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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 13:36

Les misérables : Tome 01, by Victor HUGO



Présentation de l'Editeur


LA foule des malheureux contre qui s'acharnent la malice du sort et la malignité de l'homme, Hugo a su la peindre sous des aspects aussi atroces que grandioses dans des tableaux dont la plupart sont désormais classiques.
  C'est Jean Valjean, ce rude gaillard qui peut, d'un coup de reins, soulever une charette embourbée, cet acrobate aux évasions spectaculaires, cet ancien forçat qui est peut-être un saint... C'est Gavroche, le petit Parisien gouailleur. Ce sont Cosette, la fillette martyre, Javert, le policier inflexible, des malheureux et des coquins : « les Misérables... ».














FICHE TECHNIQUE DU LIVRE N° 02


Titre :   Les misérables : TOME I
Auteur :   Victor   HUGO
Edition :   HACHETTE

20.0570.0

BIBLIOTHÈQUE VERTE

ÉDITION ABRÉGÉE


ILLUSTRATIONS DE JACQUES PECNARD

Couleurs et noir & blanc pleine page hors texte annotées.

« IL Y TIENDRAIT BIEN VINGT LITS! »   p. 11
« JE M'APPELLE JEAN VALJEAN. »   p. 35
IL FAISAIT UN EFFORT POUR DÉRANGER LE GROS SOULIER FERRÉ.   p. 61

« Petit-Gervais! Petit-Gervais! »   p. 64
C'ÉTAIT FANTINE.   p. 71
COSETTE BALAYAIT LES CHAMBRES.   p. 79

Le père Madeleine le fit transporter dans une infirmerie.   p. 97
MADELEINE RENCONTRA L'ŒIL DE JAVERT.   p. 98
« SORTEZ » DIT M. MADELEINE.   p. 113
TOUT BRULAIT.   p. 139

Il saisit convulsivement le bouton.   p. 160
IL ÉTAIT ÉVIDENT QU'ON AVAIT SOUS LES YEUX JEAN VALJEAN.   p. 183
« Ah! mon Dieu! Il est arrêté! »   p. 192
VERS MINUIT UN HOMME RODAIT.   p. 223

IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
7, bd Romain-Rolland - Montrouge.
Usine de La Flèche, le 06-02-1978.

1484-5 - Dépôt légal n° 5761, 1er trimestre 1978.
20 - 01 - 0570 - 17

Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications
destinées à la jeunesse. Dépôt : juillet 1965.

Tous droits de traduction, de reprduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette 1950

Reliure : cartonnage éditeur pelliculé en thermo-collage illustrée couleur in recto.
Nombre de pages : 256       TABLE  DES  MATIÈRES : NON

Poids :   285 grammes     Format :   115 x 165 mm
I. S. B. N :   NON            Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'éditeur


EXTRAIT   Les misérables : Tome 01, by Victor HUGO   page 31


Les misérables : Tome 01, by Victor HUGO -image-50-150




  La porte s'ouvrit. Un homme entra.
  Cet homme, nous le connaissons déjà. C'est le voyageur que nous avons vu tout à l'heure errer cherchant un gîte.
  Il entra, fit un pas, et s'arrêta, laissant la porte ouverte derrière lui. Il avait son sac sur l'épaule, son bâton à la main, une expression rude, hardie, fatiguée et violente dans les yeux. Le feu de la cheminée l'éclairait. Il était hideux. C'était une sinistre apparition.
  Madame Magloire n'eut pas même la force de jeter un cri. Mlle Baptistine se retourna, aperçut l'homme qui entrait et se dressa à demi d'effarement, puis, ramenant peu à peu sa tête vers la cheminée, elle se mit à regarder son frère et son visage redevint profondément calme et serein.
  L'évêque fixait sur l'homme un œil tranquille.
  Comme il ouvrait la bouche, sans doute pour demander au nouveau venu ce qu'il désirait, l'homme appuya ses deux mains à la fois sur son bâton, promena ses yeux tour à tour sur le vieillard et les femmes, et, sans attendre que l'évêque parlât, dit d'une voix haute :
  « Voici. Je m'appelle Jean Valjean. Je suis un galérien. J'ai passé dix-neuf ans au bagne. Je suis libéré depuis quatre jours et en route pour Pontarlier qui est ma destination. Quatre jours que je marche, depuis Toulon. Aujourd'hui, j'ai fait douze lieues à pied. Ce soir, en arrivant dans ce pays, j'ai été dans une auberge, on m'a renvoyé à cause de mon passeport que j'avais montré à la mairie. Il avait fallu. J'ai été à une autre auberge. On m'a dit : « Va-t'en! » Je m'en suis allé dans les champs pour coucher à la belle étoile. Il n'y avait pas d'étoile. J'ai pensé qu'il pleuvrait, et qu'il n'y avait pas de bon Dieu pour empêcher de pleuvoir, et je suis rentré dans la ville pour y trouver le renfoncement d'une porte. Là, dans la place, j'allais me coucher sur une pierre. Une bonne femme m'a montré votre maison et m'a dit : « Frappe là » J'ai frappé. Qu'est-ce que c'est ici? Etes-vous une auberge? J'ai de l'argent. Ma masse. Cent neuf francs quinze sous que j'ai gagnés au bagne par mon travail en dix-neuf ans. Je payerai. J'ai bien faim. Voulez-vous que je reste?
  — Madame Magloire, dit l'évêque, vous mettrez un couvert de plus. »
  L'homme fit trois pas et s'approcha de la lampe qui était sur la table. « Tenez, reprit-il, comme s'il n'avait pas bien compris, ce n'est pas ça. Avez-vous entendu? Je suis un forçat. Je viens des galères. (Il tira de sa poche une grande feuille de papier jaune qu'il déplia.) Voilà mon passeport. Jaune, comme vous voyez. Cela sert à me faire chasser de partout où je vais. Voulez-vous lire? Tenez, voilà ce qu'on a mis sur le passeport : « Jean Valjean, forçat libéré, natif de... (cela vous est égal...) est resté dix-neuf ans au bagne. Cinq ans pour vol avec effraction. Quatorze ans pour avoir tenté de s'évader quatre fois. Cet homme est très dangereux. » Voilà! Tout le monde m'a jeté dehors. Voulez-vous me recevoir, vous? Avez-vous une écurie?


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Les misérables : Tome 1 : by Victor HUGO       Les misérables : Tome 01, by Victor HUGO

ANNEXE



Les misérables : Tome 01, by Victor HUGO
Editeur :   Hachette (1978)
Collection :   Bibliothèque verte
I.S.B.N-10 :   2010024575
www.amazon.fr

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:21






Donc, à l'heure où les feux du ciel sont calmants,
Quand toute la nature écoute et se recueille,
Vers midi, quand les nids se taisent, quand la feuille
La plus tremblante oublie un instant de frémir,
Jeanne a cette habitude aimable de dormir.
Et la mère, un moment, respire et se repose;
Car on se lasse, même à servir une rose.

Ses beaux petits pieds nus dont le pas est peu sûr
Dorment; et son berceau, qu'entoure un vague azur
Ainsi qu'une auréole entoure une immortelle,
Semble un nuage fait avec de la dentelle;
On croit, en la voyant dans ce frais berceau-là,
Voir une lueur rose au fond d'un falbala;
Soudain, dans l'humble et chaste alcôve maternelle,
Versant tout le matin qu'elle a dans sa prunelle,
Elle ouvre la paupière, étend un bras charmant,
Agite un pied, puis l'autre, et si divinement
Que des fronts dans l'azur se penchent pour l'entendre.
Elle gazouille. - Alors de sa voix la plus tendre,
Couvant des yeux l'enfant que Dieu fait rayonner,
Cherchant le plus doux nom qu'elle puisse donner
A sa joie, à son ange en fleur, à sa chimère :
« Te voilà réveillée, horreur! » lui dit sa mère.


        Victor HUGO.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 13:50






Oh! combien de marins, combien de capitaines,
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,.
Dans ce morne horizon se sont évanouis!
Combien ont disparu, dure et triste fortune!.
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis!

Combien de patrons morts avec leurs équipages!
L'ouragan, de leur vie a pris toutes les pages,
Et, d'un souffle, il a tout dispersé sur les flots!
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée;
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée,
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots!...

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires?
O flots, que vous savez de lugubres histoires!
Flots profonds, redoutés des mères à genoux!
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées,
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!



      Victor HUGO.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 16:31

Lucrèce BORGIA - Marie TUDOR, by Victor HUGO



Présentation de l'Editeur



Néant











FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE





Titre :   Lucrèce BORGIA   Marie TUDOR
Auteur :   Victor   HUGO
Edition :   LIBRAIRIE GRUND     PARIS

LA BIBLIOTHÈQUE   PRÉCIEUSE

IMPRIMÉ SUR LES PRESSES
DE L'IMPRIMERIE « LA SEMEUSE »
A ÉTAMPE (S-ET-O.) LE 29 JUIN 1953
POUR LES ÉDITIONS GRUND


Dép. légal imprimeur N° 22
Dép. légal Editeur N° 22 Juin 1953.


Reliure :   Brochée sur carton souple;   illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 185       TABLE DES MATIÈRES : OUI



Poids :   130 grammes          Format :   115 x 165 cm
I.S.B.N :   NON                     Code Barre = EAN :   NON


Livre épuisé chez l' Editeur

ANNEXE



Lucrèce BORGIA   Marie TUDOR, by Victor HUGO
Editeur :   Librairie Gründ ( 1955)
Collection :  : Bibliothèque précieuse.
A.S.I.N :   B005UAT0JW
www.amazon.fr


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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 08:31

L'homme qui rit : tome I, by Victor HUGO


Présentation


  De l'Angleterre tout est grand, même ce qui n'est pas bon, même l'oligarchie. Le patriciat anglais, c'est le patriciat, dans le sens absolu du mot. Pas de féodalité plus illustre, plus terrible et plus vivace. Disons-le, cette féodalité a été utile à ses heures. C'est en Angleterre que ce phénomène, la Seigneurerie, veut être étudié, de même que c'est en France qu'il faut étudier ce phénomène, la Royauté.
  Le vrai titre de ce livre serait l'Aristocratie. Un autre livre, qui suivra, pourra être intitulé Monarchie. Et ces deux livres, s'il est donné à l'auteur d'achever ce travail, en précéderont et en amèneront un autre qui sera intitulé : Quatrevingttreize.

  Hauteville-House, avril 1869.




FICHE TECHNIQUE DU LIVRE



Titre :   L'homme qui rit : Tome I
Auteur :   Victor   HUGO  
Edition :   Paris
Nelson, Éditeurs
25, rue Denfert-Rochereau
Londres, Édimbourg et New-York


IMPRIMERIE NELSON, ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
PRINTED IN GREAT BRITAIN


Reliure : Relié sur cartonnage pleine toile
Présentation sous jaquette illustrée couleurs in recto, à double volets
Nombre de pages : 425       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   255 grammes     Format :   110 x 160 x 20 mm
I. S. B. N :   NON   Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT   L'homme qui rit : tome I, by Victor HUGO   page 99



LA POINTE NORD DE PORTLAND

  L'enfant s'orientait du mieux qu'il pouvait. Toute la destinée est un carrefour, le choix des directions est redoudable, ce petit être avait de bonne heure l'option entre les chances obscures. Il avançait cependant; mais, quoique ses jarrets semblassent d'acier, il commençait à se fatiguer. Pas de sentiers dans cette plaine; s'il y en avait, la neige les avait effacés. D'instinct, il continuait à dévier vers l'est. Des pierres tranchantes lui avaient écorché les talons. S'il eût fait jour, on eût pu voir, dans les traces qu'il laissait sur la neige, des taches roses qui étaient son sang.
  Il ne reconnaissait rien. Il traversait le plateau de Portland du sud au nord, et il est probable que la bande avec laquelle il était venu, évitant les rencontres, l'avait traversé de l'ouest à l'est. Elle était vraisemblablement partie, dans quelque barque de pêcheur ou de contrebandier, d'un point quelconque de la côte d'Uggescombe, tel que Sainte-Catherine Cape, ou Swancry, pour aller à Portland retrouver l'ourque qui l'attendait, et elle avait dû débarquer dans une des anses de Weston pour aller se rembarquer dans une des criques d'Easton. Cette irection-là était coupée en croix par celle que suivait maintenant l'enfant. Il était impossible qu'il reconnût son chemin.
  Le plateau de Portland a çà et là de hautes ampoules ruinées brusquement par la côte et coupées à pic sur la mer. L'enfant errant arriva sur un de ces points culminants, et s'y arrêta, espérant trouver plus d'indications dans plus d'espace, cherchant à voir. Il avait dvant lui, pour tout horizon, une vaste opacité livide. Il l'examina avec attention, et, sous la fixité de son regard, elle devint moins indistincte. Au fond d'un lointain pli de terrain, vers l'est, au bas de cette lividité opaque, sorte d'escarpement mouvant et blême qui ressemblait à une falaise de la nuit, rampaient et flottaient de vagues lambeaux noirs, espèces d'arrachements diffus. Cette opacité blafarde, c'était du brouillard, ces lambeaux noirs, c'étaient des fumées. Où il y a des fumées, il y a des hommes. L'enfant se dirigea de ce côté.
  — Il entrevoyait à quelque distance une descente, et au pied de la descente, parmi des configurations informes de rochers que la brume estompait, une apparence de banc de sable ou de langue de terre reliant probablement aux plaines de l'horizon le plateau qu'il venait de traverser. Il fallait évidemment passer par là.
  Il était arrivé en effet à l'isthmede Portland, alluvion diluvienne qu'on appelle Chess-Hill.
  Il s'engagea sur ce versant du plateau.
  La pente était difficile et rude. C'était, avec moins d'âpreté pourtant, le revers de l'ascension qu'il avait faite pour sortir de la crique. Toute montée se solde pa une descente. Après avoir grimpé, il dégringolait.
  Il sautait d'un rocher à l'autre, au risque d'une entorse, au risque d'un écroulement dans la profondeur indistincte. Pour se retenir dans les glissements de la roche et de la glace, il prenait à poignées les longues lanières des landes et des ajoncs pleins d'épines, et toutes ces pointes lui entraient dans les doigts. Par instants, il trouvait un peu de rampe douce, et descendait en reprenant haleine, puis l'escarpement se refaisait, et pour chaque pas il fallait un expédient. Dans les descentes de précipice, chaque mouvement est la solution d'un problème. Il faut être adroit sous peine de mort. Ces problèmes, l'enfant les résolvait avec un instinct dont un singe eût pris note et une science qu'un saltimbanque eût admirée. La descente était abrupte et longue. Il en venait à bout néanmoins.
  Peu à peu, il approchait de l'instant où il prendrait terre sur l'isthme entrevu.
  Par intervalles, tout en bondissant ou en dévalant de rocher en rocher, il prêtait l'oreille, avec un dressement de daim attentif. Il écoutait au loin, à sa gauche, un bruit vaste et faible, pareil, à un profond chant de clairon. Il y avait dans l'air en effet un remuement de souffles précédant cet effrayant vent boréal, qu'on entend venir du pôle comme une arrivée de trompettes. En même temps, l'enfant sentait par moments sur son front, sur ses yeux, sur ses joues, quelque chose qui ressemblait à des paumes de mains froides se posant sur son visage. C'étaient de larges flocons glacés, ensemencés d'abord mollement dans l'espace, puis tourbillonnant, et annonçant l'orage de neige. L'enfant en était couvert. L'orage de neige qui, depuis plus d'une heure déjà, était sur la mer, commençait à gagner la terre. Il envahissait lentement les plaines. Il entrait obliquement par le nord-ouest dans le plateau de Portland.


Reproduction interdite





COMMENTAIRES   en ligne



L'homme qui rit : tome I, by Victor HUGO
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ANNEXE



L'homme qui rit : tome I, by Victor HUGO
Editeur :   Nelson Éditeurs
Collection :   Nelson
A.S.I.N :   B003MAULJA




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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:31

Gavroche, by Victor HUGO

 

Présentation de l'Editeur


HUMBLE gamin parisien à la gouaille spirituelle et moqueuse, Gavroche s'est acquis une telle célébrité que son non propre est devenu le nom comun à tous ses semblables.
  Par son esprit mordant, sa pétulance, son bon cœur et son courage, ce jeune héros si peu conventionnel, et si pur pourtant, cette « petite grande âme », comme l'appelle Victor Hugo, est bien un enfant de chez nous, proche de tous nos enfants.
  A ce titre, il mérite d'être connu d'eux bien avant l'âge où il leur sera permis d'aborder dans son intégralité ce long et sombre drame de l'humanité que sont Les Misérables. C'est pourquoi l'Idéal-Bibliothèque présente ici, extraites de l'œuvre complète, ces aventures de Gavroche qui font si grande sa courte vie.
 

 


G.   au-delà de 10 ans

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Gavroche
Auteur :   Victor   HUGO
Edition :   HACHETTE

Numéro de référence   159

Collection : Idéal-Bibliothèque


ILLUSTRATIONS DE JACQUES PECNARD
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

Le vieillard avait rendu terriblement le choc. p. 19
« Venir refroidir le monde pour rien! ». p. 31
C'était un éléphant de quarante pieds de haut. p. 49
Ce drapeau rouge souleva un orage. p. 72 & 73
... un enfant déguenillé qui descendait par la rue... p. 77
Bahorel donna la main aux dames. p. 101
Ils se mirent à dire des vers. p. 109
En un clin d'œil il fut colleté, terrassé. p. 117
« Révolution française! » p. 125
« Allez-vous en, ou je fais sauter la barricade! ». p. 135
Le sergent fut atteint en plein ventre. p. 145
« Je vous autorise à leur flanquer une pile indigne. p. 157
« Baissez la tête, ralliez le mur! ». p. 161
« Eh bien, il pleut! Après? ». p. 168 & 169


Dépôt légal n° 6736,   3e trimestre 1958.

IMPRIME EN BELGIQUE
par la S. I. R. E. C. - LIEGE

I-7854

© LIBRAIRIE HACHETTE,   1958
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.
Présentation sous Jaquette illustrée couleurs à double volets avec texte.

Nombre de pages : 188       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   375 grammes       Format :   150 x 205 x 18 mm
I.S.B.N :   NON                  Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'Editeur

 

 

EXTRAIT   Gavroche, by Victor HUGO page 29


Gavroche, by Victor HUGO -image-50-150


  Le barbier, dans sa boutique chauffée d'un bon poêle, rasait une pratique et jetait de temps en temps un regard de côté à cet ennemi, à ce gamin gelé et effronté qui avait les deux mains dans ses poches, mais l'esprit évidemment hors du fourreau.
  Pendant que Gavroche examinait la mariée, le vitrage et les Windsor-soaps, deux enfants de taille inégale, assez proprement vêtus, et encore plus petits que lui, paraissant l'un sept ans, l'autre cinq, tournèrent timidement le bec de cane et entrèrent dans la boutique en demandant on ne sait quoi, la charité peut-être, dans un murmure plaintif et qui ressemblait plutôt à un gémissement qu'à une prière. Ils parlaient tous deux à la fois, et leurs paroles étaient inintelligibles parce que les sanglots coupaient la voix du plus jeune et que le froid faisait claquer les dents de l'aîné. Le barbier se tourna avec un visage furieux et sans quitter son rasoir, refoulant l'aîné de la main gauche et le petit du genou, les poussa tous deux dans la rue, et referma sa porte en disant :
  « Venir refroidir le monde pour rie! »
  Les deux enfants se remirent en marche en pleurant. Cependant une nuée était venue, il commençait à pleuvoir.
  Le petit Gavroche courut après eux et les aborda :
« Qu'est-ce que vous avez donc, moutards?
  - Nous ne savons pas où coucher, répondit l'aîné.
  - C'est ça? dit Gavroche. Voilà grand-chose. Est-ce qu'on pleure pour ça? Sont-ils serins donc! »
  Et prenant, à travers sa supériorité un peu goguenarde, un accent d'autorité attendrie et de protection douce :
  « Momacques, venez avec moi.
  - Oui, monsieur », fit l'aîné.
  Et les deux enfants le suivirent comme ils auraient suivi un archevêque. Ils avaient cessé de pleurer.
  Gavroche leur fit monter la rue Saint-Antoine dans la direction de la Bastille.
  Gavroche, tout en cheminant, jeta un coup d'œil indigné et rétrospectif à la boutique du barbier.
  « Ca n'a pas de cœur, ce merlan-là, grommela-t-il. C'est un angliche. , dit »
  Un instant après, le perruquier lui revenant, il ajouta :
  « Je me trompe de bête, ce n'est pas un merlan, c'est un serpent. Perruquier, j'irai chercher un serrurier, et je te ferai mettre une sonnette à la queue. »
  Ce perruquier l'avait rendu agressif. Il apostropha, en enjambant un ruisseau, une portière barbue et digne de rencontrer Faust sur le Brocken, laquelle avait son balai à la main.
  « Madame, lui dit-il, vous sortez donc avec votre cheval? »
  Et sur ce, il éclaboussa les bottes vernies d'un passant.
  « Drôle! » cria le passant furieux.
  Gavroche leva le nez par-dessus son châle.
  « Monsieur se plaint?
  - De toi! fit le passant.
  - Le bureau est fermé, dit Gavroche, je ne reçois plus de plaintes. »
  Cependant, en continuant de monter la rue, il avisa, toute glacée sous une porte cochère, une mendiante de treize ou quatorze ans, si court-vêtue qu'on voyait ses genoux.
  « Pauvre fille! dit Gavroche. Tiens, prends toujours ça. »
  Et, défaisant toute cette bonne laine qu'il avait autour du cou, il la jeta sur les épaules maigres et violettes de la mendiante, où le cache-nez redevint châle.
  La petite le considéra d'un air étonné et reçut le châle en silence. A un certain degré de détresse, le pauvre, dans sa stupeur, ne gémit plus du mal et ne remercie plus du bien.
  Cela fait :
  « Brr! » dit Gavroche, plus frissonnant que saint Martin, qui, lui du moin, avait gardé la moitié de son manteau.
  Sur ce brrr! l'averse, redoublant d'humeur, fit rage. Ves ciels-là punissent les bonnes actions.
  « Ah çà, s'écria Gavroche, qu'est-ce que cela signifie? Il repleut! Si cela continue, je me désabonne. »
  Et il se remit en marche.
  « C'est égal, reprit-il en jetant un coup d'œil à la mendiante qui se pelotonnait sous le châle, en voilà une qui a une fameuse pelure. »
  Et, regardant la nuée, il cria :
  « Attrapé! »
  Les deux enfants emboîtaient le pas derrière lui.


Reproduction interdite

 

 

 

 

COUVERTURES   Jaquette


 

Gavroche, by Victor HUGO       Gavroche, by Victor HUGO

 

 


 

 

 

ANNEXE



Gavroche, by Victor HUGO
Editeur :   Hachette, Idéal-Bibliothèque (1958)
A.S.I.N :   B0000DLQ6K

 

 

 

DU MÊME AUTEUR



dans la même collection

COSETTE
LES TROIS ENFANTS



dans la Bibliothèque Verte

LES MISÈRABLES
NOTRE-DAME-DAME DE PARIS
LES TRAVAILLEURS DE LA MER
QUATRE-VINGT-TREIZE

 

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 16:33

Les Miserables : tome 02, by Victor HUGO

Présentation de l'Editeur




Néant







FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


Titre :   Les misérables : Tome 02
Auteur :   Victor   HUGO
Edition :   HACHETTE

ÉDITION ABRÉGÉE

ILLUSTRATIONS DE PIERRE SIMON


  Les textes placés entre crochets sont destinés à suppléer les passages du roman qui n'ont pas été reproduits dans cette édition abrégée.

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris - Coulommiers
--- 9249-0-1953 ---

- Dépôt légal 1830 -

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette 1950

Reliure : Relié sur cartonnage pleine toile percaline verte

Nombre de pages : 287       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   235 grammes     Format :   110 x 160 mm
I. S. B. N :   NON            Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'éditeur.


EXTRAIT   Les misérables : Tome 02, by Victor HUGO   page 18


Les Miserables : tome 02, by Victor HUGO -image-50-150




  Cosette considérait la poupée merveilleuse avec une sorte de terreur. Son visage était encore inondé de larmes, mais ses yeux commençaient à s'emplir, comme le ciel au crépuscule du matin, des rayonnements étranges de la joie. Ce qu'elle éprouvait en ce moment-là était un peu pareil à ce qu'elle eût ressenti si on lui eût dit brusquement : « Petite, vous êtes la reine de France. »
  Il lui semblait que si elle touchait à cette poupée, le tonnerre en sortirait.
  Ce qui était vrai jusqu'à un certain point, car elle se disait que la Thénardier gronderait, et la battrait.
  Pourtant l'attraction l'emporta. Elle finit par s'approcher, et murmura timidement en se tournant vers la Thénardier :
  « Est-ce que je peux, Madame? »
  Aucune expression ne saurait rendre cet air à la fois désespéré, épouvanté et ravi.
  « Pardi! fit la Thénardier, c'est à toi. Puisque Monsieur te la donne.
  - Vrai, Monsieur? reprit Cosette, est-ce que c'est vrai? C'est à moi la dame? »
  L'étranger paraissait avoir les yeux pleins de larmes. Il semblait être à ce point d'émotion où l'on ne parle pas pour ne pas pleurer. Il fit un signe de tête à Cosette, et mit la main de « la dame » dans sa petite main.
  Cosette retira vivement sa main, comme si celle de la dame la brûlait, et se mit à regarder le pavé. Tout à coup elle se retourna et saisit la poupée avec emportement.
  « Je l'appellerai Catherine », dit-elle.
  Ce fut un moment bizarre que celui où les haillons de Cosette rencontrèrent et étreignirent les rubans et les fraîches mousselines roses de la poupée.
  « Madame, reprit-elle, est-ce que je peux la mettre sur une chaise?
  - Oui, mon enfant » , répondit le Thénardier.
  Maintenant c'étaient Eponine et Azelma qui regardaient Cosette avec envie.


Reproduction interdite





ANNEXE



Les misérables : Tome 02, by Victor HUGO
Editeur :   Hachette (1 janvier 1953)
Collection :   Bibliothèque verte
A.S.I.N :   B003B17VVQ
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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 13:21

Les Miserables : tome 01 HUGO



Présentation de l'Editeur




Néant









FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE N° 1


Titre :   Les misérables : Tome 01
Auteur :   Victor   HUGO
Edition :   HACHETTE

ÉDITION ABRÉGÉE

ILLUSTRATIONS DE PIERRE SIMON


Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris - Coulommiers
--- 9248-9-1953 ---

- Dépôt légal 1830 -

Tous droits de traduction, de reprduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette 1950

Reliure : Relié sur cartonnage pleine toile percaline verte

Nombre de pages : 288       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   285 grammes     Format :   110 x 160 mm
I. S. B. N :   NON            Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'éditeur


EXTRAIT   Les misérables : Tome 01, by Victor HUGO   page 31


Les Miserables : tome 01HUGO-image-50-150




  La porte s'ouvrit. Un homme entra.
  Cet homme, nous le connaissons déjà. C'est le voyageur que nous avons vu tout à l'heure errer cherchant un gîte.
  Il entra, fit un pas, et s'arrêta, laissant la porte ouverte derrière lui. Il avait son sac sur l'épaule, son bâton à la main, une expression rude, hardie, fatiguée et violente dans les yux. Le feu de la cheminée l'éclairait. Il était hideux. C'était une sinistre apparition.
  Madame Magloire n'eut pas même la force de jeter un cri. Mlle Baptistine se retourna, aperçut l'homme qui entrait et se dressa à demi d'effarement, puis, ramenant peu à eu sa tête vers la cheminée, elle se mit à regarder son frère et son visage redevint profondément calme et serein.
  L'évêque fixait sur l'homme un œil tranquille
  Comme il ouvrait la bouche, sans doute pour demander au nouveau venu ce qu'il désirait, l'homme appuya ses deux mains à la fois sur son bâton, promena ses yeux tour à tour sur le vieillard et les femmes, et, sans attendre que l'évêque parlât, dit d'une voix haute :
  « Voici. Je m'appelle Jean Valjean. Je suis un galérien. J'ai passé dix-neuf ans au bagne. Je suis libéré depuis quatre jours et en route pour Pontarlier qui est ma destination. Quatre jours que je marche, depuis Toulon. Aujourd'hui, j'ai fait douze lieues à pied. Ce soir, en arrivant dans ce pays, j'ai été dans une auberge, on m'a renvoyé à cause de mon passeport que j'avais montré à la mairie. Il avait fallu. J'ai été à une autre auberge. On m'a dit : « Va-t'en! » Je m'en suis allé dans les champs pour coucher à la belle étoile. Il n'y avait pas d'étoile. J'ai pensé qu'il pleuvrait, et qu'il n'y avait pas de bon Dieu pour empêcher de pleuvoir, et je suis rentré dans la ville pour y trouver le renfoncement d'une porte. Là, dans la place, j'allais me coucher sur une pierre. Une bonne femme m'a montré votre maison et m'a dit : « Frappe là » J'ai frappé. Qu'est-ce que c'est ici? Etes-vous une auberge? J'ai de l'argent. Ma masse. Cent neuf francs quinze sous que j'ai gagnés au bagne par mon travail en dix-neuf ans. Je payerai. J'ai bien faim. Voulez-vous que je reste?
  — Madame Magloire, dit l'évêque, vous mettrez un couvert de plus. »
  L'homme fit trois pas et s'approcha de la lampe qui était sur la table. « Tenez, reprit-il, comme s'il n'avait pas bien compris, ce n'est pas ça. Avez-vous entendu? Je suis un forçat. Je viens des galères. (Il tira de sa poche une grande feuille de papier jaune qu'il déplia.) Voilà mon passeport. Jaune, comme vous voyez. Cela sert à me faire chasser de partout où je vais. Voulez-vous lire? Tenez, voilà ce qu'on a mis sur le passeport : « Jean Valjean, forçat libéré, natif de... (cela vous est égal...) est resté dix-neuf ans au bagne. Cinq ans pour vol avec effraction. Quatorze ans pour avoir tenté de s'évader quatre fois. Cet homme est très dangereux. » Voilà! Tout le monde m'a jeté dehors. Voulez-vous me recevoir, vous? Avez-vous une écurie?


Reproduction interdite





ANNEXE



Les misérables : Tome 01, by Victor HUGO
Editeur :   Hachette (1 janvier 1953)
Collection :   Bibliothèque verte
A.S.I.N :   B003B17VVQ
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 06:33

 Hermani - Marion de Lorme, by Victor HUGO


 

Présentation de l'Editeur





Néant



 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 


Titre :   Hermani- Marion de Lorme
Auteur :   Victor   HUGO
Edition :   Nelson, Éditeurs
Paris
189, rue Saint-Jacques
Londres, Édimbourg et New-York


IMPRIMERIE NELSON, ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
PRINTED IN GREAT BRITAIN


Reliure : Relié sur cartonnage pleine toile

 

 

Nombre de pages : 383       TABLE  DES  MATIÈRES : NON

Poids :   245 grammes     Format :   110 x 160 x 19 mm
I. S. B. N :   NON            Code Barre = EAN :   NON
 

 

 

 

EXTRAIT   Hermani, by Victor HUGO   page 22


Hermani, by Victor HUGO



    HERMANI.
  Doña Sol! Ah! c'est vous que je vois
Enfin! et cette voix qui parle est votre voix!
Pourquoi le sort mit-il mes jours si loin des vôtres?
J'ai tant besoin de vous pour oublier les autres!

    DOÑA SOL, touchant ses vêtements.
Jésus! votre manteau ruiselle! il pleut donc bien?

    HERMANI.
Je ne sais.

  —  DOÑA SOL.
  Vous devez avoir froid!

    HERMANI. —
      Ce n'est rien.

    DOÑA SOL.
Otez donc ce manteau.

    HERMANI.
  —Doña Sol, mon amie,
Dites-moi, quand la nuit vous êtes endormie,
Calme, innocente et pure, et qu'un sommeil joyeux
Entr'ouvre votre bouche et du doigt clôt vos yeux,
Un ange vous dit-il combien vous êtes douce
Au malheureux que tout abandonne et repousse?

    DOÑA SOL.
Vous avez bien tardé, seigneur! Mais dites-moi
Si vous avez froid.

    HERMANI.—
  Moi! je brûle près de toi!
Ah! quand l'amour jaloux bouillonne dans nos têtes,
Quand notre cœur se gonfle et s'emplit de tempêtes,
Qu'importe ce que peut un nuage des airs
Nous jeter en passant de tempête et d'éclairs!

    DOÑA SOL, lui défaisant son manteau.
Allons! donnez la cape, - et l'épée avec elle.

    HERMANI, la main sur son épée.
  Non. C'est mon autre amie, innocente et fidèle.
- Doña Sol, le vieux duc, votre futur époux,
Votre oncle, est donc absent?

    DOÑA SOL.
    — Oui, cette heure est à nous.

  —   HERMANI.
Cette heure! et voilà tout. Pour nous, plus rien qu'une heure!
Après, qu'importe? il faut qu'on oublie ou qu'on meure.
Ange! une heure avec vous! une heure, en vérité,
A qui voudrait la vie, et puis l'éternité!

    DOÑA SOL.
Hermani!

    HERMANI, amèrement. —
  Que je suis heureux que le duc sorte!
Comme un larron qui tremble et qui force une porte,
Vite, j'entre, et vous vois, et dérobe au vieillard
Une heure de vos chants et de votre regard;
Et je suis bien heureux, et sans doute on m'envie
De lui voler une heure, et lui me prend ma vie!—

    DOÑA SOL.
  Calmez-vous.
  remettant le manteau à la duègne.
  Josefa, fais sécher le manteau.
    Josefa sort.
Elle s'assied et fait signe à Hermani de venir près d'elle.

Venez là.

    HERMANI, sans l'entendre
  Donc le duc est absent du château?

    DOÑA SOL, souriant.
Comme vous êtes grand!

    HERMANI.
      Il est absent.

    DOÑA SOL.
      Chère âme,
Ne pensons plus au duc.

    HERMANI.
      Ah! pensons-y, madame!
Ce vieillard! il vous aime, il va vous épouser!
Quoi donc! vous prit-il pas l'autre jour un baiser?
N'y plus penser!

    DOÑA SOL.
    C'est là ce qui vous désespère!
Un baiser d'oncle! au front! presque un baiser de père!


Reproduction interdite

 

 

 


 

 

ANNEXE



Hermani - Marion de Lorme, by Victor HUGO
Editeur :   Nelson Éditeurs (1949)
Collection :   Nelson
A.S.I.N :   B0000DR2GE


 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 12:30

CROMWELL, by Victor HUGO




Présentation de l'Editeur




Néant






A MON PÈRE


 

 
Que le livre lui soit dédié,
Comme l'auteur lui est dévoué.



Victor HUGO. - 1827.


FICHE     TECHNIQUE   DU   LIVRE


 

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Titre :   CROMWELL
Auteur :   Victor   HUGO  
Edition :  PARIS
NELSON ÉDITEURS
189, rue Saint-Jacques

Londres Édimbourg et New-York



Reliure : Relié sur cartonnage pleine toile

Nombre de pages : 561       TABLE  DES  MATIÈRES : OUI

Poids :   295 grammes     Format :   110 x 160 mm
I. S. B. N :   NON            Code Barre = EAN :   NON


ACTE QUATRIÈME


 

CROMWELL, by Victor HUGO -image-55-150

 



  LA SENTINELLE

LA POTERNE DU PARC DE WHITEHALL

  SCÈNE PREMIÈRE

  - Tout va bien! veillez-vous?

  CROMWELL

  Tout va bien! veillez-vous?

Une troisième sentinelle répond dans l'éloignement

Tout va bien! veillez-vous?

CROMWELL, après un moment de silence.

  Oui, je veille, - et pour tous!
Cromwell, qu'à cette place un soin prudent transporte,
Veut à ses assassins lui-même ouvrir sa porte.

On entend un bruit de pas et de voix dans l'éloignement

Déjà? - Mais non, minuit n'a point encor sonné.
C'est un passant.

On distingue comme un chant inarticulé.

  Des chants! le drôle a mal jeûné!

La voix s'approche, et on l'entend chanter sur un air monotone
les paroles suivantes :

Au soleil couchant,
Toi qui vas cherchan
Fortune,
Prends garde de choîr;
La terre, le soir,
Est brune.

L'océan trompeur
Couvre de vapeur
La dune. Voi; à l'horizon
Aucune maison,
Aucune!

Maint voleur te suit;
La chose est, la nuit,
Commune.
Les dames des bois
Nous gardent parfois
Rancune.

  -------------------


Reproduction interdite






COLLECTION NELSON



Publiée sous la direction littéraire de
CHARLES SAROLEA,
Docteur ès lettres : Directeur de la Section
française à l'Université d'Édimbourg.



ANNEXE



CROMWELL, by Victor HUGO
Editeur :   Nelson Éditeurs. (1936)
Collection :   Nelson
A.S.I.N :   B0000DV7P6
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