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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 12:09
Par le détroit de Béring by, Gontrans de PONCINS


Présentation de l'Editeur


    L' AUTEUR raconte le voyage de 8 500 kilomètres qu'il fit par mer sur un bateau de bootleggers avec deux hommes aussi peu navigateurs que lui, voyage qui le mena de Coppermine, dans l'océan Glacial, jusqu'à Vancouver, en passant par le détroit de Béring.




FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE



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Titre :   Par le détroit de Béring
Auteur :   Gontrans   DE PONCINS
Edition :   HACHETTE  

Bibliothèque verte

ILLUSTRATIONS DE PAUL DURAND
noir & blanc pleine page.

TES CHIENS POUSSENT DE TOUS LEURS JARRETS. p. 18
VOICI QU'IL VIENT A NOUS... p. 28
UNE MÊLÉE S'ENSUIVIT... p. 48
IL ENFONCE LE GRAPPIN A GRNDS COUPS DE BOTTES. p. 90
DES ESQUIMAUX QUI DE LOIN M'OBSERVENT p. 100
IBROOLIK RÉPÈTE LES MOTS APRÈS MON... p. 142
LES « DEUX » SONT LA... p. 210
LE TROISIÈME JOUR LE VENT FRAICHIT... p. 220


Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
- 9749 - 9 - 1954 -
- Dépôt légal 2552 -

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright 1953, by Librairie Stock, Delamain et Boutelleau.

Reliure :  reliée sur cartonnage percaline verte
Livre possèdant une jaquette à double volets
Nombre de pages : 255       TABLE   des   MATIÈRES : NON

Poids :   225 grammes       Format :   120 x 170 mm
I.S.B.N :   NON                   Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'Editeur



EXTRAIT





  Voilà un quart d'heure que nous rentrons. cent quatre-vingts au compas ne suffisant plus, nous avons passé à cent soixante. Les glaces avancent toujours sur nous... Nous sommes trois hommes qui ne parlent plus. Pour l'instant, nous n'en sommes encore qu'à jouer de finesse. Mais, si la situation empire, il faudra fuir. Là est le danger des glaces : elles donnent l'impression de ne pas avancer. Leur allure est si nonchalante qu'on se dit : « J'ai le temps! » Et, avant qu'on ait rien fait, elles vous rejoignent, vous heurtent. Tout à l'heure la route était claire à cent soixante, puis à cent quarante seulement, puis cent vingt. Maintenant c'est bouché partout. La banquise nous cerne sans qu'on puisse savoir quelle épaisseur elle a ni par où elle s'ouvre... Si encore nous apercevions la terre!... Mais l'obscurité vient; il faut nous amarrer à l'un des blocs.


Par le détroit de Béring by, Gontrans de PONCINS -image

Reproduction interdite

  Nous jetons un grappin et halons. Le grappin échappe; Slim tombe à la renverse et se blesse sur le treuil, avec d'affreux jurons. Nous recommençons l'opération. Cette fois, il saute sur la glace et enfonce le grappin à grands coups de bottes. Il est une heure et demie quand nous arrêtons les moteurs et restons là, tendus. L'ambiance est sinistre. Autour de nous, dans l'obscurité, le blocs se heurtent. Non seulement ils se déplacent dans une direction donnée, mais ils virent sur eux-même, ils s'entrechoquent; et cette rotation de meules risque de nous broyer. Autre chose : la partie submergée d'un glaçon est quatre ou cinq fois plus grande que celle qui émerge, et par surcroî, elle est armée d'un éperon acéré, juste sous la ligne de flottaison. Avec un brise-glace, on ne risque rien, parce qu'il est armé de l'avant et qu'avec sa coque arrondie, les glaces ne peuvent au pis-aller que le soulever. Mais nous, cela nous éventrerait. Quant à se laisser heurter par un de ces blocs, autant cogner dans Gibraltar!





DÉFINITIONS




Coppermine. p. 11   Au bord de l'océan Glacial, à l'embouchure de la rivière du même nom, ainsi nommée parce qu'on y trouve du cuivre. Et les Esquimaux de cette région s'appellent les « Esquimaux du cuivre. »
l'avion apporte deux fois l'an. p. 11   Du moins était-ce ainsi à l'époque.
« greenhorm. » p. 14   Terme d'argot qui signifie « néophyte ».
un carcajou. p. 27   Sorte de blaireau armé de longues griffes. Non seulement il est très carnassier, mais il détruit ou souille tout ce qu'il ne peut manger, d'où sa réputation là-haut de « diabolique ».
à chaque rapide. p. 57   D'où les fameux « portages ».
méningite. p. 64   Maladie courante chez les chiens esquimaux, et qui leur serait communiquée par les renards.
son attighi. p. 71   Vêtement de fourrures de la femme esquimaude.
de sik-sik. p. 71   Ecureuil hivernant du Nord, dont la fourrure sert de parement aux femmes.
un umiak. p. 103   Embarcation ouverte, pour huit à dix personnes, faite de peaux de grands phoques cousues ensemble, sans autre membrure.
frotter doucement la partie gelée. p. 108   On dit souvent qu'il faut frotter la partie gelée avec de la neige. je ne l'ai jamais vu faire là-haut.
la brume est là qui nous enferme. p. 110   Elle devait nous tenir, à quelques éclaircies près, jusqu'aux Aléoutiennes.
l'ai-je vu trop en noir. p. 118   Si le portrait que j'ai fait de ces deux hommes est erroné ou injuste, qu'ils ne m'en veuillent pas. Jamais, à aucun moment, ils ne m'ont offert une chance de les mieux juger, un moyen de contrôle. Et, si je me souviens d'eux comme de gaillards éminemment olides, - qualité essentielle, somme toute, dans un pareil voyage -, j'ignore totalement quel peut être leur sentiment à mon sujet.
le feu s'éteint enfin. p. 122   L'alerte devait se renouveler plusieurs fois au cours du voyage.
ce mackinaw. p. 148   Chemise blouson en laine double, à gros carreaux.
cette pièce... ne me quittera plus. p. 148   Depuis lors, je l'ai emportée partout avec moi. A l'heure où j'écris, elle est là sous mes yeux, plus vivante que jamais.
un killer whale p. 162   Epaulard : ils semettent à plusieurs pour tuer les baleines en les attaquant à la gorge.
le whale bird p. 163   Oiseau accompagnant en nuées les baleines et, comme elles, se nourrissant de plancton.
Tupilak p. 171   Le diable des Esquimaux.
le plus étonnant peut-être que j'aie jamais lu p. 195   Idyls of the sea, de Frank T. Bullen, dont R. Kipling, dans sa préface, dit : « C'est immense. Il n'y a pas d'autre mot. »
l'affaire était dans le sac. p. 198   Par chance, il advint que les prises augmentèrent du jour de ma venue à bord, ce qui fit considérer ma présence comme un heureux augure... et me permit de poursuivre.
duel entre une pieuvre et un cachalot p. 206   Article paru dans le magazine anglais Nature , du 4 juin 1896.
par le fond. p. 209   Cette assertion parait incroyable. Mais d'autres cas analogues la confirment.



ANNEXE



amazon   Editeur :   Hachette
A.S.I.N :   B0017UJ5Y4


LIENS



Wikipédia  Détroit de Béring

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