Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

................OEUVRES       STENDHAL ................


 

La Chartreuse de Parme :   Tome 02   Editions CLUNY

Le rouge et le noir   Tome 01   Editions CLUNY   Gründ




Biographie STENDHAL



L'ÉCRIVAIN français qui devait s'illustrer sous le nom de stendhal se nommait en réalité Henri Beyle et était né d'une famille bourgeoise de grenoble le 23 janvier 1783. Dès son plus jeune âge il témoigna d'une âme ardente et tendre en même temps que d'un caractère entier et épris de logique. Une enfance solitaire, des lectures désordonnées, la mésentente qui ne tarda pas à éclater entre le père et l'enfant, le poussèrent pour toute son existence à prendre le contrepied de ce qu'on prétendait lui inculquer et à détester rien tant que la convention et le manque de naturel.
  Il approchait de sa quatorzième année quand la création, dans chaque département, des Écoles Centrales, fit cesser son isolement. Il y commença son véritable apprentissage de la vie et y prit le goût des bonnes définitions. Ayant remporté d'assez vifs succès dans ses études et en particulier dans les sciences mathématiques, il vint à Paris pour y subir l'examen d'entrée à l'École Polytechnique. Mais, négligeant cet examen, il préféra s'inscrire à l'École des Beaux-Arts, quand étant tombé malade il fut recueilli par ses cousins Daru. Pierre Daru, le futur ministre de Napoléon, l'emmena travailler au Ministère de la Guerre et le fit bientôt venir à sa suite en Lombardie. Henri Beyle arriva à Milan quelques jours avant la bataille de Marengo, et il connut alors en Italie quelques mois d'une vie neuve et enchantée. Il y eut d'abord la révélation de la musique; il découvrit l'architecture en passant devant les Palais et il s'éprit de peinture dans les Musées de la ville. Bientôt il connut la douceur des lacs italiens. Son âme s'ouvrait enn même temps au bonheur et au spectable de la beauté.
  Il avait été d'emblée nommé par faveur sous-lieutenant de dragons; seulement la persévérence ne fut jamais sa qualité dominante, et il se dégoûta vite du métier des armes. Aussi revint-il à Paris embrasser la carrière d'homme de lettes. Il n'était plus sans relations; il allait en soirées et courtisait quelques jolies femmes. Il se promenait dans les salons et sous les arbres du Palais-Royal son fameux habit bronze cannelle. Il était plein de “ sensibilité tamisée ” . Passionné de théâtre, il alla jusqu'à prendre des leçons de déclamation.
  En 1805, nous le retrouvons à Marseille, où il avait accepté pour les beaux yeux d'une tragédienne une place chez un négociant en épices. L'année suivante sa passion pour l'actrice et pour l'épicerie était tombée. De nouveau sans situation, il se rapprochait des Daru et partait pour l'Allemagne dans les bagages de ses cousins. Adjoint provisoire aux Commissaires des Guerres il fit fonction d'intendant à Brunswick de 1806 à 1808, servit en Autriche en 1809, fit avec distinction la campagne de Russie en 1812 et fut de nouveau intendant à Sagan en 1813. Entre tant, il avaitété nommé auditeur au Conseil d'État et nspecteur du Mobilier de la couronne. Ses fonctions ne l'absorbaient pas beaucoup et lui permettaient de vivre en vrai dandy. Il avait son cabriolet et allait au spectable tous les soirs. Toujours vêtu à la dernière mode, il courtisait les femmes et observait les hommes. Les premières semaines de 1814 le virent seconder le sénateur comte de Saint-Vallier chargé d'organiser à Grenoble la défense du territoire. Il ne revint à Paris que pour assister à la chute de l'Empire.
  Ses espérances étaient ruinées et il n'avait qu'horreur pour le métier de solliciteur. Il retourna donc en Italie où le goût des arts, la facilité des moeurs et l'amour l'attiraient de plus en plus depuis les deux nouveaux séjours qu'il y avait faits en 1811 et en 1813. Là il reprit ses projets littéraires et surtout il rerouva l'amour. Il connut d'abord les joies d'un amant comblé, et berné. Il rompit par dignité et chercha des distractions dans la socièté milanaise. Il y rencontra Monti, Silvio Pellico, Rossini et un soir, à la Scala, lord Byron qui l'interrogea sur Napoléon. Il éprouva enfin pour une belle Milanaise une passion qui fut peut-être d'autant plus profonde qu'elle ne fut pas écoutée. Alors il conçut l'idée de noter dans un petit livre son expérience de l'amour et sa théorie fameuse de la cristallisation. Ainsi vécut-il jusqu'au jour où devenu suspect à tous les partis politiques et mis en péril par son libéralisme affiché, il dut quitter Milan en 1821 et renter en France.
  C'est à Paris qu'il se fixa durant les dix dernières années de la Restauration. Il y continua son existence double de dilettante et d'écrivain. Il avait précédemment fait paraître, sous divers pseudonymes : en 1814, ses Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase; en 1817, l'Histoire de la Peinture en Italie; et la même année, Rome, Naples et Florence. Il allait maintenant publier successivement : en 1822, De l'Amour; en 1823 et 1825, Racine et Shakespeare; en 1824, la Vie de Rossini; en 1827, Armance; en 1829, Les Promenades dans Rome; en 1830, Le Rouge et le Noir.
  A Paris il s'était plongé tout entier dans les milieux du libéralisme littéraire dont les principaux salons lu furent bientôt ouverts. Parmi ses amis il suffira de nommer Prosper Mérimée. Lorsqu'il commença à être question du romantisme il apporta toute une théorie empruntée au romantisme italien, mouvement qui avait précédé le nôtre et auquel il avait été intimement mêlé à Milan. Dans l'ensemble son idéal paraît d'être romantique dans les idées et classique dans l'expression.
  Il menait intensément l'existence pour laquelle il se croyait vraiment fait : il vivait, il aimait, il écrivait. Il lui était cependant difficile de subsister avec les seules ressources que lui procurait sa plume, surtout quand cessa cette collaboration assidue aux périodiques d'Outre-Manche, qui a formé depuis son Courrier Anglais (1822-1828). Il sollicita alors, mais en vain, quelque emploi du gouvernement. Ce ne fut qu'à l'avènement de la Monarchie de Juillet qu'il fut nommé consul, d'abord à Trieste et bientôt après à Civita-Vecchia.
  Ces fonctions lui laisssaient des loisirs. Il faisait sans cesse la navette entre sa résidence officielle et Rome où il recherchait dans les bibliothèques de vieux manuscrits. Il dirigeait des fouilles archéologiques dans la campagne. Il écrivait surtout, intarissablement. Toute la philosophie à ses yeux se réduisait à ne pas se méprendre sur les motifs des actions des hommes et sa morale particulière consistait en un égoïsme qui sait écouter la voix du devoir et accroître son bonheur en faisant celui des autres. Plutôt qu'une exhibition du moi, ce qu'il appelle l'éotisme est une simple méthode d'analyse morale. Mais plus encore que le système assez cohérent, bien qu'un peu sèchement fabriqué, qui a pour but de nous apprendre à mener notre vie comme le bateau tient le flot et qu'il a baptisé lui-même le Beylisme, on doit admirer en Stendhal à côté de la finesse, de la précision et de la profondeur de l'analyse psychologique, un constant parti pris de lucidité et une rare aptitude à tout comprendre. Il n'était considéré comme un écrivain que par les meilleurs de sa génération, et en premier par Balzac. Mais avec une assurance tranquille il avait annoncé qu'il commencerait à être lu en 1880 et qu'en 1935 il serait célèbre.
  La mort le surprit inopinément à Paris le 23 mars 1842.
  Il avait encore publié : en 1838, les Mémoires d'un Touriste; en 1839, l' Abbesse de Castro et la Chartreuse de Parme.
  Il laissait d'assez nombreuses œuvres posthumes. Les plus connues sont le Journal, la Vie de Henri Brulard, les Souvenirs d'Égotisme, Napoléon, les Romans et Nouvelles, Lamiel et Lucien Leuwen.

source= Éditions de Cluny
signé = Henri Martineau



WIKIPÉDIA  Stendhal


Partager cette page

Repost 0
Published by

Présentation

  • : CONSUS - FRANCE
  • CONSUS - FRANCE
  • : TROYAT BLYTON DUMAS QUINE, extraits, illustrations
  • Contact

Profil

  • CONSUS - FRANCE

Recherche

Hébergé par Overblog