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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 08:26

Jean qui grogne Jean qui rit, by Comtesse de SEGUR
 

Présentation de l'Editeur


 

Néant


 

    A MA PETITE-FILLE
  MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR

    Chère petite, tu as longtemps attendu ton livre, c'est qu'il y avait bien des frères, des cousins, des cousines, d'un âge plus respectable que le tien. Mais enfin, voici ton tour. JEAN QUI RIT te fera rire, je l'espère; je ne crains pas que JEAN QUI GROGNE te fasse grogner.
        Ta grand'mère qui t'aime bien,


              COMTESSE DE SÉGUR,
                  née ROSTOPCHINE.

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   Jean qui grogne, Jean qui rit
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   LIBRAIRIE HACHETTE

Nouvelle Collection SÉGUR 1930

ILLUSTRATIONS DE A.   PÉCOUD
noir & blanc pleine page annotées.

JEAN SE JETA DANS LES BRAS DE SA MÈRE. p. 15
TOUT A COUP UNE GROSSE VOIX RETENTIT DERRIÈRE LES ENFANTS. p. 25
UN PAYSAN FIT MONTER LES ENFANTS DANS SA CARRIOLE. p. 39
LES DEUX CHANTEURS HURLÈRENT « AU VOLEUR! AU VOLEUR! ». p. 91
IL NE RESTA PLUS POUR JEANNOT QU'UNE ÉNORME DANSEUSE. p. 115
JEAN TROUVA UNE MALLE PLEINE DE LINGE ET D'HABITS. p. 167
M. ABEL PRIT UNE BROSSE ET CIRA UNE CHAUSSURE. p. 187
LA FOIRE DE SAINT-CLOUD ÉTAIT TRÈS BRILLANTE. p. 127
JEAN ET MARIE SE MARIÈRENT. p. 249


LIBRAIRIE
HACHETTE
9, rue Stanislas
10 - 31.   PARIS

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1931.

Reliure :   Relié sur papier fort illustrée couleurs in recto.
IMP.   DE MATTEIS - PARIS

Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   215 grammes     Format :   125 x 175 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur
 

EXTRAIT   Jean qui grogne, Jean qui rit, by Comtesse SEGUR   page 91


Jean qui grogne, Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR -image


      M. ABEL
  Tant mieux, mon ami, tant mieux. Et as-tu de quoi t'habiller?
      JEAN
  Je crois bien, monsieur; Simon me prête un habit et un gilet qui lui sont devenus trop étroits, et un pantalon auquel Mme Métis veut bien faire un rempli de six pouces pour le mettre à ma taille.
      M. ABEL, riant
  Mais, mon pauvre garçon, tu flotteras dans tes habits comme un goujon dans un haquet.
      JEAN
  Ca ne fait rien, monsieur. Il vaut mieux être trop à l'aise que trop à l'étroit. Je m'amuserai bien tout de même. De la musique! Jugez donc! moi qui n'en ai jamais entendu. Et puis des rafraîchissements! Et des échaudés! des macarons! du vin chaud!
      M. ABEL, souriant
  Ecoute, Jean; sais-tu que ce que tu m'en dis me fait venir l'eau à la bouche? C'est que j'ai bien envie d'y aller? Ne pourrais-tu pas me faire inviter avec un de mes amis, M. Caïn?
      JEAN
  Mais je pense bien qu'oui, monsieur. Je vais demander à Simon. Dis donc, Simon, peux-tu faire inviter M. Abel à la soirée de M. Pontois?
      SIMON
  Je suis bien sûr que M. Pontois ne demandera pas mieux; qu'il sera fort honoré d'avoir M. Abel.
      JEAN
  C'est qu'il faut aussi faire inviter son ami, M. Caïn.
      SIMON
  M. Caïn? »
  Simon regarda d'un air surpris M. Abel, qui souriait de l'étonnement de Simon; mais, reprenant son sérieux :
      M. ABEL
  « Oui, Simon, mon ami Caïn; cela te parait drôle que Caïn soit ami d'Abel? C'est pourtant vrai. Je ne vais pas dans le monde sans lui. C'est un grand musicien; nous faisons de la musique ensemble.
      SIMON
  Bien, monsieur, je donnerai réponse à monsieur demain; elle est facile à deviner. C'est un grand honneur que nous fait monsieur. »
  M. Abel, très content de l'invitation promise, questionna beaucoup Jean sur la soirée projetée, le monde qui y serait, etc.
  Le lendemain, Simon annonça à M. Abel que M. et Mme Pontois se trouvaient fort honorés d'avoir M. Abel et son ami M. Caïn, et que, s'il voulait mettre le comble à ses bontés, ce serait de leur chantier quelque chose.
  « Nous verrons, nous verrons, répondit M. Abel d'un air assez indifférent. Peut-être, si je suis en voix. »
  Simon fut aussi enchanté que Jean de cette demi-promesse, qu'il communiqua dès le soir même à M. et Mme Pontois.
  La soirée devait avoir lieu le surlendemain dimanche. A huit heures, l'appartement de l'entresol était éclairé, illuminé a giorno; il se composait d'une petite entrée, d'une salle ou salon avec deux fenêtres donnant sur la rue de Rivoli, et d'une chambre à coucher où étaient les rafraîchissements; deux lampes Carcel éclairaient le côté de la cheminée; quatre bougies illuminaient le côté opposé; un quinquet de chacun des côtés restant complétaient l'éclkairage.
  Les rafraîchissements se composaient d'eau sucrée, d'eau rougie, de bière, de tartines de pain et de beurre, d'échaudés, de macarons, de pruneaux et raisins secs, d'amandes, de noisettes, de pâtes de réglisse et de guimauve, de sucre d'orge et de sucre candi.
  Les invités commençaient à arriver. Simon et Jean avaient été des premiers. Jean flottait (comme l'avait dit M. Abel) dans les habits de Simon. Et Simon, au contraire, était ficelé dans les siens, achetés depuis longtemps et avant qu'il eût pris du corps. Jeannot avait une veste, un gilet, un pantalon loués pour la soirée; mais ils étaient si heureux des plaisirs de cette réunion, qu'ils ne songeaient pas à l'effet que produisaient leurs vêtements.
  M. Abel arriva et présenta son ami, M. Caïn; tous deux étaient en grande tenue de soirée, gants paille, cravates blanches, gilets blancs, vêtements noirs. On les attendait pour commencer le concert. Quelques dames miaulèrent quelques romances; quelques messieurs hurlèrent quelques grands airs, on mangea, on but; Jean et Jeannot s'en donnaient et ne s'éloignaient pas de la table des rafraîchissements.
  La soirée était fort avancée, et Caïn et Abel n'avaient pas encore chanté.
  « Monsieur, dit Mme Pontois en s'approchant de M. Abel, on nous avait fait espérer que vous voudriez bien chanter quelque chose.
      M. ABEL, avec hésitation
  Oui, madame... Mais je ne chante jamais seul... Caïn m'accompagne toujours,... et... je dois vous prévenir que nous avons des voix si puissantes... que... ce ne serait peut-être pas prudent de tenir les fenêtres fermées... Les vitres pourraien se briser... Avec quo
  - Mais qu'à cela ne tienne, monsieur. Pontois, ouvre les fenêtres.
  - Comment? Pourquoi? »
  L'explication que donna Mme Pontois courut tout le salon; la curiosité était vivement excitée. M. Abel s'approcha du piano; M. Caïn s'assit pour accompagner. Après quelques minutes de préparatifs, de gammes préludantes, de petites notes brillantes, un accord formidable se fit entendre; un cri puissant y répondit, et alors commença un duo comme on n'en avait jamais entendu. Les deux chanteurs hurlèrent d'un commun accord, de toute la force de leurs poumons et en s'accompagnant d'un tonnerre d'accords :
  « Au voleur! Au voleur! A la garde! A l'assassin! On m'égorge! Au secours! Oh! là! là! Oh! la! là! Tu périras! Tu périras! Gredin! Assassin! A la garde! A la garde! Oh! là! Oh! là! là! »
  Des cris du dehors répondirent aux hurlements du dedans; M. et Mme Pontois, éperdus, criaient aux chanteurs d'arrêter; les cris du dehors devenaient menaçants; M. Pontois courut fermer les fenêtres; des coups frappés à la porte d'entrée, des ordres impérieux d'ouvrir, les cris des invités qui demandaient du silence, les hurlements obstinés des chanteurs, mirent en émoi tous les habitants de la maison; ils se joignirent aux gens du dehors pour forcer l'entrée, et lorsque enfin M. Pontois, effrayé du tumulte extérieur et craignant une invasion par les fenêtres, se décida à ouvrir la porte d'entrée, une avalanche d'hommes, de femmes, d'enfants, se précipita dans l'appartement; le tumulte, le désordre furent à leur comble; Abel et le prétendu Caïn en profitèrent pour quitter le champ de bataille, et se trouvèrent dans la rue riant aux éclats de leurs chants improvisés et discordants. En arrivant dans la rue, ils arrêtèrent une escouade de sergents de ville qui accouraient au secours des victimes égorgées; ils leur expliquèrent la cause de tout ce bruit.
  « C'est une plaisanterie qui aurait pu devenir fâcheuse, dit un des sergents de ville qui accouraient au secours des victimes égorgées, ils leur expliquèrent la cause de tout ce bruit.
  « C'est une plaisanterie qui aurait pu devenir fâcheuse, dit un des sergents de ville.
  - N'est-ce pas? Ca n'a pas de bon sens, dirent en cœur Caïn et Abel. Aussi nous avons quitté la partie; les salons sont pleins, on y étouffe. C'est à n'y pas tenir. »
  Les deux amis s'en allèrent enchantés de leurs succès.
  « Je déteste les épiciers, dit Abel.
      CAIN
  Pourquoi les détestes-tu? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait?
      ABEL
  Rien du tout; mais leurs airs goguenards, impertinents, leur aisance et leur sans-gêne, leur esprit et leur langage épicé, tout cela m'impatiente, et j'ai toujours envie de leur jouer des tours.
      CAIN
  Je t'assure, mon cher, que tu as tort; les épiciers sont comme les autres hommes, il y en a de bons, il y en a de mauvais.
      ABEL
  C'est possible! Mais que veux-tu? Je ne les aime pas. »
  L'ami leva les épaules en riant, et ne dit plus rien sur ce sujet.


Reproduction interdite

 



 

COMMENTAIRE en ligne


Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SÉGUR
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ANNEXE



Jean qui grogne et Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette (1931)
A.S.I.N :   B001BR2PTK

 

 

 

 

 

LIENS



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Jean qui grogne et Jean qui rit

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Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

Forum Livres Enfants
Comtesse de Ségur et ses œuvres

 

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 09:46

Les bons enfants by, Comtesse de SEGUR




Présentation de l'Editeur



Néant

MES PETITS ENFANTS

PIERRE, HENRI, MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR, VALENTINE, LOUIS DE SÉGUR, CAMILLE, MADELEINE, LOUIS, GASTON DE MALARET, ELISABETH, HENRIETTE, ARMAND FRESNEAU, JACQUES, JEANNE, MARGUERITE, PAUL DE PITRAY.

  Je voulais, mes chers petits-enfants, que chacun de vous eût son nom en tête d'un de mes ouvrages, mais votre nombre, toujours et rapidement croissant, a dépassé mon courage, et je vous réunis tous en une seule dédicace, qui ne sera, je l'espère, pas la dernière, quoique tous les ans je perde une année de vie, comme le dirait le bon M. de la Palisse. Encore un peu de temps, et je garderai le silence, pour cacher au public les infirmités de mon esprit; vous en serez les seuls chers petits confidents.

      Votre grand'mère,


           COMTESSE DE SÉGUR,
              née ROSTOPCHINE.






FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE



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Titre :   Les bons enfants
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   LIBRAIRIE HACHETTE    

ILLUSTRATIONS DE A.   PÉCOUD    
noir & blanc pleine page annotées.

LES DEUX ENFANTS CONSOLÈRENT LEUR NOURRICE. p. 15
LÉONCE VERSA DE L'ENCRE SUR LE MOUTON. p. 35
LES ENFANTS RAMASSÈRENT DES MARRONS ET EN FORMÈRENT DES TAS. p. 81
CAMILLE PORTAIT LA BANNIÈRE. p. 97
LAMALICE COURUT CHEZ ESBROUFFE. p. 129
SOPHIE LANÇA DE L'EAU A LA FIGURE DE SES COMPAGNONS DE JEU. p. 149
LES POULES NE TARDÈRENT PAS A MANIFESTER DES SYMPTÔMES D'IVRESSE. p. 171
TOUS LES ENFANTS SE JETTÈRENT AU COU DE SOPHIE. p. 213
C'ÉTAIENT UN OURS ET UN LOUP... p. 225
A LA PÊCHE AUX ÉCREVISSES. p. 235


LIBRAIRIE
HACHETTE
9, rue Stanislas
4 - 35.   PARIS

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1931.

Reliure :   Relié sur papier fort illustrée couleurs recto  
Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   215 grammes     Format :   125 x 175 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   Les bons enfants by, Comtesse de SEGUR


Les bons enfants by, Comtesse de SEGUR -image



  LÉONCE
  Excellente idée! Vite, commençons. Avec quoi allons-nous mettre l'encre sur le mouton?
  SOPHIE
  En la versant tout doucement sur la tête, sur le dos, partout, il sera teint parfaitement, nous étalerons avec nos mains.
  LÉONCE
  C'est ça. Toi Arthur, et toi Sophie, vous étalerez l'encre, et moi je la verserai avec précaution. »
  Léonce commence à verser; il verse trop fort, l'encre coule sur le tapis. Sophie et Arthur en remplissent leurs mains, leurs habits; il saute même des éclaboussures sur leurs visages. Léonce rit. Sophie se fâche et applique sa main pleine d'encre sur le visage de Léonce, qui se fâche à son tour et lance de l'encre au visage de Sophie; Arthur veut arracher la bouteille des mains de Léonce; en se débattant, Léonce jette de l'encre de tous côtés : le tapis, les rideaux, les meubles, tout est taché. Ils se disent quelques injures à voix basse : « Méchant! vilaine! sotte! imbécile! » le mélange des voix irritées et des mouvements violents des trois combattants fait un bruit étrange qui attire l'attention de la maman.


Reproduction interdite





ANNEXE


Les bons enfants by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette
A.S.I.N :   B0000DU8Q2
www.amazon.fr

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Comtesse de SÉGUR

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 12:37
Les actes des apôtres by, comtesse de SEGUR


Présentation de l'Editeur



Néant




A MES CHERS PETITS-ENFANTS


  PIERRE, HENRI, MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR
VALENTINE, LOUIS, MATHILDE DE SÉGUR-LAMOIGNON
CAMILLE, MADELEINE, LOUIS, GASTON DE MALARET
ÉLISABETH, SABINE, HENRIETTE, ARMAND FRESNEAU
JACQUES, JEANNE, MARGUERITE, PAUL ET FRANÇOISE DE PITRAY.


  Chers petits-enfants, je vous offre aujourd'hui LES ACTES DES APOTRES, suite de L'ÉVANGILE que je vous ai raconté l'année dernière. J'espère que vous lirez ce second livre avec le même intérêt que le premier. Les petits Anges qui sont au ciel, vous aideront à le bien comprendre; ils vous inspireront le désir d'imiter la ferveur des premiers chrétiens, ces grands saints qui ont sacrifié leur vie pour la gloire de Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu.

    Votre Grand'mère qui vous aime,

            Comtesse DE SÉGUR,
              Née ROSTOPCHINE.





FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   Les actes des apôtres
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE     BIBLIOTHÈQUE ROSE ILLUSTRÉE

ILLUSTRATIONS DE A.   PÉCOUD    
noir & blanc in texte.

IMPRIMERIE HACHETTE
9, rue Stanislas,   PARIS
12-35.

Livre épuisé chez l' Editeur


Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1935.

Reliure :   Relié sur carton souple; motifs et titre dorés à chaud en recto  
Nombre de pages : 245       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   210 grammes       Format :   125 x 170 mm
I.S.B.N :   NON                  Code Barre = EAN :   NON

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 16:19

Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SÉGUR



Présentation de l'Editeur



Néant






          A MA PETITE FILLE
        JEANNE DE PITRAY


    Ma chère petite Jeanne, je t'offre mon dixième ouvrage, parce que tu es ma dixième petite-fille, ce qui ne veut pas dire que tu n'aies que la dixième place dans mon coeur. Vous y êtes tous au premier rang, par la raison que vous êtes tous de bons et aimables enfants. Tes frères Jacques et Paul m'ont servi de modèles dans L'AUBERGE DE L'ANGE-GARDIEN, pour Jacques et Paul Dérigny. Leur position est différente, mais leurs qualités sont les mêmes. Quand tu seras grande, tu me serviras peut-être de modèle à ton tour, pour un nouveau livre, où tu trouveras une bonne et aimable petite Jeanne.
        Ta grand'mère.


            COMTESSE DE SÉGUR,
              Née Rostopchine.



FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE







Titre :   LE GÉNÉRAL DOURAKINE
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR
Edition :   ÉDITIONS G.P., 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS



est le sixième de la collection
"ROUGE & OR"


Ilustrations, de GUY SABRAN
Couleurs pleine page in texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

Dérigny avait pris soin de garnir les nombreuses poches.   page 13
On arriva à 10 heures du soir.   page 17
En moins d'une demi-heure.   page 25
« Au galop! » lui criait Yégor.   page 37
Madame Papofski pleura de rage.   page 40
Il méditait certainement une malice.   page 57
Nous jouerons du piano.   page 69
Un homme à demi-couché.   page 89
Le soir les enfants jouèrent.   page 101
« Asseyez-vous, Maria Pétrowna. » page 121
Le feltyègre était à la portière.   page 133
Elle poussa un cri terrible.   page 153
« D'où viens-tu? où te mène le bon Dieu? » page 165
Le Général et sa nièce allèrent voir le château.   page 189


Dépôt légal N° 133
C. O. L. 11.0282
Imprimé en France

Il a été achevé imprimer
pour les ÉDITIONS G. P. à Paris
en Mars 1948
sur les presses de l'Imprimerie
M. DÉCHAUX


© COPYRIGHT 1948 BY EDITIONS G. P. PARIS

Reliure :   Cartonnée;
Présentation sous jaquette à double volets.

Nombre de pages : 197       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   500 grammes           Format :   150 x 205 mm
I.S.B.N :   NON                      Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur



EXTRAIT   Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SÉGUR   page 12


Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SÉGUR




  APRÈS une journée fatigante, ennuyeuse, animée seulement par quelques demi-colères du général, on arriva, à dix heures du soir, au château de Gromiline. Plusieurs hommes barbus se pécipitèrent vers la portière et aidèrent le général, engourdi, à descendre de voiture; ils baisèrent ses mains en l'appelant Batiouchka (père); les femmes et les enfants vinrent à leur tour, en ajoutant des exclamations et des protestations. Le général saluait, remerciait, souriait. Mme Dérigny et les enfants suivaient de près. Dérigny avait voulu retirer de la voiture les effets du général, mais une foule de mains s'étaient précipitées pour faire la besogne. Dérigny les laissa faire et rejoignit le groupe, autour duquel se bousculaient les femmes et les enfants de la maison, répétant à voix basse Frantsousse (français) et examinant avec curiosité la famille Dérigny.
  Le général leur dit quelques mots, après lesquels deux femmes coururent dans un corridor sur lequel donnaient les chambres à coucher; deux autres se précipitèrent dans un passage qui menait à l'office et aux cuisines.
  « Mon ami, dit le général à Dérigny, accompagnez votre femme et vos enfants dans les chambres que je vous ai fait préparer par Stéphane; on vous apportera votre souper; quand vous serez bien installés, on vous mènera dans mon appartement, et nous prendrons nos arrangements pour demain et les jours suivants.
  - A vos ordres, mon général », répondit Dérigny.
  Et il suivit un domestique auquel le général avait donné ses instructions en russe.
  Les enfants, à moitié endormis à l'arrivée, s'étaient éveillés tout à fait par le bruit, la nouveauté des visages, des costumes.
  « C'est drôle, dit Paul à Jacques, que tous les hommes ici soient des sapeurs!
    JACQUES
  Ce ne sont pas des sapeurs : ce sont les paysans du général.


Reproduction interdite





ANNEXE



Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Editions G. P. Paris (1948)
I.S.B.N-10 :   B0016WF7XQ
www.amazon.fr


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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 09:24
Les Vacances by, Comtesse de SEGUR


Présentation de l'Editeur



Néant






    A MON PETIT-FILS

JACQUES DE PITRAY



    Très cher enfant, tu es encore trop petit pour être le petit JACQUES des "VACANCES", mais tu seras, j'en suis sûre, aussi bon, aussi aimable, aussi généreux et aussi brave que lui. Plus tard, sois excellent comme PAUL, et, plus tard encore, sois vaillant, dévoué, chrétien comme M. DE ROSBOURG. C'est le voeu de ta grand'mère , qui t'aime et qui te bénit.

COMTESSE DE SÉGUR,
née ROSTOPCHINE.
Paris, 1858.



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE




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Titre :   Les vacances
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   ÉDITIONS G.P., PARIS   Bibliothèque rouge et or   numéro : 10
SÉRIE   SOUVERAINE                                                                               AMAZON

Ilustrations de GUY SABRAN
Couleurs et noir & blanc pleines pages et,
noir & blanc in texte.


Dépôt légal n° 211
C. O. L. 11.0282

Il a été achevé imprimer
pour les
ÉDITIONS G. P. à Paris
en Février 1957
sur les presses de
G. MAILLET et Cie
à Saint-Ouen
Photogravure S. T. O.

Livre épuisé chez l' Editeur


© COPYRIGHT 1949 BY EDITIONS G. P. PARIS

Printed in France

Reliure :   Cartonnée;  
Nombre de pages : 218       TABLE DES CHAPITRES : OUI

Poids :   440 grammes           Format :   145 x 205 mm
I.S.B.N :   NON                      Code Barre = EAN :   NON

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 10:26

François le Bossu, by Comtesse de SEGUR


 

Présentation de l'Editeur



Néant















 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   François Le Bossu
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR
Edition :   LIBRAIRIE GRUND     PARIS

LA BIBLIOTHÈQUE   PRÉCIEUSE

ACHEVÉ D'IMPRIMER
LE 1er NOVEMBRE 1959
PAR BRODARD ET TAUPIN
IMPRIMEUR - RELIEUR
PARIS - COULOMMIERS

N° 55-065-01

N° d'éd : 84 - Dép. légal : 4e trim. 1959.

Reliure :   Brochée sur carton souple,   illustrée couleurs in recto.

Nombre de pages : 188       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   130 grammes          Format :   115 x 165 mm
I.S.B.N :   NON                     Code Barre = EAN :   NON


Livre épuisé chez l' Editeur

 

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François le Bossu, by Comtesse de SÉGUR.
www.amazon.fr

 

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François le Bossu, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Librairie Gründ
Collection :   Bibliothèque précieuse. (1957)
A.S.I.N :   B0016WF83K

 

 

 

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 11:14

Présentation de l'Editeur



Néant

Les petites filles modèles by, Comtesse de SEGUR



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE




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Titre :   Les petites filles modèles
SEPT ÉPISODES TIRÉ DE
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE     le Jardin des Rêves

Illustrations de Jean-Louis Henriot    
Couleurs pleines pages in textes et,
noir & blanc in textes.

Dépôt légal 3485 - 3e trimestre 1931
22.37.1464.01
Imprimé en France par l'Imprimerie du Marval

Loi n° 49 956 du 16 juillet 1949
sur les publications destinées à la Jeunesse
Dépôt 8.81

©  Hachette, Paris 1981.

Reliure :   cartonnée; illustrée couleurs en recto & verso
TABLE DES MATIERES : NON

Poids :   370 grammes                 Format :   235  x  315 mm
I.S.B.N :   2 - 01 - 008200 - 1      Code Barre = EAN :   NON

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 12:20
Un Aide de Camp de Napoléon , by Comte de SEGUR



Présentation de l'Editeur



Néant




FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE



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Titre :   Un Aide de Camp de Napoléon
De 1800 à 1812

Auteur :   Par le Comte Philippe de   Ségur
Général de division, pair de France,
Membre de l' Académie française,
né en 1780, mort en 1873.

Edition :   Paris   Nelson   Éditeurs
189, rue Saint-Jacques


IMPRIMERIE NELSON,   ÉDIMBOURG,   ÉCOSSE
PRINTED IN GREAT BRITAIN

Première édition des « Mémoires d'un Aide de Camp
de Napoléon » : 1873.

    I. De 1800 à 1812.
  II. La Campagne de Russie.
III. Du Rhin à Fontainebleau, de 1813 à 1815.


Reliure :   Relié sur cartonnage pleine toile
Nombre de pages : 474       TABLE DES MATIÈRES :   OUI

Poids :   265 grammes       Format :   105 x 160 mm
I.S.B.N :   NON                  Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur


ANNEXE



Un aide de camp de Napoléon, by Comte de SEGUR
Editeur :   Nelson Éditeurs (1800)
Collection :   Nelson
A.S.I.N :   B0000DR2HC
www.amazon.fr


LA CAMPAGNE DE RUSSIE   Par le général comte Philippe de Ségur.
Introduction par le vicomte E.-M. de Vogüé.

La destinée de certains livres célèbres est aussi bizarre que celle de certains hommes illustres. La Campagne de Russie de Ségur en est un mémorable exemple. La publication de l'ouvrage en 1824 fut une date littéraire. Il eut d'innombrables éditions et fut traduit dans toutes les langues. Cinquante ans plus tard, en 1873, c'est-à-dire à une époque où le nom même de Napoléon était l'objet de l'exécration des Français, le vieillard nonagénaire fit paraître ses Mémoires en huit volumes, en y incorporant l' œuvre de sa jeunesse. Les Mémoires passèrent inaperçus au milieu de l'indifférence générale.
  Les générations nouvelles qui se passionnent pour tout ce qui touche à Napoléon rendront justice à l'œuvre de Ségur et la remettront à son rang qui doit être le premier. La Campagne de Russie, narration par un témoin oculaire, aide de camp de l'Empereur, d'une des catastrophes les plus épouvantables de l'histoire, deviendra un des classiques de la littérature napoléonienne. Tels épisodes, l'incendie de Moscou, le passage de la Bérésina, sont d'une saisissante beauté. Car cet historien est un merveilleux écrivain. Le style a toutes les qualités que comporte le sujet, la vigueur, la concision, le nombre, le mouvement, l'ampleur. Un souffle d'épopée circule à travers les douze livres, il faudrait dire les douze chants qui divisent le récit, et de bons juges ont souscrit au jugement de Saint-René Taillandier dans son livre sur de Ségur : La Campagne de Russie est un des rares poèmes épiques de la littérature française.


LIENS



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Comte Philippe de   Ségur

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 16:00

François le bossu, by Comtesse de SEGUR

 

 

Présentation de l'Editeur



Néant

 

 

    A MA PETITE-FILLE
  CAMILLE DE MALARET

    Chère et bonne Camille, la Christine dont tu vas lire l'histoire te ressemble trop par ses beaux côtés pour que je me prive du plaisir de te dédier ce volume. Tu as sur elle l'avantage d'avoir d'excellents parents; puisses-tu, comme elle, trouver un excellent François qui sache t'aimer et t'apprécier comme mon François aime et apprécie Christine! C'est le voeu de ta grand'mère, qui t'aime tendrement.


        COMTESSE DE SÉGUR,
            née ROSTOPCHINE.

 

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE





Titre :   François Le Bossu
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR     NÉE   ROSTOPCHINE
Edition :   HACHETTE

COLLECTION SÉGUR - FLEURIOT   1951 - 1957

Illustrations de   A. PÉCOUD.
noir & blanc pleine page in texte annotées.

CHRISTINE ET GABRIELLE S'APPROCÈRENT DE FRANÇOIS   p. 13
CHRISTINE S'ASSIT A CÔTÉ DU COCHER.   p. 35
LES ENFANTS COURURENT VERS LE PETIT BOIS.   p. 55
PAOLO SE PROPOSA COMME PROFESSEUR. &nbs; p. 67
ISABELLE S'EFFORÇA DE CONSOLER CHRISTINE.   p. 99
MAURICE ET ADOLPHE SAUTÈRENT PAR LA FENÈTRE.   p. 119
Mme DES ORMES S'ÉLOIGNA EN SAUTILLANT.   p. 149
PAOLO SE CACHA DERRIÈRE UN TRONC D'ARBRE.   p. 177
LES ADIEUX DE CHRISTINE ET DE FRANÇOIS FURENT TR TRISTES.   p. 213
CHRISTINE SE JETA DANS LES BRAS DE FRANÇOIS.   p. 245

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
- 9651-5-1954 -

- Dépôt légal 2436 -

Copyright 1930, by Librairie Hachette.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage   illustrée couleurs in recto.
Nombre de pages : 255       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   211 grammes     Format :   115 x 165 mm
I.S.B.N :   NON     Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   François le Bossu, by Comtesse de SÉGUR   page 34


François le Bossu, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




    M. DES ORMES
  Il est impossible de savoir si elle a de l'esprit puisqu'elle ne parle guère; devant nous, du moins; et, quant à sa laideur, je ne puis vous l'accorder, car elle vous ressemble extraordinairement. »
  M. des Ormes sourit malicieusement en disant ces mots, et voulut aider sa femme à monter en voiture; mais elle le repoussa en disant avec humeur :
  « Laissez-moi; je monterai bien sans votre aide. »
  Il prit Christine dans ses bras et voulut la mettre dans la voiture, près de sa mère.
  « Mettez-la sur le siège, dit Mme des Ormes, elle va chiffonner ma jolie robe ou elle la salira avec ses pieds. »
  M. des Ormes plaça Christine sur le siège, près du cocher.
  « Faites bien attention à la petite, dit-il en la lui remettant.

    LE COCHER
  Que Monsieur soit tranquille, j'y veillerai, elle est si mignonne, si douce, pauvre petite! Ce serait bien dommage qu'il lui arrivât quelque chose. »
  Christine n'avait pas dit un mot tout ce temps; elle osait à peine respirer, tant elle avait peur d'augmenter l'humeur de sa mère et d'être laissée à la maison. Quand la voiture partit, elle poussa un soupir de satisfaction.
  « Vous avez quelque chose qui vous gêne, Mademoiselle christine? demanda le cocher.
    CHRISTINE
  Non, au contraire; je suis si contente que nous soyons partis! J'avais si peur de rester à la maison!
    LE COCHER
  Pauvre petite Mam'selle! Votre bonne vous rend la vie dure tout de même.
    CHRISTINE
  Oh! taisez-vous, je vous en prie, bon Daniel; si ma bonne le savait!
    LE COCHER
  C'est vrai tout de même! Pauvre petite! vous n'en seriez pas plus heureuse.

    CHRISTINE
  Mais je vais voir Gabrielle, qui est si bonne pour moi! et le petit François, qui est si bon! et mon cousin Bernard, que j'aime tant! Je suis heureuse, très heureuse, je vous assure!
  - Aujourd'hui, dit Daniel en lui-même; mais demain ce sera autre chose. »
  Christine ne parla plus, elle songea avec bonheur à la bonne journée qu'elle allait passer; la route n'était pas longue, on ne tarda pas à arriver, car il n'y avait que trois kilomètres du château des Ormes à celui de M. et Mme de Cémiane. Gabrielle et Bernard se précipitèrent à la rencontre de leur cousine, que M. des Ormes avait fait descendre de dessus le siège.
  « Viens vite, lui dit Gabrielle, j'ai habillé une poupée comme une mariée, viens voir comme elle est jolie! Elle est pour toi. »
  Mme des Ormes était déjà entrée au salon, et Christine se laissa aller à toute sa joie; Gabrielle et Bernard l'emmenèrent dans leur chambre, où elle trouva sa poupée étendue sur un joli petit lit et habillée en robe de mousseline blanche, avec un voile comme pour une première communion. Christine ne cessait de remercier Gabrielle, et Bernard aussi, qui avait travaillé avec le menuisier au petit lit de la poupée. François ne tarda pas à se joindre à ses amis; Christine lui témoigna sa joie de le revoir. Pendant que son cœur se dilatait et que sa langue se déliait, Mme des Ormes faisait la gracieuse avec M. de Nancé, qui lui avait présenté Mme de Cémiane, et l'Italien, qui saluait et qui faisait son possible pour plaire à Mme des Ormes, afin d'être engagé à aller la voir, ce qui lui ferait une connaissance de plus.
  Il avait bien vite deviné que c'était à Mme des Ormes qu'il fallait plaire pour être admis chez elle, aussi ne cessa-t-il de chercher les occasions de lui être agréable; elle laissa tomber une épingle qui attachait son châle, Paolo se précipita à quatre pattes pour la chercher.

    MADAMES DES ORMES
  Ce n'est pas la peine, Monsieur Paolo : une épingle n'a rien de précieux.

    PAOLO
  Oh! une épingle portée par vous, belle signora, est oune trésor.

    MADAME DES ORMES, riant
  Joli trésor! Voyons, Monsieur Paolo, finissez vos recherches; je vous répète que ce n'est pas la peine.

    PAOLO
  Zamais, signora; zé resterai ployé vers la terre zousqu'à la trouvaille dé cé trésor.
  - Madame la comtesse est servie! » annonça un valet de chambre.
  Chacun se dirigea vers la salle à manger; Paolo restait à quatre pattes. Il se releva sur ses genoux quand tout le monde fut sorti.
  « Per Bacco! dit-il à mi-voix en se grattant la tête! z'ai fait oune sottise... Quoi faire?... ils vont manzer tout! Et cette couquine d'épingle, quoi faire? Ah! z'ai oune idée! Bella! bellissima! zé vais prendre oune épingle sour la table et zé dirait : « Voilà, voilà votre épingle! Zé l'ai trouvée! »
  Il sauta sur ses pieds, saisit une des épingles qui garnissaient une pelote à ouvrage posée sur la table et se précipita vers la salle à manger d'un air triomphant.
  « Voilà, voilà, signora! Zé l'ai trouvée!
  - Ah! ah! ah! dit Mme des Ormes riant aux éclats, ce n'est pas la mienne! Elle est blanche, la mienne était noire!
  - Dio mio! s'écria le malheureux Paolo, consterné de ce qu'il venait d'entendre! c'est parce que zé l'ai frottée à..., à... mon horloze d'arzent.
  - Voyons, Monsieur Paolo, finissez vos folies et mangez votre omelette, dit M. de Cémiane à demi mécontent; le déjeuner n'en finira pas, et les enfants n'auront pas le temps de s'amuser et de faire leur pêche aux écrevisses. »
  Paolo ne se le fit pas dire deux fois; il se mit à table et avala son omelette avec une promptitude qui lui fit regagner le temps perdu. Mme des Ormes regardait souvent Christine et la reprenait du geste et de la voix.
  « Tu manges trop, Christine ! N'avale donc pas si gloutonnement!... Tu prends de trop gros morceaux!... »
  Christine rougissait, ne disait rien; François, qui était près d'elle, la voyant prête à pleurer, après une dixième observation, ne put s'empêcher de répondre pour elle :
  « C'est parce qu'elle a très faim, Madame; d'ailleurs, elle ne mange pas beaucoup; elle coupe ses bouchées aussi petites que possible. »
  Mme des Ormes ne connaissait pas François; elle le regarda d'un air étonné.


Reproduction interdite

 

 

 

 

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ANNEXE



François le Bossu, by Comtessse de SÉGUR
Editeur :   Hachette (1930)
I.S.B.N-10 :   B001BQXSOW

 

 

 

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 10:49
La fortune de Gaspard by, Comtesse de SEGUR


Présentation de l'Editeur



«FAUT-IL devenir rouge comme un radis en travaillant la terre, ou blanc comme un navet en piochant dans les livres? »
  Lucas, fils de fermier, préfère la première formule, mais Gaspard, son frère aîné, a, dès son plus jeune âge, choisi la seconde. Son rêve est d'imiter M. Féréor, un industriel devenu immensément riche grâce à son travail. Si Gaspard parvient à son but, ce ne sera pas sans peine... Ecueils et réussites se multiplient au long de ces pages débordantes de vie et d'imprévu. Des personnages curieux et amusants se rencontre à chaque pas, et la plume alerte de la comtesse de Ségur nous entraîne joyeusement à sa suite sur la route accidentée qui mène Gaspard vers la fortune.


A MON PETIT - FILS
PAUL DE PITRAY


 
  Cher petit, quand tu seras plus grand tu verras, en lisant l'histoire de GASPARD, combien il est utile de bien travailler. Et tu sauras, ce que Gaspard n'a appris que bien tard, combien il est nécessaire d'être bon, charitable et pieux, pour profiter de tous les avantages du travail et devenir réellement heureux.
  Deviens donc un garçon instruit et surtout un bon chrétien. C'est ce que te demande ta grand-mère qui t'aime et qui veut ton bonheur.


      COMTESSE DE SÉGUR,
        née ROSTOPCHINE.


FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   La fortune de Gaspard
Auteur :   Comtesse de   SEGUR
Edition :   HACHETTE   
   
Bibliothèque rose     numéro : 20/1549/3

ILLUSTRATIONS DE   JACQUES   PECNARD
Couleurs pleine page hors-texte, annotées et,
noir & blanc in texte.

Il lui administra une rude correction. p. 32
« Du me le baieras, credin, prigand! » p. 96
Les cris et les vivats des ouvriers... p. 160
« Au revoir Gaspard. Ne soyez pas trop longtemps. » p. 224


Dépôt légal n° 2299, 1er trimestre 1981.
IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
Usine de La Flèche, le 20 - 02 - 1981.
20 - 05 - 1549 - 21

Livre épuisé chez l' Editeur
Valeur selon état : Mars 2009 de 02€00 à 03€00

Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications
destinées à la jeunesse.   Dépôt : 1958.

© Librairie Hachette, 1972.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.


Reliure :   Cartonnée;  illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 255       TABLE DES MATIERES : NON

Poids :   180 grammes                   Format :   120  x  170 mm
I.S.B.N :   2 - 01 - 000754 - 9     Code Barre = EAN :   NON



EXTRAIT





MINA
  Oh! vous! il n'y a pas de danger.
GASPARD, riant
  Comment, pas de danger? C'est précisément le danger que mon père a prévu.


La fortune de Gaspard by, Comtesse de SEGUR -image

Reproduction interdite

MINA
  Alors, adieu, Gaspard. Au revoir. Ne soyez pas trop longtemps. »
  Mina monta en voiture et songea à sa journée.
  Quelques semaines se pasèrent encore ainsi; Mina se rassurait de plus en plus sur son avenir; Gaspard s'attachait de plus n plus à sa femme; il commençait à trouver dans cette affection et dans celle qu'il portait à son père le calme qu'il avait tant cherché; il avait moins de ces agitations, de ces inquiétudes qui l'attristaient autrefois, et cependant il sentait qu'il manquait encore quelque chose à son cœur pour arriver au but désiré.





ANNEXE



amazon   Editeur :   Hachette (1979)
I.S.B.N-10 :   2010007549
I.S.B.N-13 :   978 2010007545

LIENS



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