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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:00

Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SEGUR

 

Présentation de l'Editeur




Néant








A ma petite-fille, JEANNE DE PITRAY


  Ma chère petite Jeanne, je t'offre mon dixième ouvrage, parce que tu es ma dixième petite-fille, ce qui ne veut pas dire que tu n'aies que la dixième place dans mon cœur. Vous y êtes tous au premier rang, par la raison que vous êtes tous de bons et aimables enfants. Tes frères Jacques et Paul m'ont servi de modèles dans L'AUBERGE DE L'ANGE GARDIEN, pour Jacques et Paul Dérigny. Leur position est différente, mais leurs qualités sont les mêmes. Quand tu seras plus grande, tu me serviras peut-être de modèle à ton tour, pour un nouveau livre, où tu trouveras une bonne et aimable petite Jeanne.

    Ta grand-mère,



           Comtesse de SÉGUR,
              née Rostopchine.

 



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 



Titre :   Le Général DOURAKINE
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   1977
CASTERMAN

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel Marlier

noir & blanc pleine page, hors-texte annotées et in texte.

Un courrier à cheval venait d'arriver.   p. 29
Elle appliqua deux vigoureux soufflets sur les joues.   p. 45
Ah! tu te fâcherais? Et que ferais-tu?   60
Je te remercie et te nomme mon conseiller privé.   p. 104
Dès qu'il l'aperçut, il alla à lui.   p. 133
Ah! mon oncle, je ne compte pas hériter de vous, vous savez.   p. 155
Que Dieu te protège et te fasse passer la frontière.   p. 189
Dérigny avait fait apporter une chaise à porteurs dans laquelle on plaça le général.   p. 223
Il serra le général dans ses bras.   p. 232
Le lendemain, le général et sa nièce allèrent voir le château à vendre.   p. 238


D. 1977/0053/37.

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai       5719-1627.




Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 251       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   178 grammes                     Format :   120  x  180 mm
I.S.B.N :   2-203-13504-2                Code Barre = EAN :   NON

 

Livre épuisé chez l' Editeur

 

 

EXTRAIT   Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SÉGUR   page 40


Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




    LE GÉNÉRAL

Sac à papier! voilà un tour de force! C'est plein à ne pas y passer une souris. Ils se sont tous fourrés dans le fourgon des domestiques. Ha! ha, ha! quelle entrée! Les pauvres chevaux crèveront avant d'arriver!... En voilà un qui butte!... La tête de ma nièce qui paraît à une lucarne! Sac à papier! comme elle crie! Furieuse, furieuse! »
Et le général se frottait les mains comme il en avait l'habitude quand il était très satisfait, et il riait aux éclats. Il voulut rester sur le perron pour voir se vider cette arche de Noé. Le fourgon arriva et arrêta devant le perron. Mme Papofski ne voyait pas son oncle; elle poussa à droite, à gauche, tout ce qui lui faisait obstacle, descendit du fourgon avec l'aide de son courrier; à peine fut-elle à terre qu'elle appliqua deux vigoureux deux soufflets sur les joues rouges et suantes de l'infortuné.
« Sot animal, coquin! je t'apprendrai à me planter là, à courir en avant sans tourner la tête pour me porter secours. Je prierai mon oncle de te faire donner cent coups de bâton.

    LE COURRIER

Veuillez m'excuser, Maria Pétrovna; j'ai couru en avant d'après votre ordre! Vous m'aviez commandé de courir sans m'arrêter, aussi vite que mon cheval pouvait me porter.

    MADAME PAPOFSKI

Tais-toi, insolent, imbécile! Tu vas voir ce que mon oncle va faire. Il te fera mettre en pièces!...

    LE GÉNÉRAL,   riant.

Pas du tout; mais pas du tout, mma nièce; je ne ferai ni ne dirai rien, car je vois ce qui en est. Non, je me trompe. Je dis et j'ordonne qu'on emmène le courrier dans la cuisine, qu'on lui donne un bon dîner, du kvas et de la bière.

    MADAME PAPOFSKY,   embarrassée.

Comment, vous êtes là, mon oncle! Je ne vous voyais pas... Je suis si contente, si heureuse de vous voir, que j'ai perdu la tête; je ne sais ce que je dis, ce que je fais! J'étais si contrariée d'être en retard! J'avais tant envie de vous embrasser! »
Et Mme Papofski se jeta dans les bras de son oncle, qui reçut le choc assez froidement et qui lui rendit à peine les nombreux baisers qu'elle déposait sur son front, ses joues, ses oreilles, son cou, ce qui lui tombait sous les lèvres.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SEGUR       Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SEGUR




COMMENTAIRE en ligne


Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SÉGUR
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ANNEXE



Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN (1969)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   2203135042
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 13:01

Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de Ségur



Présentation de l'Editeur




Néant








    A MA PETITE-FILLE
  MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR

    Chère petite, tu as longtemps attendu ton livre, c'est qu'il y avait bien des frères, des cousins, des cousines, d'un âge plus respectable que le tien. Mais enfin, voici ton tour. JEAN QUI RIT te fera rire, je l'espère; je ne crains pas que JEAN QUI GROGNE te fasse grogner.
        Ta grand'mère qui t'aime bien,


              COMTESSE DE SÉGUR,
                  née ROSTOPCHINE.






FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 



Titre :   Jean qui grogne et Jean qui rit
Auteur :   Comtesse de   SEGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   CASTERMAN  

Collection Comtesse de Ségur

Illustrations de CLAUSS
Couverture de Marcel MARLIER
noir & blanc pleine page annotées in texte.

Tu es un bon et brave petit garçon.   p. 19
Quel diantre de tapage faites-vous donc-là, vous autres.   p. 53
On lui fit prendre une tasse de tilleul.   p. 93
Ils s'avancèrent vers le groupe des demoiselles.   p. 83
Jean avait les yeux pleins de larmes.   p. 115
Il enleva Mlle Aimée et l'embrassa sur les deux joues.   p. 145
Je te la donne, dit-il à Jean. Je te le donne, dit-il à Marie.   p. 185
Ah çà! mes mignonnes, où faut-il vous mener?   p. 149
Marguerite se dressa sur la pointe des pieds pour l'embrasser.   p. 159


Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai
Dép. lég. 4e trimestre 1979 : D. 1980/0053/11.

Déposé au Ministère de la Justice, Paris
(loi n° 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse)



Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
par Marcel MARLIER
Nombre de pages : 188       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   165 grammes                    Format :   120  x  170 mm
I.S.B.N :   2-203-13520-4               Code Barre = EAN :  9 782203 135208


Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SÉGUR   page 50


Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de Ségur -image-50-150




LE COCHER.   -   Soyez tranquille, monsieur, je les débarquerai sans accident, j'espère bien... Vous dites...

LE CHEF DE TRAIN.   -   Rue Saint-Honoré, n° 263.

Le cocher remonta sur son siège.
« Adieu, monsieur, et merci », cria Jean au chef de train. Le fiacre s'ébranla et se mit en marche. Les enfants regardaient avec admiration; tout leur paraissait magnifique malgré l'heure matinale, le silence des rues, l'absence de mouvement. Quand la voiture arrêta devant le n° 263 de la rue Saint-Honoré, ils croyaient être partis depuis quelques minutes seulement.
« Allons, Messieurs, descendez, nous voici arrivés », dit le cocher en ouvrant la portière.
Jean descendit, paya, comme le lui avait recommandé le chef de train, et ils se trouvèrent devant une porte fermée, ne sachant comment faire pour entrer. « Frappe à la porte », dit Jeannot.
Jean frappa, Jeannot frappa, la porte ne s'ouvrit pas.
« Appelle », dit Jeannot.
- Simon! cria Jean; Simon, c'est nous, ouvre la porte! Ils avaient beau crier, appeler, la porte ne s'ouvrait pas.
« Qu'allons-nous devenir, mon Dieu? » s'écria Jeannot prêt à pleurer

JEAN.   -   Ne t'effraye donc pas! C'est qu'il dort encore! Attendons; il faudra bien qu'il s'éveille et qu'il nous ouvre.

Après avoir attendu cinq minutes qui leur parurent cinq heures, ils recommencèrent à taper et appeler Simon.
Enfin la porte s'entrouvit; un gros homme à cheveux gris passa la tête.
« Quel diantre de tapage faites-vous donc là, vous autres? Ça a-t-il du bon sens d'éveiller le monde si matin! Que demandez-vous? Que voulez-vous? »

JEAN.   -   Je vous demande bien pardon, monsieur, nous ne voulons pas vous déranger. Nous appelions mon frère Simon qui demeure ici.

LE PORTIER.   -   Et comment voulez-vous qu'il vous entende, puisqu'il demeure au cinquième?

JEAN.   -   Je ne le savais pas, monsieur; je vous demande bien pardon. Nous attendons si vous voulez, monsieur.

LE PORTIER.   -   A présent que me voici éveillé et levé, je n'ai pas besoin que vous attendez. Entrez et montez.

Le portier ouvrit, fit entrer Jean et Jeannot, et referma la porte. « Au fond de la cour, l'escalier à droite, au cinquième », grommela le portier.
Et il entra dans le trou noir qui lui servait de chambre. Jean avait le cœur un peu serré; l'aspect sombre, sale et délabré de la cour de la maison lui inspirait une certaine répugnance. Jeannot était consterné; tous deux montèrent sans parler l'escalier qu'on leur avait indiqué; ils montaient, montaient toujours. Arrivés au haut de l'escalier, ils virent trois portes devant eux : à droite, à gauche, en face.
« Frappe donc », dit Jeannot.

...................................

M.ABEL.   -   Quel âge à la demoiselle aînée? Et la petite.

JEAN.   -   L'aînée approche de dix-neuf ans, monsieur, l'autre de seize à dix-sept.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de Ségur       Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SEGUR




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Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SÉGUR
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Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Casterman (4 mai 1993)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur
A.S.I.N :   2203135204
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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 11:09

Après la pluie le beau temps, by Comtesse de SEGUR




Présentation de l'Editeur




Néant



















FICHE   TECHNIQUE   DU LIVRE


 



Titre :   Après la pluie le beau temps
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   CASTERMAN

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel Marlier

noir & blanc pleine page, hors-texte annotées et in texte.

Eh bien! mon oncle, qui est-ce qui a dit vrai?.   p. 67
Rame a demandé que je fasse son portrait en habit rouge.   p. 97
Qu'est-ce que c'est? Il y a de la couleur dans cette eau sale!   107
Georges prit les billets, en fit un paquet, qu'il cacha dans sa poche!   p. 129
Pélagie appela Rame et lui demanda d'aller chercher le médecin   p. 139
Tu ne me trouves plus trop jeune pour me marier?.   p. 167
Pardon, Monsieur. Veuillez d'abord terminer la lettre!.   p. 175
Ils apprirent que M. Dormère avait été frappé de paralysie.   p. 187


Dépôt légal : 4e trimestre 1979.   D. 1981/0053/23.

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai   avril 1967.    N° édit-impr. 4186.
Déposé au Ministère de la Justice, Paris
(loi n° 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse).



Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 188       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   164 grammes                     Format :   120  x  180 mm
I.S.B.N :   2-203-13518-2                Code Barre = EAN :   9 782203 135185

 




Livre épuisé chez l' Editeur

 




EXTRAIT   Après la pluie le beau temps, by Comtesse de SÉGUR   page 94


Après la pluie le beau temps, by Comtesse de Ségur -image-50-150




RAME. - Petite Maîtresse venir voir. Comme Rame joli! Comme Rame a beaux yeux; tout blanc, tout noir!

GENEVIÈVE. - A présent, va te reposer, mon pauvre Rame; va boire un verre de vin; pendant ce temps ma cousine me donnera un nouveau devoir à faire.

Rame sortit en gambadant.
Mlle Primerose se leva.
« Je vais me reposer aussi un instant. Je me suis tant dépêchée que j'en ai le poignet fatigué. »
Tous les jours les mêmes scènes recommençaient. Pourtant, lorsqu'au bout de cinq ou six jours la tête fut terminée, se détachant sur un beau ciel bleu sans nuages, Rame fut enchanté. Mais sa joie ne fut pas de longue durée. Il devint triste.
« Pauvre Rame! » s'écria-t-il.

MADEMOISELLE PRIMEROSE. - Pourquoi Pauvre Rame? Qu'y a-t-il encore?

RAME. - Pauvre Rame, pas d'habit. Tête coupée, pas de corps.

MADEMOISELLE PRIMEROSE,   riant. - Mais, imbécile, tu ne comprends donc pas que je ferai le corps après avoir fini la tête? Tu n'as pas encore compris que je ne peux pas tout faire à la fois! Aujourd'hui je commencerai le cou et les épaules; demain je le finirai.

GENEVIÈVE. - Et tu auras un superbe habit. Comment le veux-tu?

RAME. - Moi veux rouge avec or, comme capitaine anglais.

MADEMOISELLE PRIMEROSE. - Mais tu auras l'air d'un danseur de corde, mon brave homme.

RAME,   avec fierté. - Rame pas danseur. Dans pays à Rame, grand chef mettre habit rouge avec or. Habit superbe! Grand chef tuer capitaine anglais et prendre habit. Rame veut habit comme grand chef.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Après la pluie le beau temps, by Comtesse de Ségur       Après la pluie le beau temps, by Comtesse de Ségur




ANNEXE



Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN (1969)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   2203135182
www.amazon.fr


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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:36

Les bons enfants, by Comtesse de SEGUR

Présentation de l'Editeur




Néant









A
MES PETITS ENFANTS

PIERRE, HENRI, MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR, VALENTINE, LOUIS DE SÉGUR, CAMILLE, MADELEINE, LOUIS, GASTON DE MALARET, ELISABETH, HENRIETTE, ARMAND FRESNEAU, JACQUES, JEANNE, MARGUERITE, PAUL DE PITRAY.

  Je voulais, mes chers petits-enfants, que chacun de vous eût son nom en tête d'un de mes ouvrages, mais votre nombre, toujours et rapidement croissant, a dépassé mon courage, et je vous réunis tous en une seule dédicace, qui ne sera, je l'espère, pas la dernière, quoique tous les ans je perde une année de vie, comme le dirait le bon M. de la Palisse. Encore un peu de temps, et je garderai le silence, pour cacher au public les infirmités de mon esprit; vous en serez les seuls chers petits confidents.

      Votre grand'mère,


            COMTESSE DE SÉGUR,
              née ROSTOPCHINE.






FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Les bons enfants
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   CASTERMAN

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel MARLIER

noir & blanc pleine page in texte annotées, et noir & blanc in texte.

C'est joli de nous abandonner comme vous l'avez fait...   (p 77)
Elle se mit à la tête de ses troupes...   (p. 53)
Mon oncle partit avec Sophie...   (p. 133)
Ils mettent leurs pêchettes dans le ruisseau...   (p. 173)
Permettez que je reprenne mon chien...   (p. 181)


Dépôt légal 1er trimestre 1980.   D.   1981/0053/22.

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai,   avril 1986. N° edit.-impr : 3411.

Dépôt au Ministère de la Jeunesse, Paris
(loi n° 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse).


Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
Couverture Marcel MARLIER
Nombre de pages : 190       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   189 grammes                           Format :   120  x  180 mm
I.S.B.N :   2 - 203 - 13517 - 4                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur



EXTRAIT   Les bons enfants, by Comtesse de SÉGUR   page 33


Les bons enfants, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




TRANCHANT. - En voulez-vous, messieurs et mesdemoiselles? En voici tant que vous en voudrez.

Et il leur présenta une grande jatte pleine de marrons tout chauds, ce qui les consola de leur longue attente et de leur ennui. Camille en mangea avec eux; ils en mirent dans leurs poches.

CAMILLE. - Où sont-ils allés? Savez-vous, Tranchant?

TRANCHANT. - Dans le potager, mademoiselle, pour cueillir le raisin.

LES PETITS. - Allons-y aussi; Camille, viens au potager, je t'en prie. Ce sera bon, du raisin après des marrons.

Camille les mena au potager, où ils trouvèrent les cousins et cousines montés aux échelles et ceuillant les grappes de raisin, qu'ils mettaient dans des paniers.

CAMILLE. - C'est joli de nous abandonner comme vous l'avez fait! Nous vous attendions là-bas, pensant que vous deviez revenir.

- Comment, vous étiez restés en arrière à nous attendre! dit Elisabeth. Pauvres malheureux! nous ne le savions pas.

JACQUES. - Et vous n'avez pas eu de marrons?

CAMILLE. - Si fait, le cuisinier vient de nous en donner.

JACQUES. - Prends ma place pour cueillir du raisin, c'est très amusant.

Et Jacques descendit de l'échelle, tenant son panier de raisin, qu'il offrit à Camille; elle en prit une grappe; ensuite les petits se jetèrent dessus et en prirent tant que leurs petites mains pouvaient en tenir.

CAMILLE. - Mon petit Jacques, veux-tu me rendre le service d'appeler les bonnes? Je suis fatiguée de garder les enfants. Jacques posa son panier à terre, et courut chercher les bonnes, qui délivrèrent Camille de sa charge. Chacun des enfants vint offrir du raisin à Camille, qui prit un grappillon à chacun.
« Et nos marrons, dit-elle, que vont-ils devenir? »


Reproduction interdite





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Les bons enfants, by Comtesse de SEGUR       Les bons enfants, by Comtesse de SEGUR




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Les bons enfants, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN janvier( 1984)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   B0000DWCI7
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 09:21

Les petites filles modèles, by Comtesse de SEGUR

 

Présentation de l'Editeur




Néant






PRÉFACE


     
  Mes Petites Filles modèles, ne sont pas une création; elles existent bien réellement : ce sont des portraits; la preuve en est dans leurs imperfections mêmes. Elles ont des défauts, des ombres légères qui font ressortir le charme du portrait et attestent l'existence du modèle. Camille et Madeleine sont une réalité dont peut s'assurer toute personne qui connaît l'auteur.

      COMTESSE DE SÉGUR,
          née Rostopchine.





FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Les petites filles modèles
Auteur :   Comtesse de   SEGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   CASTERMAN  

Collection Comtesse de Ségur

Illustrations de JOBBÉ-DUVAL
Couverture de Marcel MARLIER
noir & blanc pleine page annotées in texte.

Marguerite s'entêta à garder sa poupée.   p. 59
Approchez, petite voleuse; pourquoi avez-vous bu le vin?   p. 77
On lui fit prendre une tasse de tilleul.   p. 93
Et poussant un gémissement douloureux, elle ferma les yeux...   p. 107
Je vous dis de ramasser ces papiers, mademoiselle.   p. 101
...le tapage devint tel, que toute la maison vint savoir la cause de ce bruit.   p. 121
C'était une cabane, une hutte de bûcheron...   p. 131
Ah çà! mes mignonnes, où faut-il vous mener?   p. 149
Marguerite se dressa sur la pointe des pieds pour l'embrasser.   p. 159


Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai   septembre 1983     N° édit.-impr. 2646.
Dép. lég. 4e trimestre 1979 : D. 1981/0053/22

Déposé au Ministère de la Justice, Paris
(loi n° 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse)



Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
par Marcel MARLIER
Nombre de pages : 190       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   198 grammes                    Format :   120  x  170 mm
I.S.B.N :   2-203-13512-3               Code Barre = EAN :  NON


Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   Les petites filles modèles, by Comtesse de SÉGUR   page 98


Les petites filles modèles, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




  MADAME DE FLEURVILLE.   -   Non, Madeleine, je veux qu'elle reste seule jusqu'à ce soir; elle est encore trop en colère pour t'étonner; j'irai lui parler dans une heure.

Et Mme de Fleurville alla avec Camille et Madeleine rejoindre Mme de Rosbourg; les petites étaient tristes; c'est en jouant avec leurs poupées, elles pensaient combien on était plus heureuse quand on est sage.
Pendant ce temps, Sophie, restée seule dans le cabinet de pénitence, pleurait, non pas de repentir, mais de rage; elle examina le cabinet pour voir si on ne pouvait pas s'en échapper : la fenêtre était si haute que, même en mettant la chaise sur la table, on ne pouvait pas y atteindre; la porte, contre laquelle elle s'élança avec violence, était trop solide pour pouvoir être enfoncée. Elle chercha quelque chose à briser, à déchirer : les murs étaient nus, peints en gris; il n'y avait d'autre meuble qu'une chaise en paille commune, une table en bois blanc commun; l'encrier était un trou fait dans la table et rempli d'encre; restaient la plume, le papier et le livre dans lequel elle devait copier. Sophie saisit la plume, la jeta par terre, l'écrassa sous ses pieds; elle déchira le papier en mille morceaux, se précipita sur le livre, en arracha toutes les pages, qu'elle chiffonna et le mit en pièces; elle voulut aussi briser la chaise, mais elle n'en eut pas la force et retomba par terre haletante et en sueur. Quand elle n'eut plus rien à casser et à déchirer, elle fut bien obligée de rester tranquille. Petit à petit, sa colère se calma, elle se mit à réfléchir, et elle fut épouvantée de ce qu'elle avait fait.
« Que va dire Mme de Fleurville? pensa-t-elle, quelle punition va-t-elle m'infliger? car elle me punira certainement... Ah bah! elle me fouettera. Ma belle-mère m'a tant fouettée que j'y suis habituée. N'y pensons plus, et tâchons de dormir...»

Sophie ferme les yeux, mais le sommeil ne vient pas; et elle est inquiéte; elle tressaille au moindre bruit; elle croit toujours voir la porte s'ouvrir. Une heure se passe, elle entend la clef tourner dans la serrure; elle ne s'est pas trompée cette fois : la porte s'ouvre, Mme de Fleurville entre. Sophie se lève et reste interdite. MMe de Fleurville regarde les papiers et dit à Sophie d'un ton calme :
« Ramassez tout cela, mademoiselle. »
Sophie ne bouge pas.
« Je vous dis de ramasser ces papiers, mademoiselle » , répéta Mme de Fleurvillle.

Sophie reste immobile. Mme de Fleurville, toujours calme : « Vous ne voulez pas, vous avez tort : vous aggravez votre faute et votre punition. »

Mme de Fleurville appelle : « Élisa, venez, je vous prie, un instant. »
Élisa entre et reste ébahie devant tout ce désordre.


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Les petites filles modèles, by Comtesse de SÉGUR
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Les petites filles modèles, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Casterman (4 mai 1993)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur
A.S.I.N :   2203135123
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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:06

Un bon petit diable, by Comtesse de SEGUR

 

Présentation de l'Editeur


 


Néant

 


 

A ma petite-fille
MADELEINE DE MALARET


Ma bonne petite Madeleine, tu demandes une dédicace, en voici une. La Juliette dont tu vas lire l'histoire n'a pas comme toi l'avantage de beaux et bons yeux (puisqu'elle est aveugle), mais elle marche de pair avec toi pour la douceur, la bonté, la sagesse et toutes les qualités qui commandent l'estime et l'affection.

Je t'offre donc LE BON PETIT DIABLE escorté de sa Juliette, qui est parvenue à faire d'un vrai diable un jeune homme excellent et charmant, au moyen de cette douceur, de cette bonté chrétiennes qui touchent et qui ramènent. Emploie ces mêmes moyens contre le premier bon diable que tu rencontreras sur le chemin de ta vie.

    Ta grand-mère,

      COMTESSE DE SÉGUR


 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Un bon petit diable
Auteur :   Comtesse de   SEGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   CASTERMAN

Collection Comtesse de Ségur

Illustrations de JOBBÉ-DUVAL
Couverture de Marcel MARLIER
Couleurs pleine page hors-texte, annotées et,
noir & blanc pleine page annotées in texte.

Charles se dépêcha d'avaler le café...   p. 38
Un grand homme noir m'a barré le passage!...   p. 80
Silence, scélérats! je continue...   p. 87
Et poussant un gémissement douloureux, elle ferma les yeux...   p. 107
Les chiens du quartier se mirent à sa poursuite...   p. 139
Le cheval fendait l'air et pris le mors aux dents...   p. 147
Merci, ma bonne Juliette, de m'aimer tout mauvais que je suis...   p. 151


Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai   août 1985     N° édit.-impr. 2047.
Dépôt légal 4e trimestre 1980 : D. 1980/0053/21.

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai.
Dépôt légal 4e trimestre 1980 : D. 1980/0053/21.

Déposé au Ministère de la Justice, Paris
(loi n° 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse)

Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs in recto
par Marcel MARLIER
Nombre de pages : 190       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   209 grammes     Format :   120 x 170 x 17 mm
I.S.B.N :   2-203-13502-6               Code Barre = EAN :  9 782203 135024


Livres épuisés chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   Un bon petit diable, by Comtesse de SÉGUR   page 105


Un bon petit diable, by Comtesse de SEGUR -image-50-150


  LE JUGE.   -   Calmez-vous, Madame Mac'Miche; il ne s'agit pas de vous prendre votre argent, mais de vous faire rendre celui qui ne vous appartient pas. Monsieur Backday, veuillez parler à Madame, et lui faire voir clair dans cette affaire, ajouta-t-il en souriant.
M. Blackday s'avança.
« Madame, dit-il, je vous ai informée tantôt que j'avais reçu une lettre dictée par vous, et qui me parlait de ces cinquante mille francs; cette lettre, m'avez-vous dit, était un tour infâme de votre petit cousin, Charles Mac'Lance. Je vous ai parlé d'une autre lettre que m'avait adressée ce pauvre garçon; il me dépeignait sa lamentable situation, et il me reparlait de cette somme dont M. le juge de paix, disait, avait connaissance. J'ai été touché de l'appel de ce pauvre orphelin, et je suis venu ici pour en causer avec vous, puis avec M. le peace-justice. Vous avez tout nié; M. le peace-justice m'a tout démontré par des informations verbales, mais incontestables, et par un papier écrit de votre main. Vous avez, sans doute, ignoré jusqu'ici cette dernière circonstance, que je crois devoir vous révéler; ce papier est le reçu écrit de votre main des cinquante mille francs de Charles, et remis à M. Mac'Lance père, lequel l'a mis dans un portefeuille qu'il a confié à des mains sûres; ce document existe encore; nous l'avons vu, M. le peace-justice et moi. Et puis, Madame, à l'époque de la mort de M. Mac'Lance, décédé dans votre maison, j'ai reçu de vous, pour être placée en votre nom, la somme de cinquante mille francs réclamée par Charles; comment justifierez-vous de la possession de cette somme? »
Mme Mac'Miche, atterrée par ces témoignages accumulés, ne répondit pas : elle ne voyait ni n'entendait plus rien de ce qui se passait autour d'elle; quand le juge lui demanda une dernière fois si elle voulait restituer à Charles le capital et les intérêts de la somme qui lui appartenait, ou bien subir les chances d'un procès qui la ruinerait peut-être, elle trembla de tous ses membres; effarée, éperdue, elle tira machinalement et avec effort la clef cachée dans son estomac, murmura d'une façon presque inintelligible : « Cassette..., clef, caisse... Sauvez..., sauvez tout. »
- Où se trouve la caisse? demanda le juge de paix.
- Le mur... derrière l'armoire...
Et, poussant un gémissement douloureux, elle ferma les yeux et perdit connaissance.


Reproduction interdite

 

 

 

 

COUVERTURES   1980


 

Un bon petit diable, by Comtesse de SEGUR       Un bon petit diable, by Comtesse de SEGUR

 

 

 

 

COUVERTURES   1985


 

Un bon petit diable, by Comtesse de SEGUR       Un bon petit diable, by Comtesse de SÉGUR

 

 

 

 

COMMENTAIRE en ligne


Un bon petit diable, by Comtesse de SÉGUR
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ANNEXE



Un bon petit diable, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Casterman (1974)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur
A.S.I.N :   B0000DVKJW

 

 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 12:52

Quel amour d'enfant!, by Comtesse de SEGUR

 

Présentation de l'Editeur




Néant








A MON PETIT-FILS

LOUIS DE SÉGUR-LAMOIGNON

  Cher enfant, tu es fort et généreux comme un lion, doux comme un agneau et sage comme un ange. En lisant l'histoire de Giselle, tu te garderas bien de l'imiter; au lieu d'être agneau, elle est loup; au lieu d'être ange, elle est diable. Je ne crains donc pas que tu souffres de la comparaison avec cette méchante petite fille. Il faut en remercier ton Papa et ta Maman, qui t'élèvent si bien qu'on ne te voit pas de défauts, et que tes bonnes qualités ressortent dans toute leur beauté.
  C'est ainsi que te juge ma vive tendresse.

      Ta grand'mère qui t'aime,


            COMTESSE DE SÉGUR,
              née ROSTOPCHINE.



FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Quel amour d'enfant!
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   CASTERMAN

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel Marlier

noir & blanc pleine page, in texte annotées.

On a été chercher les sergents de ville.   (p 49)
Mon pauvre papa, je vous demande de laisser maman me gronder!   (p. 73)
Je vous tiens! Vous allez me mener chez Pierre avant de rentrer chez moi.   (p. 77)
Il la coiffa selon le mauvais goût qu'elle avait montré dans le choix des fleurs.   (p. 85)
On remercia le brave gendarme.   (p. 139)
Vous croyez, Monsieur Julien, qu'il y a du danger?   (p. 151)
Mademoiselle! Arrêtez un instant, je ne peux pas vous suivre.   (p. 157)
Il s'est mis à genoux devant moi...   (p. 175)


Dépôt légal 4e trimestre 1980.   D.   1980/0053/15

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai,   juillet 1982. N° edit.-impr : 2127.


Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 190       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   197 grammes                     Format :   120  x  180 mm
I.S.B.N :   2-203-13516-6                Code Barre = EAN :   NON

 


Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   Quel amour d'enfant!, by Comtesse de SÉGUR   page 63


Quel amour d'enfant!, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




GISELLE. - Alors pourquoi me grondez-vous?

LÉONTINE. - Je ne te gronde pas, mon enfant, je te parle. Ce qui est mal, c'est d'avoir l'air de ne plus m'aimer, de n'aimer que papa, de se moquer de ce que je dis, en un mot, d'être impertinente avec moi. Voilà ce qui est mal.

GISELLE. - Vous me refusez ce qui m'amuse; papa veut bien me l'accorder, et vous l'en empêchez. Croyez-vous que ce soit agréable?

LÉONTINE. - Non, ce n'est pas agréable; mais ce n'est pas une raison pour être impertinente envers moi, qui t'aime tant et qui cherche toutes les occasions de te le prouver.

GISELLE. - Oui, joliment! en me grondant et en me punissant.

LÉONTINE. - Ma pauvre Giselle, tu as encore de l'humeur, tu ne sais pas ce que tu dis.

GISELLE. - Je crois bien que j'ai de l'humeur! ma bonne n'a fait que me gronder tout le temps de la promenade.

Léontine, enchantée de donner une satisfaction quelconque à Giselle, se retourna vers la bonne.

LÉONTINE. - Pourquoi, Émilie, grondez-vous Giselle? Elle a pourtant été assez punie pour que vous la laissiez tranquille pendant sa promenade.

LA BONNE. - Mon Dieu, Madame, je ne pouvais pas faire autrement; elle s'amusait à courir après toutes les balles des enfants et à les jeter dans les massifs entourés, dans lesquels Madame sait qu'il est défendu d'entrer; de sorte que tous ces pauvres enfants pleuraient et criaient de tous les côtés; les bonnes étaient furieuses; elles me tombaient sur le dos; je ne pouvais pourtant pas la laisser continuer; on avait été chercher des sergents de ville; Madame pense l'esclandre que cela aurait fait, de voir Giselle emmenée au poste par les sergents de ville.

LÉONTINE. - Vous auriez pu la mener plus loin.

LA BONNE. - C'est ce que j'ai fait, Madame, malgré ses injures et sa résistance; mais plus loin elle a recommencé un autre jeu; elle enlevait et lançait au loin les chapeaux des enfants qui se trouvaient à quelque distance de leurs bonnes; les enfants couraient après leurs chapeaux, les bonnes couraient après leurs enfants, Giselle reprenait les chapeaux pour les lancer plus loin. Madame juge du désordre, des cris, et puis des reproches que j'avais à subir. Il a bien fallu gronder Mlle Giselle et l'emmener encore plus loin. Arrivée près des fontaines, la voilà qui imagine de puiser de l'eau avec la main et d'en jeter sur les passants; un monsieur qui en avait reçu deux fois dans la figure, s'est fâché; il a saisi l'oreille de Mademoiselle et la lui a secouée à me faire peur; je croyais que l'oreille allait lui rester dans la main. Mlle Giselle a crié pendant un quart d'heure; il s'est formé un rassemblement autour de nous; c'est ce qui fait que j'ai abrégé la promenade et que je l'ai ramenée à la maison.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

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Quel amour d'enfant!, by Comtesse de SÉGUR
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Quel amour d'enfant!, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN (4 mai 1993)
Collection :  : Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   2203135166
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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 16:42

Les vacances, by Comtesse de SEGUR

Présentation de l'Editeur




Néant
















FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE







Titre :   Les vacances
suivies de
Histoire de la Princesse Rosette
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   CASTERMAN

Collection Comtesse de Ségur

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel MARLIER

noir & blanc pleine page in texte annotées.

Vous êtes un brave et digne soldat!   (p 35)
Leconte attendait plein d'anxiété.   (p. 53)
Mon oncle partit avec Sophie...   (p. 77)
Le roi était en admiration   (p. 93)
Je suis très satisfaite de vous connaître...   (p. 131)
C'est moi, la princesse Rosette.   (p. 165)
le prince charmant vint se placer auprès de Rosette.   (p. 177)
Le roi et la reine, changés en bêtes de somme...   (p. 189)


Dépôt légal 4e trimestre 1979.   D.   1981/0053/96.
Imprimé en Belgique par Casterman. s. a. Tournai,   juillet 1983. N° edit.-impr : 2642.

Poids :   189 grammes     Format :   120 x 180 x 18 mm
I.S.B.N :   2 - 203 - 13511 - 5               Code Barre = EAN :   NON

Dépôt légal 4e trimestre 1979.   D.   1981/0053/96.
Imprimé en Belgique par Casterman. s. a. Tournai.

Dépôt au Ministère de la Jeunesse, Paris
(loi n° 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse).

Poids :   189 grammes     Format :   120 x 180 x 18 mm
I.S.B.N :   2 - 203 - 13511 - 5               Code Barre = EAN :   9 782203 135116

Reliure :   Cartonnée   illustrée couleurs in recto par Marcel MARLIER
Nombre de pages : 189       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Livres épuisés chez l' Editeur


EXTRAIT   Les vacances, by Comtesse de SÉGUR   page 33


Les Vacances, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




-Vous êtes un brave et digne soldat, dit M. de Rugès en lui tendant la main; le sentiment d'humanité que vous manifestez à l'égard de ces gens qui vous ont accablé d'injures est noble et généreux.
Le gendarme prit la main de M. de Rugès et la serra avec émotion.
« Notre devoir est souvent pénible à accomplir, et peu de gens le comprennent; c'est un bonheur pour nous de rencontrer des hommes justes comme vous, monsieur. »
Léon et Jean avaient écouté avec attention le récit du gendarme. Les dames et les enfants s'étaient aussi rapprochés et avaient pu l'entendre également, de sorte que Léon et Jean n'eurent rien à leur apprendre. Les Léonard avaient recommencé leurs injures et leurs cris; ces dames pensèrent que, n'ayant rien à faire pour les Léonard, il était plus sage de s'éloigner, de crainte que les enfants ne fussent trop impressionnés de ce qu'ils entendaient. On avait été obligé d'éloigner Jeannette de ses parents, qui, tout garrottés qu'ils étaient, voulaient encore la maltraiter. Mmes de Fleurville et de Rosbourg, et le reste de la compagnie, se dirigèrent vers une partie de la forêt assez éloignée du moulin pour qu'on ne pût rien voir ni entendre de ce qui s'y passait. Les enfants étaient restés tristes et silencieux, sous l'impression pénible de la scène du moulin. M. de Rugès demanda à faire une halte et à étaler sur l'herbe les provisions que portait l'âne qui les suivait; ce moyen de distraction réussit très bien. Les enfants ne se firent pas prier; ils firent honneur au repas rustique; crème, lait caillé, beurre, galette, fraises des bois, tout fut mangé. Ils causèrent beaucoup de Jeannette et de ses parents.


Reproduction interdite





EXTRAIT   Histoire de la princesse Rosette, by Comtesse de SÉGUR   page 175


Les Vacances, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




Le page la mena, comme la veille, dans les salons où elle produisit plus d'effet encore; son air doux et bon, sa ravissante figure, sa tournure élégante, sa toilette magnifique, captivèrent tous les regards et tous les cœurs. Le roi Charmant, qui l'attendait, alla au-devant d'elle, lui offrit son bras et la mena jusque près du roi et de la reine. Orangine et Roussette crevaient de dépit à la vue de la nouvelle toilette de Rosette, elles ne voulurent même pas lui dire bonjour. Rosette restait un peu embarrassée de cet accueil; le roi Charmant, voyant son embarras, s'approcha d'elle et lui demanda la permission d'être son chevalier pendant la chasse dans la forêt.
« Ce sera un grand plaisir pour moi, sire », répondit Rosette, qui ne savait pas dissimuler.
- Il me semble, dit-il, que je suis votre frère, tant je me sens d'affection pour vous, charmante princesse; permettez-moi de ne pas vous quitter et de vous défendre envers et contre tous.
- Ce sera pour moi un honneur et un plaisir que d'être en compagnie d'un roi si digne du nom qu'il porte.
Le roi Charmant fut ravi de cette réponse; et, malgré le dépit d'Orangine et de Rosette et leurs tentatives pour l'attirer vers elles, il ne bougea plus auprès de Rosette.
Après le déjeuner, on descendit dans la cour d'honneur pour monter à cheval. Un page amena à Rosette un beau cheval noir, que deux écuyers contenaient avec peine, et qui semblait vicieux et méchant.
« Vous ne pouvez monter ce cheval, princesse, dit le roi Charmant, il vous tuerait. Amenez-en un autre », ajouta-t-il en se tournant vers le page.
- Le roi et la reine ont donné des ordres pour que la princesse ne montât pas d'autre cheval que celui-ci, répondit le page.
- Chère princesse, veuillez attendre un moment, je vais vous amener un cheval digne de vous porter; mais de grâce, ne montez pas celui-ci.
- Je vous attendrai, sire, dit Rosette avec un gracieux sourire.
Peu d'instants après, le roi Charmant reparut, menant lui-même un magnifique cheval, blanc comme la neige; sa selle était en velours bleu, brodée de perles; sa bride était en or et en perles. Quand Rosette voulut monter dessus, le cheval s'agenouilla, et ne se releva que lorsque Rosette fut bien placée sur sa selle.
Le roi Charmant sauta lestement sur son beau cheval alezan, et vint se placer au côté de Rosette.


Reproduction interdite





COUVERTURES   année 1983



Les Vacances, by Comtesse de SEGUR       Les Vacances, by Comtesse de SEGUR



COUVERTURES   année bis



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Les vacances, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN ( 1977)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   2203135115
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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 13:20

La  soeur de Gribouille, by Comtesse de SEGUR


 

Présentation de l'Editeur


IL faut beaucoup de courage à la douce et méritante Caroline pour assumer la charge d'un frère simple d'esprit.
  Gribouille se met involontairement dans les situations les plus cocasses... dont il lui est bien difficile de sortir sans dommage. M. et Mme Delmis, qui l'emploient à leur service, lui pardonnent ses premières sottises en raison de sa bonne volonté et de son imperturbable franchise.
  Mais Gribouille est incorrigible, les choses finissent par se gâter, le frère et la sœur perdent leur place et sont volés par un couple de gredins. Quelle destinée les attends alors?...

 

      A MA PETITE-FILLE
VALENTINE DE SÉGUR-LAMOIGNON


  Chère enfant, je t'offre à toi, charmante, aimée et entourée, l'histoire d'un pauvre garçon un peu imbécile, peu aimé, pauvre et dénué de tout. Compare sa vie à la tienne, et remercie Dieu de la différence.

      COMTESSE DE SÉGUR,
          née Rostopchine.

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   La sœur de Gribouille
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE

numéro de référence : 11

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE   20/1559/2

ILLUSTRATIONS DE F.   LORIOUX    
Couleurs pleine page hors-texte annotées,et
noir & blanc in texte annotées.

GRIBOUILLE COLLAIT LES PAGES DE SON CATÉCHISME.   p. 11
« Si fait, madame; mais j'en suis content pour elle. »   p 32
ROSE REÇUT SUR LA TÊTE UN SCEAU D'EAU GRASSE.   p 47
Tout était à terre, brisé en mille morceaux.   p 64
M. ET Mme DELMIS SE RENDIRENT CHEZ CAROLINE.   p 75
GRIBOUILLE TOMBA A GENOUX DEVANT LE BRIGADIER.   p. 95
« De grâce! brigadier, n'entrez pas! »   p. 96
GRIBOUILLE FICELA LE BEC DU PEROQUET.   p. 117
NANON, LA BONNE DU CURÉ   p. 163
MICHEL SUIVAIT GRIBOUILLE.   p. 185
« Coquine, cria-t-il, tu veux me faire prendre. »   p. 192
GRIBOUILLE EMBRASSA SA SŒUR.   p. 197

Dép. lég. 996 - 2e tr. 63.

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Imprimeur-Relieur
Paris-Coulommiers.
03.011-XXV-4-7748

© Librairie Hachette, 1930.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Cartonnage pelliculé en Thermo-Collage; illustrée couleurs in recto.
Imprimé en France
par Lienhart & Cie - Clamart

BRODARD ET TAUPIN RELIURE

Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIÈRES :   NON

Poids :   211 grammes          Format :   125 x 175 x 18 mm
I.S.B.N :   NON                       Code Barre = EAN :   NON

Livres épuisés chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   La sœur de Gribouille, by Comtesse de SÉGUR   page 31


La soeur de Gribouille, by Comtesse de SEGUR -image-50-150


    MADAME DELMIS
  Que me veux-tu, mon pauvre garçon? dit-elle avec intérêt.
    GRIBOUILLE
  Je viens demander à madame pourquoi ma sœur ne se tirerait pas d'affaire avec son travail?
    MADAME DELMIS
  Comment? Que veux-tu dire, Gribouille? De quelle affaire ta sur doit-elle se tirer? Et pourquoi me le demandes-tu à moi qui n'en sais rien?
    GRIBOUILLE
  C'est Mlle Rose qui m'a dit de le demander à madame, sans quoi je ne me serais pas permis de déranger madame.
  MADAME DELMIS
  Mlle Rose! c'est une plaisanterie fort ridicule; où est Rose? où l'as-tu vue?
    GRIBOUILLE
  Chez nous, madame, avec toutes les commères du quartier.
    MADAME DELMIS
  Par quel hasard avez-vous une réunion de commères?
    GRIBOUILLE
  Elles viennent voir ce que fait et dit Caroline près du corps de maman.
    MADAME DELMIS   avec surprise
  Du corps! Est-ce que ta mère serait... morte?
    GRIBOUILLE
  Morte cette nuit, madame.
    MADAME DELMIS   de même
  Et tu n'éprouves aucun chagrin de la mort de ta mère?
    GRIBOUILLE
  Si fait, madame, mais j'en suis content pour elle.
    MADAME DELMIS   avec indignation
  Mais c'est abominable, cela! Comment! ta mère qui était si bonne pour toi, tu ne l'aimais pas, toi!

    MADAME DELMIS, avec indignation
  Mais c'est abominable, cela! Comment! ta mère qui était si bonne pour toi, tu ne l'aimais pas, toi!
    GRIBOUILLE
  Pardon, madame; c'est parce que je l'aime beaucoup que je suis content de ne plus la voir souffrir et de la savoir heureuse.
    MADAME DELMIS
  Mais tu ne la verras plus jamais!
    GRIBOUILLE
  Pardon, madame; je la verrai dans l'autre monde. M. le curé m'a dit qu'on se retrouvait après avoir été mort et qu'on ne se quittait plus jamais, et qu'on était heureux, si heureux qu'on ne souffrait plus du tout. Madame voit bien que ce serait bien méchant et ingrat à moi de m'affliger de ce que maman est heureuse; je voudrais bien aller la rejoindre, allez!
    MADAME DELMIS, d'un air pensif
  Pauvre garçon!... Tu as peut-être raison... Et que fait Caroline?
    GRIBOUILLE, avec embarras
  Je suis fâché de dire à madame que Caroline pleure... Il ne faut pas lui en vouloir; elle n'est peut-être pas bien sûre que maman soit heureuse... Madame pense bien que Caroline, qui travaille toujours, n'a pas, comme moi, le temps de réfléchir. Et puis, ces bonnes femmes qui lui cornent je ne sais quoi aux oreilles. Et M. le curé qui est absent! et Mlle Rose qui doit lui en dire de toutes les couleurs... Car, j'y pense, je cours bien vite au secours de Caroline; Mlle Rose a peur de moi, tout de même : elle sait que je ne me gênerais pas pour lui donner une claque si elle tourmentait ma sœur.
    MADAME DELMIS
  Attends, Gribouille; je vais t'accompagner. Je ne savais pas que ta pauvre mère fût morte. »
  Mme Delmis se dirigea avec Gribouille vers la maison de Caroline; elle y trouva Mlle Rose caquetant au milieu d'un groupe de femmes; s'approchant d'elle, elle lui demanda pourquoi elle se trouvait là, au lieu d'être au marché pour ses provisions.
    MADEMOISELLE ROSE
  J'étais venue, madame, pour donner quelques consolations à Caroline, la sachant dans le chagrin.
  - Jolies consolations! s'écria la vieille Nanon indignée, vous lui disiez des sottises sans fin et vous la menaciez de lui faire perdre ses pratiques!
    MADEMOISELLE ROSE
  Moi! peut-on dire! C'est-y possible! Seigneur Jésus!
    NANON
  C'est possible, puisque cela est. Depuis une demi-heure que vous en dites, vous devriez avoir la langue desséchée par la méchanceté. Mais ce n'est pas vous, mauvais cœur, qui ferez du tort à une pieuse et honnête fille comme Caroline.
    MADEMOISELLE ROSE
  J'espère que madame n'ajoute pas foi aux ragots de cette vieille.
    NANON
  Vieille vous-même! Voyez-vous l'insolente qui jette son venin aux autres. Vous en avez donc à revendre, la belle! Ce n'est pas moi qui vous en débarrasserai, toujours. Il n'aura pas de débit dans le pays.
    MADAME DELMIS
  De grâce, taisez-vous, ma bonne Nanon. Se quereller dans la chambre d'une morte! c'est cruel pour la pauvre Caroline. Et vous, Rose, sortez d'ici et n'y remettez pas les pieds.
    MADEMOISELLE ROSE
  J'ai trop de respect pour madame pour résister à ses ordres. Je n'ai nulle envie de venir chauffer la bouillie de l'idiot et d'essauyer les larmes de sa sœur.
  « Mon frère, mon pauvre frère! s'écria douloureusement Caroline en retenant Gribouille prêt à s'élancer sur Mlle Rose.
  - Sortez », dit avec autorité Mme Delmis à Rose, en la saisissant par le bras et la poussant vers la porte.
  Rose n'osa pas résister à sa maîtresse et sortit.
  « Je regrette bien ce qui vient de se passer, ma pauvre Caroline, dit Mme Delmis en lui prenant les mains; je gronderai sévèrement Rose en rentrant chez moi. Si elle recommence à vous injurier, je la chasserai.
    CAROLINE
  Je prie madame de vouloir bien lui pardonner; la pauvre fille était irritée d'une querelle qu'elle avait eue hier avec Gribouille; mais au fond elle n'a pas de méchanceté; c'est une petite vivacité qui passera... Je prierai aussi madame de me continuer ses bontés et de vouloir bien me faire travailler pour elle et ses enfants.
    MADAME DELMIS
  Certainement, ma bonne Caroline; je viens d'acheter des robes d'été et je compte sur vous pour les faire le plus promptement possible.
  - Je les commencerai aussitôt que la triste cérémonie de l'enterrement sera terminée, madame, dit Caroline en essuyant ses larmes qu'elle ne pouvait retenir, et j'y mettrai tous mes soins : madame peut bien y compter. »
  Le curé venait d'entrer; après s'être agenouillé près du corps de la femme Thibaut, il s'approcha de Mme Delmis et la pria de continuer sa protection à Caroline et à Gribouille. Ils causèrent quelques instants; Mme Delmis voulut emmener Caroline, qui s'y refusa positivement, pour rester près de sa mère jusqu'au moment où elle lui serait enlevée pour toujours.


Reproduction interdite

 

 

 

 

COUVERTURES   année 1971


 

La soeur de Gribouille, by Comtesse de SEGUR     La soeur de Gribouille, by Comtesse de SEGUR

 


6379-5 - Dépôt légal n° 2916, 1er trimestre 1971.

IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
6, place d'Alleray - Paris.
Usine de La Flèche, le 05-12-1970.
20 - 05 - 1559 - 14     Quatorzième tirage dans la collection   NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE

 

 

COMMENTAIRE en ligne


La sœur de Gribouille, by Comtesse de SÉGUR
www.amazon.fr

 

ANNEXE



La sœur de Gribouille by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette, Nouvelle Bibliothèque Rose Nouvelle (1 janvier 1971)
A.S.I.N :   B003X7FF8O

 

 

 

LIENS UTILES



Wikipédia  
La sour de Gribouille

Wikipédia  
Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

Forum Livres Enfants
Comtesse de Ségur et ses œuvres

 

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 14:57

Nouveaux contes de fées, by Comtesse de SÉGUR

 

 

Présentation de l'Editeur


L'EXCELLENTE grand-mère que fut la comtesse de Ségur savait mieux que personne inventer des contes pour ses petits-enfants.
  L'Histoire de Blondine nous emmène au cœur d'une forêt merveilleuse en compagnie d'une petite fille qui fait, dans le monde féerique de la nature et des animaux, l'apprentissage de la gratitude.
  La Petite Souris grise est une mauvaise fée enfermée dans une cabane enchantée. Elle sera délivrée par une enfant trop curieuse qui se repentira bien vite de son initiative.
  L'Ourson est un petit garçon très laid dont tout le monde a peur. Il est victime d'un mauvais sort; seule l'affection d'un autre enfant pourrait le sauver...
  Aujourd'hui, on ne croit plus aux fées mais on aime toujours autant le talent et le charme de Mme de Ségur.


 

 


A MES PETITES-FILLES

CAMILLE ET MADELEINE DE MALARET


    Mes très Chères enfants,

  Voici les contes dont le récit vous a tant amusées, et que je vous avais promis de publier.
  En les lisant, chères petites, pensez à votre vieille grand-mère, qui, pour vous plaire, est sortie de son obscurité et a livré à la censure du public le nom de la




           COMTESSE DE SÉGUR,
              née ROSTOPCHINE.

 

 


 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Nouveaux contes de fées
HISTOIRE DE BLONDINE
LA PETITE SOURIS GRISE
OURSON

Auteur :   Comtesse de   SEGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   HACHETTE

numéro de référence : 299

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE

numéro : 20/3307/4

ILLUSTRATIONS DE   MARIANNE   CLOUZOT
Couleurs pleine page hors-texte, annotées et,
noir & blanc pleine page in texte.

Beau-Minou ne pouvait répondre et se faire comprendre que par des signes.   p. 32
Elle entendit une toute petite voix qui chantait doucement.   p. 64
« Violette, continua la petite voix douce de l'Alouette, aimes-tu Ourson? »   p. 128
Les enfants s'enfuirent, les hommes saisirent des bâtons et des fourches.   p. 160


Dép. lég. 411 - 4e tr. 68

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Imprimeur - Relieur
Paris-Coulommiers
20 - 05 - 3307 - 4     Quatrième tirage dans la collection   NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE

© Librairie Hachette, 1966.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.


Reliure :   Cartonnée pelliculée, à dos carré illustrée couleurs in recto
Imprimé en France
par Lienhart & Cie - Clamart

BRODARD ET TAUPIN RELIURE

Nombre de pages : 184       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   178 grammes     Format :   115  x  165 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   Histoire de Blondine, by Comtesse de SÉGUR   page 29


Nouveaux Contes de Fées, by Comtesse de SEGUR -image-50-150


  Blondine leva les yeux et vit dans la glace l'appartement de son père; le roi s'y promenait d'un air agité. Il paraissait attendre quelqu'un. La reine Fourbette entra et lui raconta que Blondine, malgré les instances de Gourmandinet, avait voulu diriger elle-même les autruches, qui s'étaient emportées, avaient couru vers la forêt des Lilas et versé la voiture; que Blondine avait été lancée dans la forêt des Lilas à travers la grille; que Gourmandinet avait perdu la tête d'effroi et de chagrin; qu'elle l'avait renvoyé chez ses parents. Le roi parut au désespoir de cette nouvelle; il courut dans la forêt des Lilas, et il fallut qu'on employât la force pour l'empêcher de s'y précipiter à la recherche de sa chère Blondine. On le ramena chez lui, où il se livra au plus affreux désespoir, appelant sans cesse sa Blondine, sa chère enfant. Enfin il s'endormit et vit en songe Blondine dans le palais de Bonne-Biche et de Beau-Minon. Bonne-Biche lui donna l'assurance que Blondine lui serait rendue un jour et que son enfance serait calme et heureuse.
  La glace se ternit ensuite; tout disparut. Puis elle redevint claire, et Blondine vit de nouveau son père, il était vieilli, ses cheveux avaient blanchi, il était triste; il tenait à la main un petit portrait de Blondine, et le baisait souvent en répandant quelques larmes. Il était seul; Blondine ne vit ni la reine ni Brunette.
  La pauvre Blondine pleura amèrement.
  &« Pourquoi, dit-elle, mon père n'a-t-il personne près de lui? Où sont donc ma sœur Brunette et la reine?
  - La reine témoigna si peu de chagrin de votre mort (car on vous croit morte, chère Blondine), que le roi la prit en horreur et la renvoya au roi Turbulent son père, qui la fit enfermer dans une tour, où elle ne tarda pas à mourir de rage et d'ennui. Quant à votre sœur Brunette, elle devint si méchante, si insupportable, que le roi se dépêcha de la donner en mariage l'année dernière au prince Violent, qui se chargea de réformer le caractère et envieux de la princesse Brunette. Il la maltraite rudement; elle commence à voir que sa méchanceté ne lui donne pas le bonheur, et elle devient un peu meilleure. Vous la reverrez un jour, et vous achèverez de la corriger par votre exemple. »
  Blondine remercia tendrement Bonne-Biche de ces détails; elle eût bien voulu lui demander : « Quand reverrai-je mon père et ma sœur? » Mais elle eut peur d'avoir l'air pressée de la quitter et de paraître ingrate; elle attendit donc une autre occasion pour faire cette demande.
  Les journées de Blondine se passaient sans ennui parce qu'elle s'occupait beaucoup, mais elle s'attristait quelquefois; elle ne pouvait causer qu'avec Bonne-Biche, et Bonne-Biche n'était avec elle qu'aux heures des leçons et des repas. Beau-Minon ne pouvait répondre et se faire comprendre que par des signes. Les gazelles servaient Blondine avec zèle et intelligence, mais aucune d'elles ne pouvait parler.
  Blondine se promenait accompagnée toujours de Beau-Minon, qui lui indiquait les plus jolies promenades, les plus belles fleurs. Bonne-Biche avait fait promettre à Blondine que jamais elle ne franchirait l'enceinte du parc et qu'elle n'irait jamais dans la forêt. Plusieurs fois Blondine avait demandé à Bonne-Biche la cause de cette défense. Bonne-Biche avait toujours répondu en soupirant :
  « Ah! Blondine, ne demandez pas à pénétrer dans la forêt; c'est une forêt de malheur. Puissiez-vous ne jamais y entrer! »
  Quelquefois Blondine montait dans un pavillon qui était sur une éminence au bord de la forêt; elle voyait des arbres magnifiques, des fleurs charmantes, des milliers d'oiseaux qui chantaient et voltigeaient comme pour l'appeler. « Pourquoi, se disait-elle, Bonne-Biche ne veut-elle pas me laisser promener dans cette belle forêt? Quel danger puis-je y courir sous sa protection? »
  Toutes les fois qu'elle réfléchissait ainsi, Beau-Minon, qui paraissait comprendre ce qui se passait en elle, miaulait, la tirait par sa robe et la forçait à quitter le pavillon.
  Blondine souriait, suivait Beau-Minon et reprenait sa promenade dans le parc solidaire.


Reproduction interdite

 

 

 

 

 

EXTRAIT   La petite souris grise, by Comtesse de SÉGUR   page 64


Nouveaux Contes de Fées, by Comtesse de SEGUR -image-50-150-2


  Un matin Prudent dit à Rosalie :
  « Ma chère enfant, je suis obligée de m'absenter pour une heure. Attends-moi dans la maison, et, crois-moi, ne te laisse pas aller à la curiosité. Dans quinze jours tu sauras ce que tu désires tant savoir, car je lis dans ta pensée; je sais ce qui t'occupe. Adieu, ma fille, garde-toi de la curiosité. »
  Prudent embrassa tendrement sa fille et s'éloigna comme s'il avait de la répugnance à la quitter.
  Quand il fut parti, Rosalie courut à la chambre de son père, et quelle fut sa joie en voyant la clef oubliée sur la table!
  Elle la saisit et courut bien vite au bout du parc; arrivée à la maisonnette, elle se souvint des paroles de son père : Garde-toi de la curiosité; elle hésita et fut sur le point de reporter la clef sans avoir regardé dans la maisonnette, lorsqu'elle entendit sortir un léger gémissement; elle colla son oreille contre la porte et entendit une toute petite voix qui chantait doucement :

    Je suis prisonnière,
    Et seule sur la terre.
    Bientôt je dois mourir,
    D'ici jamais sortir.

  « Plus de doute, se dit-elle; c'est une malheureuse créature que mon père tient enfermée. »
  Et frappant doucement à la porte, elle dit :
  « Qui êtes-vous et que puis-je faire pour vous?
  - Ouvrez-moi, Rosalie; de grâce, ouvrez-moi.
  - Mais pourquoi êtes-vous prisonnière? N'avez-vous pas commis quelque crime?
  - Non, Rosalie; c'est un enchanteur qui me retient ici. Sauvez-moi, et je vous témoignerai ma reconnaissance en vous racontant ce que je sais. »
  Rosalie n'hésita plus, sa curiosité l'emporta sur son obéissance; elle mit la clef dans la serrure; mais sa main tremblait et elle ne pouvait ouvrir; elle allait y renoncer, lorsque la petite voix continua :
  « Rosalie, ce que j'ai à vous dire vous instruira de bien des choses qui vous intéressent; votre père n'est pas ce qu'il paraît être. »
  A ces mots, Rosalie fit un dernier effort; la clef tourna et la porte s'ouvrit.


Reproduction interdite

 

 

 

 

 

EXTRAIT   Ourson, by Comtesse de SÉGUR   page 128


ContesSEGUR-image-50-150-4


  Agnella et Violette s'installèrent donc près de leur cher malade. Bientôt le pauvre Ourson ne les reconnut plus; il avait le délire; à chaque instant il appelait sa mère et Violette, et il continuait à les appeler et à se plaindre de leur absence pendant qu'elles le soutenaient dans leurs bras.
  Agnella et Violette ne le quittèrent ni jour ni nuit pendant toute la durée de la maladie : le huitième jour Agnella, épuisée de fatigue, s'était assoupie près du lit du pauvre Ourson, dont la respiration haletante, l'œil éteint, semblaient annoncer une fin prochaine. Violette, à genoux près de son lit et tenant entre ses mains une des mains velues d'Ourson, la couvrait de larmes et de baisers.
  Au milieu de cette désolation, un chant doux et clair vint interrompre le lugubre silence de la chambre du mourant. Violette tressaillit. Ce chant si doux semblait apporter la consolation et le bonheur; elle leva la tête et vit une Alouette perchée sur la croisée ouverte.
  « Violette! » dit Alouette.
  « Violette, continua la petite voix douce de l'Alouette, aimes-tu Ourson?
  - Si je l'aime! Ah! je l'aime... je l'aime plus que tout le monde, plus que moi-même.
  - Rachèterais-tu sa vie au prix de ton bonheur?
  - Je la rachèterais au prix de mon bonheur et de ma propre vie!
  - Ecoute, Violette, je suis la fée Drôlette; j'aime Ourson, je t'aime, j'aime ta famille. Le venin que ma sœur Rageuse a soufflé sur la tête d'Ourson doit le faire mourir... Cependant, si tu es sincère, si tu éprouves réellement pour Ourson le sentiment de tendresse et de reconnaissance que tu exprimes, sa vie est entre tes mains... Il t'est permis de la racheter; mais souviens-toi que tu seras bientôt appelée à lui donner une preuve terrible de ton attachement, et que, s'il vit, tu payeras son existence par un terrible dévouement.
  - Oh! madame! vite, vite, dites-moi ce que je dois faire pour sauver mon cher Ourson! Rien ne me sera terrible, tout me sera joie et bonheur si vous m'aidez à le sauver.
  - Bien, mon enfant; très bien, dit la fée. Baise-lui trois fois l'oreille gauche en disant à chaque baiser : « A toi... Pour toi... Avec lui... » Réfléchis encore avant d'entreprendre sa guerison. Si tu n'es pas prête aux plus durs sacrifices il t'en arrivera malheur. Ma sœur Rageuse serait maîtresse de ta vie. »
  Pour toute réponse, Violette croisa les mains sur son cœur, jeta sur la fée qui s'envolait un regard de tendre reconnaissance, et, se précipitant sur Ourson, elle lui baisa trois fois l'oreille en disant d'un accent pénétré : « A toi... Pour toi... Avec toi... » A peine eut-elle fini qu'Ourson poussa un profond soupir, ouvrit les yeux, aperçut Violette, et, lui saisissant les mains, les porta à ses lèvres en disant :
  « Violette... chère Violette,... il me semble que je sors d'un long rêve! Raconte-moi ce qui s'est passé... Pourquoi suis-je ici? Pourquoi es-tu pâlie maigrie?... Tes joues sont creuses comme si tu avais veillé,... tes yeux sont rouges comme si tu avais pleuré...
  - Chut! dit Violette; n'éveille pas notre mère qui dort. Voilà bien longtemps qu'elle n'avait dormi; elle est fatiguée; tu as été bien malade!
  - Et toi, Violette, t'es-tu reposée? »
  Violette rougit, hésita.
  « Comment aurais-je pu dormir, chez Ourson, quand j'étais cause de tes souffrances? »
  Ourson se tut à son tour; il la regarda d'un œil attendri et lui baisa les mains. Il lui demanda encore ce qui s'était passé, elle le lui raconta; mais elle était trop modeste et trop réellement dévouée pour lui révéler le prix que la fée avait attaché à sa guérison. Ourson n'en sut donc rien.
  Ourson, qui se sentait revenu à la santé, se leva et, s'approchant doucement de sa mère, l'éveilla par un baiser. Agnella crut qu'il avait le délire; elle cria, appela Passerose, et fut fort étonnée quand Violette lui raconta comment Ourson avait été sauvé par la bonne peine fée Drôlette.
  A partir de ce jour, Ourson et Violette s'aimèrent plus tendrement que jamais : ils ne se quittaient que lorsque leurs occupations l'exigeaient impérieusement.


Reproduction interdite

 

 

 

 

COUVERTURES   année 1968


 

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Editeur :   Hachette (1 janvier 1968)
Collection :  : Nouvelle Bibliothèque Rose.
A.S.I.N :   B003X7HHJ4

 

 

 

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