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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 14:55

Jean qui grogne Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR
 

Présentation de l'Editeur


 

Néant

 


A MA PETITE-FILLE

MARIE-THÉRÈSE DE SÉGUR


  Chère petite, tu as longtemps attendu ton livre,
c'est qu'il y avait bien des frères, des cousins, des
cousines, d'un âge plus respectable que le tien. Mais
enfin, voici ton tour.
JEAN QUI RIT te fera rire, je
l'espère; je ne crains pas que
JEAN QUI GROGNE te
fasse grogner.
      Ta grand'mère qui t'aime bien,


COMTESSE DE SÉGUR,
née ROSTOPCHINE.

 

 

 

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 




Titre :   Jean qui grogne et Jean qui rit
Auteur :   Comtesse de   SEGUR
Edition :   ÉDITIONS   OPTIC
13, rue François-Dauphin   LYON

ILLUSTRATIONS DE   JANIE CAM
noir & blanc pleine page.

JEANNOT LE SUIVAIT AVEC PEINE   page 78
AU VOLEUR!... AU VOLEUR!... A LA GARDE!   page 128
SIMON SALUA ET RESALUA MADEMOISELLE AIMÉE   page 178
VENEZ VOIR L'EFFET MERVEILLEUX DU MARTEAU MAGIQUE!...   page 228

Dépôt légal : 4e trimestre 1946.

N° d'éditeur : 52.
N° d'imprimeur : 76.
Imprimé en France

GRANDS ÉTABLISSEMENTS
DE L'IMPRIMERIE GÉNÉRALE
9,  RUE DE PARIS,   GRENOBLE


Reliure :   Cartonnée pleine toile de couleur verte

Nombre de pages : 255       TABLE DES MATIÈRES : NON

Poids :   190 grammes     Format :   110 x 165 x 20 mm
I.S.B.N :   NON     Code Barre = EAN :   NON


Livre épuisé chez l' Editeur

 

 

 

EXTRAIT   Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SÉGUR   page 20


Jean qui grogne et Jean qui rit, by Comtesse de SEGUR-image-50-150


  Pendant que Jean marchait au pas accéléré, qu'il réfléchissait, qu'il se donnait du courage et qu'il s'éloignait rapidement de tout ce que son cœur aimait et regrettait, Jeannot le suivait avec peine, pleurnichait, appelait Jean qui ne l'entendait pas, tremblait de rester en arrière et se désolait de quitter une famille qu'il n'aimait pas, une patrie qu'il ne regrettait pas, pour aller dans une ville qu'il craignait, à cause de son étendue, près d'un cousin qu'il connaissait peu et qu'il n'aimait guère.
  « Je suis sûr que Simon ne vas pas vouloir s'occuper de moi, pensa-t-il; il ne songera qu'à Jean, il ne se rendra utile qu'à Jean, et moi je resterai dans un coin, sans que personne veuille bien se charger de me placer... Que je suis donc malheureux! Et j'ai toujours été malheureux! A deux ans je perds papa en Algérie; à dix ans je perds maman. C'est ma tante qui me prend chez elle, la plus grondeuse, la plus maussade de toutes mes tantes. Et me voilà-t-il pas, à présent, qu'elle m'envoie me perdre à Paris, au lieu de me garder chez elle.
  « Jean est bien plus heureux, lui; il est toujours gai, toujours content; tout le monde l'aime; chacun lui dit un mot aimable. Et moi! personne ne me regarde seulement; et quand par hasard on me parle, c'est pour m'appeler pleurard, maussade, ennuyeux, et d'autres mots aussi peu aimables.
  « Et on veut que je sois gai? Il y a de quoi, vraiment! Ma bourse est bien garnie! Deux francs que le curé m'a donnés! Et Jean qui ne sait seulement pas son compte, tant il en a! Tout le monde y a mis quelque chose, a dit ma tante... Je sans bien malheureux! rien ne me réussit! »
  Tout en réfléchissant et en s'affligeant, Jeannot avait ralenti le pas sans y songer. Quand le souvenir de sa position lui revint, il leva les yeux, regarda devant, derrière, à droite, à gauche; il ne vit plus son cousin Jean. La frayeur qu'il ressentit fut si vive que ses jambes tremblèrent sous lui; il fut obligé de s'arrêter, et il n'eut même pas la force d'appeler.
  Après quelques instants de cette grande émotion, il retrouva l'usage de ses jambes, et il se mit à courir pour rattrapper Jean. La route était étroite, bordée de bois taillis; elle serpentait beaucoup dans le bois; Jean pouvait donc ne pas être très éloigné sans que Jeannot pût l'apercevoir. Dans un des tournants du chemin, il vit confusément une petite chapelle, et il allait la dépasser, toujours courant, soufflant et suant, lorsqu'il s'entendit appeler.
  Il reconnut la voix de Jean, s'arrêta joyeux, mais surpris, car il ne le voyait pas.
  « Jeannot, répéta la voix de Jean, je suis ici.

      JEANNOT
  Où donc es-tu? Je ne le vois pas.
      JEAN
  Dans la chapelle de Notre-Dame Consolatrice.
  - Tiens, dit Jeannot en entrant, que fais-tu donc là?
  - Je prie... répondit Jean. J'ai prié et je me sens consolé. Je sens comme si Notre-Dame envoyait à maman des consolations et du bonheur... Je vois des traces de larmes dans tes yeux, pauvre Jeannot; viens prier, tu seras consolé et fortifié comme moi.
      JEANNOT
  Pour qui veux-tu que je prie? je n'ai pas de mère.
      JEAN
  Prie pour ta tante, qui t'a gardé trois ans.
      JEANNOT
  Bah! ma tante! ce n'est pas la peine.
      JEAN
  Ce n'est pas bien ce que tu dis là, Jeannot. Prie alors pour toi-même, si tu ne veux pas prier pour les autres.
      JEANNOT
  Pour moi? c'est bien inutile. Je suis malheureux, et, quoi que je fasse, je serai toujours malheureux. D'ailleurs tout m'est égal.
      JEAN
  Tu n'es malheureux que parce que tu veux l'être. Excepté que j'ai maman et que tu as ma tante, nous sommes absolument de même pour tout. Je me trouve heureux, et toi tu te plains de tout.
      JEANNOT
  Nous ne sommes pas de même; ainsi tu as je ne sais combien d'argent, et moi je n'ai que deux francs.
      JEAN
  Si ton malheur ne tient qu'à ça, je vais bien vite te le faire passer, car je vais partager avec toi.
      JEANNOT, un peu honteux
  Non, non, je ne veux pas cela; ce n'est pas ce que je te demande ni ce que je voulais.
      JEAN
  Mais, moi, c'est ce que je demande et c'est ce que je veux. Nous faisons route ensemble; nous arriverons ensemble et nous resterons ensemble : il est juste que nous profitions ensemble de la bonté de nos amis. »
  Et, sans plus attendre, Jean tira de sa poche la vieille bourse en cuir toute rapiécée qu'y avait mise sa mère, s'assit à la porte de la chapelle, fit asseoir Jeannot près de lui, vida la bourse dans sa main et commença le partage.
  « Un franc pour toi, un franc pour moi. »
  Il continua ainsi jusqu'à ce qu'il eût versé dans les mains de Jeannot la moitié de son trésor, qui montait à huit francs vingt-cinq centimes pour chacun d'eux.
  Jeannot remercia son cousin avec un peu de confusion; il prit l'argent, le mit dans sa poche.
  « J'ai deux francs de plus que toi, dit-il.
      JEAN
  Comment cela? J'ai partagé bien exactement.
      JEANNOT
  Parce que j'avais deux francs que m'a donnés le curé.
      JEAN
  Ah! c'est vrai! Te voilà donc plus riche que moi. Tu vois bien que tu n'es pas si malheureux que tu le disais.
      JEANNOT
  Je n'en sais rien. J'ai du guignon. Un voleur viendra peut-être m'enlever tout ce que j'ai.
  - Tu ne croyais pas être si bon prophète », dit une grosse voix derrière les enfants.
  Les enfants se retournèrent et virent un homme jeune, de grande taille, aux robustes épaules, à la barbe et aux favoris noirs et touffus; il les examinait attentivement.
  Jean sauta sur ses pieds et se trouva en face de l'étranger.


Reproduction interdite

 

 

 

 

COMMENTAIRE en ligne



Jean qui grogne et Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR
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ANNEXE



Jean qui grogne et Jean qui rit by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Optic (1946)
A.S.I.N :   B003BPPGT6

 

 

 

LIENS



Wikipédia
Jean qui grogne et Jean qui rit

Wikipédia
Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

Forum Livres Enfants
Comtesse de Ségur et ses œuvres

 

 

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 13:02

Quel amour d'enfant ! by, Comtesse de SEGUR



Présentation de l'Editeur


  Giselle et une petite fille très mal élevée. Son papa et sa maman l'aiment tant et la trouvent si charmante qu'ils lui passent trop facilement ses caprices. Aussi, Giselle est détestée de tous les autres enfants qu'elle taquine, parfois avec méchanceté, et qu'elle entraîne dans les pires sottises. Cependant, au fond, Giselle a bon coeur, et c'est de son propre mouvement qu'elle s'efforce de s'amender.
  Si vous avez aimé l'espiègle Sophie, vous prendrez plaisir à lire les aventures de cette Giselle qui n'est pas sans lui ressembler et que vous présente aujourd'hui la collection “ Lecture et Loisir ”.



FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE




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Titre :   Quel amour d'enfant!
Auteur :   Comtesse de   SEGUR
Edition :   LIBRAIRIE CHARPENTIER  

Lecture et loisir numéro :  119


ILLUSTRATIONS DE J.-P.  GIGNON et de Michel  CAGNON    
Couleurs pleine page et,
noir & blanc in texte.

Dépôt légal : 3e trimestre 1968.


- N° d'édit. 296. - N° d'imp. 2141. -

ACHEVÉ D'IMPRIMER LE
14 JUIN 1968 SUR LES
PRESSES DE L'IMPRIMERIE
BUSSIÈRE, SAINT-AMAND (CHER)


Imprimé en France.


© 1968, by Librairie Charpentier.

Reliure :   Cartonnée; illustrée couleurs en recto
Nombre de pages :  188       TABLE DES MATIÈRES :   OUI

Poids :   170 grammes     Format :   12  x  18 cm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON



Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   La fortune de Gaspard, by Comtesse de SÉGUR   page 31


 

Quel Amour d'enfant, by Comtesse de SEGUR -image-50-150




ISABELLE

 J'ai pas poussé; t'as pas tombé.

GEORGES

  Je te dis que tu m'as poussé et que je suis tombé.

ISABELLE

  Non; te dis que non.

GEORGES

  Menteuse! C'est vilain de dire non.

ISABELLE

  Moi pas menteuse! Moi veux dire non.

GEORGES

  Alors tu seras toujours une menteuse.

LA BONNE

  Mais, Georges, quand donc Isabelle a-t-elle pu vous pousser, puisque vous dormiez encore quand vos tantes sont entrées?

GEORGES

  Quand je me suis levé pour la réveiller, elle ne voulait pas; elle dormait toujours; alors j'ai crié dans son oreille; alors elle m'a poussé, je suis tombé et je m'ai fait du mal.
  « Je comprends, dit Laurence en riant. Vois-tu, mon petit Georges, elle t'a poussé tout endormie sans savoir ce qu'elle faisait; et, après elle l'a oublié : elle ne ment pas en disant non.

GEORGES

  A la bonne heure! Alors tu n'es pas une menteuse; je te pardonne.

ISABELLE

  Non, je ne t'ai pas poussé. »
  Georges allait se fâcher de nouveau, mais sa tante lui expliqua encore qu'Isabelle ayant tout oublié, elle était trop petite pour comprendre qu'elle l'avait réellement poussé sans le savoir. Cette explication calma l'indignation de Georges; leur toilette était finie, leurs tantes allèrent chercher les bouquets.


Rproduction interdite





COUVERTURES


 

Quel amour d'enfant ! by, Comtesse de SEGUR       Quel amour d'enfant ! by, comtesse de SEGUR




ANNEXE



Quel amour d'enfant!, by Comtesse de SÉGUR
Editeur :   Charpentier Nantes, impr. Beuchet et Vanden Brugge (1962)
A.S.I.N :   B0014PO9Z2
www.amazon.fr


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Comtesse de Ségur

Œuvres de
Comtesse de SÉGUR

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 10:52

Quel amour d'enfant! by, Comtesse de SEGUR

 

 

Présentation de l'Editeur


Néant

 

 

 

A MON PETIT-FILS

LOUIS DE SEGUR-LAMOIGNON


  Cher enfant, tu es fort et généreux comme un
lion, doux comme un agneau et sage comme un
ange. En lisant l'histoire de Giselle, tu te garderas
bien de l'imiter; au lieu d'être agneau, elle est
loup; au lieu d'être ange, elle st diable. Je ne
crains donc pas que tu souffres de la comparaison
avec cette méchante petite fille. Il faut en remer-
cier ton Papa et ta Maman, qui t'élèvent si bien
qu'on ne te voit pas de défauts, et que les bonnes
qualités ressortent dans toute leur beauté.

  C'est ainsi que le juge ma vive tendresse.

    Ta grand'mère qui t'aime,


COMTESSE DE SÉGUR,
née ROSTOPCHINE.

 

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE


 




Titre :   Quel amour d'enfant!
Auteur :   Comtesse de   SEGUR
Edition :   EDITIONS OPTIC     1947
13, Rue François - Dauphin
LYON

ILLUSTRATIONS DE   JANIE  CAM
noir & blanc pleine page annotées.

Ne pleure pas, mon amour...   page 51
C'est un mauvais jeu...   page 117
Giselle, aimes-tu ta mère?
Je ne peux pas vous suivre...   page 215

Dépôt légal 4e trimestre 1946

N° d'édition 53
O. F. 110.320

Imprimé en France

Achevé d'imprimer le 31 Octobre 1946
sur les presses de l'Imprimerie Léon SEZANNE
75, Rue de la Buire - Lyon
par les EDITIONS   OPTIC
13, Rue François - Dauphin
LYON

Reliure :   Cartonnée pleine toile de couleur verte.

Nombre de pages : 253       TABLE DES MATIERES : NON

Poids :   185 grammes     Format :   120 x 170 x 20 mm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur

 

EXTRAIT   Quel amour d'enfant!, by Comtesse de SÉGUR   page 115


Quel amour d'enfant! by, Comtesse de SEGUR -image-50-150_Optic


  Quand elle fut prête, elle alla chercher Giselle et son mari; ils montèrent tous trois en voiture sans parler. Victor était embarrassé vis-à-vis de sa femme, qu'il avait blâmée devant Giselle, et de sa fille, qu'il avait écoutée et gâtée au delà de tout ce qu'il avait fait jusqu'alors. Léontine était préoccupée et triste; elle n'avait même pas regardé Giselle avant de monter en voiture, Giselle était vexée que sa mère ni même son pèren'eussent pas admiré sa belle toilette.
  Il y avait déjà plusieurs personnes quand ils entrèrent. Les enfants s'amusaient dans le jardin. M. de Néri et sa femme ne purent retenir une exclamation de surprise en apercevant Giselle. Elle avait ajouté à sa robe une masse de rubans, en défendant à sa bonne d'en parler à sa mère. Elle avait emporté les fleurs qui avaient orné sa tête : elle en avait piqué une grande partie dans les mailles de son filet; l'énorme nœud n'avait pas été oublié : elle l'avait attaché à la nuque.

      PIERRE, riant
  Ma pauvre Léontine, pourquoi as-tu affublé Giselle de tous ces rubans et de ces fleurs? »
Léontine, étonnée, se retourna, regarda Giselle un instant.

      LÉONTINE
  Ce n'est pas moi, mon ami; c'est elle-même qui s'est rendue ridicule.

      PIERRE
  Il y a donc eu lutte grave, ma pauvre sœur?

      LÉONTINE
  Plus grave que jamais. Je t'en reparlerai. «
  Léontine alla embrasser ses sœurs et saluer les personnes de connaissance. Giselle s'était esquivée pour aller au jardin, où elle excitait le rire des enfants.

      LE COUSIN JACQUES
  Tu as l'air d'un Mont-Blanc, Giselle.

      LE COUSIN LOUIS
  Ou d'un fromage à la crème.

      LE COUSIN PAUL
  Ou d'une grosse boule de neige.

      LAURENCE
  Pourquoi donc es-tu tout en blanc?

      UNE AMIE
  C'est qu'elle veut être comme une mariée probablement.

      UNE AUTRE AMIE
  Pourquoi t'a-t-on mis tant de rubans?

      UN PETIT GARCON
  Tiens! C'est commode pour jouer au cheval; les longs rubans par derrière feront les gardes. »
  Le petit Georges s'écrie : « C'est vrai, ça! ». Il saisit les longs bouts pendants, les tire en disant : « Hue, dada! Hue donc! ». Giselle se fâche, le repousse; Georges tombe; les enfants l'entourent et l'embrassent en disant : « Sauvons-nous de Giselle; elle va nous jouer quelques méchants tours comme aux Champs-Elysées. »
  Ils s'éloignent et emmènent Georges. Giselle les suit; ils se mettent à courir; Giselle les poursuit; ils l'entourent, font une ronde autour d'elle et chantent :

  Tournons, tournons autour du Mont-Blanc,
  Goûtons, goûtons si c'est un fromage.
  Voyons, voyons ces longs rubans blancs.
  Non, non, fuyons, Giselle est en rage.


  Giselle, en effet, était furieuse; entourée par une ronde de vingt enfants, et voulant les éviter, elle se précipitait de droite à gauche pour pouvoir s'échapper; mais la ronde tournait avec une telle rapidité qu'il était impossible de passer, ni même de saisir quelqu'un au passage. Les plus malins tiraient un ruban, attrapaient une fleur, qui leur restaient dans les mains; la queue fut le premier trophée enlevé à l'ennemi; au bout de cinq minutes ses dépouilles jonchaient le terrain.
  Les cris de rage de Giselle, entremêlés des chants et des cris de joie des enfants, n'avaient pas d'abord attiré l'attention des grandes personnes restées dans les salons; mais la prolongation de ce tumulte au milieu duquel dominaient parfois les cris de fureur de Giselle inquiéta M. de Néri. Il vint jeter un coup d'œil sur cette ronde qui tournait comme un ouragan, et vit de suite que ce jeu, amusant pour les uns, ne l'était pas pour tous. Il le fit arrêter, et en retira Giselle.

      M. DE NÉRI
  C'est un mauvais jeu, mes enfants; il ne faut jamais s'amuser au dépens de personne. Ce qui vous semble si drôle fait pleurer la pauvre Giselle.

      LES ENFANTS
  Nous ne voulions pas la faire pleurer, Monsieur, nous ne lui faisions pas de mal.


Reproduction interdite

 

 

 

 

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Quel amour d'enfant! by, Comtesse de SEGUR
Editeur :   Optic (1946)
A.S.I.N :   B0054O2YDI

 

 

 

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Quel amour d'enfant!

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Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 17:22

Le Général DOURAKINE by, Comtesse de SEGUR   Le Général Dourakine by, Comtesse de SEGUR



Présentation de l'Editeur


 

LE terrible général Douakine et un homme dont les colères sont compensées par une réelle bonté et surtout un grand souci de la justice.
  Revenu à Gromiline, en Russie, en compagnie de la famille française Derigny, il se voit contraint d'accueillir en son château sa nièce Papofski et ses huit garnements.
  Plus d'une fois, la patience du général sera mise à rude épreuve, et il se débarrasserait volontiers de cette intruse s'il ne craignait qu'elle ne dénonce un prince polonais qui s'est réfugié clandestinement au château.
  Finalement, sur le conseil de son fidèle intendant Derigny, le général use d'un subterfuge qui trompe l'odieuse Papofski et lui permet de vivre en France, auprès de ceux qu'il aime, une vieillesse heureuse.



A MA PETITE - FILLE
JEANNE DE PITRAY


Ma chère petite Jeanne, je t'offre mon dixième
ouvrage, arce que tu es ma dixième petite-fille, ce
qui ne veut pas dire que tu n'aies que la dixième
place dans mon coeur. Vous y êtes tous au premier
rang, par la raison que vous êtes tous de bons et
aimables enfants. Tes frères Jacques et Paul m'ont
servi de modèles dans
L'AUBERGE DE L'ANGE-GARDIEN,
pour Jacques et Paul Dérigny. Leur position est dif-
férente, mais leurs qualités sont les mêmes. Quand
tu seras grande, tu me serviras peut-être de
modèle à ton tour, pour un nouveau livre, où tu
trouveras une bonne et aimable petite Jeanne.


Ta grand'mère.


COMTESSE DE SÉGUR,
née ROSTOPCHINE.




FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE N° 01




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Titre :   Le Général DOURAKINE
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE    

NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE ROSE   numéro : 3

ILLUSTRATIONS EN NOIR DE F. BATET, in texte.    
HORS-TEXTE EN COULEURS DE J. HIVES, annotées.

Madame Papofski entre. p 64
Le Général lui prit la main, la serra et resta pensif. p 96
« Prends au retour ce que je t'avais donné en allant. » p. 160
Le repas fut gai pour tous. p. 224


Dép. lég. 4423-2° tr. 66

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Imprimeur-Relieur
20 - 05 - 1551 - 09

© Librairie Hachette, 1930.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Cartonnée en thermocollage; illustrées couleurs en recto  
Nombre de pages : 254       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   205 grammes     Format :   125 x 170 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur


EXTRAIT  Le Général DOURAKINE by, Comtesse de SEGUR   page 96


Le Général DOURAKINE by, Comtesse de SEGUR -image-55-150

 



  LE GÉNÉRAL, lui serrant les mains

  Tais-toi, tais-toi! Tu vas me rendre la colère qui a manqué m'étouffer. Laisse-moi oublier cette scène et la platitude révoltante de ta sœur; près de toi et de tes enfants, je me sens aimé, j'aime et je suis heureux; près de l'autre, je hais et je méprise. Jouez, mes enfants, ajouta-t-il en se tournant vers Jacques, Paul et ses neveux : je ne crains pas le bruit. Amusez-vous bien.

JACQUES

  Général, est-ce que nous pouvons jouer à cache-cache et courir dans le corridor?

  LE GÉNÉRAL

  A cache-cache, à la guerre, à l'assaut, à tout ce que vous voudrez. Ma seule contrariété sera de ne pouvoir courir avec nous. Mais auparavant allez me chercher Dérigny. Nathalie, je commence mon établissement du soir chez toi; me permets-tu de fumer?

MADAME DABROVINE

  Avez-vous besoin de le demander, mon oncle? Vous avez donc oublié combien j'aimais l'odeur du tabac?

LE GÉNÉRAL

  Non, je me le rappelle; mais... je craignais...

MADAME DABROVINE

  De me faire penser à mon pauvre Dimitri, qui fumait toujours avec vous? je ne l'oublie jamais, dans aucune circonstance, et j'aime tout ce qui me le rappelle! »
  Le général ne répondit pas et rapprocha son fauteuil de celui de sa nièce, lui prit la main, la serra et resta pensif.


Reproductin interdite




COUVERTURES


 



Le Général DOURAKINE by, Comtesse de SEGUR    Le Général DOURAKINE by, Comtesse de SEGUR





ANNEXE



Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette Bibl. Rose Illustrée
A.S.I.N :   B0000DXW9Q
www.amazon.fr


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Comtesse de Ségur

FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE N° 02




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Titre :   Le Général DOURAKINE
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   HACHETTE    

Bibliothèque rose illustrée

ILLUSTRATIONS DE A.   PÉCOUD    
noir & blanc pleine page.

Imprimerie
DARDAILLON
& DAGNIAUX
Saint-Denis 10 - 31

Livre épuisé chez l' Editeur



Tous droits de traduction, de reproduction
et d'adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1930.

Reliure :   Relié sur carton souple; motifs et titre dorés à chaud en recto  
Nombre de pages : 255       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   205 grammes     Format :   125 x 170 mm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON


ANNEXE



Le Général DOURAKINE, by Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette (1930)
A.S.I.N :   B001BQXS9C
www.amazon.fr


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Comtesse de Ségur

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 15:03

Présentation de l'Editeur



    Sophie Rostopchine est née à Saint-Pétersbourg. C'est son père, gouverneur de Moscou, qui fit incendier la ville à l'arrivée des troupes napoléoniennes.
  Comme tous les Russes de bonne famille à cette époque, elle parlait admirablement le français. Devenue par son mariage comtesse de Ségur, elle entreprit d'écrire des contes et des histoires pour ses petits-enfants. Le premier de cette série, ce fut justement “ Les malheurs de Sophie.
  Dès leur publication, ces ouvrages ont connu un succès étonnant et sont restés de nos jours les livres d'enfants les plus passionnants.


Les malheurs de Sophie by, Comtesse de SEGUR


FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE




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Titre :   Les malheurs de Sophie
Auteur :   Comtesse de   SEGUR
Edition :   LIBRAIRIE CHARPENTIER     Lecture et loisir numéro : 01
ILLUSTRATIONS DE MATEJA    


Dépôt légal imprimeur n° 119, 2° Trimestre 1960
ACHEVÉ D'IMPRIMER SUR LES PRESSES
DE L'IMPRIMERIE BEUCHET ET VANDEN BRUGGE A NANTES
PRINTED IN FRANCE
Livre épuisé chez l' Editeur
Valeur selon état : Avril 2007 de 02€00 à 03€00

© by Librairie CHARPENTIER.
Tous droits réservés y compris la Suède. la Norvège et l' U.R.S.S.

Reliure :   Cartonnée;  COUVERTURE DE H. DIMPRE
Nombre de pages : 187       TABLE DES MATIERES : OUI

Poids :   180 grammes     Format :   12  x  18 cm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 16:08

Les vacances by, Comtesse de SEGUR



Présentation de l'Editeur


 

    CAMILLE, Madeleine, Sophie, Léon, Jacques, Jean, Paul et Marguerite forment une bande joyeuse au châteu de Fleurville. Ils se livrent à la joie des grandes vacances, promenades, pêche à la ligne, construction de cabanes, etc., où se révèlent déjà le caractère de chacun.
  Mais les enfants en vacances n'échappent pas aux exigences de la vie, ni à ses drames.
  Vols, accident, retour de naufragés, arrestations, nouveaux riches arrogants, défense d'un garçon persécuté, les occasions ne manqueront pas aux héros de montrer leur courage et leur coeur, d'affirmer leur personnalité, d'apprendre en somme à devenir des hommes.



A MON PETIT-FILS

JACQUES DE PITRAY

Très cher enfant, tu es encore trop petit pour être le petit JACQUES des VACANCES, mais tu seras, j'en suis sûre, ausi bon, aussi aimable, aussi généreux et aussi brave que lui. Plus tard, sois excellent comme PAUL, et, plus tard encore, sois vaillant, dévoué, chrétien comme M. DE ROSBOURG. C'est le voeu de ta grand-mère , qui t'aime et qui te bénit.

COMTESSE DE SÉGUR,
née ROSTOPCHINE.
Paris, 1858.

FICHE   TECHNIQUE DU LIVRE






Titre :   Les vacances
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   LIBRAIRIE   HACHETTE ET Cie     1911

Bibliothèque rose illustrée

NOUVELLE ÉDITION

OUVRAGE ILLUSTRÉ DE 36 VIGNETTES
PAR BERTALL
noir & blanc pleine page et in texte, annotées.

Il lui prit les mains avec affection.
« Donne du lait tout chaud à ces messieurs. » (P. 17.)
« Pas si bête que de marcher vers la prison. »
La mère Martin prend la toile et l'examine.
Jean, effrayé, cherchait sur les arbres.
Ils ne trouvèrent que le frère, à moitié idiot.
Bernard, le poing fermé,avance sur Nicaise.
Un bon goûter chez M. le curé. (Page 83.)
Biribi mangeait avec avidité une terrine de soupe.
« Il a couru comme si le diable courait après lui. »
« Mon père! mon père! » répéta Lucie en se jetant à son cou.
Il se mit à genoux près d'elle. (Page 145.)
« Au milieu d'eux marchait un homme qui paraissait être leur chef. »
« Les sauvages ne purent contenir leur joie et leur admiration. »
« Je vis mon fils se dévouant à la mort pour me sauver. »
« Nous courûmes au ministère de la marine. »
« Grâce, mon bon monsieur, grâce! »
« Avez-vous de quoi nous loger, l'hôtesse? »
« Un homme de haute taille, revêtu d'une armure. » (P. 241.)
« Que mademoiselle devienne ce qu'elle voudra avec ses brodequins de satin rose... »
Paul donnait un coup de pied à un quatrième.
Edvije Brgnprzevska.
Sophie vit des larmes couler entre ses doigts.
Une demi-heure après, le curé arriva. (P. 305.)


68079. - Imprimerie LAHURE, 9, rue de Fleurus, à Paris

Reliure :   Cartonnée illustrée doré à chaud in recto
Nombre de pages : 315   tranches dorées       TABLE DES MATIÈRES : OUI

Poids :   445 grammes     Format :   12 x 18 cm
I.S.B.N :   NON               Code Barre = EAN :   NON

Livre épuisé chez l' Editeur




EXTRAIT   Les vacances by Comtesse de Ségur   page 236


Les Vacances by, Comtesse de SEGUR-image




  «Le maréchal, à peine remis d'une blesure affreuse reçue à la bataille de Laufeld, où il avait eu le bras emporté par un boulet de canon, quittait encore une fois la France pour retourner en Allemagne reprendre le commandement de sa division. Il voyageait lentement, comme on voyageait du temps de Louis XV; les chemins étaient mauvais, on couchait toutes les nuits, et les auberges n'étaient pas belles, grandes et propres comme elles le sont aujourd'hui. Un orage affreux avait trempé hommes et chevaux, quand ils arrivèrent un soir dans un petit village où il n'y avait qu'une seule auberge, de misérable apparence.
  « Avez-vous de quoi nous loger, l'hôtesse, moi, mes gens et mes chevaux? » dit-il en entrant.
« Ah! monsieur, vous tombez mal : l'orage a effrayé les voyageurs; ma maison est pleine; toutes mes chambres sont prises. Je ne pourrais loger que vos chevaux et vos gens. Ils coucheront ensemble sur la paille. - Mais je ne puis pourtant pas passer la nuit dehors, ma brave femme! Voyez donc : il pleut à torrents. Vous trouverez bien un coin à me donner. »
« L'hôtesse parut embarrassée, hésita, tourna le coin de son tablier, puis, levant les yeux avec une certaine crainte sur le maréchal, elle lui dit :
« Monsieur pourrait bien avoir une bonne chambre et même tout un appartement; mais...


Reproduction interdite





ANNEXE



Les vacances, by Comtesse de SEGUR
Editeur :   Hachette (1911)
A.S.I.N :   B001BR4OYE
www.amazon.fr


LIENS



Wikipédia
Les vacances

Wikipédia  
Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

Bibliographie
Comtesse de SÉGUR

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 13:54
Le Général DOURAKINE by, Comtesse de SEGUR


Présentation de l'Editeur



    Ce livre fait suite à l'Auberge de l'Ange gardien. Pour accompagner leur bienfaiteur, M. Derigny, sa femme et ses deux enfants, Jacques et Paul, accomplissent en Russie un pittoresque voyage. Ayant aidé le général à déjouer les plans de l'infâme Mme Papofski, qui convoitait la fortune de son oncle, ils font en France un heureux retour, en compagnie de leurs nouveaux amis, la douce Natasha, le mystérieux prince Romane...
  Entouré de tous ceux dont il a su faire le bonheur, le général Dourakine emplit à nouveau l'Auberge de l'Ange gardien des éclats de ses colères ou de sa bonne humeur.


G. et F. à partir de 8 ans

FICHE   TECHNIQUE   DU   LIVRE




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Titre :   Le Général DOURAKINE
Auteur :   Comtesse de   SÉGUR
Edition :   ÉDITIONS G.P., PARIS -9e   Bibliothèque rouge et or   numéro : 51
SÉRIE   DAUPHINE     AMAZON

ILLUSTRATIONS DE PIERRE LE GUEN
Couleurs pleines pages et in textes et,
noir & blanc in textes.

ADAPTATION DE  THÉRÈSE   LANNES

Dépôt légal n° 782   3° Trimestre 1960
Il a été imprimé par M. Déchaux à Paris
Livre épuisé chez l' Editeur
Valeur selon état : Février 2008 de

© 1960 - Editions G.P., Paris
PRINTED IN FRANCE

Reliure :   Cartonnée;   illustrée couleurs en recto
Nombre de pages :  250   TABLE DES MATIÈRES :   NON

Poids :   290  grammes     Format :   13  x  18  cm
I.S.B.N :   NON                Code Barre = EAN :   NON

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