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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 11:39

Le mauvais génie, by Comtesse de SEGUR



Présentation de l'Editeur


UNE dinde perdue, deux dindes perdues... Un mauvais génie rôde autour de la ferme des Bonard, et Julien, le petit orphelin qu'ils élèvent par charité, s'affole de la disparition de ses bêtes.
  Ce n'est pas un roman policier, pourtant. C'est l'histoire toute simple et très amusante de trois jeunes gars de la campagne, un bon, un méchant et un faible. C'est aussi l'histoire d'un brave Anglais dont le charabia, la naïveté et les idées originales sèment, à la ronde, la perturbation ou la gaieté. C'est enfin, et surtout, un roman de la comtesse de Ségur, un de ses romans dont le succès ne faiblit pas.











FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE







Titre :   Le mauvais génie
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR     NEE   ROSTOPCHINE
Edition :   HACHETTE    

numéro de référence : 14

Nouvelle Bibliothèque rose

ILLUSTRATIONS DE   A.   PÉCOUD
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
noir & blanc pleine page in texte.

JULIEN RENTRA LES DINDONS POUR LA NUIT. p 7
UN HOMME MAIGRE ET SEC S'APPROCHA DE JULIEN. p 23
« Qu'est-ce qui t'as arrêté, Julien? » p 32
M. GEORGEY ALLA TROUVER LE PÈRE D'ALCIDE. p 49
Mme Bonard leur raconta les aventures de l'après-midi. p 65
M. GEORGEY SOURIT A LA VUE DU MAGNIFIQUE DINDON. p 71
ALCIDE AVAIT UNE FIGURE DÉSAGRÉABLE. p 93
Alcide mit ses mains dans ses poches et s'en alla en sifflant. p 96
ALCIDE OUVRIT L'ARMOIRE. p 117
M. GEORGEY ET JULIEN DORMAIENT PROFONDÉMENT p 135
M. Georgey saisit Alcide, qui se débatit violemment. p 160
LE PÈRE BONARD VOULAIT CORRIGER FRÉDÉRIC. p 173
« Mais as-tu réellement envie de t'engager, Frédéric? » p 192
FRÉDÉRIC ÉTAIT UN MAGNIFIQUE CHASSEUR D'AFRIQUE p 205
Quant à Alcide, il conserva tous ses mauvais sentiments. p 224
LE PÈRE BONARD ÉTAIT TRÈS FIER DE SON FILS. p 248

Dép. lég. 296 - 4e tr. 58

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Imprimeur - Relieur
Paris-Coulommiers
- 4373 - XVIII -12 - 505 -

© Librairie Hachette, 1931.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Cartonnée pelliculée illustrée couleurs in recto
Imprimé en France
par De Matteis-Paris
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Nombre de pages : 255       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   225 grammes     Format :   115 x 165 mm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur



ANNEXE



Le mauvais génie, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Hachette Nouvelle Bibliothèque Rose (1958)
I.S.B.N-10 :   B0000DWDTY
www.amazon.fr


EXTRAIT   Le mauvais génie, by Comtesse de SÉGUR   page 91


Le mauvais génie, by comtesse de SEGUR -image-50-150




    MADAME BONARD
  Bon garçon! Je te remercie, mon enfant; je n'oublierai point ce trait de ton bon cœur. »
  Mme Bonard l'embrassa, mit sa pièce d'or dans un petit sac et dit :
  « Puisse l'Anglais remplir ce sac; ce seait une fortune pour cet excellent enfant! Quel malheur que Frédéric ne lui ressemble pas! »
  La veille du jour de la foire, M. Georgey vint à la ferme bonard.
  « Madame Bonarde, dit-il en entrant, combien il reste de turkeys à vous?

    MADAME BONARD
  Vous en avez mangé douze, monsieur : il m'en reste trente-quatre.

  M. GEORGEY
  Madame Bonarde, vous vouloir, s"il plaît à vous, les conserver pour moi?

    MADAME BONARD
  Mais, monsieur, je ne puis pas les garder si longtemps : leur nourriture coûterait trop cher.

    M. GEORGEY
  Madame Bonarde, moi aimer énormément beaucoup le turkey; moi payer graine et tout pour leur graissement, et moi payer dix francs par chacune turkey.

    MADAME BONARD
  Oh! non, monsieur, c'est trop. Du moment que vous payez la nourriture, six francs par bête, c'est largement payer.

    M. GEORGEY
  Madame Bonarde, moi pas aimer ce largement; moi aimer lé justice et moi vouloir forcément, absolument payer dix francs. Je voulais. Vous savez, je voulais.

    MADAME BONARD
  Comme vous voudrez, monsieur; je vous remercie bien, monsieur; c'est un beau présent que vous me faites et que je ne mérite pas.


Reproduction interdite





COUVERTURES


 

Le mauvais génie by, Comtesse de SEGUR     Le mauvais génie by, Comtesse de SEGUR




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Le mauvais génie, by Comtesse de SÉGUR
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Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

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Le mauvais génie

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 11:12

Jean qui grogne et Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR
 

Présentation de l'Editeur



Néant

 

 

 

 

    A MA PETITE-FILLE
  MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR

    Chère petite, tu as longtemps attendu ton livre, c'est qu'il y avait bien des frères, des cousins, des cousines, d'un âge plus respectable que le tien. Mais enfin, voici ton tour. JEAN QUI RIT te fera rire, je l'espère; je ne crains pas que JEAN QUI GROGNE te fasse grogner.
        Ta grand'mère qui t'aime bien,


              COMTESSE DE SÉGUR,
                  née ROSTOPCHINE.

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 




Titre :   Jean qui grogne et Jean qui rit
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR     NÉE   ROSTOPCHINE
Edition :   HACHETTE

Illustrations de   F.   LORIOUX
noir &blanc pleines pages.

- Dépôt légal 8940 -

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
- 7729 - 4 - 1950 -

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1931.

Reliure :   Cartonnée   illustrée couleurs in recto.
Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIERES : NON

Poids :   210 grammes     Format :   120 x 170 x mm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

EXTRAIT   Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse SEGUR   page 91


Jean qui grogne, Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR -image


      M. ABEL
  Tant mieux, mon ami, tant mieux. Et as-tu de quoi t'habiller?
      JEAN
  Je crois bien, monsieur; Simon me prête un habit et un gilet qui lui sont devenus trop étroits, et un pantalon auquel Mme Métis veut bien faire un rempli de six pouces pour le mettre à ma taille.
      M. ABEL, riant
  Mais, mon pauvre garçon, tu flotteras dans tes habits comme un goujon dans un haquet.
      JEAN
  Ca ne fait rien, monsieur. Il vaut mieux être trop à l'aise que trop à l'étroit. Je m'amuserai bien tout de même. De la musique! Jugez donc! moi qui n'en ai jamais entendu. Et puis des rafraîchissements! Et des échaudés! des macarons! du vin chaud!
      M. ABEL, souriant
  Ecoute, Jean; sais-tu que ce que tu m'en dis me fait venir l'eau à la bouche? C'est que j'ai bien envie d'y aller? Ne pourrais-tu pas me faire inviter avec un de mes amis, M. Caïn?
      JEAN
  Mais je pense bien qu'oui, monsieur. Je vais demander à Simon. Dis donc, Simon, peux-tu faire inviter M. Abel à la soirée de M. Pontois?
      SIMON
  Je suis bien sûr que M. Pontois ne demandera pas mieux; qu'il sera fort honoré d'avoir M. Abel.
      JEAN
  C'est qu'il faut aussi faire inviter son ami, M. Caïn.
      SIMON
  M. Caïn? »
  Simon regarda d'un air surpris M. Abel, qui souriait de l'étonnement de Simon; mais, reprenant son sérieux :
      M. ABEL
  « Oui, Simon, mon ami Caïn; cela te parait drôle que Caïn soit ami d'Abel? C'est pourtant vrai. Je ne vais pas dans le monde sans lui. C'est un grand musicien; nous faisons de la musique ensemble.
      SIMON
  Bien, monsieur, je donnerai réponse à monsieur demain; elle est facile à deviner. C'est un grand honneur que nous fait monsieur. »
  M. Abel, très content de l'invitation promise, questionna beaucoup Jean sur la soirée projetée, le monde qui y serait, etc.
  Le lendemain, Simon annonça à M. Abel que M. et Mme Pontois se trouvaient fort honorés d'avoir M. Abel et son ami M. Caïn, et que, s'il voulait mettre le comble à ses bontés, ce serait de leur chantier quelque chose.
  « Nous verrons, nous verrons, répondit M. Abel d'un air assez indifférent. Peut-être, si je suis en voix. »
  Simon fut aussi enchanté que Jean de cette demi-promesse, qu'il communiqua dès le soir même à M. et Mme Pontois.
  La soirée devait avoir lieu le surlendemain dimanche. A huit heures, l'appartement de l'entresol était éclairé, illuminé a giorno; il se composait d'une petite entrée, d'une salle ou salon avec deux fenêtres donnant sur la rue de Rivoli, et d'une chambre à coucher où étaient les rafraîchissements; deux lampes Carcel éclairaient le côté de la cheminée; quatre bougies illuminaient le côté opposé; un quinquet de chacun des côtés restant complétaient l'éclkairage.
  Les rafraîchissements se composaient d'eau sucrée, d'eau rougie, de bière, de tartines de pain et de beurre, d'échaudés, de macarons, de pruneaux et raisins secs, d'amandes, de noisettes, de pâtes de réglisse et de guimauve, de sucre d'orge et de sucre candi.
  Les invités commençaient à arriver. Simon et Jean avaient été des premiers. Jean flottait (comme l'avait dit M. Abel) dans les habits de Simon. Et Simon, au contraire, était ficelé dans les siens, achetés depuis longtemps et avant qu'il eût pris du corps. Jeannot avait une veste, un gilet, un pantalon loués pour la soirée; mais ils étaient si heureux des plaisirs de cette réunion, qu'ils ne songeaient pas à l'effet que produisaient leurs vêtements.
  M. Abel arriva et présenta son ami, M. Caïn; tous deux étaient en grande tenue de soirée, gants paille, cravates blanches, gilets blancs, vêtements noirs. On les attendait pour commencer le concert. Quelques dames miaulèrent quelques romances; quelques messieurs hurlèrent quelques grands airs, on mangea, on but; Jean et Jeannot s'en donnaient et ne s'éloignaient pas de la table des rafraîchissements.
  La soirée était fort avancée, et Caïn et Abel n'avaient pas encore chanté.
  « Monsieur, dit Mme Pontois en s'approchant de M. Abel, on nous avait fait espérer que vous voudriez bien chanter quelque chose.
      M. ABEL, avec hésitation
  Oui, madame... Mais je ne chante jamais seul... Caïn m'accompagne toujours,... et... je dois vous prévenir que nous avons des voix si puissantes... que... ce ne serait peut-être pas prudent de tenir les fenêtres fermées... Les vitres pourraien se briser... Avec quo
  - Mais qu'à cela ne tienne, monsieur. Pontois, ouvre les fenêtres.
  - Comment? Pourquoi? »
  L'explication que donna Mme Pontois courut tout le salon; la curiosité était vivement excitée. M. Abel s'approcha du piano; M. Caïn s'assit pour accompagner. Après quelques minutes de préparatifs, de gammes préludantes, de petites notes brillantes, un accord formidable se fit entendre; un cri puissant y répondit, et alors commença un duo comme on n'en avait jamais entendu. Les deux chanteurs hurlèrent d'un commun accord, de toute la force de leurs poumons et en s'accompagnant d'un tonnerre d'accords :
  « Au voleur! Au voleur! A la garde! A l'assassin! On m'égorge! Au secours! Oh! là! là! Oh! la! là! Tu périras! Tu périras! Gredin! Assassin! A la garde! A la garde! Oh! là! Oh! là! là! »
  Des cris du dehors répondirent aux hurlements du dedans; M. et Mme Pontois, éperdus, criaient aux chanteurs d'arrêter; les cris du dehors devenaient menaçants; M. Pontois courut fermer les fenêtres; des coups frappés à la porte d'entrée, des ordres impérieux d'ouvrir, les cris des invités qui demandaient du silence, les hurlements obstinés des chanteurs, mirent en émoi tous les habitants de la maison; ils se joignirent aux gens du dehors pour forcer l'entrée, et lorsque enfin M. Pontois, effrayé du tumulte extérieur et craignant une invasion par les fenêtres, se décida à ouvrir la porte d'entrée, une avalanche d'hommes, de femmes, d'enfants, se précipita dans l'appartement; le tumulte, le désordre furent à leur comble; Abel et le prétendu Caïn en profitèrent pour quitter le champ de bataille, et se trouvèrent dans la rue riant aux éclats de leurs chants improvisés et discordants. En arrivant dans la rue, ils arrêtèrent une escouade de sergents de ville qui accouraient au secours des victimes égorgées; ils leur expliquèrent la cause de tout ce bruit.
  « C'est une plaisanterie qui aurait pu devenir fâcheuse, dit un des sergents de ville qui accouraient au secours des victimes égorgées, ils leur expliquèrent la cause de tout ce bruit.
  « C'est une plaisanterie qui aurait pu devenir fâcheuse, dit un des sergents de ville.
  - N'est-ce pas? Ca n'a pas de bon sens, dirent en cœur Caïn et Abel. Aussi nous avons quitté la partie; les salons sont pleins, on y étouffe. C'est à n'y pas tenir. »
  Les deux amis s'en allèrent enchantés de leurs succès.
  « Je déteste les épiciers, dit Abel.
      CAIN
  Pourquoi les détestes-tu? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait?
      ABEL
  Rien du tout; mais leurs airs goguenards, impertinents, leur aisance et leur sans-gêne, leur esprit et leur langage épicé, tout cela m'impatiente, et j'ai toujours envie de leur jouer des tours.
      CAIN
  Je t'assure, mon cher, que tu as tort; les épiciers sont comme les autres hommes, il y en a de bons, il y en a de mauvais.
      ABEL
  C'est possible! Mais que veux-tu? Je ne les aime pas. »
  L'ami leva les épaules en riant, et ne dit plus rien sur ce sujet.


Reproduction interdite

 



 

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Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SÉGUR
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Jean qui grogne et Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette (1951)
A.S.I.N :   B010FKED3E

 

 

 

 

 

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Jean qui grogne et Jean qui rit

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Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

Forum Livres Enfants
Comtesse de Ségur et ses œuvres

 

 

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 13:59

L'Auberge de l'Ange gardien by, Comtesse de SEGUR



Présentation de l'Editeur



Néant

MES PETITS-FILS

LOUIS ET GASTON DE MALARET

  Chers enfants, vous êtes de bons petits frères, et je suis bien sûre que, si vous vous trouviez dans la triste position de Jacques et de Paul, toi, mon bon petit Louis, tu ferais comme l'excellent petit Jacques; et toi, mon gentil petit Gaston, tu aimerais ton frère comme Paul aimait le sien. Mais j'espère que le bon Dieu vous fera la grâce de ne jamais passer par de pareilles épreuves, et que la lecture de ce livre ne réveillera jamais en vous de pénibles souvenirs.

            COMTESSE DE SÉGUR,
              née ROSTOPCHINE.




FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE




Titre :   L'auberge de l'ange gardien
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE


ILLUSTRATIONS DE A.   PÉCOUD
noir & blanc pleine page in texte.

MOUTIER SE PRÉSENTA DEVANT LA PORTE DE L'AUBERGE DE L'ANGE-GARDIEN.   page 13
MOUTIER FIT A LFY LE SALUT MILITAIRE.   page 37
LE GÉNÉRAL DOURAKINE SE RÉVEILLA LENTEMENT.   page 59
LE GÉNÉRAL DOURAKINE SAISIT ELFY PAR LA TAILLE.   page 79
TORCHONNET DÉROBA UNE TIMBALLE D'OR.   page 99
LE GÉNÉRAL DOURAKINE FOUETTA TORCHONNET.   page 107
LE GÉNÉRAL S'ENDORMIT AU PIED D'UN ARBRE.   page 127
DÉRIGNY REGARDA LONGUEMENT JACQUES ET PAUL.   page 149
LE GÉNÉRAL PORTA UN TOAST A L'AUBERGE DE L'ANGE-GARDIEN.   page 177
LE GÉNÉRAL OUVRIT LE BAL AVEC ELFY.   page 239

IMPRIMERIE
HACHETTE

9, rue Stanislas
7 - 31.   PARIS

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1930.

Reliure :   Relié sur carton souple; TOP motifs et titre dorés à chaud en recto
Nombre de pages : 253       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   205 grammes      Format :   125  x  170 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

EXTRAIT   L'Auberge de l'Ange gardien, by Comtesse de SÉGUR   page 14


L'Auberge de l'Ange gardien by, Comtesse de SEGUR




  L'homme ne répondit pas; il serra la main du petit Jacques plus fortement dans la sienne, et ils continuèrent à marcher en silence. Au bout de quelque temps, l'homme s'aperçut que la marche de Jacques se ralentissait.
  « Tu es fatigué, mon enfant? lui dit-il avec bonté.
  - Oh! je peux encore aller. Je me reposerai au village. »
  L'homme enleva Jacques et le mit sur ses épaules.
  « Nous irons plus vite ainsi, dit-il.
      JACQUES
  Mais je suis lourds; vous allez vous fatiguez, mon bon Monsieur.
      L'HOMME
  Non, mon petit, ne te tourmente pas. J'ai porté plus lourd que toi, quand j'étais soldat et en campagne.
      JACQUES
  Vous avez été soldat; mais pas gendarme?
      L'HOMME, souriant.
  Non, pas gendarme; je rentre au pays, après avoir fait mon temps.
      JACQUES
  Comment vous appelez-vous?
      L'HOMME
  Je m'appelle Moutier.
      JACQUES
  Je n'oublierai jamais votre nom, monsieur Moutier.
      MOUTIER
  Je n'oublierai pas non plus le tien, mon petit Jacques; tu es un brrave enfant, un bon frère. »
  Depuis que Jacques était sur les épaules de Moutier, celui-ci marchait beaucoup plus vite. Ils ne tardèrent pas à arriver dans un village à l'entrée duquel il aperçut une bonne auberge. Moutier s'arrêta à la porte.
  « Y a-t-il un logement pour moi, pour ces mioches et pour mon chien? demanda-t-il.
  - Je loge les hommes, mais pas les bêtes, répondit l'aubergiste.
  - Alors vous n'aurez ni l'homme ni sa suite », dit Moutier en continuant sa route.
  L'aubergiste le regarda s'éloigner avec dépit; il pensa qu'il avait eu tort de renvoyer un homme qui semblait tenir à son chien et à ses enfants, et qui aurait peut-être bien payé.
  « Monsieur! Hé! monsieur le voyageur! cria-t-il en courant après lui.
  - Que me voulez-vous? dit Moutier en se retournant.
      L'AUBERGISTE
  J'ai du logement, Monsieur, j'ai tout ce qu'il vous faut.
      MOUTIER
  Gardez-le pour vous, mon bonhomme; le premier mot, c'est tout pour moi.
      L'AUBERGISTE
  Vous ne trouverez pas une meilleure auberge dans tout le village, Monsieur.
      MOUTIER
  Tant mieux pour ceux que vous logerez.
      L'AUBERGISTE
  Vous n'allez pas me faire l'affront de me refuser le logement que je vous offre.
      MOUTIER
  Vous m'avez bien fait l'affront de me refuser celui que je vous demandais.
      L'AUBERGISTE
  Mon Dieu, c'est que je ne vous avais pas regardé; j'ai parlé trop vite.
      MOUTIER
  Et moi aussi je ne vous avais pas regardé; maintenant que je vous vois, je vous remercie d'avoir parlé trop vite, et je vais ailleurs. »
  Moutier, lui tournant le dos, se dirigea vers une autre auberge de modeste apparence qui se trouvait à l'extrémité du village, laissant le premier aubergiste pâle de colère et fort contrarié d'avoir manqué une occasion de gagner de l'argent.


      II

    L'ANGE-GARDIEN

  « Y a-t-il du logement pour moi, pour deux mioches et pour mon chien? recommença Moutier à la porte de l'auberge.
  - Entrez, Monsieur, il y a de quoi loger tout le monde », répondit une voix enjouée.
  Et une femme à la mine fraîche et souriante parut sur le seuil de la porte.
  « Entrez, Monsieur, que je vous débarasse de votre cavalier, dit la femme en riant et en enlevant doucement le petit Jacques de dessus les épaules du voyageur. Et ce pauvre petit qui dort tranquillement sur le dos du chien! Un joli enfant et un brave animal! il ne bouge pas plus qu'un chien de plomb, de peur d'éveiller l'enfant. »


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L'Auberge de l'Ange gardien by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette (1930)
A.S.I.N :   B0000DP935
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Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

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Comtesse de SÉGUR

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 13:23
Les petites filles modèles by, Comtesse de SEGUR


Présentation de l'Editeur



Néant

      PRÉFACE


  Mes Petites Filles modèles, ne sont pas une création; elles existent bien réellement : ce sont des portraits; la preuve en est dans leurs imperfections mêmes. Elles ont des défauts, des ombres légères qui font ressortir le charme du portrait et attestent l'existence du modèle. Camille et Madeleine sont une réalité dont peut s'assurer toute personne qui connaît l'auteur.

      COMTESSE DE SÉGUR,
          née Rostopchine.



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   Les petites filles modèles
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE    roman publié en 1858.

 Bibliothèque rose illustrée

ILLUSTRATIONS DE A.   PÉCOUD    
noir & blanc pleine page, annotées en bas de page.

CAMILLE, MEDELEINE ET MARGUERITE TRAVAILLÈRENT AVEC ARDEUR AU JARDIN
LES TROIS FILLETTES PRÉCÉDAIENT LEURS MAMANS SUR LA ROUTE DU VIEUX MOULIN
MEDELEINE, CAMILLE ET MARGUERITE RÉPARÈRENT LE DÉSORDRE DE LA TOILETTE DE SOPHIE
Mme FICHINI APPELA SOPHIE D'UN TON SEC
SOPHIE EUT UNE INDIGESTION POUR AVOIR MANGÉ TROP DE CASSIS
CAMILLE ET MADELEINE SÉPARÈRENT LES DEUX COMBATTANTES
LES QUATRE PETITES FILLES AIDÈRENT AU DÉMÈNAGEMENT DE LA MAISON DE LUCIE
LE BOUCHER HUREL NE SAVAIT COMMENT PROUVER SA RECONNAISSANCE
TOUT LE MONDE DANSAIT DANS L'ORANGERIE
LES CINQ ANES PARTIRENT AU GALOP


3 - 33. - Imprimerie HACHETTE   rue Stanislas. - Paris.

Livre épuisé chez l' Editeur


Copyright by Librairie Hachette, 1930.
Tous droits de traduction, de repro-
duction réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur papier fort; illustrée couleurs en recto  
Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIÈRES :   NON

Poids :   215 grammes          Format :   125 x 175 mm
I.S.B.N :   NON                      Code Barre = EAN :   NON


EXTRAIT


Les petites filles modèles by, Comtesse de SEGUR-image





  « Il n'est pas loin de quatre heures! dit-il; mais le coucou est dérangé, il ne marque pas l'heure juste. »
  Mme de Rosbourg tira de sa poche une boîte, qu'elle donna à Hurel.
  « Je vois, mon bon Hurel, dit-elle, que vous n'avez de montre ni sur vous ni dans la maison; en voilà une que vous voudrez bien accepter en souvenir des petites filles de la forêt.

  - Merci bien, madame, répondit Hurel : vous êtes en vérité trop bonne; ça ne méritait pas... »
  Il venait d'ouvrir la boîte, et il s'arrêta muet de surprise et de bonheur à la vue d'une belle montre en or avec une longue et lourde chaîne également en or.

      HUREL   avec émotion
  Ma bonne chère dame, c'est trop beau; vrai, je n'oserai jamais porter une si belle chaîne et si belle montre.

      MADAME DE ROSBOURG
  Portez-les pour l'amour de nous; et songez que c'est encore moi qui vous serai redevable; car vous m'avez rendu un trésor en me ramenant mon enfant, et ce n'est qu'un bijou que je vous donne. »
  Se tournant ensuite vers Mme Hurel et sa fille :
  « Vous voudrez bien aussi accepter un petit souvenir. »
  Et elle leur donna à chacune une boîte qu'elles s'empressèrent d'ouvrir; à la vue de belles boucles d'oreilles et d'une broche en or et en émail, elles devinrent rouges de plaisir. Toute la famille fit à Mme de Rosbourg les plus vifs remerciements. Ces dames et les enfants remontèrent en voiture, entourées d'une foule de personnes qui enviaient le bonheur des Hurel et qui bénissaient l'aimable bonté de Mme de Rosbourg.


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COUVERTURES



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Les petites filles modèles by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette
A.S.I.N :   B0000DSK8U
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Les Petites Filles modèles

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Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 11:58

Présentation de l'Editeur



Néant

Diloy le chemineau by, Comtesse de SEGUR
    A MA PETITE-FILLE
  FRANÇOISE DE PITRAY

    Chère petite,

  Je te dédie l'histoire du
BON CHEMINEAU et de l'orgeuilleuse Félicie. Prie tes frères et tes soeurs de te garder ce livre en attendant qu'il puisse t'intéresser.
  Ta grand'mère qui t'aime beaucoup.

        COMTESSE DE SÉGUR,
            née Rostopchine.


FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE




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Titre :   Diloy le chemineau
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR     NÉE   ROSTOPCHINE
Edition :   HACHETTE    
Illustrations de   A. PÉCOUD.
noir &blanc pleines pages.

- Dépôt légal 8945 -
Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
- 7724 - 5 - 1950 -
Livre épuisé chez l' Editeur


Tous drois de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1931.

Reliure :   Cartonnée;   illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIERES : NON

Poids :   205 grammes     Format :   12  x  17 cm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 13:36

 

Diloy le chemineau by, Comtesse de SEGUR

 

 

Présentation de l'Editeur


    Au cours d'une promenade en forêt, Madame d'Orvillet et ses trois enfants terrifiés voient un ours s'avancer vers eux... Heureusement que...

    En Algérie, le général d'Alban est attaqué par trois indigènes qui le laissent sans connaissance. C'est alors que ...

    Félicie pêche à la ligne dans une mare, trop près du bord; tout à coup, elle glisse dans l'eau... Mais...

    Vous trouverez dans Diloy le Chemineau l'explication de tous ces mystères que la comtesse de Ségur vous raconte avec sa fantaisie habituelle.



    A MA PETITE-FILLE
  FRANÇOISE DE PITRAY

    Chère petite,

  Je te dédie l'histoire du
BON CHEMINEAU et de l'orgeuilleuse Félicie. Prie tes frères et tes soeurs de te garder ce livre en attendant qu'il puisse t'intéresser.
  Ta grand-mère qui t'aime beaucoup


        COMTESSE DE SÉGUR,
            née Rostopchine.


FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


 



Titre :   Diloy le chemineau
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR     NÉE   ROSTOPCHINE
Edition :   LIBRAIRIE CHARPENTIER

Lecture et loisir   numéro : 124

Illustrations de   GILLY
Couleurs pleine page et,
noir &blanc in texte.

Dépôt légal : 3e trim. 1968     N° d'éd : 303.     N° d'imp. : 2272.

Imprimerie BUSSIÈRE à Saint-Amand (Cher), France. - 6. 1968.
IMPRIMÉ EN FRANCE



© 1965 by Librairie Charpentier

Reliure :   Cartonnée;   illustrée couleurs en recto
Nombre de pages : 191       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   165 grammes          Format :   115  x  175 mm
I.S.B.N :   NON                    Code Barre = EAN :   NON



Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   Diloy le chemineau, by Comtesse de SÉGUR   page 31


 

Diloy chemineau, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




LE CHEMINEAU

  Restez tout près de votre maman, monsieur et mesdemoiselles. Je marcherai derrière vous. Comme ça, il n'y aura pas de danger. »
  Ils se remirent en route, n'osant plus parler, regardant à droite et à gauche, s'attendant sans cesse à voir sortir l'ours de derrière un buisson
  Leur attente ne fut pas longue; au détour d'un sentier, ils se trouvèrent en face de l'animal féroce; tout le monde s'arrêta; l'ours poussa un rugissement et se dressa sur ses pattes de derrière. Le chemineau s'élança entre lui et Mme d'Orvillet.
  « N'avancez pas! cria-t-il. Laissez-moi faire. »
  L'ours resta un instant indécis; prenant son parti, pressé par la faim, il fit un pas vers le chemineau, qui lui assena un coup de massue sur la tête; l'ours chancela un instant, reprit son aplomb, ouvrit son énorme gueule; mais, avant qu'il eût allongé les pattes de devant pour saisir le chemineau, celui-ci enfonça dans la gueule ouverte un petit pieu en bois très dur, pointu par les deux bouts.
  L'ours voulut refermer la gueule pour dévorer le bras du chemineau, mais les pointes du pieu s'enfoncèrent dans la langue et dans le palais. Plus l'ours faisait d'efforts pour refermer la gueule, plus les pointes s'enfonçaient dans les chairs.
  Sans perdre un instant, profitant du mouvement des pattes de devant que l'ours avait ramenées à la gueule, pour se débarrasser du pieu, le chemineau lui lança un nœur coulant qui, étranglant à moitié l'animal, lui fit perdre la respiration, lui ôta ses forces, et il roula par terre.
  Le chemineau ne lâcha pas la corde; les mouvements de l'ours serraient de plus en plus le nœud coulant; le chemineau, pendant ce tmps, ne cessait de l'assommer avec son gourdin, se gardant bien de frapper sur la tête, pour l'avoir vivant et gagner ainsi les cent francs promis.


Rproduction interdite





COUVERTURES


 

Diloy le chemineau by, Comtesse de SEGUR       Diloy le chemineau by, Comtesse de SEGUR




ANNEXE



Diloy le chemineau, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Charpentier saint-Amand, impr. Bussière (1965)
A.S.I.N :   B0014PPYK6
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 16:39

Les deux nigauds by, Comtesse de SEGUR



Présentation de l'Editeur


Néant



A MON PETIT-FILS

ARMAND FRESNEAU

  Mon cher petit, c'est à toi, bon petit habitant de l'excellente Bretagne, que je dédie l'histoire de ces deux nigauds qui préfèrent Paris à la campagne. Tu ne feras pas comme eux, car déjà Paris t'ennuie et la Bretagne te plaît. Reste toujours brave et loyal Breton, et garde-toi de devenir un Parisien frivole, moqueur, vain et inconstant.

    Ta grand'mère,


            COMTESSE DE SÉGUR,
              née ROSTOPCHINE.



FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


Titre :   Les deux nigauds
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE    

ILLUSTRATIONS DE F.   LORIOUX
noir & blanc pleine page annotées.

APRÈS LE DÉPART D'INNOCENT ET DE SIMPLICIE TOUT LE MONDE PLEURA.   p. 13
Mme COURTEMICHE DÉGRINGOLA DE L'ÉCHELLE.   p. 29
COZ CHARGEA LES BAGAGES SUR LE FIACRE.   p. 53
Mme BONBECK FAISAIT DE LA MUSIQUE AVEC BOGINSKI.   p. 95
INNOCENT DEVINT LA RISÉE DE TOUS SES CAMARADES.   p. 103
INNOCENT REÇUT UN POT DE CIRAGE SUR LA TÊTE.   p. 129
LES JUGES ENTRÈRENT SOLENNELLEMENT.   p. 153
L'INFIRMIÈRE SÈCHE ET MAIGRE, LAISSA INNOCENT SEUL.   p. 221
BOGINSKI ENTR'OUVRIT DOUCEMENT LA PORTE.   p. 227


IMPRIMERIE
HACHETTE

9, rue Stanislas
1 - 30.   PARIS

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1930.

Reliure :   Relié sur carton souple; motifs et titre dorés à chaud in recto
Nombre de pages : 251       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   195 grammes        Format :   125  x  170 mm
I.S.B.N :   NON                  Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

EXTRAIT   Les deux nigauds, by Comtesse de SÉGUR   page 46


Les deux nigauds by, Comtesse de SEGUR




  Prudence acheva de tout ranger dans la malle, que les Polonais chargèrent sur leurs épaules, et tous descendirent l'escalier noir et tortureux, qui les mena jusque dans la rue. La malle fut posée à terre; Cozrgbrlewski courut chercher un fiacre, qu'il ne tarda pas à amener à la porte; on plaça la malle sur l'impériale; Prudence, Innocent, Simplicie et les Polonais s'entassèrent dans le fiacre.
  « 15, rue Godot! » cria Boginski; et le fiacre partit. A dix heures sonnantes, il s'arrêta à l'adresse indiquée. Tous descendirent; on prit la malle.
  « Mme Bonbeck? dit Boginski au portier après avoir payé le fiacre avec l'argent de Prudence.
  - Au cinquième, au bout du corridor, première porte à gauche », répondit le portier sans regarder les entrants.
  Tous montèrent; au troisième étage, ils commencèrent à ralentir le pas, à souffler, à s'arrêter.
  « Comme ma tante demeure haut! dit Simplicite.
  - L'escalier est joli et clair! dit Innocent.
  - Diable de Paris! marmotta Prudence. Tout y est incommode et pas du tout comme chez nous. Cette idée de bâtir des maisons qui n'en finissent pas; étage sur étage! Ça n'a pas de bon sens!
  - Ouf! » dirent les Polonais en déposant lourdement leur charge à la porte de Mme Bonbeck.
  Boginski, qui était au fait des usages de Paris, tira le cordon de la sonnette; une femme assez sale et d'apparence maussade vint ouvrir.
  « Qui demandez-vous? dit-elle d'un ton bref. C'est vous qui êtes venu hier soir pour parler à Madame?
  - Oui, Madame, et nous demander Bonbeck, dit Cozrgbrlewski.
  - Qu'est c'est que ça, Bonbeck? répondit la bonne en fronçant le sourcil.
  - Mme Bonbeck, tante de M. Innocent que voici et de Mlle Simplicie que voilà, s'empressa de répondre Prudence en faisant force révérences.
  - Entrez, reprit la bonne en s'adoucissant... Et ces messieurs, entrent-ils aussi? Qu'est-ce qu'ils veulent?
  - Nous amis de Madame et des enfants; nous les défendre, les aider beaucoup.
  - Ce sont nos protecteurs, nos sauveurs, reprit Prudence avec vivacité.
  - Entrez tous, continua la bonne, en jetant toutefois sur les Polonais un regard de méfiance.
  - Sac à papier! sabre de bois! vas-tu me laisser aller, toi, l'amour des chiens! » cria une voix presque masculine.
  Au même instant, la porte du salon s'ouvrit, et Mme Bonbeck fit son entrée tenant par les oreillles un superbe épagneul qui sautait sur elle et gênait sa marche.


Reproduction interdite





ANNEXE



Les deux nigauds by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette (1930)
A.S.I.N :

 


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Bibliographie
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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 13:25

Les bons enfants by, Comtesse de SEGUR




Présentation de l'Editeur


 

Néant



MES PETITS ENFANTS

PIERRE, HENRI, MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR, VALENTINE, LOUIS DE SÉGUR, CAMILLE, MADELEINE, LOUIS, GASTON DE MALARET, ELISABETH, HENRIETTE, ARMAND FRESNEAU, JACQUES, JEANNE, MARGUERITE, PAUL DE PITRAY.

  Je voulais, mes chers petits-enfants, que chacun de vous eût son nom en tête d'un de mes ouvrages, mais votre nombre, toujours et rapidement croissant, a dépassé mon courage, et je vous réunis tous en une seule dédicace, qui ne sera, je l'espère, pas la dernière, quoique tous les ans je perde une année de vie, comme le dirait le bon M. de la Palisse. Encore un peu de temps, et je garderai le silence, pour cacher au public les infirmités de mon esprit; vous en serez les seuls chers petits confidents.

      Votre grand'mère,


            COMTESSE DE SÉGUR,
              née ROSTOPCHINE.






FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE




Titre :   Les bons enfants
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE

Bibliothèque rose illustrée

ILLUSTRATIONS DE A.   PÉCOUD
noir & blanc pleine page annotées.

LES DEUX ENFANTS CONSOLÈRENT LEUR NOURRICE.   p. 15
LÉONCE VERSA DE L'ENCRE SUR LE MOUTON.   p. 35
LES ENFANTS RAMASSÈRENT DES MARRONS ET EN FORMÈRENT DES TAS.   p. 81
CAMILLE PORTAIT LA BANNIÈRE.   p. 97
LAMALICE COURUT CHEZ ESBROUFFE.   p. 129
SOPHIE LANÇA DE L'EAU A LA FIGURE DE SES COMPAGNONS DE JEU.   p. 149
LES POULES NE TARDÈRENT PAS A MANIFESTER DES SYMPTÔMES D'IVRESSE.   p. 171
TOUS LES ENFANTS SE JETTÈRENT AU COU DE SOPHIE.   p. 213
C'ÉTAIENT UN OURS ET UN LOUP...   p. 225
A LA PÊCHE AUX ÉCREVISSES.   p. 325


IMPRIMERIE
HACHETTE
9, rue Stanislas
10 - 31. - PARIS

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1930.

Reliure :   Relié sur carton souple; motifs et titre dorés à chaud en recto
Nombre de pages : 256       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   200 grammes     Format :   125 x 170 mm
I.S.B.N :   NON     Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   Les bons enfants, by comtesse de Ségur   page 36


Les bons enfants by, Comtesse de SEGUR -image



  LÉONCE
  Excellente idée! Vite, commençons. Avec quoi allons-nous mettre l'encre sur le mouton?
  SOPHIE
  En la versant tout doucement sur la tête, sur le dos, partout, il sera teint parfaitement, nous étalerons avec nos mains.
  LÉONCE
  C'est ça. Toi Arthur, et toi Sophie, vous étalerez l'encre, et moi je la verserai avec précaution. »
  Léonce commence à verser; il verse trop fort, l'encre coule sur le tapis. Sophie et Arthur en remplissent leurs mains, leurs habits; il saute même des éclaboussures sur leurs visages. Léonce rit. Sophie se fâche et applique sa main pleine d'encre sur le visage de Léonce, qui se fâche à son tour et lance de l'encre au visage de Sophie; Arthur veut arracher la bouteille des mains de Léonce; en se débattant, Léonce jette de l'encre de tous côtés : le tapis, les rideaux, les meubles, tout est taché. Ils se disent quelques injures à voix basse : « Méchant! vilaine! sotte! imbécile! » le mélange des voix irritées et des mouvements violents des trois combattants fait un bruit étrange qui attire l'attention de la maman.
  « Que vous arrive-t-il, mes enfants? crie la maman, de la chambre à côté. Quel bruit vous faites! on dirait que vous vous livrez bataille. »
  Aucun des enfants ne répond, mais tous restent immobiles, regardant avec effroi leurs habits tachés, leurs visages et leurs mains noircis, et les traces d'encre dont ils sont entourés.
  « Eh bien! qu'y a-t-il donc? dit la maman en entrant; est-ce que vous... ? »
  Elle aperçoit les dégâts commis et reste stupéfaite. La surprise lui coupe la parole.
  « Ah! ah! dit-elle, voilà une jolie occupation! Tous mes meubles tachés, des rideaux pleins d'encre; des mains et des visages de nègres. Très bien!... Vous resterez à dîner comme vous êtes; votre oncle et votre tante de Mocqueux, qui viennent dîner avec nous, s'amuseront beaucoup de cette teinture. Et quant aux dégâts, ils seront réparés en partie avec l'argent de vos étrennes et celui que je vous donne pour vos semaines. Pendant trois mois vous n'aurez pas un sou. »
  La maman appelle la bonne.
  « Tâchez, lui dit-elle, de nettoyer les taches d'encre que ces petits mauvais sujets ont faites partout; et, quant à eux, vous les laisserez sales comme ils sont pour dîner. »
  Les enfants pleurent; la maman se retire sans les regarder; la bonne les gronde et se moque d'eux, tout en lavant à l'eau de savon les ideaux, les meubles, le tapis : elle a beau laver, frotter, les taches restent très visibles.
  « Il faudra changer les rideaux et recouvrir les meubles, dit-elle. Vous avez eu là une belle idée tous les trois!


Reproduction interdite





ANNEXE



Les bons enfants, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Hachette
A.S.I.N :   B0000DXKEX
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 15:43

Présentation de l'Editeur



Néant


Mémoire d'un âne by, Comtesse de SEGUR
A MON PETIT MAITRE

M.   HENRI DE SÉGUR

  Mon petit Maître, vous avez été bon pour moi, mais vous avez parlé avec mépris des ânes en général. Pour mieux vous faire connaître ce que sont les ânes, j'écris et je vous offre ces Mémoires. Vous verrez, mon cher petit Maître, comment moi, pauvre âne, et mes amis ânes, ânons et ânesses, nous avons été et nous sommes injustement traités par les hommes. Vous verrez que nous avons beaucoup d'esprit et beaucoup d'excellentes qualités; vous verrez aussi combien j'ai été méchant dans ma jeunesse, combien j'en ai été puni et malheureux, et comme le repentir m'a changé et m'a rendu l'amitié de mes camarades et de mes maîtres. Vous verrez enfin que lorqu'on aura lu ce livre, au lieu de dire : Bête comme un âne, ignorant comme un âne, têtu comme un âne, on dira : De l'esprit comme un âne, savant comme un âne, docile comme un âne, et que vous et vos parents vous serez fiers de ces éloges.
  Hi! han! mon bon maître : je vous souhaite de ne pas ressembler, dans la première moitié de sa vie, à votre fidèle serviteur.


CADICHON,
    Ane savant



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE


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Titre :   Mémoires d'un âne
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE     Bibliothèque rose illustrée
ILLUSTRATIONS DE A.   PÉCOUD    
noir & blanc pleines pages.

Imprimerie
HACHETTE
9, rue Stanislas
4 - 31.   PARIS

Livre épuisé chez l' Editeur


Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1930.

Reliure :   Relié sur carton souple; motifs et titre dorés à chaud en recto  
Nombre de pages : 249       TABLE DES MATIERES : OUI

Poids :   200 grammes     Format :   125  x  170 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 15:07

Pauvre Blaise by, Comtesse de SEGUR



Présentation de l'Editeur


Néant


A
MON PETIT - FILS
PIERRE DE SÉGUR


Cher enfant, voici un excellent garçon, sage et
pieux comme toi, qui te demande une place dans
ta bibliothèque. Tu ne repousseras pas sa prière et
tu lui donneras un poste de faveur en l'honneur de
ses vertus et de ta grand'mère.


COMTESSE DE SÉGUR,
née ROSTOPCHINE.


Paris,   1861.



FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE




Titre :   Pauvre Blaise
Auteur :   COMTESSE DE   SÉGUR
Edition :   HACHETTE

ILLUSTRATIONS DE F.   LORIOUX
noir & blanc pleine page.

IMPRIMERIE
HACHETTE
9, rue Stanislas
7 - 31.   PARIS

Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1930.

Reliure :   Relié sur carton souple; motifs et titre dorés à chaud in recto
Nombre de pages : 253       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   205 grammes      Format :   125  x  170 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l'éditeur

EXTRAIT   Pauvre Blaise, by Comtesse de SÉGUR   page 99





  Le lendemain, après le déjeuner, Hélène demanda à sa mère la permission d'enterrer les poulets et de faire venir Blaise pour l'aider. Mme de Trénilly y consentit, à la condition que Blaise ne mettrait pas les pieds au château ni dans le jardin de Jules. Hélène le promit et ajouta en souriant que la défense serait probablement très bien reçue, car le pauvre Blaise ne devait avoir nulle envie de se retrouver avec Jules. Elle rencontra Blaise au milieu de l'avenue; il venait chercher les poulets pour leur préparer une fosse.
  « Tu viens m'aider à enterrer mes poulets, n'est-ce pas, mon cher Blaise? Ne passons pas devant le château, pour que Jules ne te voie pas et ne vienne pas nous rejoindre.
  - Je n'ai nulle envie de le voir, Mademoiselle, je vous assure bien. Il me demanderait de venir avec lui que je refuserais, car, je suis fâché de vous le dire, Mademoiselle, puisqu'il est votre frère, mais je n'ai jamais rencontré de garçon aussi méchant pour moi que l'est M. Jules... Mais nous voici arrivés; allons prendre nos pauvres morts. »
  Blaise tourna la clef, poussa la porte et fit un cri de surprise que répéta immédiatement Hélène, entrée avec lui. Les poulets qu'on avait cru morts étaient vivants, bien vivants, sautant sur leur tonneau de cendre, et ouvrant le bec pour demander à manger.
  « C'est la cendre! s'écria Blaise. Le médecin avait raison.
  - C'est évidemment la cendre, répéta Hélène. Quel bonheur de revoir mes pauvres poulets vivants, et quelle bonne idée tu as eue, mon bon Blaise! Sans ton bon conseil, je les aurais perdus, car je les aurais enterrés de suite. Va vite leur chercher à manger. Je vais pendant ce temps les porter à leur poulailler, où tu me trouveras.
  - Irai-je à la cuisine, Mademoiselle, pour demander du pain et du lait?
  - Non, non, ne va pas à la cuisine. Maman à défendu que tu entres au château.
  - Ainsi on me croit toujours un vaurien, un voleur, dit Blaise en soupirant. C'est triste, mais c'est bon, car j'en ferai mieux ma première communion, en supportant ces affronts avec courage et douceur... Je vais demander à maman ce qu'il nous faut pour les poulets. Ne vous impatientez pas, Mademoiselle, si je suis un peu longtemps; il y a loin d'ici chez nous, l'avenue est longue. »


Reproduction interdite





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Pauvre Blaise by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette
A.S.I.N :   B003RGGJ7C
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