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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 10:23

Les bons enfants, by Comtesse de SÉGUR

Présentation de l'Editeur




Néant


MES PETITS ENFANTS

PIERRE, HENRI, MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR, VALENTINE, LOUIS DE SÉGUR, CAMILLE, MADELEINE, LOUIS, GASTON DE MALARET, ELISABETH, HENRIETTE, ARMAND FRESNEAU, JACQUES, JEANNE, MARGUERITE, PAUL DE PITRAY.

  Je voulais, mes chers petits-enfants, que chacun de vous eût son nom en tête d'un de mes ouvrages, mais votre nombre, toujours et rapidement croissant, a dépassé mon courage, et je vous réunis tous en une seule dédicace, qui ne sera, je l'espère, pas la dernière, quoique tous les ans je perde une année de vie, comme le dirait le bon M. de la Palisse. Encore un peu de temps, et je garderai le silence, pour cacher au public les infirmités de mon esprit; vous en serez les seuls chers petits confidents.

      Votre grand'mère,


            COMTESSE DE SÉGUR,
              née ROSTOPCHINE.






 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Les bons enfants
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   ÉDITIONS G.P., 80, RUE SAINT-LAZARRE, PARIS

est le troisième de la collection “ ROUGE & OR ”

Il a été achevé d'imprimer
pour les ÉDITIONS G. P., à Paris
en Octobre 1947
sur les presses de l'Imprimerie M. DECHAUX.


ILLUSTATIONS DE GUY SABRAN
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
noir & blanc in texte.

Il faisait beau temps, presque trop chaud   (p. 6).
Le commissaire de police tenait une lettre à la main   (p. 25).
...en se débattant, Léonce jette de l'encre de tous côtés.   (p. 28).
...aux Tuilleries, il ne songeait qu'à les protéger   (p. 40).
...les rires redoublèrent ainsi que l'embarras de Mina   (p. 52).
...on se précipitait pour ramasser le plus de marrons possible.   (p. 73).
J'étais haletant, mais heureux et triomphant   (p. 57).
C'était le chat de la cuisine   (p. 85).
...après le dîner, les enfants allèrent s'asseoir sur l'herbe   (p. 105).
Lamalice se retourna et vit un équipage   (p. 117).
Sophie saisit un arrosoir qui se trouvait près d'elle...   (p. 137).
Quand la fermière arriva, elle fut étonnée de leur agitation (p. 140).
Il y avait une fois un roi qui s'appelait le roi Pétaud...   (p. 152).
Les loups approchent   (p. 169).
A cent pas plus loin, il y avait une auberge habitée..   (p. 201).
Un petit ruisseau ombragé de saules   (p. 213).


C. O. L. 11.082         Dépôt légal n° 122


© COPYRIGHT 1947 BY EDITIONS G.P., PARIS



Reliure :   Cartonnée
Présentation sous jaquette à double volets, illustrée couleurs in recto.
Nombre de pages : 222       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   558 grammes     Format :   145 x 200 mm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

EXTRAIT   Les bons enfants, by Comtesse de SÉGUR   page : 66


Les bons enfants, by Comtesse de SEGUR-image-50-150




  Et Camille courut rejoindre ses cousins et cousines; elle arriva au milieu des rires et des cris joyeux. Des gamins étaient montés dans les marronniers; avec leurs sabots ou des bâtons ils faisaient tomber une pluie de marrons; ceux qui étaient dessous en recevaient sur le dos, sur la tête.
  « Arrêtez, arrêtez! criaient-ils, ça pique!
  - Gare là-dessous! criaient les gamins en secouant les branches de plus belle. »
  Dans les moments d'intervalle, on se précipitait pour ramasser le plus de marrons possible; chacun avait son tas. Lorsque Camille arriva, il y en avait quelques-uns très gros, d'autres tout petits : c'étaient ceux des quatre plus jeunes enfants, Paul, Gaston, Armand et Marie-Thérèse. Ils étaient tous quatre près de leurs tas, et les regardaient avec tristesse.
  « Regarde, Camille, comme nous en avons peu; c'est parce que nous sommes petits; les grands sont plus habiles, ils prennent tout. »
  Et pourtant les pauvres petits étaient rouges et tout en sueur, tant ils s'étaient donné de peine pour ramasser leurs misérables petits tas.

    CAMILLE
  Attendez, mes petits; reposez-vous pendant que je vais en ramasser pour vous; je vais tâcher de vous faire de gros tas comme les autres.
  - Vrai, vrai? s'écria Gaston.
  - Merci, merci, bone Camille! s'écrièrent-ils en chœur. »
  Camille se mit à l'ouvrage avec un zèle qui fit peur aux autres.

    JACQUES
  Tu vas trop vite, Camille; tu ramasses tout.

    LOUIS
  Tu vas avoir un tas plus gros que les nôtres, quoique tu sois arrivée longtemps après nous.

    HENRIETTE
  Camille, prends garde, on secoue les arbres.


Reproduction interdite





ANNEXE


Les bons enfants, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Editions G.P. Paris ( 1947)
Collection :   Collection Rouge & Or
I.S.B.N-10 :   B00C569NT6
www.amazon.fr


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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 11:46

 

Mémoires d'un âne, by Comtesse de SEGUR

 

Présentation de l'Editeur




Néant








A MON PETIT MAITRE

M.   HENRI DE SÉGUR

  Mon petit Maître, vous avez été bon pour moi, mais vous avez parlé avec mépris des ânes en général. Pour mieux vous faire connaître ce que sont les ânes, j'écris et je vous offre ces Mémoires. Vous verrez, mon cher petit Maître, comment moi, pauvre âne, et mes amis ânes, ânons et ânesses, nous avons été et nous sommes injustement traités par les hommes. Vous verrez que nous avons beaucoup d'esprit et beaucoup d'excellentes qualités; vous verrez aussi combien j'ai été méchant dans ma jeunesse, combien j'en ai été puni et malheureux, et comme le repentir m'a changé et m'a rendu l'amitié de mes camarades et de mes maîtres. Vous verrez enfin que lorqu'on aura lu ce livre, au lieu de dire : Bête comme un âne, ignorant comme un âne, têtu comme un âne, on dira : De l'esprit comme un âne, savant comme un âne, docile comme un âne, et que vous et vos parents vous serez fiers de ces éloges.
  Hi! han! mon bon maître : je vous souhaite de ne pas ressembler, dans la première moitié de sa vie, à votre fidèle serviteur.


CADICHON,
    Ane savant



FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Mémoires d'un âne
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   1979
CASTERMAN

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel Marlier

noir & blanc pleine page, annotées et in texte annotées.

A peine son âne met-il le pied sur la planche qu'elle casse...   (p 29)
Mes cheveux mêlés avec les poils de l'âne!   (p. 47)
Voilà la question tranchée par le vainqueur.   (p. 60)
Je restais toujours à deux pas de l'entrée   (p. 85)
Camille avait encore un morceau de pain qui restait de son goûter...   (p. 95)
Bravo, Cadichon! Courage, Cadichon!   (p. 135)
Messieurs et mesdames, j'ai l'honneur de vous présenter Mirliflore - le prince des ânes...   (p. 145)
Ne tirez pas, monsieur, un cheval ne se mène pas comme un âne!...   (p. 163)
Le brigadier à cheval marchait à côté de la cariole.   (p. 217)


Dépôt légal 4e trimestre 1979.   D.   1979/0053/24

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai,   octobre 1979. N° edit.-impr : 2641.


Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 254       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   189 grammes                         Format :   120  x  180 mm
I.S.B.N :   2-203-135018-6                 Code Barre = EAN :   NON


Livre épuisé chez l' Editeur


EXTRAIT   Mémoires d'un âne, by Comtesse de SÉGUR   page 63


Mémoires d'un âne, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




Je galope jusqu'au pont; arrivé là, je m'arrête brusquement comme si j'avais peur. Ernest, étonné, me presse de continuer : je recule d'un air de frayeur qui surprend olus encore Ernest. L'imbécile ne voyait rien; la planche pourrie était pourtant bien visible. Les autres avaient rejoint, et regardaient en riant les efforts d'Ernest pour me faire passer et les miens pour ne pas passer. Ils finissent par descendre de leurs ânes; chacun me pousse, me bat sans pitié : je ne bouge pas.
« Tirez-le par la queue! s'écrie Charles. Les ânes sont si entêtés, que lorsqu'on veut les faire reculer ils avancent.»
Les voilà qui veulent me saisir la queue. Je me défends en ruant; ils me battent tous ensemble : je n'en bouge pas davantage.
« Attends, Ernest, dit Charles; je passerai le premier, ton âne me suivra certainement.»
Il veut avancer, je me mets en travers du pont, il me fait reculer à force de coups.
« Au fait, me dis-je, si ce méchant garçon veut se noyer, qu'il se noie. J'ai fait ce que j'ai pu pour le sauver; qu'il boive un coup, puisqu'il le veut absolument. »
A peine son âne met-il le pied sur la planche pourrie, qu'elle casse, et voilà Charles et son âne à l'eau. P mon camarade, il n'y avait pas de danger, car il savait nager comme tous les ânes. Mais Charles se bébattait et criait sans pouvoir se tirer de là.
« Une perche! une perche! » disait-il.
Les enfnts criaient et couraient de tous côtés. Enfin Caroline aperçoit une longue perche, la ramasse et la présente à Charles, qui la saisit. Son poids entraîne Caroline, qui appelle au secours! Ernest, Antoine et Albert courent à elle; ils parviennent avec peine à retirer le malheureux Charles, qui avait bu plus qu'il n'avait soif, et qui était trempé des pieds à la tête.Quand il est sauvé, les enfants se mettent à rire de sa mine piteuse; Charles se fâche; les enfants sautent sur leurs ânes et lui conseillent en riant de rentrer à la maison pour changer d'habits et de linge.........................


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Mémoires d'un âne, by Comtesse de SEGUR       Mémoires d'un âne, by Comtesse de SEGUR




COMMENTAIRE en ligne


Mémoires d'un âne, by Comtesse de SÉGUR
www.amazon.fr


ANNEXE



Mémoires d'un âne, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN (4 mai 1993)
Collection :  : Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   2203135018
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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 11:13

Diloy le chemineau, by Comtesse de SEGUR

 

Présentation de l'Editeur




Néant








    A MA PETITE-FILLE
  FRANÇOISE DE PITRAY

    Chère petite,

  Je te dédie l'histoire du
BON CHEMINEAU et de l'orgeuilleuse Félicie. Prie tes frères et tes soeurs de te garder ce livre en attendant qu'il puisse t'intéresser.
  Ta grand-mère qui t'aime beaucoup


        COMTESSE DE SÉGUR,
            née Rostopchine.




FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Diloy le chemineau
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   1969
CASTERMAN

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel Marlier

noir & blanc pleine page, annotées et in texte annotées.

Félicie jeta sur sa bonne un regard moqueur et courut à la barrière...   (p. 15)
...j'empoigne la petite   je la corrige   (p. 29)
Moutier bondit sur eux.   (p. 79)
Après la messe on se dirige vers un grand hangar où le dîner était prêt   (p. 91)
Je n'ai pas besoin qu'on me conseille; je sais pêcher.   (p. 155)
Je saurai bien te réduire, vieille criarde.   (p. 197)
On tire les guides, on fouette le cheval.   (p. 203)
Elle leva les yeux et vit venir son oncle...   (p. 207)
Il la vit accourir de loin avec un pain de quatre livres...   (p. 215)


D. 1969/0058/101.

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai       E. 4380-3119.


Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 254       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   243 grammes      Format :   120  x  180 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

 




Livre épuisé chez l' Editeur

 




EXTRAIT   Diloy le chemineau, by Comtesse de SÉGUR   page 90


Diloy le chemineau, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




Le cortège se remit en marche pour arriver à l'église. Chacun avait repris son sérieux. Amanda ne s'adoucissait pas; Moutonet, tremblant et confus, semblait un condamné à mort.
On arriva, on se plaça; la cérémonie du mariage commença. Cette fois, Moutonet répondit OUI avec un empressement des plus satisfaisants, et Amanda d'une voix radoucie qui fit relever à Moutonet sa tête abattue.
Après la messe on se dirigea vers un grand hangar où le dîner était prêt à être servi. Chacun prit sa place. On fit asseoir le général à la droite de la mariée, le petit Laurent à la gauche. Anne près de Laurent; la bonne (arrivée pendant qu'on était à la mairie) fut placée près d'Anne. Mme d'Orvillet eut la place d'honneur, près du vieux Robillard, en face de son frère, qui avait à sa gauche la vieille mère Robillard. Les Castelsor étaient arrivés au milieu de la messe. Félicie, d'abord enchantée d'être au rendez-vous avant eux, pour qu'ils ne la vissent pas arriver à pied, commença à s'inquiéter quand on fut sorti de la mairie; à l'église son inquiétude augmenta; mais au milieu de la messe, quand on entendit le roulement d'une voiture et la voix impérieuse de M. de Castelsot, qui se faisait faire place pour arriver au premier rang, l'agitation de Félicie cessa, et le mécontentement de Mme d'Orvillet commença; elle crut comprendre les motifs de la conduite de Félicie; elle fit tous ses efforts, après la messe, pour l'empêcher de faire bande à part avec les Castelsot; mais, obligée de garder son rang dans le cortège de la noce, elle n'y réussit pas. Félicie, d'un bond, avait rejoint ses amis; elle évita de jeter les yeux du côté de sa mère, devinant les signes qu'elle lui adresserait, et ne voulant pas y obéir.
Robillard, pressé de se mettre à table, emmena Mme d'Orvillet; Félicie, livrée à elle-même, resta avec Clodoald et Cunégonde; ils commençèrent leurs impertinentes plaisanteries, tout bas d'abord, plus haut ensuite, de manière à être entendus de leurs voisins.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Diloy le chemineau, by Comtesse de SEGUR       Diloy le chemineau, by Comtesse de SEGUR




ANNEXE



Diloy le chemineau, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN (1970)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   B0046LECEE
www.amazon.fr


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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 13:34

L'auberge de l'ange gardien, by Comtesse de SEGUR

 

Présentation de l'Editeur




Néant








A mes petits-fils, LOUIS ET GASTON DE MALARET


  Chèrs enfants, vous êtes de bons petits frères, et je suis bien sûre que, si vous vous trouviez dans la triste position de Jacques et de Paul, toi, mon bon petit Louis, tu ferais commme l'excellent petit Jacques; et toi, mon gentil petit Gaston, tu aimerais ton frère comme Paul aimait le sien. Mais j'espère que le bon Dieu vous fera la grâce de ne jamais passer par de pareilles épreuves, et que la lecture de ce livre ne réveillera jamais en vous de pénibles souvenirs.



           Comtesse de SÉGUR,
              née Rostopchine.

 



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE





Titre :   L'auberge de l'ange gardien
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   1974
CASTERMAN

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel Marlier

noir & blanc pleine page, annotées et in texte annotées.

Entrez, Monsieur, il y a de la place pour tout le monde.   (p. 18)
Maman! ma Tante! voilà M. Moutier!   (p. 63)
Moutier bondit sur eux.   (p. 79)
Taisez-vous et sortez!   (p. 129)
Il saisit une timbale et un couvert.   (p. 147)
Moutier venait en aide au général pour le mettre dans la carriole.   (p. 163)
Je fus pris par les gendarmes.   (p. 184)
On attacha par une chaîne un joli bateau.   (p. 195)
Aussi me trouvai-je très satisfait, général.   (p. 215)
On se mit en route vers la mairie.   (p. 222)


D. 1974/0053/20.

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai       E. 5175-7663.


Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 245       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   243 grammes      Format :   120  x  180 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON


Livre épuisé chez l' Editeur


EXTRAIT   L'auberge de l'ange gardien, by Comtesse de SÉGUR   page 63


L'auberge de l'ange gardien, by Comtesse de SEGUR -image-70-150




Un matin, Jacques et Paul balayaient le devant de la porte de l'Ange-Gardien; Mme Blidot et Elfy préparaient le dîner, lorsqu'un homme, qui s'était approché sans bruit, arrêta doucement le balai de Paul. Celui-ci se retourna et se mit à crier :
« Jacques, au secours! on me prend mon balai. » Jacques bondit vers son frère pour le défendre énergiquement, lorsqu'un regard jeté sur le prétendu voleur lui fit abandonner son balai; il se précipita dans les bras de l'homme en criant :
« Maman! ma tante! M. Moutier, notre bon M. Moutier! »
Mme Blidot et Elfy apparurent immédiatement et se trouvèrent en face de Moutier, qui laissa Jacques et Paul pour donner un cordial bonjour à ses deux amies. Ce fut un moment de grande joie. Tous parlaient à la fois et faisaient mille questions sans donner le temps d'y répondre. Enfin, Moutier parvint à faire comprendre pourquoi il n'avait plus donné de ses nouvelles. « Peu de temps après mon retour au pays, mes bonnes hôtesses, j'appris qu'il courait des bruits de guerre avec la Russie. Je n'avais jamais eu de rencontre avec les Russes, puisque nous étions en paix avec eux; je savais qu'ils se battaient bien, que c'étaient de braves soldats. J'avais fait mon temps, il est vrai, mais... un soldat reste toujours soldat. J'avais quelque chose dans le cœur qui me poussait à rejoindre mes anciens camarades; quand la guerre fut déclarée, je repris un engagement pour deux ans dans les zouaves, et je partis. Depuis ce jour, impossible d'écrire. Toujours en campagne, et quelle campagne! Au débarquer à Gallipoli, un choléra qui faillit m'emporter; à peine rétabli, des marches, des contremarches, une descente en Crimée, une bataille à Alma comme on n'en avait jamais vue; sans vanité, nous nous sommes tous battus comme des lions. Je ne parle pas des Anglais, qui, selon leur habitude, se sont trouvés en retard parce que leur rosbif et leur pouding n'étaient pas cuits..........................


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

L'auberge de l'ange gardien, by Comtesse de SEGUR       L'auberge de l'ange gardien, by Comtesse de SEGUR




COMMENTAIRE en ligne


L'auberge de l'ange gardien, by Comtesse de SÉGUR
www.amazon.fr


ANNEXE



L'auberge de l'ange gardien, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN (4 mai 1993)
Collection :  : Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   2203135034
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:52

Les mémoires d'un âne, by Comtesse de SEGUR

 

 

Présentation de l'Editeur


DÉLAISSANT pour une fois les héros enfantins qu'elle a su nous rendre familiers, la Comtesse de Ségur, dans ce petit livre divertissant, se fait la mémorialiste du brave Cadichon. Elle nous y enseigne avec infiniment d'esprit que les animaux peuvent porter sur l'homme des jugements pleins de logique, et que l'âne en particulier n'est pas si bête qu'on le croit communément. Il est vrai, on le verra, que Cadichon est un âne exceptionnel.
  Têtu comme ceux de son espèce, indépendant, fantasque, espiègle même, à ses heures, capable toutefois de dévouement et d'affection, Cadichon souffre beaucoup de l'incompréhension, du mépris ou de l'indifférence de ses maîtres successifs, et toutes ses mésaventures ne sont que le résultat de leur propre aveuglement. Mais si les coups de trique et les humiliations ne lui sont pas mesurées par les gens du village et les enfants du château, il trouvera en revanche, beaucoup de douceur et de compassion chez la gentille Pauline, qu'il sauvera d'un incendie, chez ses petits amis Jacques et Jeanne, à qui il prouvera sa gratitude en dépistant les dangereux bandits qui menacent leur foyer. Ainsi, en forçant l'estime de ceux qu'il sert, il arrivera peu à peu à trouver les bons maîtres qui lui assureront une heureuse vieillesse.
  Garçons et filles apprécieront également cette évocation tour à tour souriante et mélancolique d'une existence de bête. Ils aimeront le pauvre Cadichon, et la lecture attachante de ses Mémoires leur démontrera qu'il faut toujours se montrer doux et compatissant pour les plus humbles serviteurs de l'homme.

 


23   G. F. 8 à 12

 

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Les mémoires d'un âne
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   ÉDITIONS G.P., 80, RUE SAINT-LAZARRE, PARIS

est le vingt-troisième de la BIBLIOTHÈQUE ROUGE & OR

Il a été achevé d'imprimer
pour les ÉDITIONS G. P., à Paris
en Février 1949
sur les presses de Gaston Maillet et Cie, à St-Ouen
Photogravure S. T. O.


ILLUSTATIONS DE GUY SABRAN
Couleurs et noir & blanc pleine page et in texte et,
noir & blanc in texte.

Cette méchante femme s'asseyait au-dessus des paniers   (p. 6).
Je m'élançai sur les palissades qui entouraient la prairie   (p. 13).
Ernest reparut, suivi de toute la bande.   (p. 24).
Je me suis mis à braire de toutes mes forces   (p. 31).
« Cadichon, tu es bon, tu ne me grondes jamais »   (p. 40).
Un bâtiment en face de mon écurie s'était écroulé   (p. 44).
J'étais haletant, mais heureux et triomphant   (p. 57).
Les ruines d'un vieux couvent et d'une ancienne chapelle   (p. 70).
« S'ils n'était pas un âne, il mériterait la croix »   (p. 81).
Ils s'élancèrent avec fureur sur les gendarmes   (p. 82).
Il fallait suivre les chasseurs qui s'amusaient   (p. 102).
Et voilà Médor poursuivi par ces méchants vauriens (p. 116).
Je profitai de sa chute pour enfoncer le bonnet   (p. 135).
Le poney ne tarda pas à me devancer : je le suivis de près   (p. 148).
J'avais fini par ne plus être aimé de personne   (p. 166).
Je reconnus avec surprise le pauvre maître de Mirliflore   (p. 172).
Je me décidai à coucher dans un bois de sapins   (p. 180).
Deux gros chiens, attirés par l'odeur du repas   (p. 207).
« Moi j'ai plus de courage que toi : tu vas voir »   (p. 216).


C. O. L. 11.082     ÉDITION 1950     Dépôt légal n° 169

© COPYRIGHT 1949 BY EDITIONS G.P., PARIS

Printed in France

Reliure :   Cartonnée.

Nombre de pages : 222       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   222 grammes     Format :   145 x 200 mm
I.S.B.N :   NON     Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

EXTRAIT   Les mémoires d'un âne, by Comtesse de SÉGUR   page : 39


Les mémoires d'un âne, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




    LA MAMAN
  Comment, au contraire! Ecoute, Pauline, tu m'impatientes; je veux que tu me dises ce que tu as fait, et pourquoi tu m'as quittée depuis près d'une heure. »
  En effet, l'arrangement de mes poils avait été très long; il avait fallu enlever le papier collé derrière le médaillon, ôter le verre, placer les polis et recoller le tout.
  Pauline hésita encore un instant; puis elle dit bien bas et en hésitant bien fort :
  « J'ai coupé des polis de Cadichon pour...

    LA MAMAN, avec impatience.
  Pour? Eh bien! achève donc! Pour quoi faire?

    PAULINE, très bas.
  Pour mettre dans le médaillon.

    LA MAMAN, avec colère.
  Dans quel médaillon?

    PAULINE
  Dans celui que vous m'avez donné.

    LA MAMAN, de même.
  Celui que je t'ai donné avec mes cheveux! Et qu'as-tu fait de mes cheveux?
  - Ils y sont toujours; les voilà, répondit la pauvre Pauline en présentant le médaillon.
  - Mes cheveux mêlés avec les polis de l'âne! s'écria la maman avec emportement. Ah! c'est trop fort! Vous ne méritez pas, mademoiselle, le présent que je vous ai fait. Me mettre au rang d'un âne! Témoigner à un âne la même tendresse qu'à moi! »
  Et, arrachant le médaillon des mains de la malheureuse Pauline stupéfaite, elle le lança à terre, piétina dessus et le brisa en mille morceaux. Puis, sans regarder sa fille, elle sortit de l'écurie en fermant la porte avec violence.
  Pauline, surprise, effrayée de cette colère subite, resta un moment immobile. Elle ne tarda pas à éclater en sanglots, et, se jetant à mon cou, elle me dit :
  « Cadichon, Cadichon, tu vois comme on me traite! On ne veut pas que je t'aime, mais je t'aimerai malgré eux et plus qu'eux, parce que toi tu es bon, tu ne me grondes jamais; tu ne me causes jamais aucun chagrin, et tu cherches à m'amuser dans nos promenades. Hélas! Cadichon, quel malheur que tu ne puisses ni me comprendre ni me parler! Que de choses je te dirais! »
  Pauline se tut : et elle se jeta par terre et continua à pleurer doucement. J'étais touché et attristé de son chagrin, mais je ne pouvais la consoler ni même lui faire savoir que je la comprenais. J'éprouvais une colère furieuse contre cette mère qui, par bêtisse ou par excès de tendresse pour sa fille, la rendait malheureuse. Si j'avais pu, je lui aurais fait comprendre le chagrin qu'elle causait à Pauline, le mal qu'elle faisait à cette santé si délicate, mais je ne pouvais parler, et je regardais avec tristesse couler les larmes de Pauline. Un quart d'heure à peine s'était écoulé depuis le départ de la maman, lorsqu'une femme de chambre ouvrit la porte, appela Pauline, et lui dit :


Reproduction interdite

 

 


ANNEXE


Le mémoires d' âne, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Editions G.P. Paris ( 1949)
Collection :   Bibliothèque Rouge & Or
I.S.B.N-10 :   B00387YSCS


 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:23

Les vacances, by Comtesse de SEGUR

 

 

 

Présentation de l'Editeur



Néant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE

 

 


 




Titre :   Les vacances   suivi de
Histoire de la princesse Rosette
Auteur :   La Comtesse de   SÉGUR
Edition :   MULDER & ZOON N.V.

Paris - Amsterdam - Montreal

ILLUSTRATIONS
noir & blanc pleine page annotée in texte.


Imprimé en Holande
N° 3308



Reliure :   Cartonnage éditeur, dos rond,   illustrée couleurs in recto
Nombre de pages : 125       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   300 grammes     Format :   140 x 205 mm
I.S.B.N :   NON     Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

EXTRAIT   Les vacances, by La Comtesse de Ségur   page 20



Les Vacances, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




  «Serait-il arrivé un malheur, et d'où peut venir cette agitation? dit Mme de Rosbourg.
  - Approchons, nous saurons bientôt ce qui en est », répondit Mme de Fleurville.
  Les enfants regardaient d'un œil curieux et inquiet. En approchant on entendit des cris, mais ce n'étaient pas des cris de douleur, c'étaient des explosions de colère, des imprécations, des reproches. Bientôt on put distinguer des uniformes de gendarmes; une femme, un homme et une petite fille se débattaient contre deux de ces braves militaires qui cherchaient à les maintenir. La petite fille et sa mère poussaient des cris aigus et lamentables; le père jurait, injuriait tout le monde. Les gendarmes, tout en y mettant la plus grande patience, ne les laissaient pas échapper. Bientôt les enfants purent reconnaître le père Léonard, sa femme et Jeannette. Malgré les cris perçants de Jeannette et de sa mère et les imprécations du père, les gendarmes leur lièrent les mains, les pieds, et les assirent ainsi garrotés sur un banc, pendant que l'un d'eux allait chercher une charette pour les transporter à la prison de la ville.
  Mme de Fleurville et ses compagnes étaient restées un peu à l'écart avec les enfants. MM. de Rugès et de Traypi s'étaient approchés des gendarmes pour savoir la cause de cette arrestation. Léon et Jean les avaient suivis.
  « Pourquoi arrêtez-vous la famille Léonard, gendarmes? demanda M. de Rugès. Qu'ont-ils fait?
  - C'est pour vol, monsieur, répondit poliment le gendarme en touchant son képi; il y a longtemps qu'on porte plainte contre eux, mais ils sont habiles; nous ne pouvions pas les prendre. Enfin, l'autre jour, au marché, la petite s'est trahie et nous a mis sur la voie. »
  M. de Rugès :   « Comment cela? »
  Le gendarme :   « Il paraîtrait qu'ils ont volé une pièce de toile qui était à blanchir sur l'herbe. Ils l'ont cachée dans leur huche à pain, sous de la farine; mais, dans la nuit, la petite s'est dit : « Puisque mon père et ma mère ont volé la toile de la femme Martin, je puis bien aussi leur en voler un morceau; ça fait que j'aurai de quoi acheter des gâteaux et des sucres d'orge. » La voilà qui se lève et qui en coupe un bon bout. C'était la veille du marché. Le lendemain, la petite se dit : « Ce n'est pas tout d'avoir la toile, il faut encore que je la vende. ». Et la voilà qui, sans rien dire à père et mère, part pour le marché et offre sa toile à la fille Chartier. « Combien en as-tu? » lui dit la fille Chartier.
  « - J'en ai bien six mètres, de quoi faire deux chemises, répond la petite Léonard. - Combien que tu veux la vendre? - Ah! pas cher, je vous la donnerai bien pour une pièce de cinq francs. - Tope là, et je te la prends; tiens, voilà la pièce et donne-moi la toile. » Les voici bien contentes toutes les deux, la petite Léonard d'avoir cinq francs, la fille Chartier d'avoir de quoi faire deux chemises et pas cher. Mais, quand elle la rapporte chez elle, qu'elle la montre à sa mère et qu'elle la déploie pour mesurer si le compte y est, ne voilà-t-il pas que la farine s'envole de tous côtés; la chambre en était blanche; ........................................


Reproduction interdite

 

 

 

 

ANNEXE



Les vacances, by Comtesse de SEGUR
Editeur :   MULDER & ZOON N.V.
A.S.I.N :   B00DQ3WXIK

 

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 12:47

Les deux nigauds, by Comtesse de SÉGUR



Présentation de l'Editeur


  Innocent et Simplicie rêvent de quitter leur Bretagne natale pour aller vivre à Paris. Lassés par leurs plaintes continuelles, leurs parents les y autorisent. Mais l'existence dans la capitale est loin d'être aussi agréable que l'imaginaient les deux jeunes provinciaux. Que de déboires les attendent!

  Vous rirez de bon cœur aux aventures de Simplicie et d'Innocent, de leur terrible tante, Madame Bonbeck, et de leur pauvre bonne, Prudence, que la Comtesse de Ségur vous raconte avec une verve et une fantaisie intarissables.



      A MON PETIT-FILS
ARMAND FRESNEAU


  Mon cher petit, c'est à toi, bon petit habitant de l'excellente Bretagne, que je dédie l'histoire de ces deux nigauds qui préfèrent Paris à la campagne. Tu ne feras pas comme eux, car déjà Paris t'ennuie et la Bretagne te plaît. Reste toujours brave et loyal Breton, et garde-toi de devenir un Parisien frivole, moqueur, vain et inconstant.
    Ta grand'mère,


      COMTESSE DE SÉGUR,
          née ROSTOPCHINE.

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Les deux nigauds
Auteur :   Comtesse de   SEGUR
Edition :   LIBRAIRIE CHARPENTIER  

 

Lecture et loisir numéro :  185


ILLUSTRATIONS DE J.  GILLY    
Couleurs pleine page et,
noir & blanc in texte.

Dépôt légal : 3e trimestre 1973.

- N° d'édit. 368. - N° d'imp. 1238. -

ACHEVÉ D'IMPRIMER LE
28 SEPTEMBRE 1973 SUR LES
PRESSES DE L'IMPRIMERIE
BUSSIÈRE, SAINT-AMAND (CHER)


Imprimé en France.

 



© 1973, by Librairie Charpentier.


Reliure :   Cartonnée pelliculée, illustrée couleurs in recto
Nombre de pages :  190       TABLE DES MATIÈRES :   NON

Poids :   166 grammes                   Format :   115  x  175 mm
I.S.B.N :   2-85073-010-6               Code Barre = EAN :   NON



Livre épuisé chez l' Editeur

 



EXTRAIT   Pauvre Blaise, by Comtesse de SÉGUR   page 35


Les deux nigauds, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




 Prudence acheva de tout ranger dans la malle, que les Polonais chargèrent sur leurs épaules, et tous descendirent l'escalier noir et tortueux qui les mena jusque dans la rue. La malle fut posée à terre; Cozrgbrlewski courut chercher un fiacre, qu'il ne tarda pas à amener à la porte; on plaça la malle sur l'impériale; Prudence, Innocent, Simplicie et les Polonais s'entassèrent dans le fiacre.
  - 15, rue Godot! cria Bogniski.
  Et le fiacre partit. A dix heures sonnantes, il s'arrêta à l'adresse indiquée. Tous descendirent; on prit la malle.
  - Mme Bonbeck? dit Boginski au portier, après avoir payé le fiacre avec l'argent de Prudence.
  - Au cinquième, au bout du corridor, première porte à gauche, répondit le portier sans regarder les entrants.
  Tous montèrent; au troisième étage, ils commencèrent à ralentir le pas, à souffler, à s'arrêter.
  - Comme ma tante demeure haut! dit Simplicie.
  - L'escalier est joli et clair! dit Innocent.
  - Diable de Paris! marmotta Prudence. Tout y est incommode et pas du tout comme chez nous. Cette idée de bâtir des maisons qui n'en finissent pas; étage sur étage! Ça n'a pas de bon sens!
  - Ouf! dirent les Polonais en déposant lourdement leur charge à la porte de Mme Bonbeck.
  Boginski, qui était au fait des usages de Paris, tira le cordon de la sonnette; une femme assez sale et d'apparence maussade vint ouvrir.
  - Qui demandez-vous? dit-elle d'un ton bref. C'est vous qui êtes venu hier soir pour parler à Madame?
  - Oui, madame, et nous demander Bonbeck, dit Cozrgbrlewski.
  - Qu'est-ce c'est que ça, Bonbeck? répondit la bonne en fronçant le sourcil.
  - Mme Bonbeck, tante de M. Innocent que voici et de Mlle Simplicie que voilà, s'empressa de répondre Prudence en faisant force révérences.
  - Entrez, reprit la bonne en s'adoucissant. Et ces messieurs, entrent-ils aussi? Qu'est-ce qu'ils veulent?


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Les deux nigauds, by Comtesse de SEGUR       Les deux nigauds, by Comtesse de SEGUR




COMMENTAIRE en ligne



Les deux nigauds, by Comtesse de SÉGUR
www.amazon.fr


ANNEXE



Les deux nigauds, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Librairie Charpentier Paris Lecture et Loisir (1969)
A.S.I.N :   B002T875PO
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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 14:59

Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SEGUR


Présentation de l'Editeur




Néant








A ma petite-fille, Élisabeth FRESNEAU


  Chère enfant, tu me dis souvent : Oh! grand'mère, que je vous aime! vous êtes si bonne! Grand'mère n'a pas toujours été bonne, et il y a bien des enfants qui ont été méchants comme elle, et qui se sont corrigés comme elle. Voici des histoires vraies d'une petite fille que grand'mère a beaucoup connue dans son enfance; elle était colère, elle est devenue douce; elle était gourmande, elle est devenue sobre; elle était menteuse, elle est devenue sincère; elle était voleuse, elle est devenue honnête; enfin, elle était méchante, elle est devenue bonne. Grand'mère a tâché de faire de même. Faites comme elle, mes chers petits-enfants; cela vous sera facile, à vous qui n'avez pas tous les défauts de Sophie.



           Comtesse de SÉGUR,
              née Rostopchine.



FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Les malheurs de Sophie
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   1969
CASTERMAN

Collection Comtesse de Ségur

Illustrations de Jobbé-Duval
Couverture de Marcel Marlier

noir & blanc pleine page, hors-texte annotées et in texte.

Son pied enfonce... elle crie, un maçon accourt.   p. 24
Elle s'approche de la cuvette.   p. 29
Sophie allait tous les matins avec sa maman dans la basse-cour...   38
Qu'elle est drôle!   p. 61
Madame de Réan allait, après déjeuner, donner du pain aux chevaux...   p. 65
Que nous as-tu donné là, Sophie? c'est détestable...   p. 99
Sophie pousse un lourd fauteuil, grimpe dessus, atteint la boîte.   p. 139
Il se met à ruer, à sauter et il lance Sophie.   p. 197
Après s'être arrêtés une heure en route pour déjeuner...   p. 243
Sophie éclata en sanglots.   p. 160


D. 1969/0053/108. - 2e tr. 64

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai       E. 4380-3119


Dépôt légal : 4e trimestre 1979.   D. 1979/0053/33.

Imprimé en Belgique par Casterman. s. a. Tournai.
  septembre 1979.     N° édit-impr. 2650.

Poids :   261 grammes     Format :   120 x 180 x 18 mm
I.S.B.N :   2-203-13506-9              Code Barre = EAN :   NON

Dépôt légal : 4e trimestre 1979.   D. 1980/0053/17.

Imprimé en Belgique par Casterman. S. A. Tournai   août 1983.    N° édit-impr. 2644
Dépôt au Ministère de la Jeunesse, Paris
(loi n° 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse).

Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs in recto
par Marcel MARLIER
Nombre de pages : 247       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   178 grammes     Format :   120 x 180 x 18 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livres épuisés chez l' Editeur


EXTRAIT   Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SÉGUR   page 29


Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




  Sophie allait tous les matins avec sa maman dans la basse-cour, où il y avait des poules de différentes espèces et très belles. Mme de Réau avait fait couver des œufs desquels devaient sortir des poules huppées superbes. Tous les jours, elle allait voir avec Sophie si les poulets étaient sortis de leur œuf. Sophie emportait dans un petit panier du pain, qu'elle émiettait aux poules. Aussitôt qu'elle arrivait, toutes les poules, tous les coqs accouraient, sautaient autour d'elle, becquetaient le pain presque dans ses mains et dans son panier. Sophie riait, courait; les poules la suivaient : ce qui l'amusait beaucoup.
  Pendant ce temps, sa maman entrait dans une grande et belle galerie où demeuraient les poules; elles étaient logées comme des princesses et soignées mieux que beaucoup de princesses. Sophie venait la rejoindre quand tout son pain était émietté; elle regardait les petits poulets sortir de leur coquille, et qui étaient trop jeunes encore pour courir dans les champs. Un matin, quand Sophie entra au poulailler, elle vit sa maman qui tenait un magnifique poulet, né depuis une heure.

  SOPHIE
  Ah! le joli poulet, maman! ses plumes sont noires comme celles d'un corbeau.

  MADAME DE RÉAN
  Regarde aussi quelle jolie huppe il a sur la tête; ce sera un magnifique poulet. »   Mme de Réan le replaça près de la poule couveuse. A peine l'avait-elle posé que la poule donna un grand coup de bec au pauvre poulet. Mme de Réan donna une tape sur le bec de la méchante poule, releva le petit poulet, qui était tombé en criant, et le remit près de la poule. Cette fois, la poule, furieuse, donna au pauvre petit deux ou trois coups de bec et le poursuivit quand il chercha à revenir.


Reproduction interdite





COUVERTURES   1979



Les malheurs de Sophie, by Comtesse SEGUR       Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SEGUR



COUVERTURES   1983



Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SÉGUR       Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SÉGUR



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Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SÉGUR
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Les malheurs de Sophie, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   CASTERMAN (1969)
Collection :   Collection Comtesse de Ségur.
A.S.I.N :   2724206606
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 14:58

La fortune de Gaspard, by Comtesse de SÉGUR

 

Présentation de l'Editeur


  GASPARDet son frère Lucas sont deux petits paysans. Mais Gaspard rêve de devenir riche. Il travaille bien à l'école et il est ensuite embauché par M. Féréor qui en fait son fils adoptif. Le voilà désormais riche. Il épouse Mina, fille d'un concurrent, charmante de surcroît et pleine de qualités. Elle aura une heureuse influence sur le caractère de Gaspard.
















FICHE TECHNIQUE DU LIVRE







Titre :   La fortune de Gaspard
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   LIBRAIRIE CHARPENTIER
PARIS

LECTURE ET LOISIR     numéro : 162

couverture et illustrations
de
M. FIX - MASSEAU
Couleurs pleine page hors-texte et,
noir & blanc in texte.



ACHEVÉ D'IMPRIMER LE
3 MAI 1972 SUR LES
PRESSES DE L'IMPRIMERIE
BUSSIÈRE, SAINT-ARMAND (CHER)


Dépôt légal : 2° trim. 1972

Imprimé en France

- N° d'édit.   344. - N° d'imp.   442. -



© 1972 LIBRAIRIE CHARPENTIER PARIS.



Reliure :   Cartonnée pelliculée, à dos carré illustrée couleurs in recto
Nombre de pages : 191       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   167 grammes     Format :   120 x 170 mm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   La fortune de Gaspard, by Comtesse de SÉGUR   page 6


La fortune de Gaspard, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




LE MAITRE D'ÉCOLE

  Le quatrième banc, au premier tableau. »
  Les enfants du quatrième banc vont se placer debout devant ce premier tableau; Lucas reste assis.
  Le maître d'école donne une tape sur la tête de Lucas avec une longue gaule placée près de lui, et répète d'une voix forte :
  « Le quatrième banc, au premier tableau! »
  Lucas comprend et va rejoindre les autres.

LE MAITRE D'ÉCOLE

  Petit Matthieu du second banc, va montrer les lettres aux ignorants. »
Petit Matthieu se lève et commence la leçon.
A.   Répétez tous : A.
Les huit petits répètent
A, A, A, A.

  PETIT MATTHIEU

  Assez, assez. 0. Répétez tous : O.

  TOUS répètent :

  O, O, O, O.

  PETIT MATTHIEU

  Assez. Qu'est-ce que c'est, ça? (Il montre un A)

  O, O, O,O, O.

PETIT MATTHIEU

  Pas du tout. Ce n'est pas O. Voilà O; c'est A.

TOUS

  A, A, A, A, A.


Reproduction interdite





ANNEXE



La fortune de Gaspard, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Librairie Charpentier lecture et loisir (1972)
I.S.B.N-10 :   B003I7F00C
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 13:28

Les deux nigauds, by Comtesse de Ségur

 

Présentation de l'Editeur


SIMPLICIE et son frère Innocent rêvaient de quitter leurs parents affectueux et leur Bretagne natale.
  Pour ces deux jeunes nigauds le bonheur c'était de vivre à Paris et ils s'en étaient si bien convaincus qu'un jour leurs parents les autorisèrent à partir...
  Que de petites et grandes mésaventures leur aient été réservées au cours de cette nouvelle vie, personne ne pourrait s'en étonner, mais qui, mieux que la comtesse de Ségur, aurait su nous conter ces épisodes avec tant de verve, de bonne humeur et de fantaisie? Autour des nouveaux citadins, des personnages cocasses, exigeants ou attendrissants surgissent, les gaffes et les déboires s'accumulent, la situation se complique comme à plaisir...

 

      A MON PETIT-FILS
ARMAND FRESNEAU


  Mon cher petit, c'est à toi, bon petit habitant de l'excellente Bretagne, que je dédie l'histoire de ces deux nigauds qui préfèrent Paris à la campagne. Tu ne feras pas comme eux, car déjà Paris t'ennuie et la Bretagne te plaît. Reste toujours brave et loyal Breton, et garde-toi de devenir un Parisien frivole, moqueur, vain et inconstant.
    Ta grand-mère,


      COMTESSE DE SÉGUR,
          née Rostopchine.
 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE



Titre :   Les deux nigauds
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE

numéro de référence : 39

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE   20/1547/7

ILLUSTRATIONS DE FRANÇOIS BATET    
Couleurs pleine page hors-texte annotées,et
noir & blanc in texte.


Prenant une bêche, il se mit à l'ouvrage.   p 32
Hélène pleurait près de ses pauvres poulets.   p 96
Il mit le tout en lambeaux, brisa les baguettes d'osier.   p 128
La comtesse prit la lettre, la lut, puis la relut.   p 224


1970-5 - Dépôt légal n° 2518, 3e trimestre 1969.

IMPRIMÉ. EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
6, place d'Alleray - Paris.
Usine de La Flèche, le 02-09-1970.
20 - 05 - 1547 - 11     Onzième tirage dans la collection   NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE

© Librairie Hachette, 1930.
Tous droits de traduction, de repro-
duction réservés pour tous pays.

Reliure :   Cartonnage pelliculé, illustrée couleurs in recto
Imprimé en France
par Lienhard et Cie - Clamart

BRODARD ET TAUPIN RELIURE

Nombre de pages : 254       TABLE DES MATIÈRES :   NON

Poids :   207 grammes          Format :   125 x 175 x 19 mm
I.S.B.N :   NON                       Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   Les deux nigauds, by Comtesse de SÉGUR   page 62


Les deux nigauds, by Comtesse de SEGUR -image-50-150


PREMIERE PROMENADE DANS PARIS


 La pension était située dans une des rues qui avoisinent le jardin du Luxembourg; ils mirent près de deux heures pour y arriver, parce que les enfants et Prudence s'arrêtaient avec admiration devant chaque boutique, et ne pouvaient se lasser de regarder les étalages. Leurs cris de joie faisaient retourner et rire les passants; la toilette bizarre de Simplicie, qui avait mis sa robe de velours de coton bleu, l'air nigaud d'Innocent, le bonnet de paysanne de Prudence et l'habit râpé du Polonais excitaient les moqueries et les quolibets.
  « Drôles de corps! disait l'un. - Toilettes impayables! disait un autre. - Des échappés de Charenton! s'écriait un troisième. - Combien paie-t-on pour les voir? - Ce sont des faiseurs de tours! - Belle famille à monter à la foire! » etc, disaient des gamins en éclatant de rire.
  Simplicie et Innocent n'entendaient rien, ne s'apercevaient de rien; Prudence commençait à comprendre qu'on se moquait de quelqu'un; elle crut que c'était du Polonais. Cozrgbrlewski voyait bien que ses trois compagnons étaient ridicules; il n'osait rien dire; mais il voyait avec inquiétude quelques gamins s'obstiner à les suivre; d'autres gamins grossissaient leur cortège à mesure qu'ils avançaient. Ils arrivèrent ainsi jusqu'au Pont-Neuf. Les rires des gamins avaient fait place aux huées; Prudence et les enfants s'aperçurent enfin que c'était eux qu'on suivait, que c'était d'eux qu'on se moquait. Prudence s'arrêta tout court au milieu du pont, et se retournant vers son escorte :
  « A qui en avez-vous, polissons? De quoi riez-vous? Qu'avons-nous de drôle?
  - Ha! ha! ha! répondirent les gamins.
  - Voulez-vous vous en aller et nous laisser tranquilles! Je ne veux pas qu'on se moque de mes jeunes maîtres, entendez-vous?
  - Ha! ha! ha! répondirent encore les gamins.
  - Monsieur le Polonais, chassez ces gamins.
  - Des fleurs! s'écria Hélène; j'aime tant les fleurs!
  - Des légumes! s'écria Jules! les fleurs m'ennuient.
    HÉLÈNE
  Des fleurs seraient bien plus jolies et viendraient plus vite.
    JULES
  Des légumes sont bien plus utiles; d'ailleurs, je veux des légumes, et si tu mets des fleurs, je les arracherai.
    HÉLÈNE
  Fais comme tu voudras; je sais qu'il faut toujours te céder.
    BLAISE
  Pourquoi faut-il que vous cédiez, mademoiselle?
    HÉLÈNE
  Pour ne pas être battue par lui et grondée par papa, qui croit tout ce que Jules lui dit.
    JULES
  Allons, vite à l'ouvrage! Béchez, ratissez, pendant que je vais chercher des graines au jardin. »
  Blaise avait envie de résister à Jules et de soutenir Hélène; mais il n'osa pas, et, prenant une bèche, il se mit à l'ouvrage avec une telle ardeur que le jardin fut retourné en moins d'une demi-heure; Hélène l'aidait, mais moins vivement.


Reproduction interdite

 

 

 

 

COUVERTURES   année 1970


 

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Les deux nigauds by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette (1970)
A.S.I.N :   B004SYBZ7G

 

 

 

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