville; adieu, prison noire,
Où rôdent les esprits méchants;
Adieu, le livre et l'écritoire,
Mon cœur a pris la clef des champs!
Il passe en rêve au pied des haies,
Des nids joyeux j'entends la voix :
Couché sous les hautes futaies,
J'aspire encor l'odeur des bois.
Je retrouve en pleine verdure
Les sommets d'où je t'apportai :
Un petit coin de la nature
M'a rendu son immensité.
Dans cette branche de bruyère,
Dans un seul brin d'herbe jauni,
Je vois la beauté tout entière,
La grandeur de l'Être infini.
Le monde à mes yeux se déploie,
Et, si mince que soit ma part.
Une fleur suffit à la joie
De mon âme et de mon regard.
Je songe à des jardins célestes;
En vain mon champ me fut ôté :
Petite fleur, si tu me restes,
Dieu ne m'a pas déshérité.
V. DE LAPRADE
.......... La Fleur de France ..........
LA FLEUR de lys apparaît dès la plus haute antiquité comme élément décoratif; certains auteurs anciens soulignent son apparition sur la bannière des rois
de France dès Clovis, mais rapportent ses origines de façons fort différentes : « Que par un miracle singulier ces fleurs parurent dépeintes sur un étendard de soie blanche qui fut apporté du
Ciel par un Ange et mis entre les mains d'un saint ermite pour le présenter à Clovis » tandis que d'autres auteurs prétendent que : « Clovis, premier roi chrétien ayant obtenu une signalée
victoire, les soldats francs de son armée cueillirent les fleurs de lys jaunes dans un marais qui se trouva proche du champ où la bataille s'était donnée et en couronnèrent leur tête en signe de
victoire. »
Quoi qu'il en soit, ce n'est que sous Philippe-Auguste qu'elle prend définitivement place sur le sceau royal. Dès lors, elle devient l'emblème de la Maison de France et est semée en nombre
sur son écu.
Charles VI en réduit le nombre à trois, deux en chef, une en pointe, en l'honneur de la Sainte-Trinité.
Les armoiries de provinces, villes, corporations et familles de notre pays comportent souvent un ou plusieurs lys d'or, rarement d'argent.
Sur les vieilles cartes de navigation, le Nord de la rose des vents est indiqué par un lys. Baden-Powell adopta, dès le début du Scoutisme, le lys comme emblème international de ce grand
Mouvement.
Chaque pays interpréta alors cet emblème selon son tempérament propre et aujourd'hui, de par tout le monde, chargé ou non d'autres pièces, arcs, croix, feuilles, les scouts arborent
fièrement sur leur poitrine le lys.
Son caractère extrêmement décoratif, les mille interprétations que l'on en peut faire, font que sculpteurs, enlumineurs, graveurs, architectes ou maçons des différentes périodes de notre
histoire artistique l'ont employé d'innombrables fois dans leurs belles créations.
source
Beau manoir
LES EDITIONS « SCOUTS DE FRANCE » LYON
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